Frederic Mitterrand ou la culture sans importance par danielle Bleitrach

frederic_mitterrand_assis_article_big[1]Frederic Mitterrand, encore lui, a refusé de prendre position sur la manière provocatrice, incongrue- et donc bien dans le style de Raoult- avec laquelle le  député trublion a proposé un devoir de réserve pour les prix Goncourt. Il faut se faire une raison: nous avons quelques hommes politiques, à commencer par le président de la République suivi entre autres par Raoult et G.Frèche, qui jouent les populistes pour s’attirer les faveurs de l’électorat populaire, du moins le croient-ils. Il est évident que l’on ne devrait pas s’exciter chaque fois que l’un d’eux manifeste vulgarité et inculture, ceux qui les ont élus sont sans doute du même tonneau. Mais le refus d’intervention du Ministre de la Culture m’incite à quelques réflexions.

On aurait aimé qu’il se montrât aussi distant avec Polanski. J’ai de la sympathie pour ce dernier et aucune pour le juge qui le poursuit, mais enfin était-il bien utile d’exorter l’Amérique de manière aussi bouffonnement dramatique alors même que l’on participe sans état d’âme à un gouvernement le plus atlantiste qui soit et que l’on suit avec une telle quiétude les troupes étasuniennes dans la folle guerre d’Afghanistan? C’est une tempête dans un verre d’eau et une intervention discrète du Ministre de la Culture auprès des autorités nord-américaines pour faire savoir que l’on suivait l’affaire aurait eu plus de poids.Sans compter qu’il est tout de même extraordinaire que frederic Mitterrand ait, en peu de temps, défendu d’une manière excessive Polanski, puis de fait le tourisme sexuel avec les jeunes gens, et ensuite le chanteur de rap Orelsan et sa chanson “sale pute” et que la seule qu’il ne défende pas est une femme attaquée par un bof macho. C’est ce qu’on appelle être du côté du “manche”.

Ce qui m’apparait une fois de plus c’est l’extraordinaire médiocrité de notre personnel politique. Disons-le tout de suite au risque de désespérer Solferino : Frederic Mitterrand est bien dans la lignée de Jack Lang. Il faudra un jour analyser comment ce dernier étant ministre la France a opté pour  une conception de la culture  divertissement intégral… Comment notre pays s’est détourné d’une culture éducation de tous à l’exercice de la citoyenneté. La marchandisation a suivi dans le sillage et ce qu’il est advenu par exemple du festival d’Avignon depuis Vilar témoigne bien de cette évolution. Mais il faudrait alors comprendre comment à coup de vente et de revente d’entreprises nationales, le capital français s’est financiarisé et une nouvelle génération de milliardaires à surgi dans l’entourage du prince. On a le mécénat que l’on mérite… Celui-ci se glissait dans la privatisation des chaînes publiques et le culte de l’audimat… Frederic Mitterrand a été produit dans cette logique “mitterrandienne”…Qui rompait avec un certain gaullisme, celui issu de la Résistance dans le compagnonnage avec les communistes.

La dernière avancée culturelle notable en France date de cette époque, de la Libération puisqu’il s’agit de la décentralisation. Les Municipalités communistes ont joué un grand rôle en se méfiant des maisons de la culture et en confiant à des créateurs le soin d’”être élitaires pour tous”. Quand le gouvernement de Mitterrand en 1981 a accueilli des ministres communistes, il a refusé de donner le poste à Jack Ralite et a préféré l’attribuer à ce sympathique danseur de corde qu’était jack Lang. C’était la fin d’une ambition culturelle et le ministère du divertissement et de la complaisance. Après des années de saupoudrage, de dégradation des exigences, de complaisance pour le clinquant et donc le paraître se susbtituant à l’être dans la logique télévisuelle et de supermarché, la droite n’a plus eu qu’à ramasser les morceaux et nommer dans la dite logique Frederic Mitterrand qui est le canada Dry de jack Lang.

C’est de cela qu’il faudrait parler ne serait-ce que pour nuancer mon propos à l’emporte pièce et faire aussi le bilan des réussites de l’ère Lang par exemple non seulement le soutien au cinéma français mais aussi africain. La volonté d’élargir la culture à d’autres domaines que les beaux arts et belles lettres. Et comprendre comment tout cela faute de moyens et par courtisanerie s’est dégradé dans l’univers télévisuel et la marchandisation, et du capital aux dents longues qui hantait les couloirs dans le sillage des privatisations… C’est de cette ère là dont  est issu quelqu’un comme frederic Mitterrand. Il faudrait encore y ajouter la fin de toute alternative, l’anecdotique et le mignard, les indignations dissidentes du XVI arrondissement à la BHL, les réseaux… Résultat la France qui était le lieu de la plus forte résistance intellectuelle aux sirène de la CIA, celui vers lequel convergeaient les intellectuels du tiers-monde, les intellectuels contestataires nord-américains, Chou en Lai et tant d’autres est aujourd’hui le pays ou l’intelligentzia (ou ce qui en tient lieu) pratique l’alignement intégral… Alors le ministre brâme devant le cas Polanski mais accepte de figurer dans le gouvernement qui est revenu dans le commandement de l’OTAN, celui qui après Israël et l’Italie berlusconienne est le plus docile.

On a les créateurs que l’on mérite, les “créatifs” des agences de pub, les chanteurs avec plus ou moins d’organe. Les complaisances dont ils bénéficient révoltent à juste raison l’homme et la femme ordinaire que je suis dans la mesure où le monde des arts et des lettres est devenu celui de Carla bruni, de Mireille Mathieu, de Christian Clavier, de Doc Geneco et de Enrico macias, j’en passe et des meilleures. Rassurés comme Johnny sur leur imposition ou flatté dans des moeurs que les mêmes dénoncent avec outrance quand il s’agit du pauvre type du coin… Le châtiment préventif pour les pédophiles, la dénonciation à leur voisins, le tout comme argument électoral, sauf quand il s’agit des copains… Que sont ces gens-là pour avoir des privilèges ? Frederic Mitterrand est leur ministre, la boucle est bouclée.

Autre chose est l’attitude d’un De gaulle refusant de réprimer un Sartre pour des raisons politiques et déclarant “On n’envoit pas Voltaire en prison!” ou encore André Malraux, défendant la représentation des Paravents de jean Genet . L’extrême droite, les paras de l’Algérie française avaient lâché des rats   dans les couloirs de l’Odéon pour empêcher la représentation des Paravents de Genet, il avait  prononcé un discours devant l’Assemblée nationale, en octobre 1966, pour apporter son soutien à la représentation:
La liberté, Mesdames, Messieurs, n’a pas toujours les mains propres ; mais quand elle n’a pas les mains propres, avant de la passer par la fenêtre, il faut y regarder à deux fois. Il s’agit d’un théâtre subventionné, dites-vous. Là-dessus je n’ai rien à dire”. Ce texte “donne, dit-on, le sentiment qu’on est en face d’une pièce antifrançaise, poursuivait-il. Si nous étions vraiment en face d’une pièce antifrançaise, un problème assez sérieux se poserait. Or, quiconque a lu cette pièce sait très bien qu’elle n’est pas antifrançaise. Elle est antihumaine. Elle est anti-tout. Genet n’est pas plus antifrançais que Goya anti-espagnol. “

Le fond de tout cela je le répète dépasse de beaucoup le malheureux ministre de la culture français, il revient à dire que tout les secteurs de la vie politique se sont considérablement dégradés et que, faute d’ambition, de perspectives, c’est la vie politique qui est devenu le lieu dont la presse pipole fait ses choux gras et ses bénéfices… Si l’Etat a quelque légitimité à intervenir dans la culture ce ne peut être qu’au nom de la France, de son histoire, de son devenir, de son aura età partir de là  au nom d’une éducation la plus large possible à la citoyenneté. Quand l’identité française se réduit à la répression de Hortefeux on conçoit qu’il n’y ait plus besoin d’avoir comme ministre celui qui a écrit la Condition Humaine, ou l’Espoir fut-il de droite. Alors pourquoi l’Etat serait-ce pour en revenir logiquement à la censure que propose Raoult ? Non! Parce que seul l’Etat peut impulser un projet digne de ce nom, lui attribuer les moyens correspondants. la culture a eu il y a peu des grands commis capables de combattre pour elle avec le désintéressement des grands du service public, ici comme dans d’autres domaines, qu’ont-ils à voir avec cet Almanach Vermot de la culture qu’est fréderic Mitterrand ? Mais pour revenir à la nécessité de l’Etat, c’est un projet, un jugement indépendant, et aussi une dynamique des moyens :  un orchestre, une troupe de théâtre ont besoin de la permanence d’un financement pour aller jusqu’au bout du travailler ensemble, pour être de véritables troupes, autrement c’est le “casting” et les “numéros” d’acteurs. L’hypertrophie de l’ego et du vedettariat que l’on entretient à coup de publicité dans Gala… Nous avons le ministre de la culture qui correspond à une certaine conception de la politique. Je crains si l’on continue à s’acharner sur ce pur produit d’une époque que l’homme finisse par se suicider ou fasse une dépression nerveuse, on sacrifie si aisément l’individu au “type” pour mieux vendre.

 Je ne suis pas sûre que le dernier Goncourt soit Genet ou Goya, mais je suis absolument sûre que Frederic Mitterrand n’est pas André Malraux. Mais sommes-nous le peuple dont Malraux disait “entre les communistes et nous il n’y a rien!” j’en doute…

Danielle Bleitrach

9 Réponses vers “Frederic Mitterrand ou la culture sans importance par danielle Bleitrach”


  1. 1 MARAT EL MOKRANI 15 novembre 2009 à 4:48

    Ce taexte et les rétérences à De Gaulle et son ministre de la culture andré Malraux me touche car en méme temps que Communiste je suis aussi Gaulliste.La condition Humaine est l e livre qui a fait de moi un Communiste.Quand je vois la politique etrangére d’aujourd’hui qui est alignement sur les USA je mesure la grandeur de la politique d’indépendance Nationale de De Gaulle.

  2. 2 alain girard 15 novembre 2009 à 6:56

    Notre bourgeoisie produit à son image, elle n’enfante plus, elle télécharge et grave, elle consomme et jette, pas un jour sans la chanson du jour, sans son livre de l’heure, son créatif de l’instant, l’éphémère, le chanteur combustible, bon à allumer le barbecue et ses poulets sauce curry, l’écrivain dont les meilleures pages serviront de torch… après le dit poulet, le tout en beuglant la dernière de Johnny aussitôt classée verticalement tant insipide et indigeste encore et encore ce poulet au curry qui a défaut de gout aura, lui au moins , un peu de couleurs.
    Qui dans notre pays peut encore écouter l’appel d’intellectuels, même les meilleurs sont aujourd’hui suspectés tant les livraisons sont de telles prétentions, d’un tel snobisme que par réaction le commun des mortels en vient, au mieux au rejet, au pire à agir à l’inverse.
    Quand le monde intellectuel appelait à soutenir l’appel de Stockolm nous étions légions, quand il s(agissaient d’Amsterdam-Pléyel même effet alors pourquoi ces coupures, cette distanciation, ces méfiances désormais devenues remparts…
    La bourgeoisie eut ses écrivains, ses philosophes de talent, la bataille des idées tenait un niveau inégalé, il y avait un parti communiste français, il fait bien le dire, à 30%, tous les domaines sont champs de bataille idéologique, les Aragon, Eluard sont étrillés et mordent, ils portent un avenir, le disent, l’assument…
    Nous avons aujourd’hui ce qui nous revient d’abandons, de reniements, de trahisons, on ne fait pas la même politique avec un parti communiste de 5 ou de 25%, on ne fait pas la même politique culturelle avec une parti communiste qui se rend, une direction qui voit dans le Tour de France, le sommet de l’évènement culturel, de municipalités qui invitent désormais à Holidays on ice, de services cultures qui gèrent les budgets chichement attribués plutôt que de mobiliser pour en arracher au ministère du débandant Mitterrand, plutôt que de remettre l’art à sa place, c’est à dire partout, pour tous, par tous.
    Le populaire pour ces gens là se nomme éphémère, tout est ratiboisé rien ne doit dépasser notre nabot, alors ça peut pas pisser haut, la bourgeoisie en arrive elle même à se priver de beau en ne fabriquant plus que du clinquant, du moulé, du réchauffé.
    Attendre de la création d’une bourgeoisie en pleine affaires troubles, en crise permanente, en décomposition morale relève du voeu pieu, c’est le crépuscule des miteux.
    Où sont nos poëtes, nous chanteurs des rues, nos écrivains à la chandelle, nos musiciens à l’accordéon…
    Ils sont dans nos cités, ils rappent et slament, ils filment avec des portables à cent balles, des fois des trucs volés, ils écrivent sur des murs, ils taggent, seulement voilà l’art des cités qui furent ouvrières présente trop de questions, de risques.
    Se poser la question de ce qui nait et meurt dans les cités qui furent ouvrières, cela nous remet en pleine poire les batailles industrielles perdues, le fil de la solidarité distendu et disparu.
    L’art des rues vit sans nous, même pas à côtés de nous, il nous effraie trop, nous passons à côté sans le voir dirait le poëte, nous sommes devenus muets de sentiments,l’individualisme froid s’infiltre en nous, la télé, ses 500 chaînes nous irradient de présences sans saveurs, ni odeurs, sans risques, tout est aseptisé, ça passe aussi bien au micro onde qu’au congélo.
    On a pas seulement les créateurs que l’on mérite, on a aussi ceux qui ne rentrent pas dans nos cases conformées, celles qui nous ont permis de croire que nous pouvions changer le monde en beau mais sans eux, avec l’espoir qu’ils nous diraient merci de les avoir laissé sur le bas côté.
    On ne fait pas les mêmes hommes avec un parti communiste à 5%…

  3. 3 socio13 15 novembre 2009 à 7:15

    je suis bien d’accord avec toi Alain, l’art est toujours né de la rue,mais les vrais créateurs savaient s’en emparer, travailler la forme pour en faire jaillir des contenus qui nous emportaient… Un parti communiste quel que soit ses défauts savait opérer ce lien, il y avait un peuple exigeant même s’il commettait les errances du portrait de Staline dont nous a tant rebattu les oreilles, en oubliant que la parole au peuple c’était une pléthore d’artistes et d’écrivains qui avaient autre chose à faire qu’à se regatder le nombril et même ceux de droite en étaient rendus plus grands… Parce qu’ils ne défendaient pas seulement une ligne politique mais des valeurs, une conception de l’histoire et de l’individu… La seule question que je me pose c’est n’est-il pas trop tard, plus de dix ans d’espoirs vains m’ont usée je crains qu’il n’y ait plus rien et n’avons nous que des regrets à apporter…
    Danielle Bleitrach

  4. 4 MARAT EL MOKRANI 15 novembre 2009 à 7:49

    Chére Danielle tu vois ton Blog est formidable ,le commentaire d’alain ci dessus est trés profond.la situation du parti est grave mais on peut toujours garder l’espoir qu’une nouvelle génération et méme la genération actuelle de militants se ressaisisse.Et c’est la qu’un blog comme le tien est important car il permet par ses analyses de preparer les combats futurs et je t’assure je vois les militants de ma cellule sont formidables mais ils sont legitimistes et plus le parti va mal plus ils ont tendance à donner quitus à la direction.
    tant que nous ne sommes pas morts il faut nous battre.
    Amitiés à tous.
    Abdallah.

  5. 5 eva r-sistons 17 novembre 2009 à 1:39

    Mais il remarche, ce site ? Juste au moment où je vais arrêter le mien ? En tous cas, tant mieux !

    L’Empire du mal, c’est le titre du livre que j’avais commencé à écrire peu après le 11.9, trop perfectionniste, ça a duré… le titre a été repris depuis !

    Que deviens-tu, chère Danièle ?

    Je t’embrasse, eva

  6. 6 socio13 17 novembre 2009 à 6:02

    Bonjour Eva,
    oui le site marche mais il ne faut pas le dire parce que je ne veux pas qu’il ait trop de publicité et trop de gens qui viennent avec tous les tarés de la terre et la création. Moi c’est le bonheur j’ai changé de vie et de ville… j’ai entamé une licence de chinois, c’est trés dur mais c’est passionnant et ma foi les contrôle que j’ai eu en géo et en histoire hier sont pas mal du tout… Il reste le gros morceau, le chinois lui-même, tant qu’il s’agit d’une langue morte ça va, quand il faut le parler c’est toujours le même problème, je n’ai aucune oreille. je partage cela avec le Che et surtout Mao qui dit-on non seulement n’a jamais pu prononcer un mot d’anglais mais ne parlait pas le mandarin et avait un formidable accent de son dialecte natal du Hunan. Honnêtement j’aurais préféré ressembler au Che et à Mao par d’autres traits. Résultat je lis et comprends beaucoup de langues mais dans toutes j’ai un accent si terrible que je n’ose pas les parler et je crains qu’il en soit de même pour le chinois. Mais l’écriture est passionnante,, un univers…

    En outre j’ai construit un cycle de conférence sur le socialisme et ses expériences diverses, ça aussi c’est passionnant la prochaine est le 4 janvier sur la révolution chinoise, j’ai enrôlé COMAGUER qui partage la confèrence sur la Chine et assure celle sur la révolution bolchevique. Que dire de plus je suis un peu amoureuse , c’est le temps béni celui où n’aime pas assez pour être malheureux et celui où le brillant de l’être vous est donné. J’ai perdu 13 kilos et je marche, nage, vais au cinéma, vais au restaurant,passe des soirées charmantes avec des amis. Mon seul problème est le temps, j’en manque pour tout faire alors je me demande si c’est une si bonne idée d’avoir réouvert ce blog. Je ne promet pas de continuer…
    Voilà je résumerai en disant: cela fait des années que je n’ai pas été aussi heureuse et cela passe par la discrétion, je compte sur toi Eva et tous les autres pour ne pas faire de publicité, il y a déjà beaucoup de visiteurs et si je devais voir revenir des salopards comme leila Palestine, lyse du château ou d’autres j’arrête tout de suite. Rien de plus facile et de surcroît il faut que je veille à également me débarrasser des faux amis du type co-auteurs jouant des coudes pour rester les seuls sur la photo ou dirigeantes d’association de solidarité” défendant leur fond de commerce, bref toute la racaille envieuse qui prolifère sur les solidarités comme les poux sur la bête blessée… A ce prix là celui du retrait dans des lieux anonymes et chaleureux on peut être heureux.
    Danielle Bleitrach

  7. 7 frederic vigne 17 novembre 2009 à 12:11

    chere daniele, tu ne me connais pas. pour autant tu ne m’es pas étrangere.j’ai eu souvent l’occasion de te lire, de t’ecouter.Nous nous sommes rencontrer une fois lors ‘une action sur les libertés syndicales au centre hospitalier d’aix en provence, j’avais vingt ans et eu au telephone le jour de ton départ pour le CC ou devait etre tranché la situation de pierre juquin.
    je ne suis plus adhérant au parti depuis 1997 mais continue à m’y interréssé. tes écrits sur ton blog me sont précieux aussi si par mesaventure la question de sa suppression revenait à t’etre posé j’ose espérer que mon petit avis puisse pesé dans ton choix de le conserver.
    Bien à toi. fred.

  8. 8 socio13 17 novembre 2009 à 12:48

    cher fred, je suis sûre que si je te revoyais les souvenirs me reviendraient en foule, déjà l’idée d’un coup de téléphone avant Juquin flotte dans ma mémoire comme un parfum. Bien sûr que c’est pour des gens comme toi que je continue, pour tous ces communistes encartés ou non qui n’ont rien attendu d’autre que de se dévouer dans le désintéressement total. Crois en mon amitié fraternelle.
    Danielle B.

  9. 9 alain girard 17 novembre 2009 à 1:54

    Si celles et ceux qui ne suivent plus mais marchent à côté voulaient bien passer devant nous serions des millions, vous vous rendez compte?! Des millions au combat….
    Quelle déjà belle victoire cela serait!


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