Hier j’ai tenté de poser quelques problèmes qui me préoccupent,ils tournent essentiellement autour de la faillite de la démocratie, le pouvoir par et pour le peuple… Pas la démocratie telle qu’on la définit, non la capacité d’intervention populaire dans une situation qui la réclame d’urgence… Comme je le fais souvent j’ai mis en relation quelques faits apparement étrangers les uns aux autres. Tous ces faits étaient alors les signes de cette faillite de la représentativité qui ressemble à un évanouissement, un effacement du politique, et qui pourtant engendre la plus insupportable des répressions, l’intervention armée mais aussi la destruction de l’individu, son aliénation intégrale, son incapacité à penser. Je me suis alors aussi interrogée sur ce que pourrait être une démocratie communiste, celle qui respecterait les choix collectifs tout en laissant le droit à la parole à l’individu, pas à titre d’exception philosophique non comme un droit de chacun conscient qu’il appartient à un tout et que son existence réelle dépend de cette totalité capable de transformer le monde. voilà la réponse que j’ai reçue de nath.faudot@free.fr
“Heureusement que tu es là. tout va changer. Pour ce qui est du système bancaire comme de l’Afghanistan, je me réfère à ce qui est dit antérieurement. Je ne vais pas me repasser tous les jours “le sens de la vie”.
Un conseil daniel puisque tu te ballades au vent, à cracher ainsi en permanence, assures toi du sens dans lequel il souffle.”
Ce minable post était si en contradiction avec ce que je tentais de comprendre, il illustrait si bien la vacuité, le non événement de ce congrès, de ce rassemblement de la “gauche” pour changer de secrétaire et de la haine qui rassemble certains communistes quand ils se sentent attaqués dans leur besoin religieux de vénérer que j’ai effacé mes textes… Il n’y avait plus rien à faire sinon attendre… Même mon questionnement n’avait plus de sens…
Je n’ai pas envie de reprendre la question simplement de vous montrer ce texte, un extrait de ria novosti, qui décrit les crises majeures de la planète en ce moment et l’incapacité des grands de ce monde d’y faire face.
Donc de dire que ce qui se passe chez certains communistes ne dépend pas d’eux mais d’un naufrage de la planète, d’un système dominant dont ils ne peuvent pas s’abstraire, englués comme ils le sont dans une pseudo démocratie, simple justification du droit à dominer pour certains et de l’incapacité à proposer une alternative. tout est fait justement pour empêcher cette intervention populaire et pour la dévoyer dans des haines passionnelles…
Je ne critiquais pas pour le plaisir cette brochette de représentants de la gauche mais le fait que personne ne paraissait prendre conscience de l’ampleur du problème et l’on me répondait cela… Triste à pleurer… Il faudrait qu’une autre conception du monde surgisse et elle ne surgira pas sans intervention populaire consciente, organisée, et que voit-on dans ce “non’événement’ ? Des gens qui poursuivent comme si de rien n’était, comme s’il s’agissait de sauver les apparence de la survie, ils poursuivaient sur leur lancée “parlementariste”, à savoir en caricaturant une “fausse démocratie”, celle d’un congrès sans enjeu réel, avec promesse dérisoire d’une consultation des syndicats , des “forces vives”, tout cela pour préparer en coulisse des tractations électorales, des élections qui intéressent de moins en moins de monde parce qu’elles ne dessinent aucune issue, aucune alternative…
j’avais ajouté à titre d’exemple la manière dont une enquête judiciaire sur Milan a découvert en italie la manière dont les collectivités locales ont été pillées par des banques internationales etasuniennes mais aussi européennes, un vol de vautour avec le grotesque Berlusconi planant sur le charnier tandis que montent les haines racistes…
Je n’attaquais personne, j’avais un sentiment étrange je le répète, un évanouissement des “responsables” et la férocité des haines et ce post d’une méchanceté intégrale (parce que stupide, totalement hors sujet ou trop illustrative), disait si bien cette incapacité à sortir de l’ornière que j’ai tout effacé.. Un jour probablement j’effacerais en totalité ce blog, tous les articles, je n’en suis pas là mais je vois s’avancer quelque chose qui rend dérisoire mon combat… “heureusement que je suis là” dit le post… quel contresens…
Mais voici donc les extraits de cet article de Ria novosti sur les crises internationales…Par Dmitri Kossyrev, RIA Novosti
“L’Américain moyen estime que la crise majeure qu’est en train de vivre son pays, c’est le golfe du Mexique et la déclaration récente de Barack Obama était entièrement consacrée à la situation actuelle. Cette dernière fait partie de celles qu’un électeur n’apprécie guère, car il est impossible de faire plus que l’on ne fait déjà. Le président américain a l’intention de demander au responsable de la catastrophe, British Petroleum, de mettre de côté des fonds destinés au rétablissement de l’équilibre écologique, il propose de renforcer le contrôle gouvernemental sur les compagnies pétrolières etc.
Or les journalistes américains montrent leur mécontentement : ce n’est pas notre genre de demander, d’inviter ou de recommander. C’était une autre affaire avec John Kennedy lorsqu’il a pris la décision d’imposer l’embargo maritime contre Cuba, même si cea a été un échec.
Mais si l’on regarde attentivement, nous sommes face à cinq crises, et non pas une seule, dont chacune ne peut être réglée par les « bonnes vieilles » méthodes. Et quand elles se déroulent toutes en même temps, une nouvelle situation internationale, qui mérite toute l’attention, se met en place.
Au Kirghizstan, on compte 100 000 réfugiés et nul ne sait combiens de victimes. Or ce problème concerne principalement les Etats-Unis car la base aérienne des Etats-Unis à Manas n’a toujours pas été évacuée, d’autant plus qu’elle est nécessaire pour poursuivre la guerre en Afghanistan. Ainsi, les Etats-Unis se retrouvent dans une situation semblable à la Russie, à l’Ouzbékistan ou au Kazakhstan : une méthode militaro-policière pour mettre fin au massacre dans le Sud n’apparaît pas évidente. Comment vous l’imaginez-vous? Il faudrait au moins pouvoir reconnaître un Ouzbek d’un Kirghiz et ne pas oublier non plus que vos propres concitoyens ou vos compatriotes vivent aussi sur ce même territoire. Autrement dit, il ne faudrait pas transformer une opération de police en acte de guerre aux côté de l’un des belligérants. Que reste-t-il à faire? Rien en dehors de ce qui se fait déjà, aussi triste que ce soit. Et nul besoin d’initiatives de Washington (ou de Moscou) ou de tentatives d’utiliser la crise pour « l’éviction » de l’autre partie du pays ou de la région.
En Afghanistan, le caractère dramatique prend également de l’ampleur pour les États-Unis (et pour l’Union Européenne, et pour OTAN), surtout à l’heure actuelle quand l’armée américaine a commencé son offensive commune avec le gouvernement afghan dans la région de Kandahar. Et voici ce qui vient de se passer à l’audience du Sénat américain dans la commission chargée des affaires militaires. Le chef des armées au Proche Orient, le général David Petraeus a écouté la question concernant la possibilité du retrait des troupes américaines de l’Afghanistan en juillet 2011. Après l’avoir écoutée, il s’apprêtait à y répondre lorsqu’il a perdu connaissance.
Cela est, bien sûr, dû à son opération récente mais cette perte de connaissance a fait très grande impression comme symbole des événements. Par exemple, les États-Unis commencent à étudier la façon dont l’administration évalue la capacité des autorités afghanes de prendre en charge les opérations. Le fait-elle en se référant aux indicateurs formels, comme l’armement, ou plus sérieusement? Au même moment Kaboul a sérieusement commencé une politique « d’intégration » des talibans dans la gestion de l’Etat.
Globalement, il ne nous reste plus qu’à perdre connaissance parce que dans moins d’un an toute la situation internationale en Afghanistan et en Asie Centrale changera radicalement. Ce processus a déjà commencé. Hamid Karzai, le président afghan, fait beaucoup d’efforts pour se rapprocher de la Chine ; de l’Inde et des pays-membres de l’OCS (au sommet de laquelle il vient de participer). Les États-Unis ou l’Union Européenne avec l’OTAN peuvent-ils y changer quoi que ce soit? Non, ils ont déjà essayé, en vain. Pour cette raison, il y a des recherches de voies de coopération par tous ceux qui participent aux affaires de la région. Mais pour l’instant ces recherches restent l’apanage des experts.
Une quatrième crise est la Corée du Nord. Personne n’y perd connaissance ; tout le monde rejette tout simplement le problème coréen : il ne manquait plus que vous.
Que serait-il arrivé à l’époque du « mature George Bush » si un navire sud-coréen avait été coulé, entraînant la mort de la moitié de l’équipage, de la même manière dans des eaux que les deux Corées sont incapables à se partager. Beaucoup de choses auraient pu se passer. Et voici ce qui se passe maintenant : cette semaine les consultations du Conseil de sécurité de l’ONU ont commencé. Et plus elles progressent, plus on comprend que cette histoire soulèvent des questions. Oui, c’était une explosion. Et la commission internationale a, comme d’habitude, attribué la faute à la Corée du Nord. Mais… les experts russes vont mettre un mois entier à étudier les informations reçues. Beaucoup de Sud-coréens refusent également de croire que le Nord a tout simplement tiré une torpille contre une frégate du Sud (pourquoi l’aurait-il fait?). Au final, il est clair que cette histoire n’est pas aussi simple qu’elle ne le paraît et qu’il serait mieux de faire preuve de patience en écoutant les conclusions de l’autre partie.
La cinquième crise est, bien sûr, celle d’Iran. Il y aurait beaucoup de choses à dire mais prenons juste un exemple banal : la sélection de publications dans le magazine Foreign Policy où divers auteurs tentent de répondre aux questions suivantes : les Etats-Unis, qu’avaient-ils mal compris dans les élections en Iran de l’année dernière. Qu’aurait-il fallu faire différemment? Peut-être ne fallait-il pas que les États-Unis voient les choses en noir et blanc, comme ils en ont l’habitude?
Voilà quelque chose de l’ordre du contexte, cela ressemble trés fort au jeu de l’équipe de France au mondial, un épuisement de nantis tandis que bourdonne inlassablement quelque chose qui interdit de penser… Vous remarquerez que dans la description des crises majeures, il n’est même pas question de l’attaque de la flotille humanitaire par israêl, chacun perçoit bien que celle-ci fait partie du problème iranien, alors même que les passions s’exaspèrent autour de l’affaire… Il est clair que la manière dont on place sous la loupe, on isole les faits, participe de la domination, de l’absence de compréhension de la nature du problème…
Pour que l’on voit bien le contexte: au même moment avait lieu à Saint petesbourg, une rencontre des dirigeants politiques avec les hommes d’Affaire les plus puissants, banquets, régates somptueuses et constat d’impuissance… Notre petit président a dénoncé l’impuissance de l’ONU a prendre des décisions à 192 c’est impossible a-t-il déclaré et il a plaidé pour une sorte de “directoire” entre les occidentaux, la triade dominante Japon-Europe-Etats-Unis et quelques pays émergeants, les autres subiraient… Pourquoi faire ? Pour maintenir le système en place en entrouvrant le “banquet” tandis que les autres seraient condamnés à subir, là aussi on consulterait les “forces vives émergeantes”, on inventerait une nouvelle gouvernance pour mieux poursuivre…
Croyez-vous réellement que tout cela soit de l’ordre de l’incapacité de tel ou tel ou de la complicité de fait(plus ou moins collective transformant chaque individu en sujet de sa propre aliénation) avec un système qui ne veut pas céder la place…
Comme le dit Fidel peut-être que le conflit est inévitable… Pas parce que tout est tellement complexe que plus personne ne sait ce qu’il faut faire mais parce que tout le monde veut ignorer que ce mode de production est condamné, que les maîtres du monde doivent céder la place et qu’ils iront jusqu’au bout pour rester en place. Impérialisme en état de survie fasciste, le talon de fer qui écrase les peuples…
Danielle Bleitrach
0 Réponses vers “La démocratie impossible par Danielle Bleitrach”