Nicolas et Pimprenelle, dormez bien les petits.

article_sarkobruni2.jpgDans le Franceland politico-médiatique, les questions subsidiaires comme le blocage des salaires des fonctionnaires, la prévisible augmentation en janvier du gaz, ou encore l’expulsion des sans abris, sont occultées par la dernière grande nouvelle : le président Sarkozy a une aventure avec un top model et chanteuse. Et pour aller jusqu’au bout du goût qu’il a pour les aspects les plus tartes de la culture nord-américaine l’annonce du «coup» présidentiel s’est fait à Disney Land devant Mickey et le décor patisserie viennoise,chantillyet peluches… Plus kitsch que ça tu meurs, j’allais oublier on a convoqué Match, Closer et  Point de vue.


 L’exhibitionniste compulsif que nous avons désormais pour chef d’Etat vient nous présenter ses bonnes fortunes, « t’as vu je suis petit mais costaud, je me les fait toutes! »   Comme il avait annoncé son divorce le jour de la grève, il annonce qu’il a une nouvelle favorite quand visiblement l’état de grâce est derrière lui, tandis que sa majorité se délite. Comme il n’a toujours pas d’opposition, il se paye le luxe d’aller chercher une « maîtresse d’ouverture ». Carla Bruni en effet a soutenu la campagne de ségolène Royal, elle a manifesté avec détermination son opposition à l’amendement Mariani et aux tests ADN. Elle a signé la pétition de Charlie Hebdo, son nom est inscrit entre celui de pascal Brukner et M.G.Buffet «Touche pas à mon ADN», mais que l’on se rassure le désaccord n’est pas total, elle fait partie des cinquante personnalités qui ont écrit un texte pour Ingrid Betancourt, dans l’édition du magazine Elle : «J’espère que les grands de ce monde viendront vous chercher dans la jungle », écrit-elle. Est-ce qu’elle espère déjà perdre son compagnon président dans la jungle colombienne ? De toute manière, cette politique d’ouverture est d’autant plus aisée que les fréquentations politico-médiatiques de la belle inconstante relèvent du club d’échangisme entre atlantistes forcenés et pro-israëliens. C’est le raout qui monopolise les plateaux de télévision, les maisons d’édition et les « libre opinions » dans la presse pour défendre « la démocratie occidentale » et les horreurs du « populisme », pas la démagogie de Sarkozy non c’est  la mobilisation populaire qui leur fait peur… Arno Karsfeld, la droite rejoint BHL la gauche… Rama yade ne quitte plus le dit bernard henry levy… Carla Bruni a piqué à la fille de BHL son époux après le père, et juste avant le président… C’est la ronde de Max ophuls… En moins talentueux… Le Président en est-il arrivé à penser  comme Tom Cruse que le plus sûr est d’épouser dans sa secte… Pour l’un l’Eglise de scientologie, pour l’autre les réseaux transversaux entre la droite et la gauche. C’est à se demander par quelle secte Sarkozy a-t-il été promu jusqu’à la présidence de la France ? Pas une secte, un rassemblement celui qui fait un rempart au capital contre « le totalitarisme » des pauvres demandant justice.

Parce que tout ça c’est le petit personnel de ceux qui tiennent les rènes du pouvoir, allez ici écouter la video dans laquelle Annie lacroix Riz parle de la synarchie qui a choisi la défaite devant l’Allemagne nazie… Tous ces agités  y compris notre petit président ne sont là que parce que les véritables maîtres le veulent bien. Gramsci disait à propos de Naples qu’un crottin de cheval nourrissait une volée de moineaux, c’est le système de toutes les mafias, de toutes les sectes, les parrains de la banque distribuent de la richesse de la notoriété, des miettes et des morceaux plus substantiels… Au petit peuple il ne reste plus que le fumet du crottin et la loterie, le ticket que l’on gratte… C’est sur cette distribution pyramidale criminelle et corrompue que survit un système qui ne distille plus que l’ennui, l’absence de perspective et de moyens.

Face à cela il y a dans l’attitude présidentielle des constantes qu’il faut saluer, le choix de la politique spectacle, le Président  se met en scène et après avoir été contraint de jouer les utilités silencieuses lors de la visite de kadhafi, il reprend la main style les feux de l’amour. Il choisit une fois de plus de dire son enthousiasme pour les Etats-Unis, au ras des paquerettes, en farandole avec Mickey, Donald et surtout l’oncle Picsou. La politique et le show biz sont totalement confondus, la réussite c’est paillette et strass sur les podiums. Bref dans ces temps où les Français n’ont plus les moyens de s’assurer le nécessaire on les invite à contempler la vitrine illuminé du grand magasin de l’amour, du pouvoir et de la réussite made in USA. Au jeune qui s’ennuie et que l’on vide de  tout projet, il est offert cette addiction douce et l’espérance  de devenir dealer. Comparez ces destins massacrés avec celui d’une génération de combattants, celle de Niemeyer… Et comprenez que c’est de cela que l’on nous prive en nous expliquant que la révolution est impossible.

Car au-delà de la secte dont nous parlions, le plus fondamental est la base du consensus entre le PS et la droite , ce consensus permet de nommer sans problème des ministres socialistes, d’envoyer DSK au FMI. Pourquoi les dirigeants du PS et même ceux du PCF ne savent-ils que dénoncer »les outrances » du style présidentiel? Sotte question!  Comme le dit ici même Jacques Richaud, cette gauche là est la même que la droite, tout est dit quand on a enfin compris! Curieux discours de tête à claque à la Montbourg ou à la bruno Julliard, déjà vieux comme un jeune giscardien! Rien n’est décisif, c’est creux, ils évacuent le «matériel», le chômage, les difficultés de la vie, l’entreprise qui ferme à la veille de la Noël, rien de ce qui est secondaire ne leur est étranger. Tout tourne autour de leur nombril. Qui peut s’y reconnaitre? Le président en profite pour récupérer l’illumination médiatique, l’univers à la Chantal Goya qui se combine si bien avec l’apologie du père Fouettard. La gauche se contente de trouver  cela un  peu vulgaire. Comme quand le président se décarcasse pour obtenir des contrats et que ces danseurs de claquette  ne parlent que de dictature et de droits de l’homme… En laissant les travailleurs des entreprises que l’on délocalise se battre seuls, en expliquant qu’il est impossible d’augmenter les salaires ou de bloquer les prix, parce que ce serait le socialisme et, comme chacun le sait désormais, le socialisme cela ne marche pas…

Le capitalisme lui ça marche, regardez la belle femme que j’ai à mon bras… dit le président en choisissant soigneusement de poser devant le château de la belle au bois dormant…

Comme pour Berlusconi, pour Bush, il s’agit insidieusement d’approfondir le fossé entre le bon peuple que l’on suppose friand de ce ragout là et une opposition pisse-vinaigre qui dénonce seulement le mauvais goût, la vulgarité du président.

Voyez-les dit le président ils vous méprisent parce que vous aimez Disney land, Gala, moi je suis de votre côté.

Oui je crois en notre président, je l’ai rencontré c’était un lapin bleu avec une grande cape dorée qu’il agitait en répandant du sable doré pour nous endormir… 

 Ne croyez pas que je ris, je tente de nommer l’inommable, la terrible apparence d’une génération-  l’a-t-on appelée génération Mitterrand ?- qui a subi un déséquilibre permanent, une contre-révolution et a abouti à cette conception du politique atroce et stupide. La vie est un non-sens, il n’y a plus de direction que de tourner autour de soi-même. La démocratie est devenue cette caricature, l’Etat-policier s’est inscrit dans les mentalités entre hédonisme et interdiction de pensée.  Enrichissez-vous et jouissez en public de ce que procure réussite et richesse, consommez… Et faites seulement la différence sur le bon et mauvais goût… en fait sur le mépris du petit peuple…

Danielle Bleitrach

Publicités

30 commentaires

  1. De la même veine, écrit il y a +40ans (!), l’Homme unidimensionnel.
    Plus près de nous, Vivre et penser comme des porcs.
    Finalement, croire en la Révolution ne repose-t-il pas sur le postulat qu’il existe une masse populaire susceptible d’être éclairée? de faire des choix?
    Et si là, précisément, était l’erreur. Davantage que les errements de la mise en œuvre du socialisme à Cuba, en Chine ou en Corée.
    Déjà à Rome, du pain et des jeux.
    Le pessimisme n’empêche pas l’action, anyway.

  2. Vivre et penser comme des porcs, la porcherie de pasolini véhicule une tout autre vision du monde…
    Il ne cesse et il faut le relire de dénoncer le nouveau fascisme sans transcendance, sans espérance…

    vous avez le droit de penser ce que vous voulez, mais vous faites un contresens total sur mon texte, ce que je dénonce c’est un système politico-médiatique qui a des allures de secte et j’ajoute « Pas une secte, un rassemblement celui qui fait un rempart au capital contre “le totalitarisme” des pauvres demandant justice. »

    Et c’est pour cela que je suis totalement en désaccord avec ce que vous écrivez là et qui n’est que le nihilisme petit bourgeois, celui de bernard henry levy et des autres qui se méfient du peuple et ne tournent qu’autour de leur ego… Parce que d’où jugez vous ce peuple et les révolutions, de quel lieu tirez vous votre légitimité ?

    la seule légitimité repose sur la possibilité d’améliorer le sort des peuples, et c’est pourquoi il est une boussole, pas parce qu’il est moins aliéné, mais parce qu’une transcendance non idéaliste repose sur le devenir de l’humanité, son émancipation,et qu’il n’y a pas d’émancipation individuelle…

    Danielle Bleitrach

  3. DISNEY PIMPRENELLE ET LE CHAOS

    Danielle , ton Nicolas et Pimprenelle est un texte superbe ! Tout y est la dimension énorme de l’événement qui est un non-événement signifiant pourtant un énorme événement…
    Masque et paillette sont les nouveaux attributs du pouvoir. Même Berlusconi est distancé de trois longueurs. Le ridicule ne tue pas, il fait vendre du papier, mais si un seul article devait être conservé ce devrait être le tiens !

    Dans un chant sublime Jean Ferrat avait chanté «Ma France », … « Celle d’Eluard et de Picasso…celle du vieil Hugo et des enfants de cinq ans travaillant dans les mines… celle qui construisit de ses mains vos usines…Celle dont Monsieur Thiers à dit qu’on la fusille…Que je chante à jamais celle des travailleurs… ». En réécoutant il y a peu ce champ sur la route d’un soir embrumé qui nous ramenait de la montagne, je disais à celle qui occupe une si grande place auprès de moi combien ces mots, déjà anciens, nous jetaient à la figure comme une gifle ! La gifle est l’évidence de l’abîme dans lequel «notre France » a sombré …

    J’avais plaisanté un jour en parlant du seul homme qui pouvait nous faire regretter Chirac, c’est bien pire encore que tout ce que nous aurions osé imaginer dans la désespérance de la non-alternative possible au départ du «grand » auquel devait nécessairement succéder un «petit »…Si petit que la phase suivante de son vaudeville programmé, après l’épisode Disneyland, fera rire toute la planète, tant il est assez évident que repousseront les cornes qui feront de lui le leader naturel du plus grand parti de France, celui des cocus auquel il doit déjà son élection première…

    Le monde tourne au chaos et le petit Nicolas n’a pas attendu Noël pour ouvrir son cadeau…Décidément c’est compliqué de comprendre les femmes, au moins celle qui s’était glissée dans la boite.
    Jacques Richaud

  4. Je pense que cette opération autour de Bruni et Sarkozy est, comme pièce supplémentaire d’un puzzle qui doucement se met en place, un élément qui à la fois révèle et accentue la pente qui nous conduit vers le nouveau fascisme…
    Et tous fait sens ici… et Reich nous apprend sans plus ici que Marcuse.
    D’abord le virilisme que recèle cette opération : le superprésident, sait tout est partout et peut tout… omniscient omniprésent et omnipotent. Et tout puissant, de cette puissance virile indissociable du pouvoir archaïque il ne peut l’exercer qu’en séduisant les plus « belle femmes » (au pluriels : une seule ne saurait contenter notre omnipotent/omnibandant/omnibaisant président). Bien sur tout cela est calculé, et ce n’est pas la première fois que Sarko l’américain met ses pas dans ceux de Kennedy (un peu comme les enfants qui enfilent les vêtement trop grands de leurs parents…) Mais le fait même de publiciser transforme des choses qui étaient alors privée et c’est aussi là que se trouve le fascisme : les truc de la communication les plus modernes alliés aux travail sur l’imaginaire le plus archaïque…
    Mussolini avait des maîtresses, des actrices, des belles femmes, Mussolini était un homme un vrai. « Lui » il travaillait jour et nuit, « Lui » il savait tout, il pouvait tout…
    Et tout cela se passe à Disneyland et rappelez vous la chanson de fin de « Full metal Jacket », au milieux des ruines de la guerres, ces bêtes à tuer que sont devenus les marines, chantent « le monde merveilleux de Mickey Mouse »…
    Mais comme les choses n’ont pas qu’un seul sens est ce un hasard que cela arrive immédiatement après la visite de Kadhafi ?
    En terme de communication cette visite est un événement. Et Kadhafi a tout bonnement écrasé Sarkozy. Mais plus encore le président Libyen, a « dévirilisé » le président français : Kadhafi l’homme arabe, qui peu les tenus les plus suprennate avec panache, entouré de sa garde d’amazones, le séducteur, le « violeur » même semble t’il, a traité Sarkozy comme un vulgaire « paillasson », il l’a véritablement « baisé »… Une telle atteinte à la virilité de notre président ne pouvait rester sans réponse… Et enfin Carla vint….

  5. Tu as raison Caius:

    « Et tout cela se passe à Disneyland et rappelez vous la chanson de fin de “Full metal Jacket”, au milieux des ruines de la guerres, ces bêtes à tuer que sont devenus les marines, chantent « le monde merveilleux de Mickey Mouse »… »

    Il importe que nous n’oublions jamais que la dérision et l’immaturité restent compatibles avec le pire. Bush l’ a déja montré et si demain s’allume le feu sur l’Iran, le sarkoléon reprendra la toge de César le temps d’un show tragique…Je m’interroge sérieusement sur la capacité qui serait alors la notre à reproduire les immenses manifestations qui avaient protesté avant la folie irakienne…Et si nous étions nombreux dans ce pays a avoir été « imbedded » dans le dineyland présidentiel ?
    Jacques Richaud

  6. tu as raison Caïus en écrivant cela comme souvent je pensais à Pasolini, à ses écrits corsaires… Et aussi à cette journée particulière de Scola où effectivement la virilité du chef, celle écrasante de l’époux fasciste, dans cette habitation ouvrière où il ne reste plus qu’une femme (Sophia Loren) et un homosexuel antifasciste (mastroinani) pour s’étreindre comme des êtres humains…

    Je suis également d’accord avec l’analyse de Khadafi, c’est ce que j’ai essayé de dire dans Kadhafi le révélateur…

    Je crois que l’on ne mesure pas la violence qui est infligée… ce défi machiste, brutal qui se substitue à la politique. Que faire disait jacques Richaud… le peu que nous pouvons lui ai-je répondu. Nous en sommes là…
    Danielle Bleitrach

  7. merci de verbaliser ce que, visiblement il est difficile de verbaliser; merci à danielle et à caïus, parce que vous touchez juste, même s’il apparaît qu’on n’a pas encore cerné la totalité du phénomène (j’espère que la lecture du bouquin de badiou y aidera)

    nous avons pris l’habitude, à juste titre de juger le politique de façon politique; le sarkozysme nous demande un effort supplémentaire, il y a là-dedans une dimension « psy » qui nous ramène effectivement à certains aspects du fascisme… mais new-look, façon scientologie. On peut penser que cela découle « naturellement » de l’Histoire récente (et la « génération Mitterrand » est effectivement annonciatrice), on peut aussi penser que cette foire communicationnelle nous sort d’un cabinet noir – particulièrement cynique (le lien visite kadhafi/disney bruni fait par caïus est éclairant)

    la lutte demeure bien évidemment foncièrement politique, mais elle nécessite aussi des capacités à faire le jour sur ces rideaux de fumée qui rompent avec les « traditions » républicaines – dont vous comprenez bien que je n’en pense pas moins…

    NB : pour danielle et pour info, il y a un deuxième sam sur le forum, ce n’est pas moi, moi c’est le minuscule; et puis c’est rama yade, pas yama rade, à chaque fois ça perturbe ma lecture…

  8. Oui nous pensions tous à Pasolini avec cette affaire…
    Tient juste une idée qui me vient : vous remarquez comment Fidel Castro qu’on nous présente comme un horrible dictateur machiste, lui n’a jamais affiché ses femmes…

  9. La totalité du probléme?quel probléme?
    Savez vous comment est reçu cette « info » par ceux à qui elle est destinée,la fonction « rideau de fumée » ne faisant aucun doute?
    Ils se marrent les prolos,les employés,ils ont d’autres souçis.
    Et si il nous faut analyser le phénoméne pour mieux le combatre,ne sous estimons pas la conscience de classe qui même enfumée reste tenace et trés souvent lucide.
    Bien sur que certains se laissent prendre à ce jeu,mais ils sont loin d’être les plus nombreux,même si c’est ceux là qui paraissent dans la lucarne,créant une illusion d’optique.
    Et le rideau de fumée a tellement fait long feu qu’il a disparu des écrans aujourd’hui et nous devrions mesurer « l’accroche » de ce genre « d’événement » au temps ou il reste à la une.
    Le peuple a d’autres souçis.Ils essayeront autre chose plus tard,mais ne surestimons pas l’impact de ce genre de vraies-fausses nouvelles.

  10. Il faut se souvenir de qui a voté pour Nicolas sarkozy, ce sont les vieux et en particulier les vieilles femmes, et je puis affirmer qu’elles l’ont fait par peur des immigrés et pour laisser leur petite maison à leurs enfants sans droit d’héritage. Elles sont de surcroît sensibles à la pipolisation comme beaucoup d’léctrices des couches populaires. j’ai failli me faire lyncher chez ma coiffeuse le jour de la mort de Diana parce que je mettais en doute la sainteté du personnage. Comme d’ailleurs les secrétaires de mon établissement universitaire étaient des fanatiques de Disney Land et haissaient les profs considérés comme élitistes…

    Jean Claude Goujat tient à sa vision du prolétariat triomphal, mais je peux t’assurer que ça s’est sacrément dégradé de ce côté là… Avec la disparition sur le terrain du PCF, les idées qui ont envahi les cerveaux sont nauséabondes, du racisme, de la peur, c’est abominable…
    Cela dit il est vrai que la réalité fait in fine plus d’effet que l’idéologie et en ce moment toutes les veuves du quartier en ont après l’histoire de la redevance télévisuelle comme d’ailleurs la crainte de l’augementation du gaz avec le froid parce que bientôt il faudra chosir entre se chauffer et se nourrir..

    Mais autant je proteste quand on méprise le peuple, quand on ne voit pas que c’est de lui que dépend l’émancipation humaine, autant j’en ai marre des discours sur le prolétariat qui conserverait un esprit sain alors que ces intellos de mes deux ne seraient bon qu’à jeter aux chiens… Malheureusement sans un parti les ouvriers, les employés sont comme les intellos de sacrés abrutis prêt à se faire avoir par tout les leurres…

    Et en plus j’en ai assez de ce ton de donneur de leçon du type : vous vous occupez de fariboles tandis que moi jean Claude, le PCF le vrai, le fort; le viril je représente le modèle… c’est éxactement ce que dit Sarkozy en s’exhibant avec sa pépé : moi j’en ai une plus grosse que la tienne… je peux te dire que pour moi pour qui le problème ne se pose pas j’en ai sacrément marre de tous ces exhibitionnistes compulsifs …

    Vous remarquerez qu’alors qu’il y a dans ce site, sur cette page, des sujets infiniment plus « sérieux », plus ardus, on vient faire la leçon là dessus, on lit ce texte là pour le traiter de fariboles indignes du prolétariat triomphal… Jamais l’impénétrant ne dépasse ce niveau « le PCF ou le prolétariat triomphant c’est la même chose considèrent avec suspicion ce que tu dis ». jamais un apport, jamais une aide, toujours la censure de celui qui l’a plus grosse que les autres… Et si tu te disais que tu n’as pas le monopole du communisme et que d’autres ont le droit d’existe en dehors des mises à l’index stalinienne ou sarkozienne…
    Oui un clou chasse l’autre et chaque nouveau leurre est vite effacé mais faute d’un parti qui se bat sur le fond, nous allons de leure en leurre c’est le système Sarkozy et le rideau de fumée devient permanent…
    Et si tu as des remarques à faire sur la nécessité d’être centré sur l’essentiel, la lutte des classes, va donc le dire à ta direction du PCF qui ne cesse de parler d’autre chose. A la direction de l’huma qui quand elle fait une ensuête sur le monde du travail fait parler trois sociologues et un CGestiste le plus proche de Thibault qu’elle puisse trouver.

    Lui aussi il méprise les intellos, il ne cesse de le dire et c’est pour ça qu’il va à Disney land dans ce lieu vulgaire où il se détend, les crânes d’oeufs qui compliquent les choses il en a rien à foutre, lui il sait parler au peuple, et peut -être a-t-il raison si le peuple a comme lui un complexe d’inferiorité qu’il baptise supériorité.

    OUi il suffirait de partir de l’expérience quotidienne, des difficultés de la vie, d’organiser la bataille pour que la fumée d’évanouisse mais c’est justement là le problème, il n’y a rien… Et vous les suivistes vous portez une lourde responsabilité, vous nous avez laissé nu et désarmés devant ces fariboles, grâce à vous et à votre lâcheté il n’y a plus rien, nous sommes dans le cauchemar de l’illusion…

    Danielle bleitrach

  11. je ne sais si jean-claude en a une plus grosse que moi… mais je tiens à lui dire qu’effectivement, in fine, les conditions matérielles seront déterminantes et le rideau de fumée s’estompera, si des débouchés politiques existent (et ce n’est hélas pas au PCF qu’on les voit se dessiner); et encore, la colère relative aux « soucis » du peuple (moi aussi j’en ai une grosse, je peux causer d’aliénation) peut très bien coexister avec le rideau de fumée, en un mélange contradictoire… qu’il faut démêler, et c’est là le rôle des organisations : la conscience de classe n’est pas nécessairement pur diamant en soi, encore faut-il qu’elle trouve « à manger » si je puis dire, du grain à moudre. Il ne suffit pas que les travailleurs se détournent de l’idéologie dominante (ce qui reste à faire, et ne sera pas fait de manière absolue), encore faut-il que s’y substitue une idéologie de classe. QU’EN A FAIT LE PCF ?

    NB : Danielle, fais comme moi, tiens-toi à une discipline de fer : quand je vais chez le coiffeur, je reste muet comme une carpe ! Sinon, on en ressort lessivé…

  12. Oula,oula je ne donne des leçons à personne et ne souhaite surtout pas en donner.
    Je ne fais qu’un constat:la pipolisation ne fait des dégats que sur une ou deux catégorie de la population et j’écoute simplement ce qui se dit dans mon milieu.
    La fracture entre ce que dit la télé et ce que vivent les gens se creuse.Je ne peux que regretter que nous ne soyons pas à la hauteur des événements.Effectivement le rideau de fumée ne cache rien du tout mais nous ne sommes pas présent pour en montrer l’issue.
    Et le ton de la réponse me pose question.Comment peut on accuser quelqu’un de ce qu’il n’a pas dit?A quel moment ai-je méprisé les intellos?
    Le fait de dire que la conscience de classe n’a pas totalement disparue est incongrue?
    Va dont le dire à ta direction?j’en ai une plus grosse que les autres?
    Pas un moment je n’ai dit que le texte était secondaire,juste qu’il fallait remettre les choses dans leur contexte et la façon dont les prolos que je cotoie l’avaient reçus.
    Et me voila traité de stalinien,suiviste et autres amabilités de ce genre.C’est qu’un ouvrier ne peut être que ça pour vous:un idiot congénital?
    Déçidément que ce soit sur Bellaciao ou içi on retrouve le même mépris,car si je n’ai jamais méprisé qui que ce soit il me semble que ce ne soit pas le cas pour vous!

  13. Vous, doctes universitaires, êtes bien vite cassants avec ce peuple que vous mettez sur un piédestal!
    J’ignorais que la pensée de Marcuse ou de Chatelet pouvait être assimilée à du « nihilisme petit bourgeois, celui de bernard henry levy et des autres qui se méfient du peuple et ne tournent qu’autour de leur ego… »
    Sidérant. Arroseuse arrosée. Marcuse a toujours récusé la posture consistant à se résigner face à la force du système de façonnement socio-médiatique, comme il fustigeait l’hédonisme béat livré à la fureur de la philosophie positive. C’est sans doute son inclination hégelienne qui sous-tend sa vision d’une Histoire construite par la tension entre patience et motricité.
    « Parce que d’où jugez vous ce peuple et les révolutions, de quel lieu tirez vous votre légitimité ? » Chère Madame, je n’ai encore renié ni mon passé de militant trotskyste, ni mes origines sociales, ni mon parcours professionnel ou associatif. Je constate la distance croissante entre la conscience politique nécessaire à une dynamique de changement et l’abrutissement servile obtenu par la machine à rendre les cerveaux disponibles.
    La violence sociale est tolérable tant que seront fournis du pain (vive le hard discount! vive le low cost!) et des jeux (vive la télé!) en quantité et interchangeabilité convenable. Je crains que la secte capitaliste ait réussi son formatage dans le monde réel Que sont les « ouvriers » devenus, pardon, les opérateurs, techniciens,etc? En voyez-vous dans les reportages, sondages…et pourtant nous sommes envahis d’objets manufacturés! Qu’est devenue la culture ouvrière, faite de fierté et de solidarité? Eclatée, anéantie. Un sarkozy est peut-être nécessaire, comme avatar suprême,pour mettre en lumière les complices et les enjeux de la manipulation qui nous consume.

  14. veuillez tous les deux excuser mon ton « cassant » mais vous savez que souvent internet exagère la dureté du propos…
    cela dit jean Claude, c’est vrai que je suis énervée non par toi mais par ce que j’ai entendu pendant des années… Il y avait même un idiot au Comité central qui m’appelait « l’intellectuelle des broussailles », il a mal fini.
    Dahu, je n’ai jamais dit que marcuse était un petit bourgeois… C’est un penseur de trés grande qualité mais il a fini dans une grande solitude intellectuelle, un peu à la manière de Reich…
    Amicalement à vous deux, et pardonnez mon ton déplaisant, rien ne le justifie.
    danielle

  15. Les MEDIAS ITALIENS LE COMPARENT A BERLUSCONI

    voici l’interview ce soir du directeur du quotidien La repulica, Ezio Mauro qui compare admirativement Sarkozy à son cher Cavaliere, Silvio Berlusconi.

    En quelques mois, Sarkozy a réussi a détourner l’attention de l’opinion publique des deux grands rendez-vous sociaux qu’il a lui-même déclenchés – les grèves, puis les négociations sur les salaires – en affichant successivement son divorce, puis sa relation avec Carla Bruni. Cela nous rappelle le comportement de notre Cavaliere, Silvio Berlusconi.

    Vous trouvez donc des similitudes entre Sarkozy et Berlusconi?
    Absolument. Les deux affichent une soit-disant « transparence ». Il n’y a plus de secrets: leurs vies publique et privée se superposent. Avec eux, la politique édicte de nouvelles règles: leur look, leurs codes vestimentaires prennent presque autant d’importance qu’une nouvelle loi. En permanence sous les projecteurs, Sarkozy est une sorte de Roi Soleil qui dévoile au peuple la vie du palais.

    Dans le même temps, il éclipse son premier ministre comme aucun des présidents français ne l’avait fait sous la Ve république. Sarkozy, comme Berlusconi, mise sur un populisme libéral qui peut plaire à Carla Bruni: on se fiche de toute intimité, de toute pudeur. On crée les nouvelles tendances. On veut créer l’attente: comment est habillée Cécilia? Comment se comportera Carla? L’image de ces deux hommes politiques est aussi étudiée que celle des stars. Une preuve: la première rencontre entre Berlusconi et Sarkozy a eu lieu chez le publicitaire Jacques Séguéla.

  16. Qu’il continue, quoi qu’il fasse cet être ne fera jamais que dégoûter les gens autour de lui par la gravité de l’ampleur de ce qu’il néglige et l’innocuité fantasmagorique de ce en quoi il croit.
    Il y a juste que les gens ont voté pour lui, en raison de l’appui médiatique et donc : d’une manipulation, et que ceci est une question d’une préoccupante gravité.
    En se rendant compte de ce que le retard mental de cet être coûte à la société (car pour moi mon diagnostique de psychopathie est légitime et prouvable – et j’ajoute que toute maladie est involontaire et donc que c’est mal de se moquer), alors apparaîtra au grand jour la triste réalité : que le peuple a pu se faire manipuler, que la démocratie, était contrôlable, et falsifiable.
    Au fur et à mesure les gens vont mieux voir la vraie nature de ce retard avec pour preuve ses conséquences matérielles, et il est vrai que ce n’est pas évident de le voir au début. Pour la plupart. Même Bush a su la dissimuler assez. Il faut avouer quand même que comme dans bon nombre de cas de psychopathie, celui-ci concentre et exerce continuellement une très grande intelligence stratégique (surtout elle est machiavélique en général).
    Mais surtout le peuple va découvrir des choses qu’il aurait pu voir, qu’il aurait dû savoir, voire même qu’il aurait dû questionner. Ce ne sont que des faits accumulés qui traduisent le genre d’ambiance de cet excellent article de Danièle Bleitrach. Cela aussi n’est pas évident, mais pourtant nous sommes entrés dans une ère où chacun est indispensable, et où la confiance prend une valeur mesurable en euros, où l’autorité en soi ressentie comme une névrose, où on prouve sa compétence par son écoute avant toute chose, (etc etc) ce n’était pas évident de penser qu’il fallait questionner les présidentiables sur des soupçons de duplicité ou d’incompétence. En général pour le peuple, il part du principe (et a du mal à s’en défaire) que le présidentiable est, par le simple fait d’être là où il est, compétent, honnête et intelligent. (tandis que certains aiment son côté Bernard Tapie).
    C’est dès lors qu’il apparaissait fortuit voire déplacé de suggérer, comme je l’ai fait, de faire obligatoirement passer des tests psychotechniques et psychoaffectifs aux candidats, juste pour voir si leur cerveau marche bien.
    Car après out il est bien question de « convoquer » la presse la plus burlesque pour distraire le public des questions qui font que, soit notre avenir sera misérable, soit il sera exemplaire, au choix mais en tous cas c’est maintenant que ça se décide. Or précisément, la psychopathie peut se définir par cette sorte de distraction obsessionnelle. Il faut dire que le fait de passer à côté du plus important systématiquement, et d’attacher beaucoup d’attention à l’inutile mais névralgique, n’est pas non plus une chose rare et exceptionnelle.
    Mais après ça, en voyant que depuis son élection le sujet a passé la moitié de son temps en vacances, et l’autre moitié à la politique dont : une moitié à dire à l’opposition « c’est pas la peine de vous fatiguer les gars », et un autre à vendre des armes ayant pour but de faire saigner les gens, en observant ce triste résultat, en voyant s’envoler de façon traditionnelle les promesses pré-électorales, fussent-elles inappropriées en vérité, et avec toute la promotion qui a été faite sur le principe avant-gardiste de « rupture », il va se passer qu’elle va devoir avoir lieu.
    Merci Sarko de faire la promotion de la révolution.


    A propos de mettre un nom sur l’innommable, ce qui est une notion très importante car on a vu que ce qui ne peut être nommé, ne peut légitimement pas être pris en considération par un public, je souhaite à tout le monde de lire ce monument historique vivant (en moins canonique), de Manuel De Diéguez : http://www.w41k.com/13334
    http://www.w41k.com/13373

  17. non seulement je suis en complet désaccord avec le commentaire de 8119, mais je trouve les idées avancées carrément dangereuses… Quant à Manuel De Diéguez je préfère ne rien en dire…

  18. je suis d’accord avec toi Caïus gracchus…
    Mais ce n’est pas de cela dont je voudrais te parler où as-tu trouvé cette magnifique reproduction du tableau de Ingres Jupiter et Thétis qui se trouve au musée granet d’Aix en provence ?
    C’est un de mes tableaux favoris je vais souvent ua musée granet pour le contempler lui et un merveilleux petit Cranach (1). Je trouve que ce tableau est à la fois trés beau et d’un ridicule bourgeois qui me donne le fou rire, c’est la vision la plus extraordinaire du mascisme, même Picasso n’a pas atteint un tel niveau… Il y a chez Picasso de la peur, de la vie, de la tauromachie dans le machisme, ce n’est pas gagné d’avance… Là c’est le beauf, le bourgeois triomphant, Bouvard et pécuchet qui auraient renoncé à leurs pratiques hosexuelle inconscientes…
    Je repense à Pasolini qui décrit l’Italien devenu hédoniste, évolué, ou comment conserver cela dans un coin de son cerveau alors que l’on s’estime partisan de l’émancipation féminine. Mes chers amis, et camarades ne voyez-vous pas l’extraordinaire de cette vision. Allez sur le Blog de caius gracchus pour contempler ce tableau que je vais utiliser pour mon propre blog, s’il le permet.

    merci Caïus Gracchus pour avoir exprimé ce désaccord et avoir perçu grâce à ce tableau ce que je tente d’exprimer ici…
    danielle
    (1) j’ai quelques autres tableaux qui combinent à mes yeux cette perfection dans l’exécution et dans le même temps une signification outrancière qui me fascine soit par sa bêtise, soit par son sadisme ou au contraire comme les ménines de Velasquez par l’expression d’un désir violent (celui de la petite infante dans le cas des Menines). En général il y faut une fausse facture classique qui appuie le sacrilège.

  19. chère Danielle en fait c’est mon ami google lui même qui m’a permit de trouver ce superbe tableau d’Ingre. 😉 (dont j’ignorai qu’il était au musée Granet…)
    Des fois j’ai précisément l’image en tête qui illustrera l’article que je publie, dans ce cas non, je cherchais une image représentant l’enlèvement d’Europe par Jupiter/zeus et je suis tombé sur ce tableau fabuleux auquel je n’avais pas pensé a priori… (je cherchais une illustrations plus explicitement érotique mais je n’ai rien trouvé qui me satisfasse vraiment…).
    Effectivement ce tableau est à la fois sublime et un peu ridicule… et je crois en fait étonnamment moderne… et d’un érotisme implicite assez troublant…

    Évidemment tu peux prendre l’image et l’utiliser puisque je l’ai moi même trouvé sur google… (et pas la peine de me demander l’autorisation pour ceux qui veulent prendre les images sur mon blog sauf éventuelle indication….)

    sinon tu sites les ménines je suppose que là encore tu pense à Pasolini et à sa description du tableau dans Calderon…

  20. Caïus,
    Oui ce magnifique et ridicule tableau se trouve au musée Granet, et tent que l’on ne l’a vu on ne mesure pas la justesse de ce double qualificatif. Parce que je n’ai jamais vu un tableau de cette taille, il est plus grand que l’atelier de Courbet et plus haut que l’enterrement d’ornans, Jupiter nous écrase de sa masse virile tandis que timidement la nymphe lui chatouille la barbe.
    Quant à l’érotisme il a de multiples facettes, un peu à la manière dont Neimeyer explique qu’il ne pense qu’à ça.Je suis convaincue qu’il n’y a pas que Sade qui écrivait d’une seule main, toute activité artistique conduit à l’érotisme, cela se sent formidablement. j’ai vu recemment au grand palais l’exposition Courbet, elle était trop serrée, les tableaux manquaient d’espace, mais il y avait une salle géniale, d’un côté la série de tableaux représentant les cavernes souterraines et leur fente, c’était le mystère qui conduisait à l’origine du Monde, et en face de ses fentes vers l’obscurité de la naissance et de la mort, il y avait des tempêtes, des vagues qui se fracassaient, ce que lacan désigne comme le mystère de la jouissance féminine et à l’entrée de la salle un merveilleux petit tableau représentant Courbet découvrant la mer à Palavas et la saluant d’un geste large et enthousiaste… Cette salle était à mes yeux aussi érotique sinon plus que celle des nus parmi lesquels l’origine du monde, disons que c’était la même chose, que Courbet y disait la générosité de son désir, son bonheur d’être et en faisait hommage à la femme, je suis convaincue qu’il était obligé de faire l’amour en peingnant. Et tu trouves cette pulsion de vie dans la création sous diverses formes.

    je trouve que l’on prive les être humains de cette pulsion vitale, de cette créativité, j’en suis toujours au cri « Combien de Mozart assassiné! » pas tout le monde peut être Mozart, Courbet, Picasso pour ne citer que des forces vitales déchaînées, mais tout le monde peut enrichir son plaisir de vivre de ce que d’autres créent pour lui… cela s’apprend comme on apprend à lire… Et pas seulement avec des mots, je suis assez d’accord avec godard on apprend le cinéma en confrontant des films entre eux. Chaque art a son langage propre… Mais je crois que tous ont en commun l’érotisme, la pulsion de vie, le désir…

    Et pour revenir à l’article c’est cela qui me rend malade ce sabotage des êtres humains. Cette volonté de puissance qui s’égare dans l’avarice, les eaux glacées du calcul égoïste, la volonté d’être plus que les autres. Je me souviens de ce que disait Evo Morales le « vivre bien » s’oppose au « vivre mieux »…

    Danielle Bleitrach

  21. pardon pour ce message, vous m’avez donné une réponse laconique, et ainsi des idées peuvent être dangereuses. Je trouve que ce concept mérite d’être un peu plus approfondi. Bien à vous. 8119

  22. personnellement je n’ai pas dit que des idées peuvent être dangereuses, naturellement je serais assez spinoziste on doit réprimer le faire quand il est mal, mais jamais le dire… On me répondra par l’exemple du nazisme, certes mais ce qui est justement dangereux dans ce cas là comme dans les autres est la « naiveté », la « religiosité » fut-elle laïque et même anticléricale (ce qui était le cas du nazisme) des esprits, la réponse n’est pas dans la censure, mais l’aiguisement des esprits par la critique, le contraire de la censure et du dogme qui conduit à l’acceptation.
    Mais aiguiser les esprits à la critique c’est pour moi, je ne dis pas que tous pensent ainsi, les aider à reconstruire des totalités cohérentes avec des niveaux de détermination, des espaces de hasard, etc, ce que fait la pensée dialectique et systémique marxiste. Donc je me méfie de ce qui passe de cette totalité à la volonté maligne de l’individu fut-il chef d’Etat, c’est un retour à la reliogisité…
    J’ai donc dit simplement que j’étais en désaccord avec la problématique que je trouve un tantinet confuse et parano, de surcroît comme en témoigne J.F.Kahn elle ne dérange personne et surtout pas les bailleurs de fond, qui se camouflent derrière l’idée d’une Caligula. Il y a dans la crise qui est la notre un espèce de scientisme qui cherche la base d’une totalité en s’économisant l’analyse des rapports de classe. Parfois je trouve que les gens avec qui je combat ressemblent beaucoup au groupe de bolchevik qui s’était constitué à Capri autour des théories du physicien Mach et auquel lénine a répondu dans son analyse matérialisme et empirocriscisme, sans jamais confondre d’ailleurs les relations politiques (il ne fallait pas désunir les bolcheviks avec des questions philosophiques) et la critique philosophique.Donc je connais votre site et je sais que vous y faites du bon travail politique, je n’ai pas le temps de me livrer à une critique philosophique, donc je dis mon désaccord sans insister parce que je crois que là n’est pas l’essentiel.
    C’est d’ailleurs parce que je veux que ce blog soit un lieu où le dire ait un maximum de liberté que je laisse à chacun le droit de dire ses idées,de créer des liens pour les exposer plus complétement, et donc que chacun soit maître de son jugement. je ne récuse que ceux qui mettent à l’index au nom d’une quelconque orthodoxie, ce que nous n’avons fait ni CaIus, ni moi.
    Danielle

  23. TOUJOURS PLUS FORT DANS L’ART DE LA BARBE A PAPA

    Sarko-Bruni : L’Express se paye TF1 pour pas cher
    Le journaliste de L’Express Renaud Revel fait le procès de la chaîne de Bouygues parce que ses JT n’ont pas évoqué la liaison entre Sarkozy et Carla Bruni.

    Renaud Revel de L’Express a enfin trouvé de quoi s’indigner : l’information sur TF1. Oui mais quelle information ? Le traitement des grèves de novembre ? Le soutien à peine voilée envers le lobby de la grande distribution ? L’omniprésence présidentielle sur la chaîne ? La couverture de la visite de Kadhafi ? Non, rien de tout cela n’a suggéré la moindre critique de TF1 à Renaud Revel. Mais qu’en revanche, la chaîne de Martin Bouygues ignore le scoop de Renaud Revel sur la liaison entre Nicolas Sarkozy et Carla Bruni, c’est inouï, insupportable, totalitaire, fasciste, archaïque! .

    Au passage, bien entendu, Revel fait mousser son scoop, comme s’il cherchait à obtenir une augmentation de son employeur : «Dans la journée d’hier, lundi, j’ai eu au téléphone les correspondants à Paris de télévisions allemandes, italiennes, espagnoles, anglaises, turques, belges et suisses. Ainsi que des journalistes américains de CNN.» Pourquoi TF1 mérite-t-elle donc le titre de Télé-Moscou (drôle d’expression qui fleure bon son Tintin chez les Soviets…) ? Parce que TF1 est sarkozyste ? Non! Parce que la chaîne respecte la séparation entre vie privée et vie publique, ce qui est «ringard», le crime des crimes selon des journalistes du genre de Revel. Et surtout parce que TF1 n’a pas cité le magnifique scoop de Renaud Revel, que le tout Paris des médias connaissait depuis trois semaines…

    Mercredi 19 Décembre 2007 – 08:57
    Philippe Cohen
    Lu 15950 fois

  24. bonjour
    Commme c’est moi qui ait parlé de dangerosité je m’explique un peu plus Il y a un danger selon moi très réel à la pathologisation de l’analyse politique : il ne s’agit rien moins que d’une contribution active à la dépolitisation, un frein à la compréhensions des dynamique sociale et des stratégies des classes dominantes . Non Sarkozy n’est pas un psychopate, pas plus que Bush ou que Hitler.

  25. L’un ne doit pas empêcher l’autre, ce qu’il y a c’est que la notion de psychopathologie est vaste, et donc on peut certainement l’appliquer avec succès à de nombreux cas, tout du moins quand on constate une confusion et ses effets néfastes. On peut estimer la variation d’humeur, coincée dans un extrême ou dans l’autre (joie ou déprime) ou basculant sans raison fondée. C’est la définition qui évolue, ainsi que les techniques d’analyse, ce qui fait que ce qui n’entrait pas avant dans cette catégorie y entre désormais.

    On apprend aujourd’hui que les paroles dures, le manque d’attachement avec l’enfant etc… on des conséquences très nettement remarquables sur tout son développement par la suite. De même on constatera que le discours de Sarkozy est spécialement fondé pour conforter la dureté avec laquelle les gens ont été éduqués à l’époque où ceci n’était pas considéré comme de la violence psychologique (concept qui fait doucement rire les plus insensibles et les militaires).

    Pour autant ce n’est pas de la dépolitisation, ce n’est pas une diversion. Cela peut aussi être pour certain une voie d’accès à son intérêt pour la politique, en se sentant capable de voir ce que d’autres ne semblent ne pas voir.

    Si on apprend par exemple que Bush est un psychopathe, et ça c’était le centre de la question, quelle réaction devons-nous avoir ?
    Si on sait qu’il était le jouet d’une cause plus vaste et discrète mais machiavélique, quelle réaction doit-on avoir ? (ce n’est qu’une question hypothétique)
    Et si l’histoire montre que finalement Sarko n’aurait pas été élu sans l’appui médiatique et financier, en montrant comment on peut influer sur le jugement des gens en additionnant une somme de petites phrases ? Et si on apprend que ceci était le fait d’une technique mise à l’oeuvre, ce n’est qu’une question hypothétique, quelle réaction faudrait-il avoir ?

    Et enfin, doit-on croire pour autant que les idées qu’il véhicule, le déni de violence qu’il conforte, sont néfastes par elles-mêmes, que les gens ont mal jugé quand ils l’ont élu, ou bien peut-on nuancer sensiblement arrivant à la conclusion qu’ils se sont fait manipuler ?
    Car finalement dans le principe de l’idée néfaste, il n’y a de néfaste que l’esprit dans laquelle elle est clamée.

    Peut-être aussi que peut paraître une idée néfaste le fait de souhaiter les conséquences néfastes des choix (du cerveau) de Sarkö, dans l’optique d’une révolution, mais cela rassurez-vous c’était plus de l’humour.

    On ne peut pas ne pas se pencher sur la psychologie des gens qui font les lois, pour la seule raison que ceci pourrait « dépolitiser » le débat. (Il y a bien un articile de loi du 17 février 2007 qui sert à évincer le président s’il est incompétent : il faut bien que cela serve à quelque chose !). C’est en soit de la politique de parler de ça. Ensuite, c’est certain, il conviendra d’établir le lien entre ces quelques névralgies, et précisément l’incapacité à dialoguer, inclure les idées des autres si elles sont pertinentes, ne pas avoir peur de mettre à plat sa méthode, car finalement, (c’est vrai) le plus important en politique est la méthode qu’ils utilisent pour arriver à leurs conclusions, c’est ici qu’est tout le débat, et justement si on constate que la méthode politique se résume à des estimations grossières et fugitives d’une réalité fondée sur des berlues culturelles et insensées, alors dans ce cas l’étude de la psychologie passe au premier plan.

    Si on en arrive grâce à l’évolution de la science à dire que les négociateurs de la paix qui échouent à chaque fois sont sujets à des délires psychotiques, peut-être que ça expliquera bien des refus, bien des blocages. On ne peut pas exclure la dimension psychopathologique de ce qui provoque des blocages à l’établissement de la paix ! Le simple fait du « blocage » peut être l’objet de toute une étude sur les rejouements dans la réalité des blocages intérieurs. C’est une voie d’accès à la politique qui est très riche et pertinente. En tous cas c’est celle qui m’a mené à mon site (merci DB pour vos compliments).

    Et donc comme les français ont effectivement été manipulés, on sait déjà qu’il faudra construire une alternative, parce qu’on sait déjà qu’ils vont être déçus de leurs espérances naïves mais légitimes. Si on doit dessiner les plans de cette alternatives, ce ne sera certainement pas, contrairement à avec Sarkö, avec les mêmes qu’on recommencera, particulièrement en raison de la psychologie de chacun des acteurs sensés savoir travailler en équipe, (qui est tout un art).

    Pour rire j’estime d’habitude que quand ils seront vieux, on mettra les politiciens d’aujourd’hui dans des mondes virtuels où la guerre et la famine règnent, afin qu’ils ne soient pas trop dépaysés, tandis que nous les nouveaux on vivra en paix, en harmonie, et avec une méthodologie scientifique.

    Bien à vous

  26. « Il faut se souvenir de qui a voté pour Nicolas sarkozy, ce sont les vieux et en particulier les vieilles femmes, et je puis affirmer qu’elles l’ont fait par peur des immigrés et pour laisser leur petite maison à leurs enfants sans droit d’héritage. » »

    ==> c’est précisément pour cette raison que j’ai les boules quand je me dis que grâce à ces comportements individualistes on se retrouve, tout ceux qui sont au boulot ou qui vont y être menacés de voir sauter la durée légale du travail… Là j’ai vraiment beaucoup de choses à dire aux irresponsables qui ont voté pour l’imposteur. Et après les anciens viennent donner des leçons de civisme aux jeunes générations qui n’auraient plus de valeurs !!!

    1er tour :  » 41% des électeurs âgés de 60 à 69 ans et 46% de ceux de plus de 70 ans ont voté pour Sarkozy. »
    Source : http://www.election-presidentielle.fr/?p=937

    Vote pour Sarkozy au 2nd tour :

    18 – 24 ans 42%

    25 – 34 ans 57%

    35 – 44 ans 50%

    45 – 59 ans 45%

    60 – 69 ans 61%

    70 ans et plus 68%

    Source : http://tinyurl.com/yuybtl

  27. VU DE L’AUTRE RIVE:
    J’ai eu la curiosité de survoler les commentaires de certains sites d’ici ou de l’autre rive sur les performances de notre Don Juan national ; l’humour est presque partout présent (plus qu’en France), mais aussi un recul que nos éditorialistes nationaux devenus des cachetons de la décadence intellectuelle programmée pourraient tenter de retrouver parfois. Je ne cite que la fin d’un article de AKRAM BELKAID dans le Quotidien D’Oran, qui perçoit, mieux que je ne l’avais fait (plus haut) la berlusconisation qui dégouline du plus haut de l’état mais sans épargner la population subjuguée par l’outrance des situations et de leur traitement médiatique ; je cite :

    « …. Il y a quelques années, un journaliste italien, de gauche, avait prononcé cette phrase lourde de sens : « ce n’est pas tant Berlusconi que je crains, que le Berlusconi qui est en chacun de nous ». Des mots qui s’appliquent à merveille au cas français. Mais parlons-en plus tard, voulez-vous ? Oui, désolé, mais je dois filer car j’ai peur de manquer le dernier numéro de Paris-Match.

    Le Quotidien d’Oran, jeudi 27 décembre 2007
    Akram Belkaïd

    Journaliste à la rubrique internationale du quotidien la Tribune, Akram Belkaïd est l’auteur du livre «un regard calme sur l’Algérie » aux éditions du Seuil.  »

    La mort de la politique passe ainsi par ce spectacle de substitution lamentable dans lequel chaque femme se demande « Ce qu’il peut lui trouver ? » et chaque homme « Comment il a pu draguer une top réputée de gauche ? »; un deuxième degré plus libidineux nous ôte même le sursaut qui voudrait nous intéresser à la « politique » du président faite de régression sociale et de menaces sur les libertés et la paix du monde… pour tenter de nous scotcher à la nouvelle star-académie élyséenne, en attente du prochain épisode.

    Si la politique est un « art » comme le crurent certains qui voulaient en réserver la pratique à une élite, cet art a cessé d’être une œuvre pour n’être plus qu’une « performance »… Mais nous savons, nous que se sont les peuples et non les clowns qui les gouvernent qui font l’histoire… Ni Pimprenelle ni compte de fée n’ont changé jamais le sort des hommes, ils ont seulement parfois endormi ou effrayé les enfants.
    JACQUES RICHAUD

  28. MERCI MAMAN…TOUT EST POSSIBLE VRAIMENT

    Stupéfiante confession de la mère de Carla Bruni, interrogée sur les rumeurs de mariage de sa fille avec le Don Juan élyséen (in Libération 15 janvier 2008 page 13 ) : « Je ne sais rien, je viens juste de voir Carla et elle ne m’a parlé de rien. C’est possible, tout est possible… »

    En voilà au moins une qui a compris la nature du sarkozysme : « Tout est possible »…

    On a bien le droit de se payer une Rolex ou une star sans publier les bans, non ? « Heiiiin » rajouterait le personnage…Bolloré et Bigard comme témoins peut-être, au mariage de chanoine de Latran ? Vraiment Colluche nous manque et Guy Bedos va devoir renoncer à sa retraite…

    On s’en foutrait complètement si le gendre putatif (non ne souriez pas) n’était un élu du peuple au suffrage universel direct. On s’en foutrait complètement si divorce et marivaudage ne servaient d’écran de fumée pour cacher d’autres «ruptures » et d’autres «alliances ». Les ruptures que sont l’abrogation de fait de la séparation des pouvoirs et une régression sans précédent des droits sociaux ; les alliances nouvelles qui sont celles d’une politique étrangère alarmante par ses maladresses et ses compromissions aventureuses avec un néoconservatisme US discrédité sur son propre territoire.

    Merci madame Bruni (mère), vous devriez vous adresser directement aux Français pour leur dire ce que vous avez, peut-être, compris au sujet de votre futur ou futur ex gendre…E bella la ragazza, comme une Rolex !
    Jacques Richaud 15 janvier 2008


Comments RSS TrackBack Identifier URI

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s