Les guerres d’Obam, l’Inde et pourquoi la démocratie est “la plus grande mystification du monde” Amy Goodman Democracy Now
Nous avons parlé avec la célèbre écrivaine et activiste indienne Arundhati Roy du président Obama, des guerres en Irak et en Afghanistan, de l’Inde et du Cachemire et de bien d’autres sujets. Roy a parlé également de son voyage dans les profondeurs de l’Inde centrale pour s’informer sur l’insurrection maoïste.
TRANSCRIPTION NON ÉDITÉE
ANJALI KAMAT : Nous passerons le reste de l’heure avec la femme de lettres célèbre et l’activiste indienne Arundhati Roy à discuter sur l’obscur point faible de l’Inde, un pays qui s’enorgueillit d’être connu comme la plus grande démocratie du monde.
Ce mois-ci, quand Forbes a publié sa liste annuelle de multimillionnaires du monde, la presse indienne a expliqué avec une certaine délectation que deux de leurs compatriotes étaient desormais sur la liste enviée des dix individus les plus riches du monde.
Pendant ce temps, des milliers de paramilitaires et des policiers indiens livrent une guerre contre certains de ses plus pauvres habitants qui vivent au loin, dans le corridor appelé tribal du pays. Des fonctionnaires indiens disent que plus d’un tiers du pays, surtout la terre forestière riche en minerais, est partielement ou totalement sous le contrôle des rebelles maoístes, également connus comme naxalites. Le premier ministre de l’Inde a désigné les maoístes comme étant la ”plus grave menace pour la sécurité interne.” Selon des chiffres officiels, près de 6.000 personnes sont mortes dans les sept dernières années de combats, plus de la moitié d’entre elles sont des civils. La nouvelle offensive paramilitaire du gouvernement contre les maoístes a pris le nom d’Opération Chasse Verte.
Bon, avant ce mois-ci le leader de l’insurgencia maoíste, de Koteswar Rao, ou Kishenji, a invité la romancière lauréate du Prix Booker, Arundhati Roy, pour qu’elle s’interposât dans des pourpalers de paix avec le gouvernement. Peu après, le Secrétaire de l’Intérieur de l’Inde, G.K. Pillai, a critiqué Roy et d’autres qui ont parlé, je cite, d’”un génocide” à propos de la violence étatique contre les maoístes.
G.K. PILLAI : “Si les maoístes sont des assassins, s’il vous plaît nommez-les assassins. Pourquoi est-ce que si les maoístes assassinent dans le Midnapore Occidental durant l’année passée du juin à décembre 159 civils innocents, on ne voit aucune critique de ce fait ?, si le gouvernement avait accompli cela, beaucoup de gens auraient parlé alors de génocide. Pourquoi ne s’agit-il pas de génocide quand ce sont les maoístes ?”
AMY GOODMAN : Bien, Arundhati Roy a récemment eu une rencontre exceptionnelle avec les guérillas armées dans les forêts de l’Inde centrale. Elle a passé quelques semaines dans un voyage avec l’insurrection dans la profondeur du coeur du territoire maoíste de l’Inde et a écrit au sujet de leur lutte un essai de 20.000 mots publié ce week-end dans la revue indienne Outlook intitulé ” Walking with the Comrades” (En Marchant avec les camarades).
Maintenant , l’auteur et une activiste de renommée internationale pour la justice planétaire nous a rejoint à New York. Elle a gagné le Prix pour la Liberté Culturelle de la Fondation Lannan en 2002, et elle est l’auteur d’une série de livres, y compris un roman lauréat du Prix Booker The God of Small Things [1]. Son ultime collection d’essais, publiée par Haymarket, est Field Notes on Democracy : Listening to Grasshoppers.
Arundhati Roy, bienvenue à Democracy Now!
ARUNDHATI ROY: merci, Amy.
AMY GOODMAN: Avant de parler du très intéressant voyage que vous avez fait , vous arrivez ici pour le septième anniversaire de l’invasion de l’Iraq par les Etats-Unis. Vous avez été extrêmement franche sur la guerre et ce qui a suivi. Je me souviens vous ‘avoir vue dans l’Église Riverside du grand Howard Zinn, en train de faire un discours contre la guerre. Qu’est-ce que vous pensez maintenant, sept ans après ? Et comment cela a-t-il touché votre continent, comment cela affecte-t-il l’Inde ?
ARUNDHATI ROY : Bon, je pense, on sait déjà, le plus triste est que quand ont eu lieu les élections aux Etats-Unis, tout était centré sur la rhétorique du changement dans laquelle on pouvait croire, et même les plus cyniques d’entre nous quand nous avons vu Obama gagner les élections nous nous sommes sentis émus, les plus heureux étaient, en particulier les gens qui avaient vécu le mouvement pour les droits civiques, etc.. En réalité il est arrivé ce qui est arrivé et la guerre s’est étendue. Il a gagné le Prix Nobel de la Paix et a mis à profit cette opportunité pour justifier la guerre.Ce fut comme si les larmes de bonheur des gens noirs voyant un homme noir parvenir au pouvoir avaient été cueilies et collées sur les yeux de l’élite mondiale qui le voyaient justifier la guerre.
Et d’où je viens, c’ est presque comme – l’on pense qu’il ne comprend pas même ce que fait le gouvernement américain. Ils ne comprennent pas le type de terrain dans lequel ils se meuvent. Quand l’on dit des choses comme “nous devons éliminer les talibans:” qu’est-ce que cela veut dire ? Les talibans ne sont pas une quantité déterminée de personnes. Les talibans sont une idéologie qui a surgi d’une histoire qui a été créée dans tous les cas par les Etats-Unis.
L’IraK, la guerre continue. Évidemment, en Afghanistan se développe une révolte. Elle s’est étendu au Pakistan, et du Pakistan au Cachemire et en Inde. De telle sorte que nous voyions cette superpuissance, en quelque sorte, enlisée dans le sable mouvant d’une incapacité conceptuelle de compréhension ce qu’elle fait, comment sortir ou comment rester. Cela va traîner en longueur dans ce pays et je pense que c’est une vraie pitié que, dans certaine manière, au moins George Bush était presque obscène dans sa stupidité à ce sujet, tandis que maintenant tout part en fumée et en jeu de miroirs, et les gens trouvent qu’il est plus difficile de déchiffrer ce qui arrive. Mais, en fait, la guerre s’est étendue.
ANJALI KAMAT : Et Arundhati: comment expliqueriez-vous le rôle de l’Inde dans l’expansion de la guerre en Afghanistan et au Pakistan ? C’est un climat favorable à de très bonnes relations entre l’Inde et les Etats-Unis.
ARUNDHATI ROY : Bon, le rôle de l’Inde – le rôle de l’Inde est pour le moment d’essayer de se positionner, comme on le dit tout le temps, comme l’allié naturel d’Israël et d’Etats-Unis. Et l’Inde s’efforce d’acquérir une position d’influence à travers l’Afghanistan. Et personellement je crois que le gouvernement américain adorerait voir des troupes indiennes en Afghanistan. Cela ne peut pas se faire ouvertement parce que simplement ce serait l’explosion , c’est pourquoi on use de toutes espèces de manières dans le but de créer une sphère d’influence dans ce pays. De sorte que le gouvernement indien est profondément impliqué dans le Grand jeu et le résultat ce sont les attaques dans le Cachemire et à Mumbai, pas directement en relation avec l’Afghanistan mais ce type de manoeuvres prend sens dans tout un contexte.
AMY GOODMAN : Pour un public américain, et peut-être pour un public qui n’est pas de la région, pourriez-vous nous parler d’une aire à laquelle vous vous interessez beaucoup, et qui est le Cachemire. La majorité des gens en entendant ce mot pensent à un pull. C’est ce qu’ils pensent quand ils entendent “le Cachemire.”
ARUNDHATI ROY : Bien, mm – hmm.
AMY GOODMAN : Il faudrait même commencer par nous dire de quoi il s’agit, même le situer géographiquement pour nous.
ARUNDHATI ROY : Bien, la Cachemire, comme on dit en Inde, c’est la partie où le partage entre l’Inde et du Pakistan n’a pas été achevé. De telle sorte que comme nous le disons habituellement, c’est un cadeau du colonialisme britannique. Ils nous ont jeté le problème quand ils sont partis – je veux dire, quand ils se sont retirés. Le Cachemire était indépendant avec une majorité musulmane gouvernée par un roi hindou. Et quand est intervenue la partition en 1947, quasiment un millions de personnes ont perdu la vie, parce que cette ligne qui a été tracée entre l’Inde et le Pakistan passait par des villages et elle passait par des communautés, et tandis que les hindúes s’enfuyaient du Pakistan et les musulmans s’enfuyaient de l’Inde, il y a eu des massacres des deux côtés.
Et à cette époque là, d’une manière surprenante, le Cachemire était pacifique. Mais alors toutes les principautés indépendantes en Inde et au Pakistan ont été sollicitée pour s’unir réellement à l’ Inde ou au Pakistan, mais au Cachemire le roi ne se décidait pas, et cette décision a fini par être tranchée à cause du revenu des soldats et des combattants non officiels pakistanais. Et le roi a fui Jamu, et tout de suite s’est réfugié en Inde. Mais déjà il y avait un mouvement pour la démocratie en Cachemire. En tout cas, c’est l’histoire.
Mais par la suite, il y a toujours eu une lutte pour l’indépendance ou l’autodétermination, qui en 1989 s’est convertie en insurrection armée que l’Inde a réprimée par des moyens militaires. Et aujourd’hui, la manière la plus simple d’expliquer l’escalade de ce qui arrive est que les Etats-Unis. ont 165.000 soldats en Iraq, mais le gouvernement indien a lui 700.000 soldats dans la vallée du Cachemire- ce qui veut dire, que le Cachemire est tenu par la force militaire et que c’est une occupation militaire.
ANJALI KAMAT: Arundhati Roy, votre dernier article dans Outlook, “Walking with the Comrades” a entrepris de nous parler de ce qui se passe dans les forêts de l’Inde. Qu’est-ce que c’est que cette guerre que L’Inde livre contre les plus des pauvres, des gens connus comme tribaux, des indigènes adivasis ? Qui sont les maoístes ? Qu’est-ce qui arrive là ? Et comment êtes-vous arrivés dans ce lieu ?
ARUNDHATI ROY : Bien, cela dure depuis pas mal de temps, mais fondamentalement il y a un lien. Si l’on considère l’Afghanistan, Waziristán, déjà on sait, les États du nord-est de l’Inde et tout le cordon minier qui va du Bengale Occidental à travers le Jharkhand en passant d’Orissa à Chhattisgarh ce que l’on appelle le corridor Rouge en Inde, il est intéressant que toute l’affaire soit une insurrection tribale. En Afghanistan, évidemment, cela a pris la forme d’une insurrection islamiste radicale. Et ici c’est une insurrection radicale de gauche. Mais l’attaque est la même. C’est une attaque de classe, contre ces gens-là . La résistance a pris différentes formes.
Mais en Inde, c’est connu comme le corridor rouge, si on regarde une carte de l’Inde , les zones tribales, les forêts, les minerais et les maoístes sont tous empilés les uns sur les autres. De sorte que, dans les cinq dernières années, les gouvernements de ces divers États ont signé MOU (MDA – un mémorandums d’accord) avec des sociétés minières pour une valeur de milliers de millions de dollars.
ANJALI KAMAT : MOU, Mémorandum d’accord.
ARUNDHATI ROY : les Mémorandums d’accord. De telle manière que comme nous le disions c’est réellement un corridor MOUista, comme c’est un corridor maoíste. Vous savez ? Et voilà qui est intéressant plusieurs de ces MDA ont été signés en 2005. Alors que, ça a été justement quand ce gouvernement du Congrès est arrivé au pouvoir, et le premier ministre, Manmohan Singh, a annoncé que les maoístes constituent en Inde “la plus grande menace pour la sécurité intérieure.” Et c’était l’ étranger qui disait cela à l’époque, parce qu’en réalité les maoístes avaient été décimés par l’État d’Andhra Pradesh. Je pense qu’ils en avaient tué environ 1.600. Mais aussitôt que cela a été dit les actions des compagnies minières ont vu leur valeur croître, parce que c’était évidemment un signal indiquant que le gouvernement était disposé à faire quelque chose à ce sujet, et alors a commencé cette attaque contre eux l’Opération a fini par être la Chasse Verte qui maintenant envoie des dizaines de milliers de troupes paramilitaires sur ces aires tribales.
Mais avant l’Opération la Chasse Verte, ils ont essayé une autre chose qui a consisté à armer une espèce de milice tribale appuyée par la police dans un État comme Chhattisgarh, dans lequel j’ai récemment voyagé, et simplement pour pouvoirn entrer dans la forêt. Cette milice a brûlé un village après l’autre, environ 640 villages ont été, plus ou moins, vidés. Et ce fut – le plan a été pour ce qu’on en connait celui de la création de villages stratégiques ce que les Américains avaient tenté au Vietnam qui d’abord avait été imaginé par les britanniques en Malaisie, dans laquelle il s’agissait d’obliger les gens à rentrer dans des campements policiers sur le bord du chemin pour pouvoir contrôler la population, et les villages se vident pour que ,les forêts soient ouvertes à la pénétration des sociétés.
Et ce qui est arrivé rééllement dans cette aire, à Chhattisgarh, d’envion 350.000 personnes, c’est qu’environ 50.000 sont allées dans les campements. Certains ont été obligées, d’autres volontairement. Et le reste a simplement disparu du radar gouvernemental. Plusieurs sont partis dans d’autres États pour travailler comme travailleurs migrants, mais plusieurs des autres ont continué de se cacher dans les forêts, incapables de revenir vers leurs foyers, mais sans être disposées à partir. Mais le fait est que les maoístes ont été dans toute cette aire pendant trente ans, en travaillant avec les gens, etc.. De telle sorte que ce n’est pas résistance qui s’est levée contre le travail des mines. Elle a été précédée avant cela par beaucoup de, beaucoup de temps. De telle sorte qu’elle est très établie. Et l’Opération Chasse Vert a été annoncée parce que cette milice, appelée Salwa Judum , a échoué, donc maintenant ils augmentent les enjeux, parce que ces MDA sont dans l’attente. Et les corporations minières ne sont pas habituées à ce qu’on les fasse attendre. on sait déjà, à quel point l’attente coûte beaucoup d’argent.
Et ce que je veux dire est que nous ne sommes pas en train d’utiliser ce terme de ”gerre génocidaire” à la loégère ou d’un point de vue réthorique. Mais j’ai voyagé dans cette zone, et ce que j’ai vu ce sont les gens les plus pauvres de ce pays, qui sont hors de la portée de l’État. Il n’y a pas d’hôpitaux. Il n’y a pas de cliniques. Il n’y a pas d’éducation. Il n’y a rien : savez-vous ? Et maintenant il y a une espèce d’endroit d’où les gens ne peuvent pas sortir de leurs villages pour aller vers le marché pour acheter quelque chose, parce que les marchés sont pleins des dénonciateurs qui informent de ce que certaine personne est avec la résistance, etc.. Il n’y a pas de docteurs. Il n’y a pas d’aide médicale. Les gens souffrent d’une faim extrême, une dénutrition. De sorte qu’il ne s’agit pas seulement de tuer. Ce n’est pas seulement le fait que l’on va là-bas et que l’on incendie et on tue, mais c’est une population très vulnérable qui est assiégée, on l’isole de ses ressources et on l’expose à une menace pénible. Et nous jugeons d’une démocratie, sur ses actes - : comment prend-t-on la terre pour les sociétés dans une démocratie ? On peut ne pas réellement aller et assassiner les gens, mais on peut créer une situation dans laquelle ou ils s’en vont ou ils meurent de faim.
ANJALI KAMAT: Dans votre article, vous décrivez les gens avec lesquels vous voyagiez comme des guerrilleros armé, comme des disciples de Ghandi avec des armes. Pouvez-vous nous parler de ce que vous voulez dire par là et ce que l’on peut penser de la violence ,perpétrée par les maoïstes?
ARUNDHATI ROY: Bien, vous savez il y a un débat trés intense en Inde à ce propos, y compris dans la gauche dominante et les intellectuels libéraux qui éprouvent beaucoup, beaucoup de suspicion à l’encontre des maoïstes. Et tous doivent éprouver de tels soupçons à l’encontre des maoístes parce que ceux-ci ont – ils ont eu – un passé trés trouble et il y a beaucoup de choses que disent leurs idéologues qui te font frissonner.
Mais quand j’ai été là-bas, je dois dire que j’ai été impressionnée par ce que j’ai vu , parce que je pense que dans les trente dernières années il y a quelque chose qui a radicalement changé chez eux. Et l’important est qu’en Inde les gens essayent de faire la différence. Ils disent que les maoístes existent, et tout de suite après que les tribaux existent. En réalité, les maoístas sont les tribaux, et les tribaux eux-mêmes ont une histoire de résistance et de révolte qui précède Mao depuis des siècles. Et pour cela, je pense qu’il s’agit seulement d’un nom d’une certaine manière. Seulement un nom. Et cependant, sans cette organisation les tribaux n’auraient pas pu avoir une telle force de résistance. De telle sorte que c’est compliqué.
Mais quand j’y ai été j’ai vécu avec eux et j’ai marché avec eux beaucoup de temps, et c’est une armée qui est plus gandhianiste que n’importe quel gandhianiste et laisse une trace plus légère que n’importe quel évangéliste du changement climatique. Et comme je l’ai dit, y compris ses techniques de sabotage sont gandhianas. On sait déjà, qu’ils ne gaspillent rien. Ils vivent de rien. Et pour le monde extérieur – surtout pour les médias qui n’ont cessé de mentir sur eux depuis longtemps. Plusieurs des incidents violents ne sont pas arrivés de la manière dont je l’imaginais. Et quand ils ont eu lieu pour plusieurs d’entre eux, et il y avait un motif pour qu’ils arrivent.
Et ce que je voulais réellement expliquer aux gens était, quand il est question d’une résistance non violente – moi même j’ai parlé de cela. Moi même j’ai dit que les femmes seront les victimes d’une lutte armée. Et quand jai été là-bas, j’ai découvert que la vérité était le contraire . J’ai découvert que 50 % des troupes armées sont femmes. Et pour une grande part la raison par laquelle elles se sont ralliées a été parce que pendant trente ans les maoístes travaillaient avec les femmes.L’organisation des femmes a 90.000 membres, ce qui est probablement la plus grande organisation féministe en Inde, et toutes ces 90.000 femmes sont surement maoistes, et le gouvernement s’est octroyé le droit de faire feu à première vue. On peut donc se demander: vont-ils faire feu contre ces 90.000 femmes ?
AMY GOODMAN : Arundhati Roy, le leader des maoístes vous a demandé d’être la négociatrice, la médiatrice entre eux et le gouvernement indien. Quelle est votre réponse ?
ARUNDHATI ROY : Je ne serais pas une bonne médiatrice. cela ne fait pas de partie de mes capacités. Je pense que quelqu’un devrait le faire, mais je ne pense pas que cela doive être moi, parce que je n’ai pas la moindre idée de comment arriver à le faire: qui le sait ? Et voilà je ne pense pas que nous devons nous mêler des choses dont nous ignorons tout. Et j’ai affirmé cela avec force. Je ne sais pas pourquoi ils ont mentionné mon nom, mais je pense qu’il y a des gens en Inde qui ont ces capacités et qui pourraient le faire, parce que c’est très, très urgent, il faut que cette Opération la Chasse Verte soit annulée. C’est très, très urgent, et ce serait une sottise que quelqu’un comme moi s’attelle à cela, parce que je pense que je suis trop impatiente. Je suis trop indépendante.
AMY GOODMAN:AMY GOODMAN : Je voudrais dire, en retournant lu Cachemire que quand Obama était candidat président, le sénateur Obama, dans une interview, a parlé du Cachemire et a parlé à ce sujet comme si c’était une espèce de point algide (gelé), il a dit que nous avons à résoudre la situation entre l’Inde et le Pakistan sur le Cachemire pour que le Pakistan puisse se concentrer sur les combattants. Peut-il le qualifier de point algide et qu’est-ce qui pense qui doit être fait ?
ARUNDHATI ROY : Bon, je pense que malheureusement, l’affaire du Cachemire a pour base le fait que l’Inde et le Pakistan agissent comme si le Cachemire était un problème. Mais en réalité, pour les deux gouvernements, le Cachemire est une solution. Le Cachemire est l’endroit où ils font leurs sales coups. Ils ne veulent pas résoudre la question parce que dès qu’ils ont un problème interne, ils peuvent toujours tirer le lapin du chapeau. De sorte que je suis convaincue que ces deux pays ne vont pas résoudre l’affaire.
Et ce qui se passe aboutit à ce qu’il y ait là une population qui a subi des misères indicibles depuis tant d’années, et, une fois de plus, il se diffuse tant de mensonge à ce propos. Les médias indiens sont simplement – la falsification sur tout ce qui a trait au Cachemire est incroyable. Comme il y a deux ans – : ou c’était l’année passée ? Il y a deux ans il y a eu une insurrection massive au Cachemire. Par hasard j’étais là. Je n’ai jamais vu rien de semblable. Il y avait des millions de personnes dans la rue tout le temps. Et …
AMY GOODMAN : et pourquoi se rébellaient-ils ?
ARUNDHATI ROY : Ils se rebellaient pour l’indépendance.on le sait, ils se rebellaient pour l’indépendance. Et alors, cette insurrection a été –on sait déjà, quand ils se sont rebellés avec des armes, c’était une erreur. Quand ils se sont rebellés sans les armes, c’était aussi une erreur.
Et la manière dans laquelle ion les a neutralisé a été grâce à une élection. On a appelé à une élection et ça a été vraiment impressionnant, il y a eu une immense participation à cette élection. Et tous – avons plusieurs experts pour les élections en Inde ils passent leur temps à faire des études à la télévision en analysant les tendances et cela et cela, mais personne n’a dit que tous les dirigeants de la résistance ont été arrêtés. Personne n’a demandé : qu’est-ce qui signifie avoir des élections quand il y a 700.000 soldats qui les supervisent tous les cinq mètres, pendant tout le temps, pendant toute l’année ? Ils n’ont pas eu à pousser les gens vers les urnes avec la pointe d’une baïonnette: est-ce qu’on le sait ? Personne n’en a parlé dont il y a eu un enfermement dans chaque circonscription. Personne ne s’est demandé ce que ça signifie pour les gens qui sont sous ce type d’occupation. Le fait qu’ils ont besoin de quelqu’unvers qui se tourner, qui sait, quand quelqu’un disparaît – ou, qu’ils ont besoin d’un représentant.
De telle sorte que maintenant, encore une fois, la violence a recommencé. C’est une espèce de cycle permanent duquel est absent tout sens de moralité, évidemment en fonction des intérêts de leurgéopolitique. Et, il est clair qu’il est très à la mode dire qu’il n’y a pas de moralité dans la diplomatie internationale mais subitement, quand cela a à voir avec le meurtres des maoístes ce qui leur vient à l’esprit est simplement la moralité. On sait déjà, les gens utilisent cette référence quand ça les arrange.
ANJALI KAMAT : Et Arundhati, en Inde et dans des Etats-Unis., à mesure que ces guerres s’étendent, à mesure que les occupations militaires, comme vous avez dit, en Cachemire, à l’Iraq, à l’Afghanistan, s’étendent: quel est votre message aux activistes contre la guerre, aux activistes pour la paix dans le monde entier, ici et en Inde ?
ARUNDHATI ROY: ARUNDHATI ROY : Voyez, je pense que je veux seulement ajouter une chose : qui au Cachemire existe, comme je dis , 700.000 soldats qui ont été changés en force de police administrative. En Inde, où ils ne veulent pas ouvertement déclarer la guerre contre les adivasis, il y a une police paramilitaire que l’on entraîne pour qu’elle soit une armée. De sorte que la police se convertit en armée. L’armée se convertit en police. Mais pour imposer ce taux de croissance, tout le pays se convertit fondamentalement en État policier.
Et je veux dire seulement une chose sur la démocratie. Vous savez, en Inde, les élections coûtent plus que les élections aux Etats-Unis. Beaucoup plus. Dans ce pauvre pays elles coûtent beaucoup plus. Les plus d’enthousiastes sont les sociétés. Les membres du parlement dans leur majorité sont millionnaires. Si on regarde les statistiques, en réalité cette grande majorité repose sur 10 % des voix. La BBC a réalisé une campagne dans laquelle ils avaient les affiches d’un billet de 500 dollars qui se convertissait en un billet indien de 500 roupies, avec Benjamin Franklin d’un côté et Ghandi de l’autre. Et il disait : “Kya India ka vote bachayega duniya ka note?” ce qui veut dire : “Sauvera-t-il le vote indien au marché ? :”vous savez? De façon à ce que les voix se convertissent en consommateurs. Ce qui arrive alors est une espèce d’escroquerie.
Donc le premier message que j’aurais pour les activistes de la paix est – en tout cas, je ne sais pas le sens de tout cela. Que signifie “la paix” ? Vous savez, il est possible que nous n’ayons pas besoin de paix dans cette société injuste, parce que c’est une manière d’accepter l’injustice. De sorte que ce dont on a besoin soit gens qui sont disposés à résister, pas seulement durant un week-end, pas de paix mais pas non plus de week-end. Dans des pays comme l’Inde, peut-on dire maintenant seulement : “Bon, nous marcherons le samedi et peut-être ils arrêteront la guerre en Iraq.” Mais dans des pays comme l’Inde, les gens paient réellement de leurs vies, de leur liberté, de tout. Je veux dire, maintenant c’est une résistance qui a des conséquences. Il ne peut pas s’agir – cela ne peut pas être quelque chose qui n’a pas de conséquences. Il est possible qu’il n’y en ait pas, mais il faut comprendre que, pour changer quelque chose, il faut prendre quelques risques Il faut sortir et risquer ses rêves, parce que les choses en sont arrivées à un point très très mauvais .
AMY GOODMAN : Arundhati Roy, nous voulons vous remercier beaucoup d’avoir été avec nous. J’espère être avec vous et avec Noam Chomsky au Cambridge dans une semaine.
[1] Traducción de Txaro Santoro y Cecilia Ceriani, El dios de las pequeñas cosas, Barcelona, Anagrama, 2009.
Traducido del inglés para Rebelión por Germán Leyens. Traduit de l’espagnol et de l’anglais par Danielle Bleitrach pour changement de société.
source
http://www.democracynow.org/2010/3/22/arundhati_roy_on_obamas_wars_india
le mouvement maoïste en Inde (et avec des différences, au Népal) montre que cette branche du mouvement communiste, dans cette région du monde a su faire en partie l’autocritique de son dogmatisme fanatique de l’époque de la Révolution Culturelle, et acquérir dans certaines régions du sous continent une véritable légitimité populaire. Ils sont proches du pouvoir d’États au Népal, et cet exemple terrifie les classes dirigeantes indiennes.
La traduction française de l’entretien d’Arundhati ROY laisse à désirer. C’est dommage…
En mai 2006, je traduisais, en Inde, l’article de Smita GUPTA, paru dans “Outlook”, sur la guerre civile au Chhattisgarh:
http://mai68.org/ag/1005.html
Journaliste communiste français, ayant suivi la révolution maobaati au Népal, j’aimerais vivre en tant que correspondant de presse la guérilla naxalite au Chhattisgarh.
http://mai68.org/ag/1005.htm
qu’est-ce qui vous empêche de revoir la traduction pour la rendre plus correcte ou plus élegante, je vous signale qu’il s’agit d’une transcription de propos oraux ce qui rend la dite traduction difficle… Mais de toute manière je traduis pour ce blog et je signale toujours le caractère rapide et donc défectueux de mes traductions, il m’arrive de faire trois ou quatre traductions dans la matinée avant de me rendre au cours à la fac, mais je cherche d’abord à faire connaître aux lecteurs de mon blog qui sont souvent des communistes mais pas seulement, ce qui se passe et que leur cachent les médias aux ordres… Je connais effectivement vos écrits et je les trouve remarquablement documentés… Donc corrigez à votre aise…
Danielle Bleitrach
Un tout grand pour la traduction de cet entretien très instructif. Je tenais à vous signaler que je suis en train de traduire le texte mentionné ‘Walking with the Comrades’. Si cela vous intéresse, n’hésitez pas à me contacter.
Cordialement
bien sûr que cela nous intéresse, dès que vous l’avez terminé vous me faites signe. merci
Danielle Bleitrach
C’est vraiment un texte fabuleux, et il me semble que c’est le genre d’expérience vécue qu’il faut partager un maximum, donc vous pouvez compter sur moi. L’immersion dans la vraie lutte y est totale et l’on réalise combien il serait important que le monde se mobilise pour sauver ce peuple qui se bat pour vivre, simplement, contre les forces gouvernementales impérialiste… Roy parvient à rester objective, bien que baignée dans tout ce qui se passe, ce qui rend son récit d’autant plus intéressant. Je vous contacte dès que je l’ai terminé…
Madame Danielle Bleitrach,
Je suis désolé de vous avoir blessé.
Amicalement.
Le vrai problème, en fait, n’est pas la traduction; mais la difficulté pour un journaliste inconnu, non protégé par son nom, de travailler, en Inde, dans les zones insurgées.
Il faut s’appeler Arundhati Roy, pour ne pas se faire arreter immédiatement par l’Intelligence Bureau.
A ma connaissance, aucun journaliste français n’a essayé de faire la meme chose. Pire aucun journal, magazine, maison d’édition, télévision ou université française ne veut sponsoriser un reportage sur un tel sujet !
vous ne m’avez paqs blessée du tout, je suis tout à fait consciente des aspects trop rapides et donc défectueux de mes traductions, je fais cela souvent le matin à l’aube, je traduis en lisant et je me relis à peine, parce que je suis surchargée de travail et que je tente néanmoins de faire connaître ces voix révolutionnaires trop étouffées, et j’apprécie également à ce titre votre travail.J’imagine vos difficultés, il y a des mythes comme ça dans le monde qu’il ne faut pas remettre en cause et “la grande démocratie indienne” en est un tenace, alors qu’il s’agit de la “démocratie” d’abord pour ce qu’on appelle “les couches moyennes” qui sont en fait les couches supérieures.
Cordialement
Danielle Bleitrach
Il y a cependant les 4 émissions radios à partir du terrain de l’émission de Daniel MERMET “là-bas si j’y suis” en janvier 2010
Adresse :
http://www.la-bas.org/recherche.php3?recherche=naxalites
Je livre aux lecteurs de votre forum une lettre que j’avais écrite à un envoyé spécial du “Monde diplomatique” à propos d’un reportage réalisé sur la révolte naxalite…
http://nantes.indymedia.org/article/13444
Je maintiens l’idée qu’il est très difficile, pour un journaliste étranger, en Inde, eu égard aux contrôles policiers, de pratiquer un journalisme indépendant. Le niveau de difficulté y est semblable à celui ou celle qui chercherait à faire un reportage aux côtés de la résistance afghane.
TERRORISME EN INDE, MODE D’EMPLOI
L’article ci-dessous, écrit sur place, en 2007, tente d’approcher le phénomène d’un point de vue critique.
http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=51948
Je prie madame Bleitrach d’excuser le fautes d’orthographe et de syntaxe qui peuvent nuire à la pertinence du texte.
Bien à vous.
ne vous inquietez pas j’en fais aussi, et je suis trés impressionnée par votre lettre au Monde Diplomatique, je comprends votre colère devant la sous information qui est la notre, si vous avez des articles désormais, ce blog les accueillera volontiers.
danielle Bleitrach
Je vous remercie de votre proposition, Danielle…
Dès que je peux, je retourne en Asie du sud-ouest.
J’aimerais me rendre au Pakistan et Afghanistan, y rester assez longtemps pour comprendre ce qui se passe.
Hélas ! je vais devoir attendre d’avoir gagné assez d’argent comme ouvrier agricole pour me payer le voyage…
Bien à vous.
Un journaliste prolétaire
Jean-Michel
bonjour,
un article recent qui merite une traduction :
Is It The Operation Maoist Hunt?
After a long preparation, debate and politics, finally the Indian government launched the ‘Operation Green Hunt’ (OGH) in Jharkhand on March 10 with the objective of cleansing the Maoists from the state. Though P. Chidambaram the CEO of the OGH declines it calling the Operation Green Hunt but his officers are using the term shamelessly.
Nearly 10,000 security forces consisting of CRPF, Cobra, Jaguar, STP and other groups have been deployed in the forests, choppers are roaming over the forests, schools are converted into military camps, forests are sealed and the combing operations are being carried out in the forests with the support of local Adivasi youth who are named as the Special Police Officers (SPO) duplicated from the Salwa Judum theory of Chhatisgarh.
By Gladson Dungdung
World Prout Assembly
March 21, 2010
……..
http://www.worldproutassembly.org/archives/2010/03/is_it_the_opera.html
vous pourriez peut-être vous lancer dans la traduction, je suis débordée outre le fait que, comme chacun a pu le constater en matière de traduction il y a mieux…
Danielle Bleitrach
@ Danielle Bleitrach
Je ne travaille pas, en ce moment.
Si vous avez des traductions de l’anglais vers le français que vous ne pouvez effectuer, envoyez-les-moi par e-mail; je ferais de mon mieux…
Jean-Michel Moriset
merci, c’est formidable… Il serait plus productif pour vous et pour nous que vous choisissiez vous même vos textes sur une situation que vous connaissez bien mieux que moi. Cela vous aiderait aussi à préparer votre voyage et vos futurs articles.
danielle Bleitrach
je vais donc traduire le reportage d’Arundhaty Roy, paru dans “Outlook”, “Walking with the comrades”.
Etant donné la longueur de l’article et une nécessaire présentation du mouvement “naxalite”, cela va demander un certain temps.
D’autre part, j’ai des amis ici, à Die, faisant partie d’une association “Trajet et spectacle” qui vont organiser une exposition sur l’oeuvre de l’éditeur François Maspero…
Si cela vous intéresse, je vous prie de me contacter.
Bien à vous.
Jean-Michel
Jean-Michel,
Je vous rappelle que je suis en train de traduire ce texte de Roy, et que j’arrive tout doucement au bout, comme signalé dans mon commentaire précédent… Comme vous le dites, il est très long, mais je pense l’avoir fini en milieu de semaine prochaine, et comme promis, je vous l’enverrai…
regardez plus haut dans les contributions il y a déjà niju qui propose de traduire ce texte.. je ne sais où il en est mais ce serait dommage de faire doublon. J’allais oublier j’apprécie également vos propres analyses et je serais ravie que nous en bénéficions.
danielle bleitrach
@ Niju
OK, j’attends votre traduction.
Le reportage, sur le terrain, au Chhattisgarh, d’Arundhati Roy fait suite – me semble-t-il – à l’article, paru en novembre 2009 dans le magazine “Outlook”, intitulé “Mr Chidambaram’s war”.
http://www.yarl.com/forum3/index.php?showtopic=65682
A bien des égards, cet article est supérieur au reportage spectaculaire car il dresse un panorama sur l’ensemble des expropriations des paysans en Inde.
Lorsque j’aurai votre traduction de “Walking with the comrades”, je ferai un commentaire, en me servant des autres articles de Roy et de l’historique du mouvement à partir de la victoire politique des maobaadis au Népal.
je vous ai envoyé ce matin une traduction mais si vous préférez faire l’autre traduction de l’article que vous cites de A.R, je suis bien sûr tout à fait d’accord et de toute manière j’attends avec impatience les commentaires promis.
danielle Bleitrach
J’ai lu le article Walking with the comrades en Anglais et j’attends votre traduction de la meme en Francais pour partager avec mes amies en France .
merci beaucoup ,
Bonsoir à tous…
Ce petit mot pour vous dire que je ne vous oublie pas pour la traduction de ‘Walking with the comrades’ mais que j’ai eu quelques contre-temps professionnels… qui ont ralenti mon travail… Dès qu’il est terminé, je vous en envoie le line
Cordialement
Bonjour,
Comme promis (et avec un peu de retard, je m’en excuse) voici le lien vers le traduction du texte d’Arundhati Roy ‘Walking with the Comrades’
http://www.secoursrouge.org/Arundhati-Roy
Cordialement
Evidemment, c’est Niju hein…. je ne comprends pas ce bug qui m’a enregistré sous un autre nom… Enfin, voilà, juste pour préciser que c’est bien moi qui vous ai fait parvenir le texte…
A la suite du déraillement du 28 mai 2010 généreusement attribué aux maoistes par nos médias pourris
Déclaration du Front démocratique révolutionnaire, traduction GQ
texte original sur South Asia Révolution ici : India – CPI-Maoist and PCAPA: No Involvement in Recent Train Derailment
Hier (28 mai) l’accident tragique du train express Gnaneshwari et d’un train de marchandise qui s’est produit près de Kharagpur au Bengale Occidental, causant la mort de 80 personnes, et plus de 200 blessés, a été attribué par les médias à l’action du PCI (maoïste) et du Comité Populaire Contre les Atrocités policières. Ils ont émis sans scrupule de fausses informations pendant deux jours. Des partis politiques comme le Congrès ou le PCM au pouvoir (Bengale Occidental) ont répercuté ces fausses nouvelles sans vérification aucune. Il est significatif que le ministre de l’intérieur de l’Union indienne n’ait pas tenté de faire porter la responsabilité de la catastrophe au PCI maoïste, et ait nié qu’il y ait la moindre preuve d’ explosion d’une bombe,
Le ministre a ordonné une enquête pour examiner l’hypothèse d’un sabotage, Ce jour les dirigeants du PCI maoïste ont démenti dans une longue déclaration toute responsabilité dans la catastrophe ferroviaire, et ont condamné toute action de sabotage qui pourrait être à l’origine de l’accident, de quelque force qu’elle provienne. Ils ont assuré de leurs condoléances les familles despersonnes décédées. Le Comité Populaire a également démenti toute responsabilité de ses activistes. Il soupçonne le PCM d’être mêlé à un sabotage dans une tentative désespérée de discréditer les combattants.
Les médias ont volontairement ignoré la déclaration du PCI maoïste tout en diffusant les fausses informations et les commentaires impliquant les maoïstes. Certains journaux nationaux dont The Hindu ont publié des éditoriaux accusant les maoïstes, de nombreux autres journaux les ont dénoncés comme terroristes. Vont-ils publier maintenant les démentis du PCI maoïste et du Comité Populaire et donner au peuple toute l’information sur les faits? Vont-ils formuler des regrets pour la diffusion de fausses nouvelles?
Ces deux journées de propagande mensongère on été menées dans l’intention de calomnier le PCI maoïste et le Comité Populaire Contre les Atrocités Policières, (…)
G N Saibaba
Revolutionary Democratic Front (RDF)