Le ministre chinois du Commerce Chen Deming estime qu’une appréciation du yuan n’aura aucune incidence sur le déséquilibre des échanges commerciaux entre les Etats-Unis et la Chine. Il a invité les décideurs américains à éviter la confrontation. Dans une déclaration publiée sur le site internet MOFCOM, Chen affirme que les flux commerciaux sont déterminés par la loi de l’offre et de la demande plutôt que par le taux de change. (…) Chen a réitéré la volonté de la Chine de résoudre ces frictions commerciales par la négociation. Mais il a également rappelé que les menaces de sanctions commerciales et les pressions sur le plan politique ne vont pas faire avancer les choses.
Les statistiques montrent que les Etats-Unis importent principalement des produits d’usage journalier tels que des produits textiles ou des meubles de Chine. Ces marchandises représentent presque 30% des produits “Made in China” expédiés vers les Etats-Unis. 45% des importations américaines en provenance de Chine sont des appareils électroménagers ou de l’électronique grand public. Pour Chen Deming, ces produits à prix compétitifs permettent aux Etats-Unis de mieux contrôler les pressions inflationnistes et de stimuler la consommation.
Chen remarque également que le déficit commercial des Etats-Unis avec la Chine s’est réduit de 16% en 2009, alors que la monnaie chinoise est restée stable pendant cette période. Pour le ministre du Commerce, c’est là la preuve en théorie et en pratique que l’appréciation de la monnaie d’un pays n’a que peu d’influence sur l’équilibrage de sa balance commerciale. Si les Etats-Unis restreignent les imports en provenance de Chine, ils devront importer des produits de substitution d’autres pays.
Des données montrent que les Etats-Unis n’ont pas seulement profité de l’industrie manufacturière chinoise mais également de ses secteurs de services et d’investissement. Environ 30 000 entreprises américaines sont présentes en Chine. En 2008, leurs ventes totales en Chine se sont élevées à 150 milliards de dollars américains et le volume total de leurs exportations a atteint 75 milliards de dollars.
Chen a réitéré la volonté de la Chine de résoudre ces frictions commerciales par la négociation. Mais il a également rappelé que les menaces de sanctions commerciales et les pressions sur le plan politique ne vont pas faire avancer les choses.
31.03.2010 16h58 quotidien du peuple
PS; Je voudrais également signaler ce que dit les quotidien du peuple sur la visite de Sarkozy aux Etats-Unis (souligné par moi) :
Le 30 mars, M.Sarkozy se rendra à Washington où il rencontrera son homologue américain Barack Obama et des membres du Congrès américain. Selon les médias français, les sujets de discussion du Président Sarkozy avec la partie américaine sont très variés : « les sanctions contre l’Iran, la situation en Afghanistan, le processus de paix au Moyen-Orient, des mesures à adopter face au changement climatique, la réforme des Nations Unies et la reconstruction de Haïti après le séisme ».
(…) En ce qui concerne le problème de l’Afghanistan, M.Obama va laisser entendre que les Etats-Unis seront contents, si la France envoie un plus grand nombre de soldats dans ce pays d’Asie.
Les Chinois ont raison sur ce point. Déjà détenteurs d’une grande partie des déficits Américains, ils n’ont aucune raison de se plier au chantage du Dollar. C’est très bien ainsi car en finir avec le dogme du Dollar sur les échanges du Monde, ne le rendra que plus cohérent. Bonne soirée.
L’argumentation de Chen Deming revient à observer qu’aujourd’hui après 30 ans de mondialisation, dont la Chine a profité comme tous les pays développés, que nos industries manufacturières ont disparu et que la Chine est devenue incontournable. Il en résulte forcément un déséquilibre massif: des comptes courants excédentaires pour les uns et déficitaires pour les autres; déséquilibres qui ne peuvent être annulés que par des balances symétriques dans les comptes de capital – détenir de la dette souveraine ou privée et acheter des actifs physiques.