VENEZUELA : C’EST L’HEURE DU PEUPLE RÉVOLUTIONNAIRE

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LIBERONS  AVEC ENTHOUSIASME LE VÉRITABLE POUVOIR CONSTITUANT DU PEUPLE

traduction Esteban Garcia

Au peuple du Venezuela et aux peuples du monde

Face aux résultats électoraux qui rendent, maintenant, négative la proposition de Réforme de la Constitution présidentielle nous voulons manifester ce qui suit :

Comme il est de connaissance publique, la convocation d’un référendum est la preuve de la vitalité et de la profondeur de la démocratie participative et active à laquelle notre peuple est seul assujetti. Jamais avant, le rôle de notre peuple ne s’est vu consacré comme dépositaire des décisions fondamentales de notre vie politique, en faisant de la démocratie un fait réel et concret.

Le rôle constituant du peuple, l’élargissement et l’approfondissement  des droits économiques, politiques, sociaux et culturels étaient inscrits dans la proposition de réforme constitutionnelle, au moyen d’un dessin d’un état de transition au socialisme dont certains éléments sont mis en relief tels que, le rôle prépondérant d’une économie socialiste, l’instauration du pouvoir populaire comme la forme fondamentale de l’exercice du pouvoir et le gouvernement du peuple, la souveraineté alimentaire, l’élimination des grands propriétaires terriens et des monopoles. L’ouverture de la sécurité sociale aux secteurs les moins protégés, la réduction de la journée de travail etc…Parmi ces mesures il était établi la possibilité de réélire le Commandant Chávez autant de fois que le peuple l’aurait voulue.

Cette possibilité d’avancer constitutionnellement avec certitude vers la construction du socialisme bolivarien a été confrontée depuis le début à des forces obscures de la contre-révolution intérieur et yankee, qui n’avaient pas tardé à mobiliser les moyens économiques et humains pour déchaîner la plus macabre campagne de déformation et de confusion sur la réforme constitutionnelle. À la campagne de terreur et de manipulation médiatique ils ont ajouté la mobilisation de leurs petits chevaux de bataille que sont certains étudiants petit-bourgeois, héritiers du pire de la culture de consommation et de l’individualisme capitalistes. L’ennemi sait parfaitement que pour la continuité de la domination impériale dans le Continent, ses batailles se jouent au Venezuela.

Ils n’ont pas tardé également à faire venir dans leurs rangs en qualité d’alliés circonstanciels ou peut-être stratégiques, des éléments réformistes trahissant le processus comme le sont PODEMOS et l’ex-Général Baduel. Qui ont été la voix principale de la contre-révolution durant toute la campagne et les principaux  diabolisateurs de la proposition présidentielle.

Mais d’un autre côté, à l’intérieur même du processus, il y a eu aussi des secteurs et des dirigeants avec des responsabilités importantes qui ont conspiré contre l’initiative présidentielle. Nous parlons des dizaines de maires, de conseillers, de députés et beaucoup de gouverneurs qui ont été simplement indifférents à leur tâche  et ont saboté la campagne électorale en laissant pratiquement seul, dans celle-ci, le compagnon Président et le peuple qui avec les ongles avait du sortir ses moyens et monter sa campagne. Dans la nouvelle conjoncture et le nouveau scénario ceux-ci seront écartés par la mise en avant de compagnons et de compagnes décidés qui apparaissent aujourd’hui avec l’esprit combatif à des niveaux plus élevés que ceux d’hier.

Ce sabotage interne propre aux secteurs bureaucratiques et corrompus qui déguisés en révolutionnaires usent des institutions et de leurs postes dans le gouvernement pour leur propre bénéfice et celui d’un groupe en sabotant la mise en œuvre des politiques révolutionnaires, a servi à alimenter la frustration, la désespérance et l’apathie de centaines de milliers de compatriotes qui ne voient pas de réponses dans cet « état », dans ces fonctionnaires qui se font appeler « gouvernement » et dans lesquels ils ne voient en rien leur reflet.

C’est pour cela que nous voulons, et de manière autocritique, faire ressortir un problème fondamental que porte la révolution, et c’est le problème de la conscience. Avec toutes les avancées que nous avons eu en ces années de lutte nous réagissons, toujours en tant que peuple et en tant que classes opprimées en lutte pour la libération, sur le terrain de l’émotionnel, à l’adhésion circonstancielle au leader présidentiel, en n’approfondissant guère les propositions du socialisme bolivarien, dans la militance temporelle et volatile, dans la dispersion et l’atomisation de nos forces et de nos luttes. Nous n’avons pas encore brisé avec les critères économicistes, du «Combien pour çà ». Du manque d’organisation et de mise en place de méthodes correctes de travail révolutionnaire. Tout cela et encore beaucoup d’autres éléments nous ont conduit à ne pas mesurer le caractère stratégique de la réforme et le pourquoi nous étions obligés de la gagner. Nous avons préféré laisser cette responsabilité, la nôtre, au Président, assurés de la victoire par « la magie du Président ». Nous assumions le triomphalisme et l’excès de confiance comme une pratique politique, en oubliant qu’en politique, rien n’est certain à cent pour cent. Peut-être que cela a été une de nos plus grandes erreurs mais le Commando Zamora aussi en tant que commando n’a pratiquement pas fonctionné, sinon que comme un petit bourgeon identique  à ces prudents opérateurs politiques de toujours, qui cette fois-ci ont frappé contre la dure et cruelle réalité que les leaders ne peuvent se prévaloir révolutionnaires si l’on est loin des faubourgs, du sujet et de la campagne rurale.

Maintenant il en revient au peuple, il nous en revient d’assumer avec autocritique ce revers électoral, il nous reste à faire un profond bilan de nos forces, de l’ennemi, des traîtres et de ceux qui ont conspiré de l’intérieur. Il nous faut dépasser les marges de la camisole de force qu’est l’institution et sa cohorte de bureaucrates et de corrompus  afin d’appliquer le programme révolutionnaire, nous devons nous passer d’eux. Il nous reste à toucher et à toucher durement les maires, les députés et les gouverneurs qui ont trahi, il nous reste à dénouer d’en bas le véritable pouvoir constituant, l’action transformatrice du peuple, construire avec ou sans l’appui de l’État et à côté du Commandant  Chávez la nouvelle institution révolutionnaire, approfondir le développement de la conscience, la formation et les valeurs. Donner un arrêt à la désespérance et à la frustration. Les réponses et les solutions aux nécessités que nous avons en tant que peuple c’est nous-mêmes qui devons les donner, « le peuple sauve le peuple ». La Libération Nationale et le Socialisme continue d’être le travail révolutionnaire et populaire prioritaire. Faisons une pose sur le chemin pour regarder les bosquets touffus de la montagne, pour nous étreindre, pour organiser nos hommes, nos munitions, nos provisions et tracer les nouveaux chemins par lesquels transitera la révolution bolivarienne cette fois-ci entre les mains de leurs maîtres légitime, le peuple armé de conscience et d’organisation.

À tous les compagnons et les compagnes de lutte, à ceux qui ont été trompés, à ceux qui se sont abstenus, nous les invitons à ne pas se laisser abattre par la tristesse, la rage et la peur. C’est dès maintenant que commence la bagarre, c’est dès maintenant que les oreilles réapparaissent de nouveau, c’est maintenant que les eaux se clarifient et s’épurent, c’est maintenant à Santa Inés que le chant du coq annonce le soleil de la victoire. C’est maintenant d’un seul poing ferme avec le regard intact que nous devons frapper les ennemis de la révolution, redoublant d’efforts, de mystique, accroître les niveaux d’organisation et de conscience. Assumer réellement la coresponsabilité historique et mettre en action le rôle principal participatif. Disons d’une seule voix, avec le moral combattant et l’énergie renouvelés : Nous sommes nés pour vaincre et non pour être vaincus. Ordonnez compagnon Commandant Chávez.

Le FNCEZ et le FNSB ont défendu le Oui critique au référendum.

Front National Paysan « Ezequiel Zamora »
Front National Communal « Simón Bolívar »

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