Comment vous décrire mes amis, ce que j’ai éprouvé en regardant la video que vous m’avez envoyée, ce 15 août, un jour de vacances à tous les sens du terme, cette video décrit comment une vingtaine de personnes ont entrepris d’escalader un pîc des pyrénées. L’un trâine un peu la patte, l’autre a mes printemps et mes cheveux blonds devenus blancs sans que je m’en sois réellement aperçu, devant marche une jeune cubaine vétu d’un drapeau de son pays… Que font ces gens là ? Ils escaladent la montagne, ils ont pris au pied de la lettre la proposition cubaine :”escalader la montagne pour dire la vérité… ” Et enfin ils étalent une banderole pour réclamer la liberté des 5… Bientôt ils vont en rejoindre d’autres qui vont escalader les Andes toujours dans le même esprit: à eux tous, sur toute la planètes tous les hommes et les femmes, ces fourmis, vont vaincre et l’emporter…
Un jour, il y a bien longtemps, c’était la chute de l’Union soviétique, la victoire de la contre révolution j’ai écrit un texte qui n’a jamais été publié, j’imaginais la défaite comme un immense défilé de peuples venus passet sous les fourches caudines des vainqueurs, chacun à son tour devait baisser la tête, s’incliner, dire qu’il regrettait et que jamais il ne croirait en l’impossible justice… je les voyais ces immenses files de vaincus descendre dans les vallées y déposer les armes … parmi eux il y avait les miens, j’allais de l’un à l’autre en tentant de les secouer:” mais non vous ne pouvez pas passer là… Vous n’êtes pas coupable, ne les croyez pas… ” Ils détournaient la tête d’un air absent et ils avançaient inexorablement…
Et puis il y a eu Cuba, les Cubains ne doutaient de rien, ils avançaient dans un petit chemin à l’écart de ces grands défilés de peuples anesthésiés, ils refusaient d’aller s’incliner et en plus ils plaisantaient en disant “Coño no es facil !” Mais dans leur tête il y avait cette phrase de José marti que cite Fidel dans sa dernière réflexion:
« …les arbres doivent se mettre en rang pour que le géant aux bottes de sept lieues ne passe pas ! C’est l’heure du dénombrement et de la marche unie, et nous devons aller en carré serré, comme l’argent à la racine des Andes ! » Voilà ce qu’écrivait José Martí, il y a de cela presque cent vingt ans, le 1er janvier 1891.
Le temps a passé à attendre que mon peuple rejoigne ceux qui avaient commencé à refuser de passer sous les fourches caudines et recommencé à aller vers les sommets, l’avantage de la vieillesse qui frappe à ma porte au bout de cette attente est qu’elle me désencombre de l’accessoire et me donne à savoir où est l’essentiel, ce qui fait qu’une vie vaut la peine d’être vécue… Alors amis cette marche, cette ballade sur un sommet des pyrénées fait partie de ce qui compte…
Et pour que chacun en juge voici la video de la montée au pic d’Anie pour les Cinq (subida para los Cinco).
Envoyée par Jacqueline ROUSSIE…
Parce que si le monde un jour survit parce qu’il devient meilleur ce sera grâce à des gens comme vous… Nul ne se souviendra de nous mais cet anonymat est notre force, il ne faut pas être humble, réapprenons la fierté de ce que nous sommes et comment nous sommes capables, nous gens ordinaires, parfois âgés, ou même tirant la pate d’escalader les montagnes pour aspirer au sommet, pas de la gloire, pas de la tête d’affiche, non d’un combat désintéressé pour un autre monde… pas une abstraction dans lequel l’esprit se perd mais des revendications pas à pas… vers l’infini…
Merci Danielle de la dimension que tu donnes à cette marche de onze obstinés vers un sommet qui est aussi celui de nos rêves de jeunesse…
A un ami, triste de se voir vieillir, j’avais envoyé ce modeste sonnet hommage d’un vieux marcheur aux “Cinco”
J’ouvre grand la fenêtre et brise le miroir.
Chaque jour ralentit mon pas dans la montagne
Où m’appelle souvent le vent soufflant d’Espagne.
Qu’importent mes cheveux blanchis comme au soufroir.
Il vient le temps mauvais qui mes amis emporte
Un à un, au hasard de funestes rencontres.
Et les instants qui passent, cruellement, en contre
Point, composent, greffant la vie sur nos années mortes
Des temps lointains déjà de nos rudes jeunesses,
La douce symphonie des souvenirs perdus ;
Et il me vient alors une horrible tristesse,
Et comme un vieux cheval me voilà morfondu.
Alors, je songe aux Cinq murés loin du parloir
J’ouvre grand la fenêtre et brise le miroir.
Tant qu’il y aura des femmes et des hommes comme les “Cinco”, des germes d’avenir pourront faire fleurir nos rêves.
lES 5, les mille, les millions, l’humanité.
Je sors mon chien, je porte mon tee-shirt “liberté pour Salah, je croise un inconnu, il s’arrête, me parle: “c’est bien ce que vous faites pour Salah”, nous tous sous la pluie, je lui réponds “je ne vous connais pas, vous me connaissez, vous connaissez Salah, pourquoi me dire que je fais bien quand vous pouvez en faire autant? pourquoi retez sans rien faire alors que vous savez qui il est !? “.
Il pleut toujours pourtant les morts s’échangent, les idées avancenet ou reculent c’est selon, mais ce que je sais c’est que cet homme ignore mon nom pour lui je suis celui qui porte le tee-shirt pour Salah et puis ça jaillit “j’étais au parti d’avant” pas au parti avant mais à celui d’avant.
Retour sur nous-mêmes la discussion repart sous la pluie.
Ce dimanche 15 août Mokrane est redevenu membre du parti communiste français, son parti d’avant.
Trois pas en avant, deux pas en arrière, ll en reste toujours un, celui qui nous fait progresser dans les consciences même si cela ne paie pas toujours et parfois jamais.
Nous somes 5.mille, millions.
Bonjour à tous,
Merci à « Los Cincos », aux courageux qui ont bravé les 2500 mètres du pic d’Anie dans les Pyrénées, merci à Danielle et merci à Claude et à Alain.
Nous sommes chacun et chacune une toute petite goutte qui quand elles s’additionnent peuvent causer parfois des torrents, voir des tsunamis …… 10 octobre 1917 …… 12 décembre 1991 …….. ?
La politique des peuples ne s’inscrit pas au hasard de l’HISTOIRE, pour gagner il faut apprendre à perdre. La vie est faite d’épreuve, des moments de joie, comme des moments de souffrance, d’incertitude.
Se décourager c’est déjà ne pas croire en ses forces.
L’histoire des peuples a montré qu’après les souffrances, les désespoirs, il y a toujours une poignée d’individu qui ne renonce jamais, qui se lève et montrent le chemin de la VICTOIRE !
A CUBA ce sont des spécialistes : 26 juillet 1953 ….. 2 décembre 1956 …… 12 septembre 1998 …..
Hier c’était « los barbudos » aujourd’hui ce sont « Los Cincos » et demain il y en aura encore d’autres …..
Notre propre Histoire de France nous l’a montré ; quand en 1939 l’horrible squatteur nazi est venu souiller cette terre de France que nous aimons tous.
Qui a dit « NON » nous continuons le combat jusqu’à la Victoire finale, qui faisait parti de ces trublions, de ces résistants, …… en général on reconnaît ses vrais amis quand on est dans le « caca »
Je ne me souviens plus qui a dit cette phrase qui est à méditer ; « français, vous avez la mémoire courte ! »
Pour ceux qui serait devenu amnésique avec le temps, je les invite à parcourir le cimetière où résident un des leurs et d’aller visiter le carré militaire des armées, ils découvriront les noms, les prénoms, les origines ethniques, religieuses, leurs vies qu’ils nous on donné, leur jeunesse qu’ils ont perdu (de 1914 à 1918) et (de 1939 à 1945) !
Cette spectaculaire initiative de gravir des sommets au nom de tous « les 5 » est excellente, elle va être à coup sur renouvelée dans le monde entier.
Le poème de Claude adressé à son ami vieillissant est émouvant, à travers « Los Cincos » il nous redonne ESPOIR en l’être humain ; tout comme le texte d’Alain qui bravant les intempéries retrouve un des siens.
Et ce courageux Sud-AF, Monsieur Nelson MANDELA : 27 ans de jeunesse derrière les barreaux de la HONTE !
En ce qui concerne le PS, il faut bien comprendre que le « POUVOIR MONDIAL » ou le « Bilderberg Groupe » voudrait que la France politique ressemble aux USA ! Un parti de droite et un parti “dit” de Gauche et basta !
Comme aux States, que ce soient les Démocrates ou les Républicains, WALL STREET ne risque rien !
Le « POUVOIR MONDIAL » aimerait faire de même en France, c’est tout le problème du PS français … c’est pour cela qu’avec DSK ça passerait mieux …. il n’est pas au FMI par hasard, le bougre ! lol
Se présentera-t-il ? Ne se présentera-t-il pas ? Quel cinéma ………… et jusqu’en 2012 ! lol
Beaucoup moins bavard sur le 11 septembre 2001 ……. au dernière nouvelle, Oussama court toujours, c’est le soldat Bradley Manning qui le raconte dans l’article de Danielle : http://socio13.wordpress.com/2010/07/30/un-jeune-soldat-arrete-pour-etre-a-lorigine-de-la-publication-des-documents-du-pentagone-par-danielle-bleitrach/#more-25111
A lire et à relire ABSOLUMENT ! lol
Quel « cinéma » cette Maison Blanche !
Je vous recommande un texte et une vidéo pour savoir où la « CONNERIE » HUMAINE peut aller ! (C’était des BLANCS, bien BLANCS qui faisaient cela !)
Le texte concernant Monsieur le Docteur Hamilton NAKI.
http://dafame.blogspot.com/2008/01/hamilton-naki-chirurgien-clandestin-de.html
La vidéo concernant Monsieur le Docteur Hamilton NAKI
http://www.ppsamore.com (ajouter Hamilton NAKI)
Bien amicalement à tous
B-A
Bonjour,
A Zoe une amie cubaine pas habituée à parcourir la montagne,et qui est montée au pic d’Anie, le lendemain je lui disais mon admiration, et lui demandais si elle avait des courbatures.
Voici sa reponse:
Buenas Kakine
En realité j’ai des courbatures, c’est normal, mais le plus important pour moi c’est le magnifique souvenir de ce merveilleux vendredi 13, avec vous tous et cela me fait oublier les courbatures.
J’aurais voulu vous embrasser tous en arrivant au sommet, mais le grand
remerciement que je vous ai fait est sorti spontanément avant.
C’est plutôt moi qui vous ai admirés et a été motivée surtout quand j’ai appris que parmi vous il y avait de personnes de plus de 70 ans. Que lindo!
Quelle solidarité, quelle équipe enthousiaste, quelle amour pour Cuba! Vous avez eu tous un geste de chaleur envers moi quand ma main droite était gelée, les uns me prêtaient des gants, les autres des mouchoirs, des bâtons, me donnaient des conseils pour que je puisse bouger les doigts, des frottements aussi avec leur mains et même d’autres m’envoyaient des soufflées chaudes. Aline a preferée se retarder et elle était
venue marcher à coté de moi en me transmettant ses connaissances routiéres.
Jamás olvidaré este día. Ni a ustedes tampoco.
GRACIAS GRACIAS GRACIAS. UN BESO PARA TI
Comme je n’ai pas les é-mail de tout le monde, pourrais-tu les EMBRASSER de ma part? STP.
ZOE