Bolivia: le délit de la rébellion indigène par Jubenal Quispe

Rebelión- 1/06/2008

traduit par danielle bleitrach
 La Bolivie aujourd’hui, vit sous la plus cruelle et effrayante dictature xénophobe des patrons blessés dans leur orgueil dément. Si vous ne l’avez pas déjà vue, observez cette video.
http://es.youtube.com/watch?v=5RXUkPrYHcE&feature=related..

Ces  faits sont  advenus le 24 mai à Sucre, capitale de la Bolivie et creuset du métissage Bolivien.
Qui croyait que le racisme ignorant n’était plus qu’un amer souvenir en Bolivie se trompait. La bolivie de la « blanquitud » (1) , céée et gouvernée par les patrons, a été et est essentiellement anti-indienne. En 1825, les patrons fondèrent la République de Bolivie dans la Maison de la Liberté de la cité de Sucre en excluant et soumettant les peuples indigènes. Quasiment deux siècles après, la semaine passée, en face de cette même Maison mythique, devant les cameras de la TV, ils ont flagellé les frères indigènes révoltés. Ce fut un acte macabre qui symbolise l’essence ethnodévorante de la Bolivie officielle de la blanquitude

Face à de tels faits  surgissent diverses questions ? Où était l’Etat monopole de la violence légitime ? Est-ce qu’il s’est complètement dissous en Bolivie ? Que fait le gouvernement du Camarade Evo Morales s’il n’y a pas d’Etat à diriger ? ou est que la violence xénophobe des patrons, aujourd’hui est a été autorisée par l’Etat comme un instrument pour l’autodéroute de ses adversaires. Ce sont les questions auquel le gouvernement doit répondre. Mais la question de fond est : Pourquoi la Bolivie de la Blanquitud hait tant les indiens? Il y a beaucoup de réponses à cette dernière interrogation.

Ils nous détestent parce que nous sommes le miroir dans lequel se reflète leur échec et leur déroute historique, depuis qu’ils ont fondé la Bolivie, pour construire « la modernité » et la  nation métisse  bolivienne, à la mesure de leurs intérêts et  de leurs aspirations, mais ils ont totalement échoué sur le plan intellectuel et moral. Aujourd’hui, la Bolivie n’est ni « moderne », ni métissée. En deux siècles de gouvernement, ils n’ont réussi qu’à engendrer une bureaucratie cleptomane qui a dilpidé le pays.

Ils ont copié les réformes éducatives, les services militaires obligatoires caractéristique de l’Etat des politiques publiques pour anéantir nos cultures, mais jusqu’à aujourd’hui ils ont échoué. Aujourd’hui, comme jamais auparavent, la diversité bolivienne les écrase jusque dans leurs alcoves.  Notre présence les insupporte  parce que ça leur rappelle leur stérilité et leur incapacité quasi naturelle à réaliser leurs aspirations.  Ils patissent d’une chronique anomie (carence d’identité) face aux multiples et dynamiques identités indigènes qui s’autoaffirment de partout à la fois. Ils souffrent d’une profonde insécurité existetielle parce maintenant ils ne peuvent s’autoaffirmer en niant et en anéantissant l’Autre différent. Cette situation pathologique dégénère chez eux en conduites xénophobes. Mais avec ces attitudes l’unique chose qu’ils gagnent est le mépris national et international. Et ainsi ils s’enfoncent dans la spirale de la solitude.

Ils ont flagellé nos frères sur les places publiques, comme ils ont fait avec nos pères et grands  parents jusqu’à les tuer, parce que notre présence les renvoie à leur réalité shizophrénique. Ils rêvent d’être des occidentaux, mais ils portent dans leur sang les gènes indigènes. Ils choient la pratique de la morale libérale, mais leur molle volonté emplit des vices de l’indien qu’ils détestent tant. Ils souffrent d’une profonde shizophrenie  culturelle : toujours haissant ce qu’ils sont et rêvant d’être ce qu’ils ne sont pas. Ce sont des misérables malheureux qui ne savent même pas qui ils sont, et de moins en moins ils auront une vision claire de la Bolivie comme nation. Passer à l’histoire bolivienne comme de  minables candidats ayant échoué intellectuellement et moralement leur fait mal.  Ca keur fait mal parce que maintenant ils sont devenus des délinquants et jamais ils ne deviendront des héros nationaux.

Ceci a démontré que nous les indigènes, nous sommes ce que eux ne peuvent être : le rempart et le bastion de la Bolivinité en construction. Nous sommes ceux qui défendons et récupérons les ressources naturelles et la dignité du peuple face aux entreprises multinationales,  des monstres avec lesquels les patrons de la Bolivie et de la blanquitude se prostituent. Les afflige nos victoires pour la Bolivie parce qu’elles font la démonstration de leur échec fatidique. C’est pour cela qu’ils ont humilié nos frères en face de la Maison de leur Liberté.

Les bastonnades qu’ont supporté nos pères, mères, frères et sœurs, nous blessent l’âme, mais c’est une douleur féconde parce qu’elle maintient et maintiendra vivante notre subversive mémoire historique. Au côté de nos morts sans sépulture qui errent dans les fertiles terres boliviennes en exigeant justice, nous lutterons jusqu’à rendre digne la vie indigène à laquelle ils nous ont condamnés. Nous ne sommes pas nés pour mourir là, ni pour défaillir dans le lever du jour. 

 (1) Je ne trouve pas de terme et c’est dommage pour traduire la blanquitude donc je laisse ce terme et proposerait même que nous l’adoptions. Danielle Bleitrach

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3 commentaires

  1. Qui est Jubenal Quispe ?

  2. son nom est un nom indigène, je ne sais pas s’il est parent avec Quispe Felipe, le grand leader indigène en, tout cas leurs idées sont proches. Il s’agit probablement d’un intellectuel, d’un anthropologue qui dans cette zone fourmillent et fournissent des cadres aussi bien aux mouvements révolutionnaires qu’aux tenants de l’idéologie capitaliste néo-libérale, encore que ces derniers soient plus souvent des économistes formés aux Etats-Unis, sans parler d’autres Ecoles étasuniennes comme la sinistre Ecole des Amériques qui a formé des tortionnaires et des tyrans pour les armées.
    Danielle Bleitrach

  3. Yapacaní (Santa Cruz), 31 may (ABI).- « Au lieu de me soumettre à l’Empire je préfère me soumettre au peuple bolivien » a déclaré aujourd’hui le président Evo Morales, En invitant les nouveaux préfets des départements à affronter le référendum révocatoire des man,dat Populaire prévu pour le 9 août.

    En ese sentido, el Primer Mandatario emplazó a las primeras autoridades departamentales a no temerle a la decisión del soberano, quien definirá quienes son revocados o ratificados en su cargo.

    « Les digo a los prefectos de departamento que se sometan al referendo, que lo diga el pueblo a quien revocar y a quien ratificar, porque estamos hablando de ratificar o revocar mandato constitucionalmente », dijo Morales durante su discurso en el municipio de Yapacaní, en donde entregó obras y proyectos, además de una ambulancia y un vehículo para la Policía.

    De acuerdo al Jefe de Estado, el pueblo boliviano no solamente tiene derecho a elegir democráticamente a sus autoridades sino también a revocarlo de su mandato si éste no cumple de manera correcta sus funciones municipales, departamentales o nacionales.

    Destacó que por primera vez en la historia nacional el Presidente, Vicepresidente y prefectos de departamento se someterán a una evaluación del pueblo boliviano.

    Alex Garcia

    TRIBUNAcooperativa

    fOROBolivia


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