Dans son livre Confessions d’un Economic Hit Man, John Perkins [1] décrit comment, comme un professionnel très bien payé, lui même, a aidé aux Etats-Unis. à escroquer à de pays pauvres dans le monde s des trillions de dollars en leur prêtant plus d’argent qu’ils pourraient en rembourser et par ce biais devenir maître de leurs économies. Perkins dit, “Le livre sera dédié aux présidents de deux pays, les hommes qui avaient été mes clients, que j’ai respectés et de pensées proches-Jaime Roldós, Président de l’Équateur, et Omar Torrijos, Président du Panama. Les deux sont morts dans des accidents d’avions. Leurs morts n’ont pas été accidentelles. Ils ont été assassinés parce qu’ils se sont opposés à cette fraternité des entreprises , des gouvernements et des élites bancaires qui sont l’empire global. Nous, les Economic Hit Man nous n’obtenions rien des Roldós et à Torrijos … et d’autre type de Hit Men, les chacals les punisseurs de la CIA qui étaient toujours derrière nous, ont accompli leur tâche”. John Perkins poursuit ses écrits : “J’ai été convaincu d’ arrêter le livre que j’écrivais. Quatre fois plus je l’ai repris pendant les vingt années suivantes. A chaque occasion, ma décision de recommencer a été influencée par les évènements de l’actualité : l’invasion nord-américaine du Panama en 1980, la première Guerre du Golfe, la Somalie, et l’apparition d’Osama Bin Laden. Cependant, les menaces ou les pots-de-vin m’ont toujours convaincu qu’ilfallait que j’arrête”. Mais maintenant Perkins a finalement publié son histoire. Le livre est Confessions d’un Economic Hit Man. D’où, une interview avec l’auteur.
- Expliquez-nous ce terme, l’Economic Hit Man, E.H.M., comme vous l’appelez.
- Basiquement pour ce que nous avons été entraînés pour faire et ce qui était notre travail c’était construire l’empire nord-américain. Pour apporter, pour créer des situations, où tant de ressources, comme cela al ieu, se déversent dans ce pays, dans nos entreprises et vers notre gouvernement et de fait nous avons beaucoup eu de succès. Nous avons construit l’empire le plus grand de l’histoire du monde. Cela a été réalisé pendant les 50 dernières années depuis la Deuxième Guerre mondiale, réellement avec très peu de pouvoir militaire. Seulement dans de rares cas comme l’Irak où l’armée entre en dernier recours. Cet empire, à la différence de tout autre dans l’histoire du monde, a été principalement construit à travers de la manipulation économique, à travers des escroqueries, à travers de la fraude, à travers la séduction des peuples pour notre style de vie, à travers des Economic Hit Man. J’ai été, c’est sûr, une partie de tout cela.
- Comment cela est-il arrivé ? Pour qui avez vous travaillé ?
- Initialement j’ai été recruté alors que j’étais dans une école de commerce à la fin des années soixante par l’Agence de Sécurité Nationale, l’organisation d’espionnage le plus grand et le moins connu de la nation; mais finalement j’ai travaillé pour les entreprises privées.Le premier et réellement Economic Hit Man a été Kermit Roosevelt, petit – fils de Teddy, au début des années 50, qui a démoli le Gouvernement de l’Iran, un gouvernement démocratiquement élu, le Gouvernement de Mossadegh qui a été la personne de l’année de la revue Time; et il a eu un grand succès dans son action sans une grande effusion de sang, bien qu’il y en ait eu un peu mais ce fut sans une intervention militaire, il a simplement dépensé des millions de dollars et a remplacé Mossadegh par le Shah d’Iran. Alors, nous avons compris que cette idée d’un Economic Hit Man était extrêmement bonne. Nous n’avions pas à nous préoccuper de la menace de guerre avec la Russie quand nous agissions de cette façon. Le problème était que Roosevelt était un agent C.I.A.. Il était un employé gouvernemental. S’ils l’avaient pris, nous aurions eu beaucoup de problèmes. Il aurait été très embarrassant. Donc, sur ce point, il a été pris, la décision d’utiliser des organisations comme la C.I.A. et le N.S.A. pour recruter les Economic Hit potentiels Man, comme moi, et immédiatement après de nous envoyer travailler pour des compagnies consultantes privées, entreprises d’ingenering, entreprises de construction, pour que s’ils nous découvrent, ils ne puissent établir de connexion avec le gouvernement.
- D’accord. Expliquez-nous pour quelle compagnie vous avez travaillé.
- La compagnie pour laquelle j’ai travaillé était une compagnie appelée Chas. T. Main de Boston, du Massachusetts. Nous étions à peu près 2,000 employés et je suis arrivé à être le chef économiste. J’ai fini par avoir cinquante personnes qui travaillent pour moi. Mais mon travail réel était de faire des accords. J’accordais des prêts à d’autres pays, des prêts trés importants, plus importants qu’ils pouvaient les rembourser. L’une des conditions des prêts – nous dirions de 1 milliard de dollars à un pays comme l’Indonésie ou l’Équateur – consistait en ce que ce pays aurait à cette époque là à dépenser quatre-vingt-dix pour cent de ce prêt à une compagnie ou des compagnies nord-américaines pour construire l’infrastructure – à la Compagnie Halliburton ou à Bechtel. C’était les grands. Ces compagnies entreraient alors et construiraient un système électrique ou des ports ou des routes et ceux-ci serviraient basiquement seulement à certaines des familles les plus riches dans ces pays.Les pauvres dans ces pays seraient finalement attrapés avec une dette énormes qu’il leur serait impossible de rembourser. Un pays de nos jours comme l’Équateur devrait simplement consacrer cinquante pour cent de son budget national pour payer sa dette. Et réellement il ne peut pas le faire. Donc, nous les tenons littéralement au-dessus du baril. Ainsi, quand nous voulons plus de pétrole, nous allons vers l’Équateur et , nous lui disons, “Il semble que vous ne pouvez pas rembourser, vos dettes, par conséquent livrez nous votre forêt humide Amazonienne qui est pleine de pétrole à nos compagnies pétrolières”. Et aujourd’hui nous entrons et détruisons les forêts humides de l’Amazonie, en forçant l’Équateur à se rendre parce qu’ils ont accumulé toute cette dette. Donc nous faisons ce grand prêt, la majorité de celui-ci revient aux États-Unis, le pays reste avec la dette plus une masse d’intérêts et ils se transforment fondamentalement en nos domestiques, en nos esclaves. C’est un empire. C’est un empire énorme.
-Vous dites que grâce aux pots-de-vin et d’autres raisons vous n’avez pas écrit jusqu’ici ce livre. Qu’est-ce qui vous voulez dire exactement ? Qui est-ce qui a essayé de vous suborner, ou quels ont été les pots-de-vin que vous avez acceptés ?
- Bien, j’ai accepté un demi-million de dollars de pot-de-vin dans les années quatre-vingt-dix pour ne pas écrire le livre.
- De qui ?
- D’une grande compagnie d’ingénierie de construction. -
Laquelle ? – En parlant légalement, ce n’a pas été un pot-de-vin, j’ai été payé comme consultant. Cela est tout très légal. Mais essentiellement je n’ai rien fait. C’était implicite quand j’ai accepté cet argent comme consultant pour ceux-ci que je n’aurais pas à faire beaucoup de travail, mais je ne devrais pas écrire de livre sur le sujet(affaire), parce qu’ils savaient que j’avais commencé à écrire ce livre qu’alors j’ai appelé Conscience d’un Economic Hit Man.
- Bien c’est ce que le livre décrit.
- Oui, et ça a été comme ça: savez-vous ? Quand l’Agence de Sécurité Nationale m’a recruté, ils m’ont mis durant tout un jour au détecteur de mensonges. Ils ont vérifié toutes mes faiblesses et immédiatement ils m’ont séduit. Ils ont utilisé les plus fortes drogues de notre culture, sexe, pouvoir et argent, pour me séduire. Je viens d’une vieille famille de la Nouvelle Angleterre,Calviniste, trempée dans des valeurs morales incroyablement fortes. Je pense que je suis, vous savez, je suis surtout une personne honnête et réellement je pense que mon histoire montre comment ce système et ces drogues puissantes, le sexe, l’argent et le pouvoir, peuvent séduire les personnes, parce que j’ai été certainement séduit. Et si je n’avais pas vécu cette vie comme un “Economic Hit Man”, je pense qu’il me serait difficile de croire que quelqu’un à fait ces choses. Et pour cela j’ai écrit le livre, parce que notre pays a besoin de savoir réellement, si les personnes dans cette nation connaissaient ce qu’est réellement notre politique extérieure, à propos de l’aide à l’étranger, comment agissent nos entreprises, où va l’argent de nos impôts, il est sur que nous exigerions des changements.
- Dans votre livre, vous parlez de la manière dont vous avez aidé à réaliser un schéma secret qui a fait couler des milliards de dollars des pétrodollars de l’Arabie Saoudite en retour dans l’économie nord-américaine et cela a longuement consolidé la relation intime entre la Maison Saoudienne et les administrations successives nord-américaines. Expliquez-nous.
- Oui, c’était une époque fascinante. Je m’en souviens, vous êtes probablement trop jeune pour vous souvenir, mais je me rappelle bien au début des années soixante-dix comment l’OPEP a exercé ce pouvoir qu’il avait et a réduit les approvisionnements de pétrole. Nous avions les automobiles dans des files d’attente dans les stations d’essence. Le pays a eu peur de devoir faire face à un autre krach / dépression du type de 1929; et cela était inacceptable. Ainsi, ils – le Département du Trésor m’a contraté à moi et à certains E.H.M. Nous avons été en Arabie Saoudite.
- Vous appellez les Economic Hit Men -E.H.M.?
- Oui, c’était un terme sur un ton ironique, comme nous nous appelions nous même. Officiellement, j’étais l’économiste en chef. Nous nous nommions Nous mêmes E.H.M. sur un ton de plaisanterie. Personne ne nous croirait si nous leur disions une telle chose. Et nous avons été en Arabie Saoudite au début des années soixante-dix. Nous savions que l’Arabie Saoudite était la clef pour supprimer notre dépendance ou contrôler la situation. Et nous travaillons de la manière suivante avec la Maison Royale Saudienne, ils seraient d’accord d’envoyer la majorité de leurs pétrodollars vers les États-Unis et de les investir dans des obligations gouvernementales nord-américaines. [Ce que la Chine de nos jours, grâce au multibillonario le commerce des biens fabriqués sur son territoire et exportés vers les États-Unis, fait exactement. note de l'Éditeur]. Le Département du Trésor utiliserait l’intérêt de ces bons pour engager les compagnies nord-américaines qui construiraient les nouvelles villes de l’Arabie Saoudite, la nouvelle infrastructure – ce que nous avons fait. Et la maison saoudienne était d’accordpour maintenir le pris du pétrole dans des limites acceptables pour nous, ce qu’ils ont fait pendant toutes ces années et nous serions d’accord de conforter la Maison Saoudienne au pouvoir tant qu’ils rempliraient leur part, ce nous avons fait, ce qui est encore l’une des raisons pour laquelle nous sommes rentrés guerre avec l’Irak en premier lieu. Et en Irak nous avons essayé de mettre en oeuvre la même politique qui a eu tant de succès en Arabie Saoudite, mais Saddam Hussein ne l’a pas voulue. Quand les hommes EHM échouent à ce niveau, la prochaine étape est celle que nous nommons l’étape des chacals. Les chacals sont des gens de la C.I.A. qui entrent et essaient de promouvoir un coup d’Etat ou une révolution. Si cela ne fonctionne pas, d’assassiner ou d’essayer d’assassiner. Dans le cas de l’Irak, ceux-ci ils n’ont pas pu en finir avec Saddam Hussein. Ses gardes personnels étaient trop bons. Il avait des doubles. Ils n’ont pas pu finir avec lui. Puis il y a la troisième ligne de défense, si les EHT et les chacals échouent, ce sont nos jeunes hommes et femmes [de l'armée] qui sont envoyés mourir et tuer et c’est ce que nous avons évidemment fait en Irak.
- Pouvez-vous nous expliquer comment Torrijos est-il mort ? (L’ex-président du Panama, a restitué le canal à son pays le canal, ndlr.
- Omar Torrijos, le Président du Panama avait signé le Traité du Canal avec Carter – et, vous savez, qu’il est passé dans notre Congrès par seul un vote. C’était une affaire très discutée. Et Torrijos à l’époque a aussi poussé plus loin et a négocié avec les Japonais pour construire un canal au niveau de la mer. Les Japonais ont voulu financer et construire un canal au niveau de la mer au Panama. Torrijos a parlé avec eux de la Corporation Bechtel qui était très fâchée, le président était George Schultz et le chef Directeur du Conseil était Casper Weinberger. Quand Carter a été écarté [et cela est une autre histoire intéressante], quand il a perdu les elections, et que Reagan est arrivé, Schultz a devenu Ministre des Relations Extérieures à partir de Bechtel et Weinberger est venu à partir de Bechtel pour être Ministre de la defense, ils étaient extrêmement irrités par Torrijos -ils ont essayé de le faire renégocier le Traité du Canal et qu’il ne s’adresse pas aux Japonais. Il a catégoriquement refusé. C’était un homme aux principes fermes, il avait ses problèmes, mais c’était un homme de principes. Torrijos était un homme étonnant. Et voilà …, il est mort dans une chute d’avion en flammes qui avait été connectées à un magnétophone avec des explosifs à l’ intérieur. J’avais travaillé avec lui. J’ai su que nous les EHM avions échoué. J’ai su que les chacals l’entouraient et … son avion a explosé avec un magnétophone avec une bombe interne. Il n’y a pas de doute dans mon esprit que cela a été le travail de la C.I.A. et la majorité, beaucoup d’enquêteurs latino-américains, sont arrivés à la même conclusion. Nous n’entendons naturellement, jamais parler de ça dans notre pays.
- Comment avez-vous travaillé dans des liens étroits avec la Banque mondiale ?
- Très, très étroitement avec la Banque mondiale. La Banque mondiale fournit la majorité de l’argent qui est utilisé par les EHM, la Banque mondiale et le F.M.I. Mais quand il y a eu l’affaire du 11 septembre , j’ai eu un changement dans mon coeur. J’ai su que l’histoire devait être racontée parce que ce qui s’est passé lors du 11 septembre est un résultat direct de ce que les EHM font. Et la manière unique que nous aurons de nous sentir à nouveau en sécurité dans ce pays et serait d’utiliser ces systèmes que nous avons mis partout, pour créer des changements positifs dans le monde entier. Je crois réellement que nous pouvons faire cela. Aider réellement les peuples pauvres. Vingt-quatre mille personnes meurent chaque jour de faim. Nous pouvons changer cela.
IAR Carlos A. Pereyra Mele(*) www.voltairenet.org Transcription d’un entretien dans le programme de Amy Goodman- democracynow. l’enttretien original se traouve dans: www.democracynow.org/ (*)Carlos A. Pereyra Mele es miembro del Centro de Estudios Estratégicos Suramericanos (CEES), Argentina
traduit pour changement de société par danielle Bleitrach
Bonjour, Puisse cet homme par son livre initier le changement de conscience chez les Américains et ainsi, amorcer le grand changement de société que nous souhaitons tous.
OK.! Mais mon cher ami qui gagnera, les lecteurs de ce magistral livre ou la médiatique ambiante pour l’écoute de la grande tranche d’électeurs appelé le marais électoral qui fait l’élection chez nous? Ce marais qui hélas! n’entend qu’une cloche et donc un seul son !!! Certes je ne perd pas de vue que la crise capitaliste à toujours provoqué un sursaut des mécontents touchés à leur tour dans leurs conditions de vie. Problème : ces nouveaux venus dans la misère se tournèrent par le passé vers des Révolutionnaires Humanistes ou des aventuriers. Lesquels l’emporteront demain? La gangrène des tares et malheurs capitalistes est lancée, quid. de la problématique : Comment convaincre sans véritable contre-pouvoir médiatique de la nécessité à montrer du doigt les responsables-voleurs patentés bien connus !!!