Révélations : Il y avait des négociateurs français, Uribe et les Etats-Unis et le camouflet à la france

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Il est clair que la Colombie et les Etats Unis ont beaucoup de mal à expliquer qu’il y aurait connivence entre Chavez , Correa et les FARC pour pratiquer le terrorisme international. D’abord  parce que d’autres pays étaient impliqués non seulement la France mais, les Espagnols et les Suisses. Nous allons voir jusqu’à quel point. Et d’autre part la thèse de la lutte contre le  terorisme international, qui justifierait tout de la part des Etats-Unis, a du mal à passer dans le sous  continent Amérique latine. Ce sous continent ne cesse de subir le terrorisme d’Etat des Etats-Unis, qui soit directement, soit par le biais d’hommes de main qu’ils protègent comme Posada Carriles, assassinent des hommes d’Etat, destabilisent des gouvernements élus et installent des assassins formés à leur école.

Il faut bien mesurer que ce qui s’est passé en Equateur a soulevé l’indignation générale .En France, les médias aux ordres ont bien tenté de faire porter le chapeau de la crise andine à Chavez, aux FARC ou à tout autre victime (1) mais de toute la planète est venue la réprobation. Les Etats-Unis paraissent bien isolés avec leurs alliés criminels et voyous, Israël et La Colombie. Car ce qui vient de se passer à Gaza crée un contexte, des rapprochements: la Colombie ne serait-elle pas l’équivalent d’Israël pour l’Amérique latine, un danger permanent pour ses voisins sous couvert d’assurer sa sécurité, un massacreur d’une partie de la population autochtone au nom des droits de l’occident sur les Indigènes.

Notre presse servile tente encore de nous cacher ce qui paraît de plus en plus évident: il y avait des négociateurs français à proximité de Reyes, ils préparaient la venue de Sarkozy.

Nul n’ignore désormais que l’incursion en Equateur et l’assassinat a été préparé par l’armée nord américaine jouissant de techniques sophistiquées.  Résultat sur le fond cette crise témoigne de la perte d’influence du président Bush. L’OPEP, à laquelle appartient Chavez a refusé d’augmenter la production pétrolière après la flambée des cours du pétrole malgré la demande de Bush, les pays pétroliers lui ont répondu que cette augmentation ne dépendait pas d’eux. On ne saurait être plus clair. Même attitude de l’organisation (OEA) des Etats d’Amérique, qui a longtemps été le symbole de la vassalité de l’Amérique latine aux Etats-Unis. Dans sa réunion d’urgence cette organisation a condamné l’incursion en Equateur. Et voici que la France, partie prenante dans cette affaire  puisque c’est bien en préparant l’accueil du président français pour récupérer Ingrid Bétancourt que Reyes et 16 compagnons et compagnes ont été assassinés en territoire équatorien(2) , continue à discuter  avec Chavez la libération de la franco colombienne. Celui-ci paraît plus décidé que jamais à otenir cette libération quitte à envoyer 10 bataillons à la frontière pour éviter un nouveau coup fourré de Uribe et de Bush.

 Dans tout l’Amérique latine, le  6 novembre dans toutes les capitales, y compris à Paris vont défiler des centaines de milliers de personnes pour réclamer la paix en Colombie, désigner le système mafieux et l’allégeance aux Etats-Unis de ce pays. Ces manifestants vont dénoncer le rôle de ce pays qui est devenu la plate-forme des Etats-Unis et d’un véritable terrorisme d’Etat contre ses voisins. Dans ce pays s’imbriquent des phénomènes que peu de gens connaissent   en Europe, rares sont ceux qui savent les liens étroits entre les Etats-Unis le terrorisme qu’ils imposent à toute l’Amérique latine, les trafiquants de drogue et les paramilitaires payés par l’oligarchie qui font régner la terreur dans la paysannerie indigène (3). Sans cette connaissance de la région il est impossible de comprendre qui sont les FARC et comment ils ont été contraints de devenir guérilleros pour échapper à ce système qui a fait des milliers de morts de syndicalistes, de journalistes. Donc les manifestations qui auront lieu aujourd’hui réclameront la paix ,l’indépendance et la fin du terrorisme d’Etat pour la Colombie et elles prendront aussi l’allure d’un hommage à Reyes et ses compagnons autant qu’une exigence de libération des otages.

Si chez nous les milliards déversés dans nos médias, l’incurie intellectuelle de nos journalistes, et le poids d’un système de propagande peut entretenir l’idée de la criminalisation des FARC, voir d’une réaction outrée de Chavez, cette position a du mal à contenir la réalité des faits et surtout l’incontournable évidence de la condamnation unanime de l’Amérique latine et le rôle joué dans l’assassinat par la négociation avec le président français.

Les négociations entre Sarkozy et Chavez se poursuivent

«Le président de la République s’est entretenu aujourd’hui par téléphone avec le président vénézuélien, Hugo Chavez, pour évoquer la situation régionale et la question des otages en Colombie», a annoncé dans un communiqué le porte-parole de l’Elysée, David Martinon.
Peu auparavant, M. Chavez a indiqué depuis Caracas avoir exprimé sa volonté de paix, dans un entretien téléphonique avec Nicolas Sarkozy. «Les deux présidents ont exprimé le souhait que les récents développements n’enrayent pas la poursuite du processus de libération des otages qui restent aux mains des Farc» (Forces armées révolutionnaires de Colombie), a précisé M. Martinon.

Selon le porte-parole, «devant la montée préoccupante des tensions dans la région andine», le chef de l’Etat français «a réitéré son appel à tous les pays de la région et à tous les acteurs concernés à faire preuve de retenue et de responsabilité, afin que soit rapidement retrouvé le chemin du dialogue et de la coopération».

M. Sarkozy «a une nouvelle fois remercié le président Hugo Chavez pour ses efforts qui ont permis la libération de six otages», a ajouté M. Martinon.

 Les conditions de l’assassinat de Reyes, l’implication française

Rafael Correa, le président de l’Equateur avait été avisé on le sait personnellement par un coup de téléphone d’Uribe de la mort de Reyes à l’occasion d’une « poursuite à chaud », mais l’Equateur avait découvert que non seulement il s’agissait d’un bombardement d’hommes et de femmes endormis, mais que les troupes d’Uribe et les conseillers étasuniens  étaient venues en territoire équatorien chercher le corps de Reyes pour l’exhiber triomphalement.

La présidence française paraît avoir été alerté par le même Uribe qui a expliqué aux négociateurs français qu’ils ne pouvaient se rendre sur le lieu fixé toujours selon la même fiction de « la poursuite à chaud » et ce quelques heures avant l’ouverture de la négociation.

 » Comme l’a déclaré à la presse française l’ex-mari de Ingrid bétancourt: « Ce qui est extrêmement choquant, c’est que le 26 février, une réunion à Panama réunit les délégués des pays médiateurs (Espagne, France, Suisse, NDLR) et le haut-commissaire colombien pour la paix Luis Carlos Respreto. Les délégués annoncent qu’ils vont rencontrer Raul Reyes. Respreto répond : « Oui, faites-le, c’est important. » Et dans la nuit de vendredi, Uribe décide sciemment de faire abattre Reyes en territoire équatorien ! Sans prévenir les présidents des Etats médiateurs, ni le président Correa alors qu’il commet un acte de guerre dans son pays. Il se moque du monde ! « (4)

Ce qu’il faut savoir et que notre presse servile nous laisse ignorer alors que toute la presse d’Amérique latine et du monde en fait état est que, en  total accord avec Uribe, le président Sarkozy avait trois envoyés personnels en Colombie. Depuis octobre dernier, ils menaient la négociation avec Reyes pour obtenir la libération de la franco-colombienne et ex-candidate présidentielle Ingrid Betancourt. Les trois négociateurs français étaient installés dans une zone proche de celle où l’attaque s’est produite. Le mois dernier, un autre envoyé personnel de Sarkozy avait maintenu une réunion avec le Commissaire pour la Paix, Luis Carlos Restrepo, qui fait partie du gouvernement de Uribe. À ce qu’il semble, samedi, les trois négociateurs se trouvaient à 200 kilomètres de la zone de l’attaque et se dirigeaient vers une réunion avec Reyes quand ils ont reçu l’appel téléphonique. Le Commissaire pour la Paix les a prévenu de ne pas s’approcher du point de rencontre dans les heures suivantes. Le même Carlos restrepo qui s’était engagé au Panama.

 Alors que Uribe avait donné des garanties pour qu’ils traitent de la libération des otages, il a violé sa parole avec l’aide des Etats-Unis dont il est l’homme des basses oeuvres. D’ailleurs seul Washington a soutenu le président colombien.

La presse latino américaine fait état de la présence des négociateurs français, du processus engagé, donc le camouflet a donc été infligé non seulement à Rafael Correa et à Chavez mais à la France.

Il faut toute la vassalité française aux Etats-Unis pour qu’il n’y ait pas d’incident diplomatique. Le coups de téléphone à Hugo Chavez était bien le moins que le président français puisse faire surtout s’il voulait réellement récupérer ingrid Bétancourt. Il semble que Nicolas sarkozy a sciemment ou plus vraisemblablement par légéreté politique entraîné tout le monde dans un piège qui visait à développer l’insécurité dans la région tout en prétendant par félonie décapiter les FARC .

L’isolement d’Uribe et des Etats-Unis

L’entretien téléphonique est intervenu le jour même où l’Organisation des Etats Américains (OEA) se réunissait à nouveau à Washington pour tenter de trouver une issue diplomatique à la crise, déclenchée par un raid colombien mené samedi en territoire équatorien contre la guérilla des Farc.

La Colombie s’est retrouvé isolée avec les Etats-Unis, Uribe d’ailleurs n’a cessé avec le même embarras que Bush de soufller le chaud et le froid, appelant à la paix et au dialogue et l’instant d’après sortant les accusations les plus outrées et les plus fantaisistes contre Hugo Chavez et les FARC.

Face aux annonces de mobilisation de troupes vénézuéliennes et équatoriennes à la frontière avec la Colombie, Uribe  a dit qu’elle ne mobiliserait pas ses force. Ce qui ne veut strictement rien dire vu que l’armée colombienne flanquées de « conseillers » étasuniens est de toute façon en permanence à la frontière et y protège les incursions de voyous paramilitaires voire de terroristes contre le Venezuela.  Après , il a provoqué  les présidents du Venezuela et d’Équateur en les accusant de « connivence » avec la guérilla des FARC.  Alors qu’il avait donné sa parole de ne pas intervenir.

On n’imagine bien qu’ un tel contexte  soulève l’indignation de toute l’Amérique latine et des gouvernements du monde entier. Même si les grandes orgues médiatiques font tout pour créer une situation d’égalité entre l’agresseur et la victime, en entretenant l’opacité et le flou sur la réalité.

 Le président vénézuélien Hugo Chávez,  accusé  Uribe d’être un « assassin » et un  « mafieux »,ce qui est rude mais parfaitement exact. Même le président du Pérou, Alan Garcia,  qui est lui-mêmes suspect des mêmes tares que Uribe, a appelé au dialogue mais il a précisé qu’il n’était pas possible de ne pas critiquer la violation de la souveraineté territoriale équatorienne.

La Colombie s’est retrouvée isolée avec les Etats-Unis qui ont du néanmoins faire profil bas pour éviter d’être directement impliqués . Le porte-parole du Conseil National de la Sécurité Gordon Johndroe, qui a exprimé sa surprise « pour l’étrange réaction du président Chávez« . Et plus tard, une déclaration officielle du département d’État disait : » Nous soutenons le gouvernement de la Colombie dans son combat contre les organisations terroristes qui menacent la stabilité et la démocratie « .

 Mais Uribe a tenté d’impliquer plus franchement son allié nord-américain, craignant que celui-ci ne le lâche, et  le directeur national de la police colombienne, Oscar Naranjo général, a révélé dans une conférence de presse, que la localisation de Reyes a été possible grâce à une information fournie  par la CIA. Selon Naranjo, l’agence nord-américaine avait détecté un téléphone cellulaire que Reyes utilisait sporadiquement. Le chef policier a souligné que l’information a été délivrée aux forces colombiennes environ dix jours avant samedi. Comme l’a souligné le quotidien El Païs qui rapporte ces faits, « il confirmait  que l’opération avait quelques jours de préparation, tandis que se développait y compris la la négociation des français avec les FARC et qu’il ne s’agit pas d’une réaction défensive comme l’a argué le gouvernement colombien dans un premier temps. »

Ureibe est allé jusqu’à se plaindre du changement d’attitude du président Correa calme à le samedi quand il lui avait téléphoné et « furieux » le dimanche. Il oubliait de signaler que entre temps Correa avait découvert qu’il ne s’agissait pas d’une poursuite à chaud comme le lui avait dit Uribe.  Entre temps Correa a été informé que les guerrilleros dormaient quand leur campement a été bombardé et après de brèves consultations avec d’autres gouvernements il en est arrivé à la conclusion que l’attaque était planifiée depuis longtemps. Uribe avait menti et lui avait caché durant tout ce temps quil préparait une incursion sur le territoire de l’Équateur.

Tous les gouvernement, celui d’Argentine, celui du Brésil ont déployé une intense activité qui a abouti à cette condamnation unanime de l’OEA. Parce qu’il s’agissait d’établir les véritables responsabilités pour éviter une guerre que semblent souhaiter les Etats-Unis et la Colombie. C’est d’ailleurs le seul sens que l’on puisse donner à cette expédition meurtrière et en violation de toutes les paroles données. Il s’agissait d’un piège pour destabiliser la région et tenter d’arrêter le processus de libération et d’unification bolivarienne qui ne cesse de gagner du terrain. Dans cetre affaire les Etats-Unis et la Colombie n’ont pas réussi à entraîner les gouvernements dits « modérés » derrière eux, et le rôle positif  joué une fois de plus par Lula et christina kichner doit être souligné.

 Correa avait sollicité une réunion urgente de l’Organisation des Etats Américains (OEA) pour discuter de la crise mais les Etats Unis ont essayé e’ampêcher la convocation. Finalement les chancelleries sud-américaines, surtout celles d’Argentine, Brésil et Chili ont obtenu qu’elle ait lieu et qu’elle aboutisse à cette condamnation et à l’isolement de ceux qui souhaitent que la violence ne s’arrête jamais ici comme au Moyen-orient, parce qu’elle est la garantie de leur domination et de leur pillage.

Nos médias fauteurs de guerre qui cachent ces réalités deviennent de plus en plus criminels dans une monde où montent les dangers.

Danielle Bleitrach

(1) on aura tout lu y compris que Chavez était lié aux FARC par le trafic de drogue. Quand on connait un peu la région il y a pourtant des évidences, la drogue ne peut quitter la Colombie que par les zones totalement contrôlés par les paramilitaires et Uribe a des liens avec ces paramilitaires tranfiquants de drogue. Alors que Chavez subit de la Colombie voisine des incursions de ces mêmes paramilitaires trafiquants qui déstabilisent le Venezuela, assassinent les syndicalistes et les paysans.

(2) Des rumeurs insistantes font état du fait que c’est en localisant les appels de Chavez à Reyes pour la libération d’Ingrid bétancourt que l’armée américaine a pu assassiner le porte-parole des FARC. De même aujourd’hui Chavez a décidé d’employer les grands moyens d’envoi de troupes pour mettre en place la récupération des otages et la protection du chef historique des FARC qui paraît s’impliquer lui-même dans cette opération comme pour affirmer la volonté de paix des FARC.

(3) Quand je lis des sondages sur l’opinion de la population colombienne contre les FARC ou le soutien à Uribe, je ne peux m’empêcher de penser à toute cette population, environ 40 % qui vit dans des conditions de sous développement abominables, depuis les enfants des rues de Bogota, drogué et prostitués, jusqu’aux pauvres peons des zones rurales frappés, violés, menacés par les paramilitaires de l’oligarchie et je me demande qui a répondu aux sondages.

(4) Propos recueillis par Isabelle Horlans pour le journal France Soir, le jeudi 6 mars 2008. Selon Fabrice Delloye,lex-mari d’Ingrid bétancourt, le président Alvaro Uribe se comporte en saboteur à des fins personnelles. L’ex-époux d’Ingrid place son dernier espoir dans les Farc. http://www.francesoir.fr/dossier/20

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4 commentaires

  1. CAMOUFLET POUR LA FRANCE ?

    Pas si sûr !

    En n’oubliant jamais de clamer que SARKORZY « n’est » pas la France. « L’essence » de la France est une invention des droites françaises (Maurras, Bainville et consorts)

    A la racine de l’intérêt porté par SARKOZY DE NAGY BOCSA à la libération des prisonniers des FARC, deux éléments :

    – un psychologique : il veut absolument faire mieux que De Villepin, ami personnel de la famille BETANCOURT, qui, en qualité de ministre des affaires étrangères du gouvernement RAFFARIN s’était fait berner dans une tentative de libération d’Ingrid Betancourt à la James Bond via le Brésil. La dite tentative avait lamentablement échoué, un agent d’URIBE s’étant fait passer auprès des agents français pour un émissaire des FARC et les ayant abandonné, au bord de l’Amazone, après paiement de ses services. Comme si on pouvait monter depuis les salons du 7° arrondissement de Paris et depuis les bureaux aux lambris dorés du Quai d’Orsay des opérations secrètes dans une jungle où les guérillas et les services secrets régionaux circulent depuis des décennies.

    – un politique : il veut se montrer comme le plus « humanitaire » des chefs d’Etat impérialistes, tout bottés et casqués qu’ils sont, alors qu’il est le Président d’un état impérialiste qui a le 4° budget militaire mondial et déploie des troupes ingérentes partout : Afrique , Abu Dhabi, Kosovo, Afghanistan

    Il est à craindre que CHAVEZ ait cru pouvoir opposer SARKOSY à BUSH/URIBE et ait entretenu l’illusion de pouvoir diviser le camp impérialiste. Quant il l’a reçu à Paris SARKOZY a fait croire à CHAVEZ qu’il était un homme de cœur et qu’il était en désaccord avec BUSH/URIBE.

    Or, dans le camp impérialiste les contradictions ne sont que secondaires et l’objectif de faire tomber par tous les moyens CHAVEZ et CORREA est partagé par tous. Il est remarquable que dans les positions officielles françaises il ne soit jamais question que de « libération des otages » et pas « d’échange de prisonniers » ce qui équivaut à conserver le statut de « terroristes » aux FARC ce qui est la ligne BUSH/URIBE.
    WASHINGTON, qui se moque d’INGRID BETANCOURT, ne changera pas de position sur cette question tant que les FARC détiendront trois agents de la CIA.

    En fait, SARKOZY a fait baisser sa garde à CHAVEZ qui a lui-même fait baisser leur garde aux FARC à qui les premières libérations de prisonniers ont déjà beaucoup coûté militairement (pertes en hommes avant la libération des deux premières prisonnières et resserrement du dispositif de surveillance des territoires qu’elles contrôlent).

    Le repérage du camp des FARC bombardé en Equateur a été réalisé via la « grande oreille » US qu’est la base militaire US de MANTA en Equateur d’où tout le ciel hertzien de l’Amérique Latine est contrôlé et c’est probablement l’interception d’une communication par téléphone satellitaire entre CHAVEZ ou un autre dirigeant vénézuélien et RAUL REYES qui a permis la localisation du camp et son bombardement

    SARKOZY est donc aujourd’hui le plus dangereux des agents de l’impérialisme USRAELIEN – il faut continuer à souligner l’intervention active en Colombie des spécialistes militaires israéliens de la lutte anti-guérillas – car il joue double jeu et a servi d’appeau pour attirer les FARC dans le piège meurtrier tendu par WASHINGTON et BOGOTA où la seule politique envisagée c’est la terreur d’Etat.

  2. Pas si s$ûr que Sarkozy n’ait pas été pris au piège lui aussi. Que le personnage soit pitoyable, qu’il ne soit pas la France c’est évident, il n’empêche que sans la moindre reconnaissance de ses manifestations de vassalité, les Etats-Unis et leurs séides de l’oligarchie latino-américaine continuent à déclancher contre lui les grandes orgues médiatiques en l’accusant carrément de collusion et même comme cet article de El Mundo de mensonge éhonté.

    Toutes les informations que j’ai recueillies viennent des mêmes sources et les quotidiens espagnols comme El païs et El Mundo qui -voir article sur El Païs- mènent la danse se font un plaisir de mouiller Sarkozy. Voir de l’accuser avec les FARC et Chavez du « meurtre » d’Ingrid Bétancourt. Le thème des FATC narcotrafiquants est également repris à satiété avec celui de lutte contre le terrorisme…

    voici l’article en question, je ne le traduis pas.

    mundo | Jueves, 06 de Marzo de 2008
    Cómo negociaba Francia la liberación de Ingrid Betancourt
    Los secretos del Elíseo
    El gobierno de Nicolas Sarkozy envió emisarios a la selva para contactar a la guerrilla de las FARC y gestionar la liberación de la rehén más famosa. Aquí, la ruta de esos contactos.

    Las fuerzas ecuatorianas acudieron a Angostura, donde fue abatido el “canciller” de las FARC, Raúl Reyes.Por Eduardo Febbro
    desde París
    “Los obstáculos se acumulan.” La frase del canciller francés, Bernard Kouchner, describe el estado en que quedó el diálogo con las FARC luego de la muerte de Raúl Reyes. La desaparición de quien era el interlocutor de los países que pugnaban por el acuerdo humanitario y la consiguiente liberación de los rehenes ha dejado un vacío. No era un secreto para nadie que Reyes mantenía contactos regulares con Venezuela, Ecuador y Francia. Hace unos meses, el jefe de la diplomacia francesa había reconocido la presencia de emisarios franceses en la región. En ese contexto y siguiendo un esquema propuesto por Hugo Chávez, el presidente francés, Nicolas Sarkozy, había declarado que estaba dispuesto a ir hasta la frontera entre Venezuela y Colombia si ello era necesario para sacar de la jungla a Ingrid Betancourt. Según un comunicado de las FARC emitido a principios de semana por la Agencia Bolivariana de Prensa, Raúl Reyes, a través de la mediación de Hugo Chávez, estaba a la espera de una reunión con Sarkozy para buscar la libertad de Betancourt. París no confirmó ni desmintió la información. Ayer, el portavoz del gobierno dio una versión suave de esos contactos. Laurent Wauquiez declaró que “no recientemente aunque sí en el pasado Reyes fue un interlocutor de Francia, de igual manera que lo fueron otros países involucrados en el tema de la liberación de rehenes”.

    Wauquiez destacó de paso que “en los últimos días en particular Reyes no había mantenido contactos con Francia”. La misma fuente reiteró ayer que Sarkozy estaba “listo” a viajar a la frontera entre Colombia y Venezuela con el objetivo de liberar a la ex candidata presidencial. En suma, la existencia de emisarios específicos no constituye una sorpresa, tanto más cuanto que algunos tienen nombre y apellido. En el caso de Venezuela es el ministro de Interior Ramón Rodríguez Chacín, en el caso de Ecuador –el mismo lo reconoció– se trata de Gustavo Larrea, ministro de la seguridad Interna y Externa y, en lo que atañe a Francia, el nombre que siempre a circulado es el del ex cónsul francés en Bogotá, Noel Saez, alias 008. Medios de prensa franceses y colombianos adelantaron en varias oportunidades su presencia en las zonas de las FARC, incluso con autorización de Alvaro Uribe. Si los documentos que Bogotá asegura haber encontrado en una de las tres computadoras de Raúl Reyes son verídicos, esos textos evocan varias veces las conversaciones entre las FARC y los emisarios de París. En una de las cartas, Reyes hace referencia a los malos tratos que las FARC le infligen a Ingrid Betancourt. Uno de los rehenes liberados la semana pasada, Eladio Pérez, contó que las FARC se habían ensañado con ella. A este respecto, Reyes escribe: “previendo las quejas del emisario francés, debo informarlo sobre esta situación”. En otro de los documentos presentados por el General Naranjo, jefe de la policía colombiana, un dirigente de las FARC involucrado en las negociaciones, Iván Márquez, escribe: ”Sarkozy le pidió a Chávez que le transmitiera al camarada Manuel si puede recibir a su delegado Noé (acá nos hemos enterado de que este últimos es de la inteligencia francesa”.

    Si la cuestión de los emisarios, con o sin computadora de Reyes, no prolonga el enigma de sus constantes desplazamientos entre las capitales y la selva, queda hoy entero el misterio que consiste en saber quién será en adelante el interlocutor de los mediadores y qué perfil tendrá la dirección que asuma los destinos de las FARC. Raúl Reyes el hombre público de las FARC. Fue él quien dirigió las fallidas negociaciones de paz con el Gobierno de Andrés Pastrana (1998-2002), período en que viajó a Europa y se entrevistó con numerosos dirigentes. Manuel Marulanda aparece hoy como un emblema unificador de las FARC pero carente de peso en las decisiones. La muerte de Reyes deja vacante un segmento por cuyo control pugnan los cinco miembros del Estado Mayor. Entre ellos hay dos personajes de tendencias opuestas: Alfonso Cano, catalogado como líder intelectual de las FARC: Mono Jojoy, jefe del sector más radical y militarista de la insurgencia colombiana. Los observadores europeos constatan que Cano puede encarnar la línea moderada y, en ese sentido, impulsar las futuras negociaciones de paz. Sin embargo, entre él y esas eventuales negociaciones está la propia influencia del Mono Jojoy. A este respecto, según contó el ex presidente Andrés Pastrana, las negociaciones que el mandatario mantuvo con las FARC no llegaron a su fin a raíz de los antagonismos entre Cano y Jojoy. Por lo pronto, si las informaciones provenientes de la selva se confirman, Milton de Jesús Toncel, alias Joaquín Gómez, habría reemplazado a Reyes, de quien era aliado. Joaquín Gómez controla los frentes que se mueven en las provincias de Nariño y Putumayo. Estas regiones son el pulmón de la fabricación de la coca que nutre las finanzas de las FARC. Anoche, Sarkozy volvió a enviar un mensaje a quienes viven en esas junglas con los rehenes como escudo y moneda de negociación: “quiero decirle a las FARC: prosigan con la estrategia de la liberación humanitaria, no cometan lo irreparable. Ingrid está en peligro de muerte”.

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  3. Passionnant article que j’indique sur mon blog en attendant de sortir de mon déménagement…

  4. MAIS POUR QUE SARKOZY CONTINUE A JOUER SON ROLE D' »HUMANITAIRE » QUI MET EN PERIL CHAVEZ ET LES FARC ET SUBSIDIAIREMENT LUI CONSERVE QUELQUES ELECTEURS « HUMANITAIRES » EN FRANCE ,IL FAUT ABSOLUMENT QUE LES MEDIAS AUX ORDRES CONTINUENT DE LE CRITIQUER.

    DA


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