The New Stateman/The Morning Star, Dimanche 15 Novembre 2009
Par John Pilger
Traduit de l’anglais par Marc Harpon pour Changement de Société
Quand l’homme de l’Occident, le général Suharto, s’est emparé du pouvoir en Indonésie au milieu des années 1960, il “offrait un rayon de lumière en Asie”, comme se réjouissait le Time Magazine.
Qu’il ait tué jusqu’à un million de “communistes” n’entrait pas en compte dans l’acquisition de ce que Rihcard Nixon a appelé “le plus riche trésor de ressources naturelles, le premier prix de l’Aise du Sud-Est”
En novembre 1967, le butin était distribué à une conférence extraordinaire dans un hôtel en bordure de lac à Genève.
Les participants incluaient les capitlistes les plus puissants du monde, les semblables de David Rockefeller et des cadres dirigeants des plus grosses compagnies pétrolières et des plus grosses banques, de General Motors, de British American Tobacco, Imperial Chemical Industries, American Express, Siemens, Goodyer et US Steel.
Le président de Time Incorportaed, James Linen, a ouvert les travaux avec cette vision prophétique de la mondialisation.
“Nous essayons de créer un nouveau climat dans lequel l’entreprise privée et les pays en d”veloppement travaillent ensemble pour le plus grand profit du monde libre.
Le monde de l’entreprise internationale est supérieur aux gouvernements…C’est une toile sans faille, qui a façonné l’environnement global à uen vitesse révolutionnaire.”
Suharto avait envoyé une équipe d’économistes majoritairement formés aux Etat-sUnis, connus comme els “Berkeley Boys”
Le premier jour, des salutations furent échangées. Le second jour, l’économie indonésienne était partagée.
Ce fut fait d’une façon spectaculaire- l’industrie dans une pièce, les forêts et la pêche dans une autre, la banque et la finance dans une autre.
Le prix ultime fut la richesse minérale de la Papouasie Occidentale, près de la moitié d’une île vaste et reculée au nord de l’Australie.
Un consortium étasunien et européen recevait la “récompense” du nickel et de l’or.
La Freeport company de la Nouvelle Orléans reçut une montagne de cuivre. Quarante-deux ans plus tard, l’or et le cuivre génèrent un profit de plus d’un millionde dollars par jour.
Pour l’élite indonésienne, l’enrichissement était assuré. De 1992 à 2004, Freeport à apporté plus de 33 milliards en “bénéfices” directs et indirects, dont l’essentielest remonté jusqu’à l’armée indonésienne, le vrai pouvoir dans l’île, qui “protège” les investissements étrangers à la manière d’une mafia.
La récompense pour le peuple de la papouasie Occidentale a été un taux d’appauvrissement de deux fois supérieur au reste de l’Indonésie, dit un rapport de la banque Mondiale.
A Bintuni bay, où British Petroluem exploite le gaz naturel, 56% des gens vivent dans une pauvreté abjecte.
“Plus de 90% des villages de la Papouasie n’ont pas les installations médicales basiques”, notait le rapport.
En 2005, la famine a balayé le district de Yahukimo, où les forêts vierges et les dépôts de gaz délivrent des profits sûrs.
La souffrance des Papous de l’Ouest est rarement racontée.
Le gouvernement indonésien interdit les journalistes étrangers et les organisations de défense des droits de l’homme du territoire à la beauté envoûtante connu de la population indigèen sous le nom d”‘oiseau oublié du paradis”./
Quand a eu lieu le partage de sa richesse naturelle, la Papouasie Occidentale n’était pas une partie de l’Indonésie mais était simplement réclamée par celle-ci et ses anciens maîtres coloniaux, les Néerlandais, ne reconnaissant aucune attache culturelle ou historique avec Jakarta, commençaient à préparer [la Papouasie Occidentale] à l’Indépendance.
L’indonésie n’en avait pas un morceau. Pas plus que les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l’Asutralie, qui inventèrent un conte de guerre froide disant que les Russes arrivaient.
En 1962, les Néerlandais ont remis la colonie aux Nations Unies, qui l’ont promptement donnée en “tutelle” à l’Indonésie à condition que les Papoous Occidentaux votent sur leur futur.
En 1969, un “Acte de Libre Choix” a eu lieu.
Les indonésiens ont soigneusement chois 1026 Papous Occidentaux et leur ont ordonné de voter pour l’intégration avec Jakarta. L’arme sur la tempe.
Quand deux Papous Occidentaux s’échapèrentdans un petit avion, espérant atteindre New York et alerter l’assemblée générale de l’ONU, ils furent détenus par me gouvernement Australien après avoir aterri dans la toute proche Manus Island.
Les villages Papous-Occidentaux voulant un authentique “acte de libre choix” furent bombardés par l’aviation indonésienne, équipée par els Etats-Unis.
La Papouasie6Occidentale aurait glissé dans l’oubli s’il n’y avait pas eu une résistance, l’OPM, ou Mouvement Papouasie Libre, dont l’endurance a défié l’impossible.
Les indonésiens n’ont pas lésiné sur l’oppression, aidés par des mitraillettes et des véhicules à canon à eau Tactica de frabrication britannique.
Quand Suharto fut déposé en 1998, les gens de l’île de Biak ont célébré l’événement en chantant des hymnes d’actiond e grâce et en hissant le drapeau de l’étopile du matin de la Papouasie -Occidentale.
Pour cela, 150 d’entre exu ont été assassinés par l’armée indonésienne.
En 2004, Filep Karma et Yusak Pakage ont été condamnés à 15 et 10 ans respectivement pour avoir hissé le drapeau, un acte incommensurabled e bravoure dans un territouire conduit dans les faits par une force dans le style de la Gestapo connue sous le nom de Kopasus, qui porte la responsabilité pour l’essentield u génocide au Timor-Oriental.
La destructiond ela société Papoue-Occidentale est aussi un génocide.
Le régime post-Suharto à Jakarta, qui aime se regarder comme uen démocratie respectable, est vulnérable à la pression sur la Papouasie-Occidentale.
En Grande-Bretagne, le géant minier Rio Tinto, anciennement actionnaire de Freeport, conserve une joint-venutre qui a rapporté des fortunes à la compagnie.
Les rares fois oùle Foreign Office [Ministère Britannique des Affaires étrangères, ndt] est questionné sur le comportement de Jakarta en Papouasie-Occidentale, les responsables s’étendent sur le “reespect de l’intégrité territoriale de l’INdonésie”, faisant écho à des décennies d’apologie mensongère de la boucherie au Timor Oriental. Et pourant le Timor Oriental a tiré sur la laisse sz Suharto et est maintenant libre, grâce à la résistance de son peuple et à un réseau international de soutien.
Le peuple de Papouasie-Occidentale ne mérite pas moins.
Cet article a été publié par le New Statesman. [Repris par le Morning Star]
Le premier décembre, que les Papous Occidentaux appellent “jourd e l’Indépendance”, les exilés de Grande-Bretagnes et leurs alliés s’assembleront devant l’ambassade indonésienne à Londres pour briser le silence. Le site de la campagne Free West Papua [Libérez la Papouasie-Occidentale, ndt] est freewestpapua.org. Pour aider, email office@freewestpapua.org
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