Si le 21 avril, le Centre chinois des échanges économiques internationaux a rendu publiques les analyses sur la situation économique chinoise du premier trimestre de 2010,en prédisant une amélioration remarquable de l’exportation en 2010 avec une forte tendance au redressement pour les 2e et 3e trimestres.Et si la Chine se trouve dans la situation paradoxale et assez unique sur la planète de devoir freiner sa croissance économique, à tout le moins la tenir c’est sans doute à cause du constat que l’on trouve dans cet article publié dans le quotidien du peuple sur les problèmes de “stabilité sociale”. La Chine a pour habitude d’anticiper et aujourd’hui il est passionnant de suivre le débat sur l’avenir à la fois, comme le reflète ce texte, sur les inégalités mais aussi sur les formes démocratiques convenant à cet immense pays. Le tout prenant sens dans le cadre d’une relève en train de se préparer du pouvoir politique. Si l’arrogant crétinisme occidental voulait une fois se taire et entamer un véritable dialogue peut-être que la planète s’en trouverait mieux. note de danielle Bleitrach pour changement de société.
Ces dernières années, le gouvernement chinois a dépensé des milliards pour préserver la stabilité sociale, avec des résultats, c’est le moins que l’on puisse dire, mitigés. Lors d’un Forum sur le développement social qui s’est tenu récemment à la prestigieuse Université Tsinghua, des experts ont suggéré une nouvelle approche.
Un rapport divulgué lors de la conférence montre que malgré des dépenses massives des gouvernements central et locaux, les contradictions sociales et les conflits deviennent plus aigus. Ce qui laisse entendre que la société est entrée dans un cycle d’« instabilité ».
Un peu plus tôt cette année, le Conseil des Affaires d’Etat avait rapporté à l’Assemblée populaire National que les dépenses en matière de sécurité publique en 2009 avaient augmenté de 16% par rapport à 2008, et que pour 2010, l’addition pourrait se monter à 514 milliards de Yuans (75,28 milliards de Dollars).
Mais ces énormes dépenses n’ont pas eu les résultats escomptés. Augmenter le nombre de policiers ne fait qu’ajouter au fardeau financier du gouvernement, sans pour autant résoudre le problème sous-jacent.
Les causes majeures de l’instabilité sociale sont le fossé grandissant entre les riches et les pauvres, ne pas avoir réussi à faire respecter les droits des travailleurs, en particulier les travailleurs migrants, et la corruption dans la fonction publique. Et certains services gouvernementaux sont devenus tellement hypersensibles qu’ils considèrent parfois les demandes les plus simples comme un trouble à l’ordre public.
Pourtant, permettre aux citoyens d’exprimer leurs demandes n’est pas incompatible avec la stabilité sociale. Un développement économique rapide produit inévitablement des conflits entre les différents groupes d’intérêt. Mais au lieu d’essayer de résoudre ces problèmes sociaux, les gouvernements à tous les niveaux ont mis en place des « Bureaux de préservation de la stabilité » afin de mettre un frein à ces troubles. Certains services vont même jusqu’à acheter une paix temporaire à l’aide de subsides, ce qui non seulement accroit les dépenses du gouvernement mais en plus encourage les troubles.
D’après le rapport, « les enquêtes montrent que les troubles arrivent du fait d’un manque de façons, pour les citoyens, d’exprimer leurs soucis et leurs intérêts », et qu’« améliorer le système légal afin de garantir les droits des citoyens est urgent ».
Pour les experts, ouvrir les documents du gouvernement pour permettre une inspection publique et laisser le public participer aux audiences politiques améliorera la stabilité. Et en cas de violation des droits des citoyens, le gouvernement devrait intervenir rapidement afin de fournir aide et solutions. Il devrait aussi y avoir davantage de canaux pour permettre aux citoyens, et notamment les groupes vulnérables, de formuler leurs plaintes.
La meilleure façon de préserver la stabilité sociale, dit le rapport, est de « protéger les droits des citoyens, comme cela est inscrit dans la Constitution. Si les droits sont garantis, un équilibre entre les différents groupes d’intérêt pourra être trouvé, et si les intérêts sont équilibrés, alors la stabilité sociale suivra ». En fait, cela est l’essence même de la stabilité sociale.
Le rapport a cité les paroles prononcées par le Premier Ministre Wen Jiabao devant l’Assemblée Populaire Nationale un peu plus tôt cette année : « Le but principal qui dirige notre travail est plus de bonheur et de dignité pour les citoyens, et plus de justice et d’harmonie dans la société ».
Source: le Quotidien du Peuple en ligne
Bonjour,
il est vrai que les autorités Chinoises cherchent en permanence les moyens de rendre leur population plus heureuse. Ils s’y prennent parfoi maladroitement car de manière trop rigide, un peu d’ailleurs à l’image des officiels qui ont un aspect souvent rude.
Loin de dire que ce système est parfait, (mais en existe t’il un)ils ont au moins le mérite de chercher des solutions, ce qui contraste avec l’immoblisme occidental et qui d’une manière le dérange également.
Il reste encore un long chemin à parcourir pour cette jeune république (60 ans), même si sur le terrain les progrès sont notables, malgré ce qu’en relatent certains médias occidentaux.
Ce pays se heurte de plus à une histoire lourde, souvent douloureuse comme la guerre civile, à des problèmes liés avec les particularisme ethnique qu’il est important de conserver en termes de patrimoine, mais tout en faisant évoluer ces peuples souvent parmis les plus déshérités du pays, et ce bien souvent pour des raison géographiques.
Ce pays, s’il corrige certains dérapages liés à un certain désir de ressemblance avec les pays occidentaux, a de forte chance de réussir ce pari ambitieux qui est d’arriver à faire vivre dans des conditions au moins correctes plus d’un milliard trois cent millions d’habitnts issu de 56 ethnies différentes, ce qqui est loin d’être une mince affaire.
Ce dont a besoin le plus ce pays, c’est de temps et de calme, aura t’il ces élements, cela ne dépend pas de lui, mais de faits totalement extérieurs …