A qui le tour: Le Portugal menacé par les tentacules de la spéculation financière par Mario de Queiroz

Les  inquiétants indicateurs économiques et les prévisions pessimistes du Fonds monétaire international (FMI) changent rapidement le Portugal en cible préférentielle pour le  capital spéculatif international.” je vous reccommande l’animal spéculatif, un vrai cauchemar, un poulpe vampire. L’ennui c’est que le choix stratégique n’est pas de l’empêcher de nuire, mais de lui laisser dévorer ses victimes l’une après l’autre en les chassant de l’euro, sans s’interroger sur la dite zone et la nécessité de sortir d’un lieu où il n’existe aucun mécanisme de correction et de réajustement en cas de crise productive, un espace conçu pour la spéculation financière dès le départ. Note et traduction de Danielle Bleitrach pourn changement de société,, prière de noter source(IPS, changement de société) et traductrice. 


L’historien et député indépendant Rui Tavares a décrit dans des tribunes de la presse locale tous les acteurs financiers internationaux qui s’apprêtent à fondre sur l’économie fragile portugaise, comme “des poulpe – vampires  géants qui spolient grâce à leur argent”.
Le FMI a révisé ce mardi,  une forte descente, sa projection de croissance de l’économie lusitanienne cette année.

Au lieu de 0,7% de croissance prévue par le gouvernement du premier ministre socialiste José  Sócrates, l’organisme multilatéral de crédit prévoit 0,3%, ce qui signifie moins de la moitié de la promesse de 1 % prévue pour l’ensemble des 16 pays de la zone dite euro.
Si l’économie lusitanienne entre en récession elle perdra au moins 90.000 postes de travail cette année, avec un indice de chômage qui grimpera  11 pour cent de la population  estime le FMI, qui place le Portugal au deuxième rang économique des pays qui peuvent le plus contribuer à perturber la zone l’euro, après la Grèce.

Une situation de récession, qui serait particulièrement grave pour les grandes masses de la société au Portugal, qui après la Bulgarie et la Lettonie, est les pays de l’Union Européenne (UE) qui connaît les plus grandes inégalités socio-économiques.

En pratique, cela signifie que près de deux millions de Portugais, le cinquième de la population,  n’auront pas les revenus qui assure les niveaux minimaux d’une vie décente, une situation qui frappe des familles lusitaniennes beaucoup plus vulnérables que les helléniques.
Dans un article récent, qui s’intitule “Le prochain problème global : le Portugal”, l’ex-économiste chef du FMI, Simon Johnson, a assuré que ce pays est la prochaine cible des marchés financiers parce que, comme la Grèce, “il est au bord la banqueroute”.

Le ministre des finances du Portugal, Ferdinand Teixeira dos Santos, a qualifié de “sottise” l’article de Johnson. “Dans un monde d’expression libre des sottises peuvent être écrites sans fondement”, des révélateurs de “l’ignorance des différences qui existent entre certains pays de la zone euro”.

L’indignation du ministre n’a pas servi à grand chose. Eurostat, le système statistique de l’UE, a renforcé  jeudi les méfiances sur la santé de l’économie portugaise et d’autres quatre pays du bloc de 27 états.
Le Portugal apparaît comme le cinquième plus grand déficit budgétaire de l’UE en 2009, avec 9,4 pour cent du produit interieur brut ( PIB). L’Irlande prend la tête de la liste, avec 14,3 pour cent, suivie de la Grèce avec 13,6, la Grande-Bretagne avec 11,5 et l’Espagne avec 11,2 pour cent, a indiqué Eurostat.

Teixeira dos Santos a fait remarquer que le Portugal et la Grèce ne sont pas en situations égales, tant “au niveau du déficit comme au  niveau de la dette ce qui à la base, le différencie substantiellement de la situation grecque”.

Le Portugal dispose des institutions plus solides, crédibles et de confiance de  statistique “” que celles de la Grèce et il peut compter sur un système bancaire “qui a révélé une solidité très importante”, a-t-il ajouté.

Le professeur universitaire d’économie Mario Gómez a dit à IPS que “le prix à payer pour être membre d’un club de riches a consisté en ce qu’il n’existe plus de mécanismes de correction et d’ajustage aux pertes de compétitivité.

Quand il y a un taux de change fixe, ce qu’a représenté la transformation de l’ecudo en euro, aggravé par la valorisation de l’euro lui-même face au dollar, la compétitivité se maintien ou croît par augmentation de la productivité du travail”.

Ceci “n’est pas arrivé au Portugal depuis 2000″, avec une situation “qui est allé se déteriorant, ce qui a exigé un financement externe continue et croissant”, ce qui a obligé à un schéma de financement, avec une émission de la dette seulement, pour payer les intérêts. 

Face à cela,  “le placement de la dette a été l’occasion de spéculation, avec les marchés qui ont anticipé rationnellement surl’incapacité de payer la dette par l’État, en élevant le prix de risque jusqu’à cinq pour cent,  à peine plus bas que le sept pour cent grec.

Le gouvernement portugais a proposé un plan qui a été critiqué par l’opposition, les syndicats et les spécialistes des analystes étrangers, comme une dévalorisation du rating(système d’évaluation de la performance économique) portugais “.

Le Portugal “paiera plus d’intérêts de sa dette, dans un climat de stagnation économique, de gel des salaires, de chômage croissant”, ce qui crée ” un point noir au milieu d’un jeu politique”, où l’opposition conservatrice propose plus d’austérité et de nouvelles privatisations.

“Les pauvres qui attendent, les riches qui n’ont toujours pas d’alternative au PS de Sócrates”, a conclu l’économiste

Tavares soutient  qu’ “il est inutile de nier comme l’a fait le ministre dos Santos Teixeira. J’ai de mauvaises nouvelles  : le prochain dîner du poulpe – vampire géant est un petit pays appelé Portugal. .

Les signes sont visibles, ” une presse financière internationale qui se montre maintenant intéressée par nos petits problèmes, quelques fois avec de bonnes intentions, les autres avec  de mauvaises  décélent chez nous la proche cause des problèmes euro-globaux, une espèce de volcan Eyjafjallajokull pour l’économie”.

L’UE “après beaucoup d’hésitations a promis de l’argent sérieusement, 39.800 millions de dollars à la Grèce, mais elle n’a pas été capable de garantir le peu qui pourtant paraissait gratuit gratuit : la cohésion politique et en voyant que les pays européens ne sont pas solidaires entre eux, le poulpe un géant rampe vers sa prochaine victime”.
 

  http://ipsnoticias.net/nota.asp?idnews=95236

1 Réponse vers “A qui le tour: Le Portugal menacé par les tentacules de la spéculation financière par Mario de Queiroz”


  1. 1 Joannès 26 avril 2010 à 5:59

    On bouche les trous maintenant par dizaines de milliards : les pays membres du FMI viennent de remplir les caisses à nouveau et il a été vendu plus de 100 tonnes d’or ! Impossible de savoir le contenu de “la Caverve d’Ali Baba” Dommages nous pourrions peut-être compter le temps qu’il reste au capitalisme pour se perdurer?


Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Twitter picture

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s





Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.

Joignez-vous à 70 followers