Archive pour la catégorie 'A Marseille...'

danielle bleitrach :Qui a vendu Marseille ?

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Marseille est plus ou moins a contrario de ce qui se passe dans le pays. l’abstention y est plus forte qu’ailleurs et le maire UMP y réalise une meilleure performance que partout ailleurs. Pourquoi? Pourquoi cette ville prolétarienne rebelle est-elle vouée à se donner à une droite qui n’est même pas compétente en matière de gestion locale. la réponse est cette ville a un personnel politique indigne, les jeux politiciens y sont à donner la nausée. C’est la bouillabaisse marseillaise. Ce matin le lecteur de ce qui fut le quotidien régional communiste La Marseillaise ouvre son journal et découvre Coppola le secrétaire de la Fédération du PCF en train d’embrasser  pour la féliciter de son élection une charmante jeune femme:  Samia Ghali. Le nouveau maire du secteur du 8e arrondissement, celle qui remplace le maire communiste Dutto, le successeur de Billoux et guy Hermier. ce secteur a-t-il été pris à travers la compétition électorale  même pas ? A Marseille les communistes bradent.

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Peut-être y a-t-il un espoir dans cette union à la base ?

NON la gauche ce n’est pas l’alliance
PS, MODEM, UMP !
« Je veux être le Sarkozy d’Allauch » R Povinelli, maire dit PS qui en fait a rassemblé le PS, la droite, bref la bouillabaisse de la région marseillaise. face à ce meli-melo, dans un petit village des hauteurs marseillaises qui s’appelle Allauch, la gauche ou plutôt l’extrême-gauche s’est rassemblé. Si vous voulez plus de renseignements allez sur le site “Rouge-midi” où un article vous expliquera tout. J’ai suffisament exposé mes résistance tant devant le nouveau parti de la LCR, que devant les collectifs anti-libéraux, pour dire que cette union à la base est peut-être intéressante. Je pense que je vais me rendre à ce meeting du 6 mars dans le village d’Allauch.

Danielle Bleitrach

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Frederik Brandy : une indépendance macabre et appel à manifestation à Marseille

Je me permets d’attirer votre attention sur la question de l’indépendance du Kosovo et sur le rôle joué par l’Europe dans cette sale affaire, cela d’autant plus volontiers que cette question est souvent abordée de manière biaisée par les escrocs intellectuels qui monopolisent les médias en diffusant les mythes balkaniques les plus fabriqués. C’est pourquoi je soumets à votre lecture (sinon à votre approbation…) le bref texte “alternatif” ci-dessous :

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Sortir de l’impuissance en revendiquant l’impossible

badiou.jpgMe voici de retour parmi vous, je dois avouer que je n’ai entendu que quelques extraits de la conférence de presse de Sarkozy mais comme vous tous j’ai été frappée par le côté « coucou » s’installant dans le nid (abandonné il est vrai) de la gauche avec sa “politique de civilisation”. Cet invraisemblable individu n’a pas craint de désigner au titre de son concept (ou plutôt celui emprunté à Edgard Morin)tout ce qu’il s’emploie sans vergogne à démanteler à commencer par la sécurité sociale. Plutôt qu’écouter le soir la retransmission de sa conférence, j’ai préféré aller entendre Alain Badiou et Eric hazan, et je ne le regrette pas. Voilà ce que je voulais vous dire pour en débattre, étant bien entendu qu’il n’y a pas ici de maître à penser, mais des échanges autour du “communisme”. Comme Badiou j’inscris volontairement ce mot parce qu’il y a là un but non digérable par le capitalisme, un mot qui à l’inverse de celui de démocratie ou de résistance n’est pas rouillé, un outil oxydé, un mot qui engendre de faux consensus. Le poser comme un but est déjà un manière de porter l’impuissance névrotique qui est notre quotidien politique jusqu’à l’impossible. Tous les “possibles” (par exemple l’éternel reconstruire la gauche) sont piègés; pour sortir de l’impuissance il faut donc revendiquer l’impossible, le Che et lacan sont semble-t-il d’accord sur le sujet, sur sa reconstruction par la révolution.

Danielle bleitrach

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2008 l’année de tous les dangers, jusqu’où ira la crise ?

Je préfère vous le dire maintenant plutôt que de vous souhaiter la bonne année avec ce genre d’annonce.

 les temps s’annoncent difficiles et comprendre est indispensable… Beaucoup de gens ont travaillé sur ce blog, nous sommes une petite équipe, nous allons continuer. Un bref bilan, ce blog a été ouvert le 20 mai, il a reçu à peu près 100.000 visites en sept mois. Il en est aujourd’hui à une moyenne de 1000 par jour. Il va connaitre quelques jours de somnolence, profitez en pour prendre connaissance des textes que vous auriez ratés.

Je ne voudrais pas vous gâcher vos vancances mais nous avons commencé ce blog avec l’élection de Sarkozy et la crise des subprimes et celle-ci va s’aggravant.

Hier 18 décembre, la BCE (banque centrale Européenne) a alloué 348,6 milliards d’euros aux banques commerciales, une somme colossale  pour tenter d’enrayer la crise du marché monétaire.Cette injinction massive est le montant le plus important jamais injecté par la BCE sur les marchés depuis depuis le début de la crise financière et même depuis sa création…

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L’Université et le mouvement social

blog2.jpgDans les Universités un mouvement s’est déclenché, dans le contexte où nous sommes celui d’un mois de novembre où vont se multiplier les journées d’action, SNCF, Electricité-gaz de France, éducation nationale, fonctionnaires, le barreau, il est évident que cette force étudiantes, mais aussi d’autres secteurs en lutte comme le CNRS, representent un appui essentiel. En particulier pour empêcher que soit mise en oeuvre la stratégie à la Thatcher du gouvernement, isoler les plus combatifs, obtenir la division. Le gouvernement est confronté à une perte de crédibilité, si l’on en croit les sondages Fillon a chuté à 44% d’opinions favorables et Sarkozy à 53%, les sondés ne leur font pas confiance sur le pouvoir d’achat et l’augmentation de la rétribution présidentielle a été trés mal vécue(1). Dans un tel contexte, il devrait être plus facile de faire comprendre le caractère global de l’assaut gouvernemental contre les salariés , faire percevoir à quel point c’est l’avenir du pays qui se joue. Les jeunes qui font déjà les frais de la crise, et à qui on offre en fait la possibilité d’augmenter le recours à de petits boulots précarisés, y compris pour payer leurs études, voir les facilités d’endettement, sont ceux à qui on demande de s’ajuster à cette société inhumaine du “enrichissez-vous”, de la concurrence généralisée.

Vous remarquerez l’absence de publicité qui est faite à ce mouvement étudiant, et la manière dont les autorités universitaires choisissent comme ici de fermer l’établissement en espérant l’étouffer dans l’oeuf. Donc sur ce journel, je vais tenter de vous donner des nouvelles de ma fac durant ce mois de novembre. Ce sera difficile parce que le 6 et le 7 je suis à Paris, jusqu’au 15 je démménage… Mais je vais essayer. Dans l’état actuel il serait bon que chacun tente de se renseigner sur ce qui se passe dans les universités proches et le fasse connaître pour vaincre le mur de silence que l’on tente d’ériger autour d’eux. La photo et l’article sont sur le site du Comité de lutte d’Aix-en provence de U1.

Danielle Bleitrach

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Quel projet pour Marseille ?

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Charles Hoareau envoie ce texte. Il le situe dans la préparation des élections municipales à Marseille et dans le prolongement de l’initiative de Venissieux.

Qu’est-ce qui me paraît intéressant dans la démarche proposée par Charles Hoareau et les Rouges vifs de Marseille ? Pour l’essentiel la manière dont est privilégié un programme qui s’oppose à la main basse sur la ville des capitaux, la vague de privatisation, le triomphe de la spéculation contre l’intérêt des habitants, qui à Marseille sont dans leur immense majorité des couches populaires. On veut les chasser du centre, les réduire dans des zones périphériques et Marseille qui est encore la ville de tous connaîtra alors la violence, la relégation des banlieues, c’est ça l’enjeu: le droit de vivre des humbles, des pauvres, des travailleurs et au-delà une société du “vivre ensemble”. Et le fait que les gens qui portent ce projet n’ont pas attendu les municipales pour mener cette bataille.

L’autre aspect tout aussi essentiel de cette démarche c’est qu’à Marseille les grenouillages ont commencé. Gaudin le maire UMP copie la tactique Sarkozy de “l’ouverture”, les ralliements individuels de gens de gauche, Jean Noel Guerini, le président PS du Conseil Général, dont la réputation fleure  le clientélisme, la brutalité et souvent le mépris des petits,  s’impose comme candidat du PS. Il ne veut pas rallier les partis mais les individus et déjà certains parmi les communistes qui ont mené contre leur parti l’aventure Bové se rallient à “l’homme fort”. Le grand danger est de raisonner à partir des alliances de sommet autour d’hommes providentiels, que les appetits individuels l’emportent plutôt que les programmes, donc le texte de Charles Hoareau a le mérite de rompre avec cette démarche en disant ce qui nous préoccupe est le Marseille populaire, celui que l’on sacrifie, nous ne rentrerons dans aucune manoeuvre d’appareil, aucune aventure politicienne, ce que nous voulons c’est un projet que nous nous donnerons les moyens de défendre comme nous l’avons fait jusqu’ici dans toutes les luttes.

Partout se préparent dans des tractations diverses, le plus souvent politicienne les prochaines municipales, la gestion d’une ville, les choix sont essentiels et c’est cela qui partout doit nous déterminer. Ce qui se passe à Marseille se passe ailleurs, et nous pouvons à la fois lutter contre la politique de Sarkozy, contre sa méthode, et avancer vers une autre conception de faire de la politique. Je fais un rêve modeste et fou, qu’il se trouve partout des gens désinteressés qui refusent ces grandes manoeuvres où les appétits individuels se dissimulent derrière les étiquettes, où les ralliements derrière les plus brutaux préludent à l’abandon des projets puisque ce qui compte ce sont les hommes forts, leur publicité, leurs “équipes”. Allons nous en finir avec cette conception de voyou de la politique qui a permis l’election de Sarkozy, retrouverons nous le débat autour de notre vie, allons nous remettre le citoyen de la ville, le salarié, celui qui cherche un logement au coeur de la politique ? C’est cela qu’il faut apprendre à faire.

Il reste à penser un projet qui met la justice sociale, le droit à vivre ensemble en ville, dans la situation globale de la planète, un nouveau mode de vie là aussi plus juste et plus respectueux des ressources, mais le pas essentiel est fait, la justice et la démocratie. Je trouve et, c’est pour cela que j’ai choisi de le publier, que ce texte va dans le bon sens.

Danielle Bleitrach

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Partons en vacances en Provence

Il y a un blog que je viens de découvrir grâce aux liens qui sont inscrits dans mon tableau de bord. Parce que moi j’ai un tableau de bord, que peuvent consulter Nadir (tiens où est-il passé, quand est-ce qu’il rentre de vacances ?) et Viktor (qui passe son temps à me corriger la mise en page), donc je parle sous leur contrôle. « Mon » blog est ouvert depuis deux mois et a reçu en tout 17.000 visites, en comptant les eaux basses de quand j’étais dans le désert (à la fin il y a eu trois jours avec seulement 50 passages). Ce que je veux vous dire avec ces statistiques, c’est que le nombre de remarques sur un article ne signifie pas nécessairement qu’il soit plus ou moins lu. Ca c’est pour la remarque de Sam sur l’article de Viktor. Il y a des articles champions en général ceux qu’ont relayé d’autres sites, grand soir d’abord, mais aussi Antigone, Gracchus et celui de Gilles et Françoise. Ceux-là atteignent les mille lecteurs et plus. Le mieux c’est de regarder à droite, vous avez les articles les plus lus, mais il y a les « classiques » fréquentés de manière régulière. Bon voilà vous en savez autant que moi. Mais je veux vous parler d’un blog que j’ai découvert grâce aux liens. C’est le temps des vacances, et celui-là nous fait vivre dans un village de Pagnol… Cela dit Pagnol c’est bien mais n’oubliez pas Rouge-midi, c’est du solide…

Danielle Bleitrach

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Dimanche sur Radio-Galère

Dimanche sur Radio-Galère, je suis l’invitée d’Etienne de 11 heures à 13 heures… N’oubliez pas les Marseillais, Radio Galère c’est 88.4…

réunion des “Rouges-vifs”

Les présidentielles sont passées et le résultat des deux tours disent assez l’alternative :

Soit on se résigne
Soit on se bat

Evidemment on a choisi la 2ème SOLUTION avec comme fil conducteur, unir et reconstruire.

Dans ce but on t’invite

Jeudi 24 mai à 18h au 26 Bd de la Libération

En prélude à cette réunion en PJ et copié collé l’introduction à la réunion que nous avons eu sur Marseille le 7 mai ce qui nous donnera certainement l’occasion de débattre et, si vous ne l’avez pas vu sur Rouge midi, en PJ, le tract diffusé actuellement.

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Quelques éléments sur la réunion du 7 mai.

Introduction

Ce soir ce ne devait être qu’une réunion de bureau pour faire une première analyse des résultats du second tour avant une ou des réunions publiques un peu plus tard, mais les coups de fil qui se sont succédés, coups de fil où se mêlaient colère, peur et abattement mais aussi envie de se battre, ont modifié le caractère de notre rencontre et l’ont donc rendue plus large.

La rapidité à laquelle on a donc « convoqué » cette réunion fait que l’introduction que je vous présente est pour une large part personnelle et n’a pas fait l’objet d’une réflexion collective approfondie.

La république des bantoustans.

Sans prétendre pouvoir tout analyser juste quelques éléments de réflexion sur des résultats qui ne sont pas sans évoquer l’Afrique du Sud, celle d’avant Mandela. Quand on regarde le vote Sarko ce qui ressort nettement ce sont deux tendances qui ont été confirmés par le second tour :

- C’est un vote de vieux, puisque les plus de 65 ans sont la seule tranche d’âge où il est majoritaire renouant ainsi avec une droite qui depuis 68 se fait peur avec cette jeunesse qui remet en cause le vieux monde.

- C’est un vote de riches ce qui s’observe dans les villes riches avec des scores jamais ou rarement atteints par la droite, mais qui s’observe aussi dans les quartiers riches de villes moins huppées et de ce point de vue le cas de Marseille est très éclairant avec une ville coupée en deux dans le sens Nord – Sud avec un Nord qui vote contre Sarko et un sud qui le plébiscite.

- C’est un vote de « petits blancs » ce qui s’observe de manière générale dans un certain nombre de quartiers populaires peuplés d’ouvriers à statut et possesseurs d’un petit patrimoine qu’ils ont gagné par une vie de travail. Cela est particulièrement observable dans des quartiers où se côtoient résidence pavillonnaire et HLM et où les bureaux de vote sont différenciés. Ainsi dans ces cas là Sarko est loin derrière Ségo pour le bureau HLM, alors qu’il est devant pour le bureau résidence. Dans les noyaux villageois et les « quartiers classes moyennes », où les copropriétés dominent, là encore le vote Sarkozy est majoritaire. Le vote Le Pen, très fort au 1er tour (parfois encore 1er) se reporte sans sourciller sur Sarko. C’est aussi dans ces quartiers « classes moyennes » que le report des voix sur Ségo est le plus mauvais même si dans l’ensemble il est très massif.

Au fond c’est un vote de peur, d’incompréhension devant ce monde qui bouge où les blancs sont en minorité, où l’identité de la France aux 2000 ans de chrétienté est remise en question par ces africains du tiers monde qui viennent nous envahir. Un vote où se mêlent racisme ordinaire et défense de sa propriété privée.

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