L’Arizona fut l’unique territoire à l’ouest du Texas qui s’est séparé de l’Union et fit partie de la Confédération durant la guerre civile des Etats-Unis. Un siècle plus tard, il a lutté pour la reconnaissance d’un jour férié national en l’honneur de Martin Luther King Jr. Cette semaine, la gouverneur républicaine de l’Etat, Jan Bewer, a promulgué une loi anti-émigrants. Le projet de loi 1070 du Sénat de l’Arizona a autorisé l’Etat et la police locale et étatique à détenir, interroger et arrêter toute personne dont on peut supposer qu’il n’est pas un résident légal de l’Etat. La loi est une invitation à la discrimination raciale ouverte et à la détention arbitraire.
La loi apparamment établit "l’application coopérative des lois fédérales de l’immigration dans tout l’Etat de l’Arizona" , et dispose que "un officier de l’ordre public peut arrêter une personne sans mandat judiciaire, si le fonctionnaire a des raisons prouvées de croire que la personne a commis une faute publique qui la rend passible d’expulsion des Etats-Unis."
L’une des cibles désignées par cette loi vise les journaliers travailleurs. Il est illégal d’accepter (ou de réaliser) une offre de travail dans un quelconque établissements sur le bord de la route, et la loi prévoit même que la "communication au moyen d’un geste ou un assentiment avec la tête" pour accepter une offre de travail,est une offense passible de détention. La loi S.B. 1070 va plus loin et facilite la dénonciation anonyme des ceux que l’on soupçonne avoir des employés sans papier.
Le Président Barack Obama a dénoncé le projet de loi et a affirmé : "Si nous n’agissons pas de manière responsable à un niveau fédéral, nous laisserons de l’esdpace pour l’irresponsabilité des autres, et cela inclut, par exemple, les efforts récents dans l’Arizona, qui menace de saper les notions basiques de justice et de l’équité que nous apprésions en tant qu’ Américains, en plus de la confiance entre la police et la communauté qui est si importante pour vivre dans une société sûre. De fait, j’ai ordonné aux membres de mon gouvernement qu’ils suivent de près la situation et examinent les répercusions que cette législation peut avoir dans les droits civils, et tout autre type d’implication." .
Il y a une forte réaction contre ce projet de loi en Arizona et dans tous le pays. Le député Raoul Grijalvan, démocrate de Tucson, Arizona, et co-président du Comité progressiste du Congrès, est la tête de l’opposition à la loi contestée. Il m’a dit: "C’est une permission pour la discrimination raciale. Il crée une condition de seconde classe principalement pour les lationos et les personnes de couleur dans l’Etat de l’Arizona… l’Arizeona est en train de devenir un laboratoire pour ce type d’initiatives racistes graves".
Des groupes légaux préparent des contestations de la loi. Sunita Patel est avocate du Centre par les Droits constitutionnels. Selon Patel, la loi "Permet aux organismes locaux de l’ordre public d’accéder non seulement aux bases de données du FBI, chose qu’ils ont traditionnellement faite, mais elle leur permet de les synchroniser aussi avec les bases de données de l’immigration, qui ont la réputation de ne pas être fiable à corps des erreurs dans le recuail des données, grâce auquel ils ont une information incorrecte sur la situation de la citoyenneté de beaucoup de personnes … Et la loi avance dans cet ample réseau".
Grijalva a demandé au gouvernement fédéral de refuser de coopérer avecl’ Arizona. "Les questions d’immigration sont juridiction de la loi fédérale et si nous demandons au président de ne pas coopérer avec l’instayuration de cette loi d’Arizona au moyen du Bureau de Sécurité Nationale, au moyen de la Patrouille Frontalière, en donnant l’ordre de ne pas arrêter et en prenant une posture de non coopération du gouvernement fédéral des Etats-Unis et des organismes fédéraux, cela mettra encause pour une grande part cette législation et la rendra inefficace." a-t-il dit.
Ildemande aussi que les gens boycottent son propre état : "J’appuie certaines sanctions économiques spécifiques dirigées contre l’état d’Arizona. Nous demanderons aux organisations nationales, aux organisations, religieuses et politiques de la société civile qu’ils ne réalisent pas de conférences et de conventions dans l’état d’Arizona. Que cette action, cette législation aient une conséquence économique. Et les bonnes organisations de tout le pays, les organisations décentes qui sont d’accords avec nous sur le fait que ce projet de loi est ouvertement raciste, qu’il est inconstitutionnel et sévère ce qui est injuste devraient éviter de réaliser des activités économiques dans cet état".
L’Association d’Avocats Américains d’Immigration (AILA, pour son sigle en anglais) a décidé de déplacer sa conférence annuelle en 2010 de l’Arizona vers un autre état. Le membre du Conseil municipal de San Francisco, David Campos, a dit que l’Arizona "d’une minute à l’autre a reculé dans le temps d’une génération en matière de
conquête de droits civils. Campos est sûr que sa résolution qu’il demande à sa ville de boycotter Arizona sera approuvée. On pense pouvoir réaliser des boycotts similaires dans Oakland, la Californie, et Le Pas, Texas. Le journaliste sportif David Zirin appuie un boycott des Diamondbacks, la plus grande équipe de la ligue de base-ball d’Arizona.
Autour de 30 pour cent de la population d’Arizona s’est autodéfini comme espagnole. C’était par un boycott que l’on a finalement obligé à l’état à reconnaître le Jour de Martin Luther King Jr. Il est lamentable que l’on doit à nouveau recourir à des tactiques similaires.
Denis Moynihan a collaboré à la production journalistique de cet article .
© 2010 Amy Goodman
Texto en inglés et en espangol traduit par danielle Bleitrach pour changement de société et traducido por Mercedes Camps y Democracy Now! en español, spanish@democracynow.org
Amy Goodman est la présentatrice de “Democracy Now!”, une émission qui est emis en plus de 550 emmissions de radio y televisión en anglais et plus de 250 émissions de radio en espagnol. Elle est le co-auteur du livre“Standing Up to the Madness: Ordinary Heroes in Extraordinary Times,” recemment publié en édition de Poche.
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