Une technique financière qui menace l’emploi et le tissu économique et social du pays: les LBO

midas22.jpg La punition de Midas

J’ai tenté ici même de vous montrer que la « crise dite des « subprimes » n’était que la pointe de l’iceberg, nous sommes devant une crise systèmique que l’on pourrait également prendre par d’autres entrées comme le développement des dépenses d’armement. le fait essentiel est que nous sommes dans une phase du capitalisme qui détruit les êtres humains et l’environnement. Il s’agit de défendre l’humanité. Mais prenons un exemple concret: les LBO. Je sais bien que c’est difficile et qu’en général on préfère papoter autour des moeurs de Sarkozy, on se fait plaisir en ressassant des idées creuses  et pourtant la question qui nous est posée est bien celle de l’adversaire et des moyens que nous avons de nous battre. Aujourd’hui… C’est de notre vie dont il est question…

Nous assistons depuis l’année 2000, à la croissance extraordinaire des « fonds », en particulier aux Etats-Unis mais pas seulement. A l’échelle mondiale, les opérations réalisées par ces fonds ont dépassé 300 milliards de dollars en 2005, 600 milliards en 2006 essentiellement par LBO (leveraged buy out ou rachat d’entreprise par effet de levier) Il s’agit d’une technique financière par laquelle un fond d’investissement rachète une entreprise en se finançant principalement (à hauteur de 75% à 90 %) par endettement.  Ce qui peut apparaître comme une simple technique financière a pris une telle importance que certains analystes y voient une transformation majeure du capitalisme globalisé. Il faut bien comprendre que nous sommes à la fois dans le capitalisme, l’impérialisme ce que Marx décrit en terme d’exploitation et de surexploitation, de crises de surproduction par rapport aux salaires, ou encore dans la mondialisation de l’économie, et en même temps dans quelque chose de nouveau. Il y a l’existence d’un cancer financier qui vient renforcer l’exploitation donne un autre contenu à la mondialisation moins créateur et plus destructeur. A ce stade du capitalisme, il  ne produit pas nécessairement (du moins aujourd’hui) les conditions du rassemblement (prolétaires de tous les pays unissez-vous) parce qu’à la fois  cette phase du capitalisme concentre la production  et  isole ne serait-ce que par le chômage massif, mais aussi des formes d’individualisation sur lesquelles il nous faudra revenir. Mais tentons de voir à travers les LBO comment s’articulent exploitation dans le secteur productif et spéculation financière, menace d’un krach mondial dont les « subprimes » ne sont qu’un des déclencheurs potentiels parmi d’autres.

Danielle Bleitrach

Le LBO est une opération financière qui consiste à acheter une entreprise à crédit avec des investisseurs majoritaires, souvent associés avec des cadres de direction, à rembourser l’emprunt par la richesse produite par la société, et surtout à la revendre dans le court terme avec profits.  Le principe en est que plus le taux de rendement exigé d’un investissement est élevé, plus le retour sur investissement doit être court. Et effectivement grâce à ce mécanisme de revente rapide non seulement des entreprises mais des dettes d’acquisition, le rendement est de 26% alors qu’il est seulement de 15% en Bourse.

Comment cela se passe prenons deux exemple, soit des cadres veulent racheter une entreprise par exemple à un propriétaire qui veut se retirer sans héritier, soit un grand groupe veut se débarrasser d’une filiale pour avoir des liquidités. Dans les deux cas ce sont des entreprises prospères, sans endettement.
Dans le premier cas, les principaux cadres n’ont pas les finances nécessaires , ils font appel à un « fond LBO », celui-ci monte un holding qui rachète l’entreprise pour 100 millions d’euros :  15 millions d’euros dont 0,9 apportés par les cadres et 14,1 par les fonds d’investissement LBO, ce qui fait 15% du prix, les 85% restant sont empruntés aux banques mettons à un taux de 5.
Les profits futurs vont servir à payer les intérêts du prêt. Au bout de 4 ou 5 ans, le fonds va revendre l’entreprise à un autre fond d’investissement avec plus-value, les cadres également, ce qui leur rapport mais nous allons voir les conséquences pour l’entreprise et ses salariés, elles sont loin d’être aussi bénéfiques (2).
Dans le deuxième cas, celui du groupe qui se débarrasse pour avoir des liquidités d’une de ses filiales dont il détient 51% des actions, un fond d’investissement se présente et rachète les 51% et va même tenter de racheter souvent par sortie de Bourse les actions restantes.
Dans les deux cas il faut noter que l’entreprise paye maintenant des charges financières qu’elle ne payait pas  avant, ce qui va peser sur son rendement financier même si son rendement économique reste bon. Il est à noter qu’aujourd’hui, environ 9 % des salariés du secteur privé dans le monde travailleraient dans des entreprises détenues par des fonds de capital investissement. Et cela ne fait que s’accroître puisque en 2005, les opérations de LBO représentaient 6,3 milliards d’euros en Europe, soit 78% des transactions. La France se classe à la seconde place en Europe derrière le Royaume uni.
Les fonds d’investissements ont leur « patrie » aux Etats-Unis, mais l’Europe s’est jetée dessus comme nous l’analysons dans notre article sur la crise financière.
Autre remarque puisqu’il y a endettement, il y a diminution des recettes fiscales de l’Etat, l’argent passant dans le paiement des intérêts.
Enfin, comme nous allons le voir cet endettement engendre un mode de gestion spécifique, et il faut bien comprendre que l’on tente de plus en plus à l’imposer au secteur public. On ne comprend rien à « l’autonomie des Universités », si l’on ne mesure pas ce transfert qui est la méthode sarkozienne empruntée au reaganisme et aux néo-conservateurs, gérer par l’endettement.

Les conséquences des LBO
a) L’emploi et les salaires :  » le pouvoir disciplinaire de la dette »
L’objectif des LBO est selon ses défenseurs de mettre l’entreprise « sous tension » dans la gestion de ses dépenses et de ses investissements. Il est affirmé clairement « le pouvoir disciplinaire de la dette ». L’effet négatif réside également dans l’opacité du système pour ses salariés, y compris les cadres. Un business plan a été défini par le fond d’investissement, tout est managé au moment de l’achat : produits, implantation, stratégie financière. Les cadres ne sont plus que les exécutants du holding.
Les fonds du LBO fixent aux dirigeants de l’entreprise l’objectif de diminuer le plus possible les coûts de l’entreprise. Et ce d’autant plus que la revente est prévue rapidement. Ce qui a un effet totalement négatif sur les salaires (3). Ce n’est donc pas un hasard si comme nous l’avons vu à propos de la crise des « subprimes » les salaires ont stagné à partir de 2000 aux Etats-Unis. Nous assistons donc à des suppressions d’emploi, une diminution de la masse salariale mais aussi une précarisation des statuts et une stagnation, voir une diminution des salaires. Ce qui se combine avec une dégradation des conditions de travail, d’hygiène, de sécurité. Un climat social de moins en moins collectif, la traque contre les syndicalistes.

b) L’investissement productif
Comme les fonds payent de plus en plus cher leurs acquisitions, il faut qu’ils sortent de plus en plus vite pour accroître leur rentabilité. Donc ils se désintéressent de l’avenir à long terme de l’entreprise. En particulier dans le domaine de la recherche, ce qui est contradictoire avec le caractère compétitif de l’innovation. D’où là encore la nécessité du pillage du public et son pilotage par le capital.

c) au niveau macro-économique :
Le mécanisme du LBO est basé  sur la substitution de dettes, qui sont des charges pour l’entreprise (donc diminuent le résultat imposable) à des dividendes pour les riches dont on supprime de fait l’impôt sur la fortune. Donc c’est une perte de recette fiscale pour l’Etat, pour financer le service public, la protection sociale (4).
Les LBO ne fonctionnent que parce que les taux d’intérêts sont historiquement bas. Sur cette question je vous renvois à mon article sur la crise financière et sur les commentaires, en particulier tout ce qui a trait à la baisse du dollars, à la Chine et au Japon. Si les taux d’intérêts partent à la hausse cela va déséquilibrer les montages et entraîner des faillites d’entreprise.
On retrouve toutes les caractéristiques de la bulle spéculative, et le risque devient de plus en plus élevé puisque les fonds ont de plus en plus de mal à placer leurs dettes, comme d’ailleurs à trouver des cibles d’entreprises, le krach à la suite de quelques faillites n’est pas exclu, ou à la suite d’une remontée brutale des taux d’intérêt… C’est une destruction du tissu économique et social mondial mais qui comme nous l’avons vu a particulièrement atteint la France, et va encore s’accélérer avec les interventions de Sarkozy.

Danielle bleitrach
(1) Depuis janvier 2006, le fonds KKR a réalisé des opérations représentant 92 milliards de dollars par le biais des LBO .  KKR dont je note dans l’article sur la crise financière « pour les nuls » qu’il a eu de plus en plus de mal à placer ses achats, en fait comme on va le voir ses dettes. KKR a racheté ainsi les pages jaunes  en France, dans le même temps rachetait Chrysler, mais aussi Texan TXU (45 milliards de dollars) c’est-à-dire l’une des plus grandes entreprises de production et de distribution de l’énergie avec y compris une centrale nucléaire. La liste est longue Pages jaunes,CEGELEC, PICARD- courte paille, VIVARTE,TDF, Le Printemps, UPC-noos, Legrand, Yoplait des entreprises passées sous LBO.
(2) (2) la revue Challenge du 22 février 2007 donne quelques exemples de fortunes rapides des managers de ce type d’opération ?
(3) Dans le dossier de la CGT que nous avons largement consulté pour cet article, il est fait état des propos de Boris merlino, délégué CGT chez Picard (entreprise passée sous LBO) : quand je suis entré en 2000 au plus bas de l’échelle, j’étais payé 190 Euros au-dessus du SMIC. J’ai progressé de plusieurs échelons, et mon salaire ne dépasse plus le SMIC que de 15 euros .
(4) Il faut ajouter à cela le fait que le gouvernement français a décidé l’exonération sur les plus values des LBO à partir de 2007.

25 commentaires

  1. « C’est une destruction du tissu économique et social mondial mais qui comme nous l’avons vu a particulièrement atteint la France, et va encore s’accélérer avec les interventions de Sarkozy ».

    Cela va bien finir par s’écrouler un jour (et peut-être plus vite qu’on ne pense). Et comme après tout écroulement, il y aura des victimes sous les ruines… Mais je ne vois vraiment pas comment il est possible d’arrêter cette folie avant qu’elle ne conduise à une énorme catastrophe mondiale. Il y faudrait une volonté politique conjointe de tous les pays, hors cela n’en prend pas le chemin.

    Je ne vois pas qu’il y ait actuellement, où que ce soit, d’organisations (partis politiques ou autres) qui puissent « renverser la vapeur » à temps.

  2. Il y a un niveau de conscience beaucoup plus haut que ce que vous les pensez dans certains pays du sud, les peuples, les Etats confrontés à des phénomènes semblbles des dizaines d’années avant nous sont en train d’envisager des moyens de faire face.

    Ce n’est pas parce que notre cher vieux pays qui somme toute a montré des qualités de résistance dont bien peu témoignaient (je pense au mouvement de 1995 alors que le monde était inerte), est en train avec Sarkozy de mettre les bouchées double en faveur de ces salopards doublés de fous furieux, ni parce que la plupart des partis de gauche tentent de nous convaincre « que l’on ne peut pas faire autrement » qu’il faut baisser les bras.

    personnellement ce dont j’essaye de vous faire prendre conscience c’est justement qu’il ne faut pas accepter parce qu’ils iront toujours plus loin en nous expliquant « la discipline du capital »… Qui ressemble de plus en plus aux chaînes de Saint Antoine, ou aux pyramides qui avaient fureur avant de s’écrouler dans l’Albanie découvrant le capitalisme…

    Danielle Bleitrach

  3. bonjour,

    des militants de la CGT ont bien perçu le probleme

    Ils ont fait un site il y a plusieurs mois et un film video :

    LE FILM « LBO : LES INSOUMIS » EST DESORMAIS DISPONIBLE EN DVD

    http://www.collectif-lbo.org/index2.html

    Ils montrent qu’on peut faire autrement et pas baisser les bras !!!

  4. vladimir, vous avez tout à fait raison, la plupart des informations que j’expose ici émane d’ailleurs des travaux du collectif LBO qui affirme « s’inscrire dans une logique de convergence des luttes, dans la continuité des dernières victoires des forces de progrès en 2005 et 2006 avec le NON à une Europe Libérale et le refus de la précarisation (retrait du CPE) ».
    « Forts de la volonté d’une Europe sociale revendiquée par 68% des Européens, nous devons créer une nouvelle dynamique, offensive cette fois, en s’appuyant sur l’ensemble des forces de progrès de ce pays mais aussi mondiales, qu’elles soient syndicales, associatives, citoyennes et politiques. la mobilisation des étudiants et des lycéens, mais également des seniors, sur ces questions sera déterminante ».
    « En cette période charnière de l’histoire mondiale, le renforcement de la démocratie sociale complémentaire à la démocratie délégataire dans notree pays apparaît comme la première des priorités. Le réglement de la question fondamentale de la transmission d’entreprises pourra largement y contribuer ».

    Parce que le collectif LBO CGT montre que nous allons assister à des phénomènes de transmission importants d’entreprises et que les salariés doivent avoir une stratégie d’intervention dans la gestion et proposer d’autres types de propriétés.

    Je suis contente que grâce à ton intervention nous en arrivions là, c’est-à-dire non seulement le constat, les propositions, dans l’entreprise, dans la nation, en Europe mais aussi dans le monde…

    danielle Bleitrach

  5. « c’est justement qu’il ne faut pas accepter »

    C’est justement ce que je n’accepte pas, moi non plus. Ce que je veux dire c’est que c’est une course de vitesse, et que je ne vois pas, même avec la meilleure volonté du monde, si nous pourrons la gagner. Il faudrait un élan des peuples dans tous les pays quasiment en même temps. Y arrivera-t-on ?

    Ceci dit, il ne faut pas « baisser les bras », je suis d’accord avec vous deux. Et je pense que les sondages mirobolants qui nous tombent régulièrement pour dire « Vous voyez bien ! Tout est pour le mieux ! », ne sont absolument pas crédibles.

  6. comme me le disait alors que j’étais une mouflette les camarades du parti, ceux qu’on appelait « les staliniens », (mais qui à la différence de ceux de l’Union soviétique recevaient les coups alors que là-bas ils le donnaient ce qui change la perspective): « la seule bataille qu’on est sur de perdre c’est celle qu’on ne mène pas!! »

    Aujourd’hui se battre pour faire comprendre la réalité de ce qu’on nous vole, la manière dont on nous dupe, c’est faire de la poltique, c’est pour cela que je vais une fois de plus me battre pour qu’il y ait un véritable parti communiste… C’est pour moi la première étape, elle permettra premiérement de faire connaître au-delà d’internet, dans les couches populaires les plus concernées. Ensuite ce parti devrait passer de l’analyse à l’action, créer les conditions qui font que les gens se sentent utiles, que leur action a un sens, et pas seulement de l’information.

    Voilà pourquoi j’ai besoin d’un parti révolutionnaire… mais c’est vraiment la croix et la bannière…

    danielle Bleitrach

  7. Bonjour,

    Je ne suis pas sûr que ce soit la technique qui soit à mettre en cause mais bien les fonds dont certains ne sont pas soucieux de la pérennité de la société.

    Ceci dit, quel est votre solution quand un chef d’entreprise désire passer la main ? Fermer boutique ?

    Ou que les cadres & employés fassent appel à un fonds car les banques ne leur prêtent pas ?

    C’est en effet un vrai souci que de proposer des alternatives viables à ces solutions qui ne sont au final qu’un accès au crédit pour ceux qui souhaite péréniser l’activité en question.

  8. Nicolas, c’est exactement la question que pose le collectif LBO de la CGT , ils réfléchissent à des questions comme la SCOP et l’actionnariat ouvrier mais comme ils le disent la reprise par les salariés n’est pas la meilleure solution. J’ajoute suivant le type d’entreprises pourquoi ne pas envisager une nationalisation d’un nouveau type avec la préoccupation centrale du collectif CGT: la nécessité d’associer tous les salariés à l’ensemble du projet? Ce qui romprait avec ce qui caractérise justement l’opération LBO, c’est-à-dire l’opacité non seulement pour le personnel d’exécution mais pour la plupart des cadres qui sont les simples exécutants du holding.
    Cela dit vous distinguer « la technique » des « fonds » mais cela va totalement ensemble, comment croyez-vous que l’on trouve une capacité de crédit équivalente à 75 ou 90 % de l’acquisition de l’entreprise ? Avec quel retour sur investissement, est-ce que cela n’implique par le type de gestion « discipline de l’endettement » ou alors c’est la nationalisation, la scop ou l’actionnariat des salariés…
    Mais il est vrazi que dans les 10 ans à venir 700.000 chefs d’entreprises devraient passer la main, donc entre la crise financière et la passtion de main (ou la faillite) il faut bien envisager des solutions …

    danielle bleitrach

  9. Aucun de nos politiques n’a ni connaissance du sujet, ni idée pour l’améliorer. Face à F. Parisot qui lui disait qu’il fallait baisser les charges sociales, S. Royal lui avait dit, en gros, « chiche, on va baisser l’impôt sur les sociétés des entreprises qui réinvestissent » et Mme Parisot de lui expliquer que les charges sociales, ce n’est pas ça… Il n’y a pas non plus, à ma connaissance, de théoricien sérieux de régulation du capitalisme de marché. Je lisais il y a 10 jours, que Pepsico envisageait de racheter Nestlé, leader mondial de l’agro-alimentaire, et qu’en le revendant par morceaux il en obtiendrait le double de son prix en bourse! Nous sommes dans une phase du capitalisme qui n’est que trop prévisible: les entreprises acquièrent des monopoles sans état d’âme et cela au niveau continental et mondial. Tous ceux qui vont vers cela vont dans le « bon » sens, comme les fonds de LBO.

    On voit néanmoins tous les jours ce qu’il faudrait faire pour largement atténuer cela : avoir une justice qui fonctionne vite et bien dans l’intérêt de tous,avec une composante transnationale impérative, renforcer les droits des consommateurs, maintenir la concurrence, mettre la moralité des politiques sous surveillance. Quand l’état accepte que CanalSat rachète TPS, c’est tout un pan de concurrence qui tombe à l’eau. Et quand il accepte aussi que SEB rachète Moulinex c’est pareil. Et quand il donne les concessions d’autoroute à 3 sociétés puissantes, les péages augmentent ensuite. Le seul régulateur à peu près visible aujourd’hui est la commission européenne qui impose par exemple des amendes à Microsoft mais qui n’est pas populaire car elle dénonce aussi les monopoles nationaux (Poste, SNCF) qui ont la même finalité que les oligopoles, même si ils sont plutôt dans la préservation de statuts. Il faut donc militer pour l’émergence de ces régulations, mais aujourd’hui n’importe quel individu peut se faire payer des vacances et être bienveillant avec des puissants.

  10. je ne partage pas votre conception des régulations parce que « la commission de la Concurrence » en Europe est justement celle qui force à la privatisation et de fait pousse vers une ouverture tout azimuth aux fonds de pension…

    En revanche je suis d’accord avec la nature du débat politique en France et singulièrement durant les dernières présidentielles, affligeant… le plus extraordinaire spectacle a été l’incurie des deux principaux concurrents sur le nucléaire…

    Il était manifeste que Ségolène Royal face à Sarkozy défendant la politique du MEDEF ne faisait pas le poids, c’est exactement ce que je dis par ailleurs, je m’interrogeais et je me disais si elle ne dit rien c’est que ce qu’elle a à dire est inavouable… Mais le programme des « anti-libéraux » était tout aussi vide…
    Danielle Bleitrach

  11. On croirait entendre des économistes marxistes du début du siècle.
    « Attendons la crise du système capitaliste qui va bien arriver un jour ou l’autre… » Cela était écrit, prévu, calculé… raté!
    Après une grave crise en 1929, le patronat réalisa en europe l’union entre la pire réaction et la droite classique (cf la synarchie française). Et de révolution il n’y eut.

    Et si vous envisagiez qu’il n’y ait pas de crise et que le système s’adapte une nouvelle fois à ses propres évolutions? De la bourgeoisie familliale au fonds de pensions, l’adaptation s’est faite, de même que la mondialisation, du village au continent, se réalise elle aussi.

    Alors quoi? Où veut il en venir se demandent ils.

    A cette simple réflexion, nous devrions peut être penser le capital non comme un accumulateur, mais comme un transformateur permanent. Il est un éctoplasme capable de digerer énormément de situation à une vitesse considérable et c’est ce qui fit sa grande force face au socialisme réel. Figer notre réflexion revient à avoir un coup de retard face à lui. La dialectique nous enseigne le mouvement nous l’avons trop souvent oublié en analysant passivement les faits alors qu’ils sont, sous le règne du capitalisme mondialisé, dynamiques. Aujourd’hui, attendre la crise, c’est se résigner, c’est subir.
    La question est: Quelle est la crise face à laquelle le capital ne saura faire face. Réponse :aucune (selon moi).
    Il ne pourra être vaincu que par plusieurs crises, plusieurs contradistions l’attaquant simultanément:
    – contradition capital/travail
    – contradiction capital/environnement
    – contradiction entre économies modialisée

    bises

  12. Dimitri,

    tu m’énerves, j’ai envie de te tirer les oreilles, tu t’écoutes mais tu n’écoutes pas les autres… Où as-tu pris l’idée que je serais comme kautsky et bernstein en train d’attendre la crise ?
    Arrêtes de dire n’importe quoi, soit tu me réponds à moi soit tu réponds aux précédents, et eux sont rien moins que marxistes y compris à la mode de kautsky, l’un veut absolument sauver la LBO, l’autre tient à des régulations européennes… AZlors de qui et de quoi parles-tu ?
    bises
    Danielle

  13. DANIELE,

    TRES LOIN DE MOI L IDEE DE TE CHARGER DE TELS MAUX.

    MES REMARQUES S ADRESSAIENT AUX COMMENTATEURS AVISéS DE L’ARTICLE NULLEMENT A TOI, RASSURE TOI JE NE ME SERAIS JAMAIS PERMIS UNE TELLE REMARQUE ENVERS TOI!!!

    DIM

  14. Effectivement par contre je n’avais pas lu ta réponse sur la construction d’un parti révolutionnaire.

    avec mes excuses,

    DIM

  15. […] Une technique financière qui menace l’emploi et le tissu économique et social du pays: les … [image] La punition de Midas J’ai tenté ici même de vous montrer que la “crise dite des […] […]

  16. ne t’en fait pas Dimitri, comme tu l’as dit j’ai une âme de prof et quand je vois un de mes chers étudiants qui ne lit pas ce dont il parle, le prof se réveille… Avoue que me retrouver accuser de kautskysme ou presque est dur à vivre…
    Bises et au plaisir de te lire.
    je remercie Viktor qui a illustré le texte mais pour une fois je me permets de mettre en cause ton excès de culture classique mon cher Viktor: sont-ils nombreux les lecteurs à se souvenir de qui était Midas, ce roi qui avait demandé aux dieux que tout ce qu’il touche se change en or.. Et qui est bien sûr est mort de faim…
    Danielle Bleitrach

  17. Contrairement à ce qui est écrit dans cet article, un LBO ne diminue pas les rentrées fiscales, c’est même le contraire.

    L’emprunt qui a financé la reprise est remboursé avec les dividendes issus de la société achetée. Ces sommes ont donc déjà subi l’impôt sur les sociétés. Comme généralement la société doit dégager un résultat plus important qu’avant le LBO, il y a donc plus d’impôt. Même en cas d’intégration fiscale entre la société achetée et la société acheteuse, il faut dans la pratique plus de résultat après achat qu’avant et donc il y a eu plus d’impôt payé.

    En second lieu, la plus value effectuée lors de la vente est soumise au régime d’imposition des plus values soit 27% du total, taux qui est le plus élevé des grands pays industrialisés, et à ce jour l’exonération sur les plus values sur les LBO n’a pas encore été votée.

  18. Benj, je maintiens mon affirmation l’ensemble du régime fiscal encore aggravé par l’absence d’impôt sur les plus values LBO.J’en profite pour vous cignaler outre le dossier du collectif LBO, également « la mécanique des LBO » Alternative économique » n252. novembre 2006, accessible dans archives en ligne.

    Danielle Bleitrach

  19. […] Septembre noir de Jacques Attali, le Figaro, la mécanique du crédit crunch sur BetaPolitique, les LBO, menace de retournement immobilier en Europe, la bulle fait pschittt sur Libé, Le Monde, Carnets […]

  20. je vous dire mon humble avis sur l’analyse de la crise la section socialiste de l’île de Ré pédale dans le yaourt mais merci camarades de nous offrir en prime en téléchargement cette video sur Ray Charles et les Blues Brothers, on ne s’en lasse pas…

    Danielle Bleitrach

  21. Bonsoir,

    Ceux qui ont initié la pompe à finance ont mis leurs coffres hors d’atteinte du raz de marée que provoquerait un crash financier. Leurs partenaires proches mais minoritaires dans les CA, devraient morfler tout seuls. Cela n’évoque en rien Midas, ( en tout cas pas pour moi !) Dans l’attente il existe bien pour certains un intérêt à prolonger le truc le plus longtemps possible.

    Pour simplifier disons que le Monde est financièrement dirigé par des escrocs.

    Je suis aussi atterré de certaines réactions du forum. Les effets collatéraux de l’arnaque semblent bien comprit mais absolument pas l’essence. Comme si l’important était dans le partage de la « croissance » qui, ainsi virtualisée serait détournée au profit de l’investissement et au dépend du travail. Alors que le concept même de « croissance » est la racine du mal !

    L’auteur du texte de base écris :« Les LBO ne fonctionnent que parce que les taux d’intérêts sont historiquement bas.» –> Oui, tout à fait, sauf qu’il serait plus simple de dire carrément que ces montages crapuleux ne fonctionnent que parce que des banques centrales soi-disant « libres » distribuent des « liquidités ».
    Le crédit est un dopant économique, donc un facteur de croissance, ce qui devrait vous plaire. Certainement commencez-vous enfin à comprendre qu’il s’agit d’un poison ?

    Le sujet LBO est particulièrement intéressant comparé au sujet du moment, à savoir les subprimes car le principe est le même : On emprunte pour acheter un truc qui va prendre de la valeur, bref il s’agit dans les deux cas de systèmes «boule de neige». Tant que le pigeon espéré se pose et que la monnaie rentre ça va… Avec les LBO et même en général, il y a longtemps que les prix d’achat des entreprises ont dépassé leurs valeurs réelles (investissements amortissables par un certain nombre raisonnable d’exercices), il y a des cons (pas tous cons comme présenté au début) qui continuent à jouer et des gouvernements complices qui laissent faire!

    Ce serait rigolo 🙂 si ça ne détruisait pas la planète. 😦

  22. oui Croa, je suis d’accord… C’est pour ça que je dis que le système fonctionne un peu (un peu seulement) comme les chaînes de Saint Antoine, vous savez ces trucs où il faut envoyer à quatre personnes son adresse, et elles-mêmes vous envoient de l’argent,ça se démultiplie de manière extraordinaire pour les premiers, mais pour les derniers le mécanisme s’épuise et en plus ils n’ont pas de relations crédibles, ludiques et solvables… C’est le système des « pyramides » à travers lequel les Albanais sortant du communisme très particulier ont découvert le « enrichissez-vous capitaliste », ça et les réseaux de prostitution…
    Il n’y a pas que les subprimes, tout fonctionne de la même manière, les LBO, la spéculation sur le yen,les fonds, etc… C’est un cancer financier qui se développe et exige toujours plus sa livre de chair de l’économie réelle. C’est pour cela que « la crise » n’est pas seulement liée à la côtation de la Bourse de Sahangai comme au mois de février, ou aux subprimes aujourd’hui, elle est dans le cancer sur l’économie réelle malade mais dont on affirme qu’elle se porte bien puisqu’elle continue à générer bas salaire, chômage et profits…

    Les mécanismes sont plus sophistiqués certes… Mais c’est ça, le monde est gouverné par une bande d’escroc sans foi ni loi et nous avons mis leur copain (un nouveau Tapie) à la tête de la petite entreprise France, nous lui avons confié toutes nos économies,nos ressources, notre santé, notre protection sociale… Il devait les placer avec bon rapport…

    Et il agit déjà: est-ce que vous vous rendez compte que les mesures prises par Sarkozy présentent un coût de 15 milliards pour l’Etat (estimation de l’Intitut de l’entreprise lié au patronat), c’est-à-dire près d’un vingtième de nos ressources collectives qui devront être donnés pour « créer de la confiance » mais pas donné à n’importe qui: la moitié au moins de ces cadeaux bénéficieront au dixième des Français les plus riches, voire au centième d’entre eux pour « le bouclier fiscal »… Et après il n’y aura plus d’argent pour l’école, pour notre santé…

    C’est le coup de la petite vieille à qui un escroc rafle ses économies de toute une vie parce qu’il présente bien… Et pendant ce temps là la petite vieille est trés contente parce qu’on crée un service minimum, restreint le droit de grève… L’escroc a la pouvoir, il fait la une de Gala, vit dans le luxe avec une bande de PDG et de pipole et pendant ce temps on crée la récidive pour celui qui se contente de voler des sacs devant les distributeurs… Alors qu’il est nettement le même modèle mais au plancher…

    Danielle

  23. Je relis la suite des réactions à ce sujet.
    Je fais peut-être parti de ceux qui n’ont pas compris « l’essence » de ce qui se passe mais on ne peut pas non plus se taper sur le ventre ensemble en se disant, qu’on est dirigés par des escrocs. Dans ce cas-là, les blogs ne servent pas à grand chose.

    Comme je l’avais indiqué auparavant, si on veut avancer il faudra réguler ou agir sur tout ça et le débat aurait un intérêt.

  24. vous avez parfaitement raison, les choses ne peuvent pas demeurer en état. Cela dit en ce qui concerne les LBO, un des problèmes sur lequel d’ailleurs insiste beaucoup le collectif CGT est la démocratisation, la participation, alors que « l’essence » du LBO c’est aussi l’opacité, y compris des cadres de direction qui perdent toute capacité à gérer l’entreprise, les CE n’en parlons pas…

    La question est comment vous pourrez « renverser la vapeur » ne serait-ce que sur ce point essentiel si les autres sont convaincus que l’on ne peut pas faire autrement, et si les méthodes de gestion individualisées qui ^se combinant avec ce genre de dépossession peuvent y compris conduire à la maldie et au suicide des collectifs désorganisés ? Comment allez vous faire sinon tenter de prévenir, d’analyser, de faire savoir, l’objet même de ce blog…

    Un autre aspect que je n’ai pas traité – difficile de saisir tous les aspects d’une crise systémique- c’est la faillite des Institutions dites de Bretton wood comme régulation mondiale. Ce qu’on a vu surgir dans cette crise c’est le fait que les Banques centrales qui ne sont pas toutes étatiques, ni même superétatiques mais toujours dominées par le Capital, ont supplée au FMI et la Banque Mondiale, elles l’ont fait en injectant du capital c’est-à-dire de fait en encourageant l’entretien des bulles spéculatives. Donc il faudrait également bien comprendre ce qu’est la crise actuelle du FMI, non seulement en Amérique latine certains pays accèlérent le remboursement de leurs créances, mais Chavez incite à faire comme lui: quitter le FMI qu’il appelle Dracula. Mais depuis la crise asiatique de cet autre côté le FMI n’a plus la côte… Tous ces phénomènes jouent un rôle important dans la crise des liquidités.

    Je crois que monte de partout l’idée qu’il faut revoir de fond en comble ce système, et pas seulement du côté des altermondialistes… Ni surtout de la gauche française qui est aux abonnés absents comme le président de la République… Certes il y a eu l’intervention de Fabius, un communiqué du PCF d’une rare indigence et geignard , du style : « mon dieu comme ils sont méchants! Il faut faire quelque chose! » Il est clair que si les capitalistes (qu’est-ce que cette entité?) avaient deux doigts de bon sens, ils opéreraient une réforme rapide, tendant à contrôler les spéculations, et peut-être même là je suis audacieuse à trouver une monnaie commune qui ne soit pas le dollar, ni aucune monnaie existante, qui remplacerait ce que fut jadis l’étalon or… Mais vu la catastrophe que sont les monnaies communes comme l’euro, il faut bien étudier cette question. Là encore se pose la question de la transparence, de citoyens éclairés…
    C’est d’ailleurs pourquoi j’ai ricané sur la démocratie participative de Ségolène, non seulement elle est loin de celle de certaines villes brésiliennes, mais c’est le vide absolue sur ses questions de la part de la candidate et du PS lui-même. DSK est l’homme des patrons, Fabius est un peu mieux mais qui peut croire qu’il fait des choix de gauche… en particulier sur le plan international? Quand au PCF, à la LCR, aux anti-libéraux c’est l’indigence…
    Cela nous renvoit à l’idée agitée ici avec juste raison : il faut l’unité pour imposer dans l’entreprise, en France, en Europe et dans le monde une autre politique, cela urge…. Oui mais ce qui urge ce sont des objectifs, des contenus, des stratégies, pas des luttes de clans qui s’entendent pour ne rien dire…

    Danielle Bleitrach

  25. le 23 août,

    on pourrait se réjouir de voir à quel point l’actualité confirme nos analyses si malheureusement la folie des marchés financiers et celle des gouvernants ne conduisaient pas à la catastrophe annoncée.
    je vous signalais que le système de mettre l’entreprise sous la pression de l’endettement, type LBO conduisait non seulement à détruire l’emploi et les salaires, mais aussi les investissements productifs nécessaires.
    Je signalais également que la recherche en faisait les frais, et que la tentative actuelle pour « l’autonomie » des universités était compréhensible dans ce contexte.

    Voici l’article du Figaro aujourd’hui, sur la politique de Fillon, il confirme l’analyse.

    LA COMPÉTITIVITÉ des entreprises et l’innovation faisaient partie des priorités du gouvernement pour relancer la croissance. À peine rentré de vacances, celui-ci a pris le sujet à bras-le-corps, pour désamorcer les inquiétudes ayant pu surgir cet été. Il faut dire que, outre la crise financière, qui a affolé les marchés, les nouvelles de ces dernières semaines en provenance des entreprises ont été décevantes. Non seulement elles ne parviennent toujours pas à exporter autant que le font leurs voisines allemandes – comme en témoigne notre déficit commercial record -, mais, depuis fin mars, elles n’investissent plus.

    Des PME trop petites qui n’atteignent pas la taille critique pour se développer à l’international, une innovation insuffisante : les handicaps français sont connus. Notre pays ne consacre que 2,2 % de son PIB à la recherche, dont à peine la moitié vient du privé.

    Après Nicolas Sarkozy lundi, qui a animé une réunion consacrée à l’économie, c’était donc au tour de François Fillon hier de revenir à la charge sur l’importance de mobiliser les entreprises. « Dans les prochains jours, nous annoncerons une réforme radicale du crédit impôt recherche pour que 100 % des dépenses de recherche soient prises en compte », a déclaré le premier ministre au Monde. Aujourd’hui, le crédit d’impôt recherche (CIR) consiste en une réduction d’impôt qui peut aller jusqu’à la moitié des dépenses de recherche. Il est plafonné à 16 millions d’euros par entreprise et par an.

    L’objectif de croissance de 2,25 % en 2007 maintenu

    Sur 7 400 entreprises déposant une déclaration de crédit d’impôt recherche, 4 435 ont été admises, en 2005, à en bénéficier. « C’est beaucoup trop peu, alors qu’il faut faire de l’innovation la clé de voûte du développement de nos entreprises dans la compétition mondiale. Nous devons non seulement l’augmenter, mais aussi le simplifier et introduire une relation de confiance avec les entreprises – en d’autres termes, ne plus leur laisser craindre un contrôle fiscal dès qu’elles y font appel », indique le secrétaire d’État aux Entreprises, Hervé Novelli. Le coût annuel du crédit d’impôt recherche est aujourd’hui de 982 millions d’euros. Selon l’Institut de l’entreprise, le relèvement à 100 % du taux du CIR aurait un coût de « plusieurs milliards d’euros » pour l’État. Un gouffre financier ! Le ministre de l’Économie, Christine Lagarde, devrait détailler le nouveau dispositif en Conseil des ministres vendredi.

    Parallèlement, François Fillon a annoncé hier la création d’un statut de la « jeune entreprise universitaire ». « L’idée est de faire bénéficier un certain nombre d’entreprises créées par des universitaires d’une franchise d’impôt », précise-t-on au ministère de la Recherche.

    Dans les tuyaux depuis plusieurs semaines, la fusion entre les agences d’aides aux entreprises Oseo et l’Agence de l’innovation industrielle (A2I) a également été confirmée par Matignon. Enfin, le gouvernement veut ratifier l’accord de Londres sur les brevets, un dispositif qui va permettre aux entreprises de réduire jusqu’à la moitié le coût du dépôt de leur idée, en ne les obligeant plus à traduire le brevet dans de multiples langues.

    Au-delà de mesures au coup par coup pour améliorer la compétitivité, le gouvernement précisera vendredi un calendrier de travail pour des « réformes structurelles nécessaires ». En attendant, François Fillon maintient l’objectif de croissance de 2,25 % en 2007, malgré le ralentissement du deuxième trimestre, de même que celui de 2,5 % pour 2008.


Comments RSS TrackBack Identifier URI

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s