Les présidentielles sont passées et le résultat des deux tours disent assez l’alternative :
Soit on se résigne
Soit on se bat
Evidemment on a choisi la 2ème SOLUTION avec comme fil conducteur, unir et reconstruire.
Dans ce but on t’invite
Jeudi 24 mai à 18h au 26 Bd de la Libération
En prélude à cette réunion en PJ et copié collé l’introduction à la réunion que nous avons eu sur Marseille le 7 mai ce qui nous donnera certainement l’occasion de débattre et, si vous ne l’avez pas vu sur Rouge midi, en PJ, le tract diffusé actuellement.
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Quelques éléments sur la réunion du 7 mai.
Introduction
Ce soir ce ne devait être qu’une réunion de bureau pour faire une première analyse des résultats du second tour avant une ou des réunions publiques un peu plus tard, mais les coups de fil qui se sont succédés, coups de fil où se mêlaient colère, peur et abattement mais aussi envie de se battre, ont modifié le caractère de notre rencontre et l’ont donc rendue plus large.
La rapidité à laquelle on a donc « convoqué » cette réunion fait que l’introduction que je vous présente est pour une large part personnelle et n’a pas fait l’objet d’une réflexion collective approfondie.
La république des bantoustans.
Sans prétendre pouvoir tout analyser juste quelques éléments de réflexion sur des résultats qui ne sont pas sans évoquer l’Afrique du Sud, celle d’avant Mandela. Quand on regarde le vote Sarko ce qui ressort nettement ce sont deux tendances qui ont été confirmés par le second tour :
- C’est un vote de vieux, puisque les plus de 65 ans sont la seule tranche d’âge où il est majoritaire renouant ainsi avec une droite qui depuis 68 se fait peur avec cette jeunesse qui remet en cause le vieux monde.
- C’est un vote de riches ce qui s’observe dans les villes riches avec des scores jamais ou rarement atteints par la droite, mais qui s’observe aussi dans les quartiers riches de villes moins huppées et de ce point de vue le cas de Marseille est très éclairant avec une ville coupée en deux dans le sens Nord – Sud avec un Nord qui vote contre Sarko et un sud qui le plébiscite.
- C’est un vote de « petits blancs » ce qui s’observe de manière générale dans un certain nombre de quartiers populaires peuplés d’ouvriers à statut et possesseurs d’un petit patrimoine qu’ils ont gagné par une vie de travail. Cela est particulièrement observable dans des quartiers où se côtoient résidence pavillonnaire et HLM et où les bureaux de vote sont différenciés. Ainsi dans ces cas là Sarko est loin derrière Ségo pour le bureau HLM, alors qu’il est devant pour le bureau résidence. Dans les noyaux villageois et les « quartiers classes moyennes », où les copropriétés dominent, là encore le vote Sarkozy est majoritaire. Le vote Le Pen, très fort au 1er tour (parfois encore 1er) se reporte sans sourciller sur Sarko. C’est aussi dans ces quartiers « classes moyennes » que le report des voix sur Ségo est le plus mauvais même si dans l’ensemble il est très massif.
Au fond c’est un vote de peur, d’incompréhension devant ce monde qui bouge où les blancs sont en minorité, où l’identité de la France aux 2000 ans de chrétienté est remise en question par ces africains du tiers monde qui viennent nous envahir. Un vote où se mêlent racisme ordinaire et défense de sa propriété privée.
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