Kprf.ru
Traduit du Russe pour Rebelion par Josafat S. Comín, et de l’espagnol en français par danielle Bleitrach, pour changement de société.
Ce texte met clairement en cause Poutineet Medvédev qui à la veille des élections les prépareraient en jouant une stratégie de la tension qui ferait voter les Russes avec leurs tripes, l’auteur de l’article un député communiste de la Douma rappelle un certain nombre de précédents. Il laisse entendre que le “terrorisme” caucasien a bon dos… Et qu’il faut observer de près la manière dont se met en place non seulement une stratégie qui permettrait de maintenir au pouvoir un tandem fortement contesté mais également de balayer les timides pas qui ont été fait en favdeur de la démocratie. Une de leurs hypothèses qui se trouve malheureusement confirmé aujourd’hui par un autre attentat est que l’on va comme d’habitude assister à une série.
Bortnikov, responsable du FSB(service de renseignement russe), a indiqué que des groupes du nord du Caucase sont impliqués dans les attentats dans le métro moscovite . La recherche ne fait que démarrer, mais déjà le FSB dirige à l’opinion publique vers cette piste, comme la principale hypothèse.
Le ministre des affaires étrangères Serguei Lavrov a aussi fait ses suppositions publiques. “Nous ne pouvons rien exclure”, a-t-il déclaré en réponse à la question de savoir s’il considérait comme possible que les explosions aient été exécutées avec des appuis provenant de l’étranger. “Nous savons tous qu’entre la frontière du Pakistan et de l’Afghanistan il y a ” un no man’s land “où les organisations terroristes se sont renforcées”, a déclaré Lavrov. Selon lui ce serait là précisemment que beaucoup d’attentats sont préparés et pas seulement dans les pays proches, “parfois ces chemins conduisent jusqu’au Caucase”.
Le journal “Moskovsky Komsomolets” (MK) développe une nouvelle version. Le journal présuppose que Pavel Kosolapov peut être impliqué dans l’organisation des attentats, quelqu’un d’origine russe, mais converti à l’islam le plus radical.
“Les nouveaux attentats ont d’étonnantes similitudes avec l’attentat de 2004, dans le trajet entre les stations” Paveletskaya “et” Avtozavodskaya “. Le journal rappelle que le mentor direct du suicidé qui a exécuté le dit attentat était précisément Kosolapov. On attribue à son groupe quelques importants attentats. MK “remarque que c’est la première fois depuis la mort de Shamil Basayev, que le terrorisme retourne Moscou.” Il est possible que ce milieu dans lequel prolifèrent les organisations clandestines ait vu croître à un terroriste comparable à Basayev(2) “.
Naturellement seulement l’enquête pourra déterminer si cette fois aussi a été projetée d’autre série d’attentats, comme en 2004. A l’époque il y avait eu aussi un attentat dans le métro, tout suite après des explosions dans des avions , pour finir avec Beslán(3) et le “formatage” complet du système politique russe qui a suivi, dans la forme si vantée de ” pouvoir vertical”.
Les suppositions relatives aux attentats dans le métro du 29 mars et l’exécution possible en Russie de la “stratégie de la tension” c’est-à-dire d’une activité terroriste qui aurait pour finalité des changements politiques de grande portée, à l’instigation des services secrets (peu importe qu’ils soient du pays ou ceux de l’étranger), est une version dont il faut absolument tenir compte .
En Russie, parmi les éléments d’exécution de cette “stratégie de la tension” il faudrait signaler, l’explosion d’ensembles immobiliers (août – septembre 1999), la tragédie du théâtre Nord-Ost un (octobre 2002), le festival de rock “Krylya” un (juillet 2003), Beslán (septembre 2005). Le terrorisme engendre la peur dans la société et a permis d’instaurer des changements autoritaires dans le régime politique.
L’érosion du leadership de la “Russie Unie” et par là de Poutine en tant que dirigeant de ce parti a pu être constaté dans les élections régionales du 14 mars 2010, ça a été un signal fort que la société a envoyé au tandem gouvernant. Quelles ont été les conclusions qui en ont été tiées ? De quelles forces ou clans les explosions sont-elles la réponse dans le métro ? Peut-être sont-ils seulement un “salut” depuis le Caucase (version de Bortnikov) ou un autre venant de la frontière entre l’Afghanistan et du Pakistan (version de Lavrov) ?
Du 29 mars à Moscou les explosions prennent-elles place dans un sénario concoté par les élites en pleine excitation mentale, en relation avec le dilemme du deuxième mandat de Medvédev ou du troisième de Poutine ? La version concernant la possibilité du commencement de la mise en scène d’une “nouvelle stratégie de la tension” à la veille des élections fédérales de 2011-2012, constitue un challenge important pour le Parti communiste et pour toute l’opposition patriotique de gauche. Ces événements constituent-ils la possibilité d’une continuité d’un scénario inerte dans la proche campagne électorale ou sommes-nous devant le présage de sa fracture future ?
Le sujet de la modernisation du pays, tellement proclamépar Medvédev, paraît aujourd’hui en décalage du débat public. Pour l’instant le président au lieu d’une modernisation se voit obligé de parler des fauves terroristes et de promesses pour les exterminer. Dans ces conditions il n’y a pas d’espace et le temps ni pour la campagne présidentielle qui annonçait qu’elle allait mettre de l’ordre dans le gouvernement de Poutine, comme ne sont pas plus opportunes les conversations et les initiatives sur les modes timides de libéralisation du système politique.
En résumé, nous aurons à suivre de façon trés attentive l’évolution des événements, ainsi que la manière dont s’échange ce “combat” de communiqués entre Medvédev et Poutin pour l’appropriation du petit écran dans ces jours tragiques.C’est quelque chose d’une transcendance vitale pour le PCFR et toute l’opposition patriotique de gauches. Il est indispensable d’être préparé devant les virages les plus imprévisibles qui peuvent se prendre dans la politique russe.
De l’information du PCFR.ru
L’histoire des attentats dans le métro coïncide d’une façon surprenante avec les situations de plus grande tension dans l’histoire politique de la Russie. Toutes les versions et suppositions exigent une analyse scrupuleuse.
Pour nous votions avec les tripes ? La veille du premier tour du combat présidentiel entre Ziuganov et Yeltsin, le 11 juin 1996 a eu lieu le premier attentat dans l’histoire du métro, dans l’histoire moderne de la Fédération de la Russie, s’est produit le 11 juin 1996 dans le trajet entre les stations “Tulskaya” et “Nagatinskaya”. L’explosion a eu lieu à 21 heures h., sous l’un des sièges du wagon de queue. Ils ont fait exploser 500 grammes de trilita. Il y a eu 4 morts et 12 blessés.
Le 19 décembre de la même année a eu lieu une explosion dans le métro de Saint Petesbourg, 400 gr de trilita ont explosés quand le métro parcourait le trajet entre les stations “Place lénine” et “Vygorskaya”. Par bonheur il n’y a pas eu de victime, le wagon à 0h 10 du milieu de la nuit était vide.
En préparant le “default” économique ? L’impression causée par les attentats devait obscuricir la sensation de la perte d’épargnes
Le 1 janvier 1998 dans la station “Tretyakovskaya” avait explosé une machine de fabrication artisanale et de puissance médiocre: Il y a eu trois blessés hospitalisés sous divers diagnostics.
Le 8 août 2000 une machine a fait explosion dans le passage à piéton souterrain sous la place “Pushkinskaya”, dont les entrées s’ouvrent aussi sur le métro des stations “Tverskaya” et “Pushkinskaya”. La bombe a détoné à une heure de pointe, 18 heures . Il y a eu 7 morts et 53 blessés. Plusieurs ont subi des coupures par suite du bris des vitrines des magasins limitrophes.
Avec l’opération antiterroriste au Caucase comme fond.
Une demi-année plus tard, le 6 février 2001 il y a eu une autre explosion dans la station du métro “Bielorruskaya-Koltsevaya”. L’explosion est arrivée à l’heure une pointe à 18:50 heure. La bombe avait été placée sous l’un des bancs de marbre en face du lieu où est le premier wagon, 9 personnes ont été blessées, dont deux enfants.
À la veille de la bataille pour le deuxième mandat de Poutin
Juste 3 ans après, le 6 février 2004, un terroriste suicidaire, elle fait explosder, la charge qu’il portait dans le deuxième wagon, qui à ce moment là parcourait le trajet entre les stations “Avtozavodskaya” et “Paveletskaya”. Pour augmenter la charge destructive l’explosif était plein de vis . 41 personnes sont mortes, et 134 ont été blessées. La recherche a établi que le terroriste était un jeune homme de 21 ans, Anzor Izhayev, de la région de Karachayevo-Cherquesia.
Une répétition de Beslán ?
Une demi-année plus tard, le 31 août 2004, une autre terroriste suicidaire a fait exploiter la bombe qu’elle portait à l’entrée de la station du métro “Rizhskaya”. Comme un résultat il y a eu 11 morts et près de 40 blessés. Selon l’enquête sur l’explosion l’organisateur de l’attentat est mort aussi, il s’agissait encore d’un natif de Karachayevo-Cherquesia, Nikolai Kipkeyev.
Le deuxième mandat de Medvédev ou le troisième de Poutin ? Le commencement d’une nouvelle “stratégie de la tension pour préparer les élections de 2011-2012 ?
Le 29 mars 2010 deux bombes ont explopsé dans le métro de Moscou. La première explosion a eu lieu dans la station “Lubianka” à 7:57 heure h., et la deuxième dans “Park Kultury” à 8:37 heure h. Comme résultat des deux explosions 38 personnes sont mortes et 70 ont été hospitalisés.
Serguei Óbujov est député de la Douma pour le PCFR. Il travaille comme directeur adjoint du Centre de Recherches de la Culture Politique de la Russie. Docteur en sciences politiques, eil st spécialiste en étude des processus et de crise des pays de l’Europe de l’Est et de la Russie, ainsi qu’en analyse de l’opinion publique et des campagnes électorales.
Fuente: http://kprf.ru/rus_soc/77512.html
traductions et notes explicatives de danielle Bleitrach pour changement de société.
(1)Pavel Kosolapov e ex-soldat et de l’armée russe de cadets.
Pavel Kosolapov a déserté l’armée russe et changé de camp lors de la deuxième guerre de Tchétchénie, 1999. Pavel Kosolapov est soupçonné par la police russe d’assemblage de la bombe qui a explosé dans l’Express Nevsky, de Moscow Saint-Pétersbourg , le 08/13/2007. Pavel Kosolapov est également le principal suspect dans l’attaque Bologoïe, commise le 11/28/2009. ) Pavel Kosolapov est toujours en fuite.
(2)Salmanovitch Chamil Bassaïev (russe: Шамиль Салманович Басаев; Janvier 14, 1965 – Juillet 10, 2006) était un militant islamiste tchétchène et un leader du mouvement séparatiste tchétchène.
IL a été considéré par certains comme le leader incontesté de l’aile radicale de la rébellion tchétchène. Il était responsable de nombreuses attaques dans et autour de la Tchétchénie ainsi que des attaques terroristes sur des civils, la plus célèbre étant l’attaque d’une école à Beslan, et celle de 2002 avec les otages du théâtre de Moscou crise. Nouvelles ABC l’a décrit comme «l’un des plus recherchés par les terroristes dans le monde». L’origine de sa mort reste controversée, les Russes affirment qu’il a été assassiné par le FSB, les Tchétchènes prétendent qu’il est mort dans une explosion accidentelle, et d’autres sources font valoir qu’il a été assassiné par un groupe insurgé rival .
(3) le massacre de l’école de Beslan (ossétie du Nord) avait conduit à la mort de plus de 385 personnes, la plupart des enfants
bonjour
Compte tenu de sa popularité Poutine aurait il besoin de laissez passer des attentats voire de les organiser ,pour s ‘assurer davantage de pouvoir ?
Qui a intérêt à propager ce genre d insinuation voire d ‘imputation ?
bob
je vous signale qu’il s’agit des supputations du Parti communiste de russie qui a obtenu aux dernières élections russes environ 21 % des voix, malgré les fraudes. Personnellement mais je connais moins bien la situation qu’eux je pencherai plutôt pour l’OTAN qui veut attirer la Russie dans le magma afghan. D’où d’ailleurs la recommabndation des Chinois (venez donc traiter ce genre de problème dans le contexte de l’organisation de Coopération de shaghai pour la paix et la stabilité régionale)… Mais le parti communiste de la fédération de Russie semble tenir à son analyse et il est convaincu que le tandem à la tête du pays manoeuvre, donc je publuie ce qu’ils disent… Ce qui est sûr c’est que dans cette affaire on veut faire porter le chapeau aux islamistes et comme mes notes l’indiquent ceux-ci ne paraissent pas nécessairement à l’origine du problème et en tout cas sont manipulés. Je ne crois pas à la piste Tchétchène parce que de ce côté là je ne vois pas les forces en état. En outre le fait qu’il vient d’y avoir un autre attentat au Daghestan va dans le sens de l’analyse. Le Daghestan est une zone comme je l’avais indiqué complètement manipulé et insécurisée…
Danielle Bleitrach
A mon avis, les deux pistes (Otan et Poutine) ne sont pas incompatibles, hélas! Les dirigeants russes actuels jouent un double jeu.
Après la réforme catastrophique des forces armées, conduisant à un affaiblissement sans précédent du potentiel militaire russe, le projet de faire défiler au 9 mai sur la Place rouge des militaires otanesques étasuniens, britanniques et français est un signe inquiétant.
Enfin, là, en Russie, on peut imaginer un 11/09 à la Poutine. Curieux que pour nos « amis » US, il soit interdit d’imaginer un 11/09 de Bush et Cheney qui auraient organisé les 3 séries d’attentats de septembre 2001 : les 09/09, 11/09 et à l’anthrax. Cherchez l’erreur.