Amis, lecteurs de ce blog, arrêtez-vous un instant pour relire le texte de Fidel en fin de page. Ce texte est important, il est lucide et peu optimiste; hélas je ne peux qu’adhérer au diagnostic : un retournement de tendance en Amérique latine où , dit-il, six ou sept gouvernements vont être les chiens des Etats-Unis. Puis quand Obama aura bien joué son rôle de Jimmy Carter bis, lui succedera un nouveau Bush. Je prie le collectif de ce blog de ne plus rien inscrire et d’ouvrir le débat sur cette question parce qu’honnêtement j’ai l’impression une fois de plus de parler ou d’écrire dans le désert. Et nul ne peut me demander de continuer dans de telles conditions.
Quand j’ai quitté en juin c’était d’abord un aveu d’impuissance et j’en suis toujours là… parce que je voyais bien que, faute de communistes dignes de ce nom, ce qui était en train de proliférer c’était un ramassis d’illuminés, voir de racistes, de gens prenant leurs désirs (voir leurs haines) pour des réalités, et ou des médiocres tout aussi illuminés mais dans un autre genre type Segolene … Il faut relire le texte de Fidel qui voit loin comme d’habitude (et le conserver donc en première page) :
“Je suis d’avis qu’avant la fin du mandat d’Obama, il y aura en Amérique latine de six à huit gouvernements de droite qui seront des alliés de l’Empire. Le secteur le plus à droite aux USA s’efforcera bientôt de limiter le mandat d’Obama à seulement quatre ans. Un Nixon, un Bush ou quelqu’un de l’acabit de Cheney sera de nouveau président. On se rendra compte alors très clairement de la signification de ces bases militaires absolument injustifiables qui menacent aujourd’hui tous les peuples sud-américains sous prétexte de combattre le trafic de drogues, un problème qui découle justement du fait que des dizaines de milliards de dollars sont injectés depuis les USA au profit de la criminalité organisée et de la production de drogues en Amérique latine.”
Il ajoute qu’il y a des solutions que Cuba est là pour prouver que l’on peut ramener un peu de justice sans laquelle se pose la fin de l’humanité.
“Cuba a prouvé que pour combattre les drogues, la justice et le développement suffisaient. Dans notre pays, le taux de criminalité pour cent mille habitants est l’un des plus bas au monde. Aucun autre pays du continent ne peut faire état de taux de violence aussi faibles. Et l’on sait que, malgré le blocus, aucun autre ne possède des niveaux d’éducation aussi élevés.”
Tout est dit… Cuba a porté le plus loin, le plus haut cet idéal de justice et de solidarité, d’humanisme qui a toujours trouvé son humus dans les monde du travail et la pauvreté et qui aujourd’hui prend son sens dans la misère du sous développement. Je ne veux pas dire, au contraire, que la misère et le sous développement engendrent automatiquement solidarité et humanisme, mais que l’intelligence politique permet de voir que là est la solution alors que chez nous on peut ne jamais le percevoir. Et moins encore dans ces 44% de milliardaires dont Fidel parle et qui sont à la Chambre des représentants. Quand l’éducation politique est là chacun sait que sa survie dépend du partage, il ne s’agit pas de charité mais de survie, pas seulement de morale mais de politique. Et c’est pourquoi la haine raciale q<ui tente de créer des communauté illusoires pour empêcher les solidarités de classe ont toujours servi le capital. mais revenons à Cuba : Existe-t-il un autre peuple qui en soit à ce niveau de conscience? J’en doute. C’est pourquoi alors que la solution permettant de sauver la planète et nous même est là, nous sommes, peuples et individus, complètement déformés par le système de concurrence, d’égoïsme dans lequel nous avons été produits. Incapables de ce fait d’agir de nous rassembler. Oui la solution est apparemment devant nous, mais qui dira l’effort cubain? le fait qu’aujourd’hui les héros sont fatigués, que la lèpre du favoritisme, de la courtisanerie, la destruction des communistes, les assaillent de tout part, que la génération qui a fait la Révolution et tenu cet effort est en train de s’effacer dans un monde où monte les périls ? Mon dieu comme j’aimerais être contredite…
La planète va-t-elle ressembler à ce corps d’Africain noyé dans les eaux glacées du calcul égoïste ?
Ce texte de Fidel est terrible et malheureusement il n’a fait que me confirmer dans le fait que les Kissinger et autre salopards cyniques ont des chances de l’emporter et je ne vois personne ni rien dans mon pays capable de faire face…
L’attaque contre l’Amérique latine avec les bases de Colombie, ce qui vient de se passer au Honduras mais aussi la série d’élections dans les pays modérés où risquent de tomber les dits dirigeants parce que leurs peuples sont mécontents .
C’est bien fait na! Dirons les gauchistes toujours purificateurs, pour mener une politique de droite rien de mieux que la dite droit, on connait ça chez nous. Simplement ils oublient que ces dirigeants ventre-mou faisaient partie du mouvement d’avancée, de la résistance de l’Amérique latine, alors que chez nous tout le monde à commencer par le PS va dans le sens d’une Europe vassalisée… Des coins sont enfoncés… Là où c’est le plus mou… Mais ceux qui risquent de les remplacer sont infiniment pires et si l’on n’y arrive pas la solution Negroponte et Honduras est là.
Donc cette attaque généralisée a déjà commencé sous le charmant Obama, en juin souvenez vous je le voyais comme Fred Astair en train de danser et de séduire tandis que Wall Street et les bailleurs de fond agissaient… . Il n’arrive pas à arrêter la guerre en irak, ni à avancer en Afghanistan, face à Israël, ni à fermer Guantanamo mais par contre il avance à pas de géant en Amérique latine et dans le même sens que Bush avec de meilleurs résultats…
Ce qui guide ses maîtres de Wall street c’est l’attaque contre Chavez non pas à cause de son rôle interne mais à cause de son double rôle externe : dans l’OPEP avec la remise en cause de l’Euro-dollar, la renégociation des contrats avec les majors, etc.. et actuellement la tentative d’une monnaie commune qui permettrait de nouveaux rapports sud-sud (voir article Jacques sapir)…
Ne jamais oublier que le sort de saddam Hussein a été scellé quand il a osé proposer l’euro au lieu des pétrodollars. Le voyage d’Obama au Japon et en Chine doit être suivi de près parce que le Japon et la plupart des pays asiatique se détournent insensiblement des Etats-Unis et de ses solutions ultra-libérales pour tenter une coopération plus étroite avec la Chine. Obama sait bien que l’Europe est incapable d’être autre chose qu’un satellite politique (on a noté son absence aux festivités du mur de berlin, les vassaux n’ont pas besoin d’être honorés, ils méneront bien la politique de démantelement de l’ex-URSS exigée d’eux) et l’Euro ne menace pas les Etats-Unis, autre chose est ce qui se profile en Asie et en Amérique latine, un monde multipolaire dans lequel les pays opprimés par la triade crééraient de nouvelles relations en particulier monétaires.
Le coin est posé ailleurs, en Iran par exemple où il s’agit d’aider avec patience et perséverance à un changement de régime non à cause de ses excès fondamentalistes et négationnistes (comme le Hamas et le hezbollah) mais à cause de sa résistance (comme le Hamas et le hezbollah).
Il faudrait un grand mouvement de masse pour leur résister, un mouvement conscient avec des dirigeants eux-mêmes conscients. Nous en sommes si loin…
Le texte de Fidel dit exactement ce que je disais sur la rencontre Obama avec les Chinois, que peut-il en attendre alors qu’il mène une politique contre eux et il exige la réévalution du yuan, c’est se passer la corde au cou ou plutôt la passer autour du quart de l’humanité, son instrument de chantage c’est le matelas de dollars accumulé par les Chinois et avec lesquels ils tentent de “faire leur marché”, voir de favoriser le développement d’autres continents comme dans le cas de l’Afrique.
Et pendant ce temps là je lis les textes de grands délirants qui se croient de gauche, sont admirateurs de Chavez mais ne se rendent absolument pas compte de la bataille titanesque dans laquelle celui-ci a le courage de se lancer et combien il a besoin par exemple de l’Organisation de coopération de Shangai, d’un monde qui se rallie à la solution non seulement multi-polaire mais sud-sud. La Russie et la Chine vont-elles se laisser envelopper comme l’a été Gorbatchev jadis, il appartenait au premier monde déjà selon ceux qui le flattaient et on a vu ce que ça donnait.. Les Chinois conservent cette conscience tiermondiste, ils ne peuvent pas oublier leur situation réelle, un peuple de un milliard quatre cent mille habitants est constamment menacé de ne pas pouvoir se nourrir et fait pression.
Alors quand je lis certains crétins dans les sites altermondialistes j’ai envie de hurler. Ils insultent les Chinois coupables de ne pas correspondre à leurs fantasmes de pseudos-révolutionnaires sans voir que ceux-ci ont sorti 400 millions de pauvres de l’extrême misère, qu’ils sont les seuls à avoir fait un tel effort, que leur politique de lutte contre la crise est tout aussi social démocrate que celle de Chavez chez lui . Les Chinois ont l’avantage de disposer d’une planification et d’un secteur public majoritaire en particulier dans le domaine financier et pas plus corrompu que ceux du Venezuela.
Il n’y a pas que les néo-conservateurs dont Kissinger se gausse en les décrivant comme des trotskistes, (certains l’étaient à l’origine mais par antisoviétisme) en ne distinguant pas interne et externe et en prenant leurs fantasmes pour la réalité, ce qui laisse du temps aux capitalistes si la planèter résiste… Mais qui le voit…
La plupart des sites altermondialistes en sont à ce niveau… On a l’impression de relire toujours le même texte.
Remarquez ce n’est pas tout à fait de leur faute, il faut une sacré dose de force mentale sans parler d’une culture politique de base dont ils sont totalement dépourvus, pour résister au martèlement de la propagande, vous avez vu le budget de propagande l’Europe le même que celui de Coca Cola,et c’est nous qui payons.
Que voulez-vous que l’on fasse Alain et moi, et le pauvre petit changement de société face à ça… C’est dérisoire et donc désespérant. Surtout si l’on considère que moi je suis interdite dans les colonnes de l’huma et partout, alors que Barack Obama a déjà le prix Nobel : le moins que l’on puisse dire c’est que c’est une traite tirée sur l’avenir, il n’a résolu aucun et problème ni interne, ni à l’extérieur et déjà on lui attribue le Nobel, on voit qui paye et dans quel sens va sa politique… Il fut un temps où Sartre refusait le dit prix Nobel parce qu’il savait sa réalité…
Alors toute cette gauche et extrême gauche sont écrasés et comme il n’y a plus de parti communiste chacun suit la politique du chien crevé et répète la même chose, ce qui lui semble la clé d’un succès égotiste à défaut de bouleverser les masses…
J’avais mis ma photo pour illustrer cet article et puis j’ai préférer mettre celle de ce GI qui au retour d’Afghanistan s’est fait tatouer sur le corps le nom de ses camarades morts… pour rien… ou plutôt pour le système… J’ai mis cette photo parce qu’elle est l’exacte réplique à sa manière de l’Africain mort clandestin dans les eaux glacées du calcul égoïste, simplement il ne faut jamais que j’oublie à ce monde qui envoit des troupes en Afghanistan, des chômeurs qui n’ont pas d’autre moyen de survie.. Et si je ne peux pas agir je suis en quelque sorte coupable de ces noms inscrits autant que du corps noyé et surtout pas en capacité de leur donner des leçons. Cela dit pour ne pas être totalement et inutilement désespérant, il faut bien mesurer que Fidel ne fait jamais d’analyses pour le plaisir, s’il décrit cette réalité là c’est pour lutter contre elle et nous inviter à la faire avec un niveau plus élevé de conscience donc d’organisation.
Danielle Bleitrach
Le projet politique, c’est à chaque lutte, de quelque niveau soit-elle, la question lancinante qui se pose à ceux qui luttent tout comme à ceux qui le voudraient si au moins un chemin politique était esquissé.
En France le nom de Thibaut est livré en pâture, social traître, réformiste, racaille pour le mieux inspiré, cela,vise à dissimuler une offensive , souvent de non syndiqués ou de syndiqués dans la révolutionnaire Fsu, en vue du Grand Soir illusoire mais si réconfortant, cachant l’absolue faiblesse.
Je prends l’exemple de la Cgt car il est révélateur du pourrissement idéologique, de la débandade qui fait croire que les responsabilités politiques se trouvent avant tout au sein de Cgt. Je ne tente surtout pas de dédouaner la direction confédérale, je constate les faits, le mouvement syndical de classe a besoin d’une organisation politique de classe avec un projet de rupture avec le capital.
Incapables et empêtrés dans leurs conflits existentialistes, diverses organisations cultivent la surenchère,s’abreuvent de classe ouvrière, s’épient pour avoir une place à la table de l’ambassadeur de Cuba, s’irritent si le voisin en obtient deux.
Car nous en sommes là, je regarde ces héros qui conspuent, agitent le drapeau, racontent les luttes ouvrières puis se refusent à tremper dans un syndicat ouvrier. Je suis pour ma part tombé de très haut en lisant un texte d’une historienne faisant la leçon à la Cgt pour confirmer qu’elle demeurait à la Fsu, ce syndicat de division si il en existe.
Donc projet politique, mais qui, dans quoi ?
Pour Badiou cela passe par d’autre formes d’organisations, horizontales avec, ce que j’en comprends, une certaine spontanéité politique… J’ai été surpris de constater qu’en fait, Badiou que j’apprécie et M-G Buffet dont je ne pense rien, en arrivent au même constat: en finir avec le Parti Communiste Français, ce qui chez l’un ou l’autre n’est pas une nouveauté et je comprends mieux toute l’attention portée par l’Humanité à Badiou.
Depuis des jours je m’affronte au sein de l’association de solidarité avec la Palestine où j’ai carte et responsabilité.
L’objet de la “dispute”" un autocollant fêtant la chute du mur à Berlin et appelant à abattre celui que bâtit Israël.
Se refusant à voir le rôle déterminant des pays socialistes dans le soutien à l’Olp, allant jusqu’à armer, soigner les combattants , soutenir à l’Onu, le bureau de mon association me répondait: il faut profiter des opportunités, sur ce je leur proposais un autocollant demandant la reconstruction du mur considérant qu’une majorité d’Allemands de l’Est préférait avant, je n’ai plus eu de réponse, comme si invoquer l’opinion d’un peuple relevait du blasphème, de fait je heurtais la conscience d’alter-mondialistes qui comme Sarkosy veulent changer le monde.
Le projet politique est le seul moteur d’un possible changement de société, se cantonner à braire n’en devient que plus lassant, et pour en venir à Fidel, il mesure, je crois une évidence.
l’histoire nous enseigne qu’en période de crise du capital, et de manière paradoxale, la droite, l’extrême droite profitent toujours de la crise de leur propre système pour prospérer, le reflux est le plus souvent pour le mouvement révolutionnaire.
Fidel sait de quoi il parle, il connait son continent, ses dirigeants, ses partis, il sait que les Etats-Unis ont mal et comme toute bête blessée à l’affut, il nous dit que le risque est majeur, il se fonde sur le réel, il s’appuie sur des idées marxistes.
Obama a fait voter une loi qui laisse encore des millions d’américains sur le côté du droit à la santé et la loi votée, au prix d’une remise en cause sans précèdent du droit à l’avortement, est une loi qui demeure limitée, le poids de l’assurance privée étant ce qu’il est.
Obama donne et reprend, il fait sauter une partie d’une loi hostile à Cuba, partie jamais appliquée donc sans effet et il maintient l’embargo assassin.
Obama est l’homme du capital américain, il représente les milliardaires dont il est, sa campagne électorale avait reçu bien plus du patronat que celle de son adversaire, qui paie la musique choisit les musiciens et même si une impression de liberté du chef d’orchestre demeure, celle-ci ne rend pas la fosse d’orchestre plus fréquentable.
Le capital a mal, la planète bien pire.
Le mouvement dit altermondialiste est en veilleuse, il est quasiment mort tant l’idée d’associer ce qui ne pouvait l’être…
Que peuvent avoir en commun ceux qui veulent le retour à la bougie avec ceux qui militent à un développement harmonieux, ceux qui préfèrent une nébuleuse informe à ceux qui privilégient une organisation révolutionnaire pour faire des révolutions.
Carpes et lapins, que voulez-vous qu’il en naisse ?
Donc le projet politique, l’organisation politique, se réapproprier notre présent, ne plus accepter les confiscations, ceux qui parlent de nous mieux que nous sans pour autant le vivre.
Le projet politique c’est une classe ouvrière, ses alliés qui reprennent la main et la tendent à qui et quand ils le veulent.
Une classe ouvrière, ses alliés et aussi ses paysans pauvres qui existent en ce pays qui ont la première place dans ce parti puisqu’ils occupent les premières places dans les camps, face à la mitraille, dans les licenciements, dan toutes les luttes.
Remettre le projet politique en jeu, c’est remettre la classe ouvrière à sa place, qu’elle soit nombreuse n’est pas là l’essentiel et pourtant nombreuse elle l’est.
Le projet politique alors sera socialiste, seul projet de ceux qui n’ont que leurs chaînes à perdre.
Travail politique alors que de se redonner cette organisation ouvrière, indépendante et révolutionnaire, à l’échelon de la nation, des nations.
Le PCF bouge encore, dans des contorsions étonnantes, le coeur ouvrier, que l’on accepte ou non, bat encore là.
Si un projet politique doit naitre, il viendra de ceux là, avec d’autre sans doute, mais de là.
Et si moi j’ai envie d’être optimiste…
Pardonnez moi d’avance svp (je n’ai pas lu le mot d’Alain qui précède).
Optimiste parce que l’idée de progrès existe toujours… sous de multiples formes, Optimiste parce qu’on peut toujours agir collectivement même en bas ou devant chez soi.
Optimiste parce qu’on est tout de même mieux qu’au début du 20eme siècle, parce qu’on ne meurt plus de faim en France, qu’on peut encore s’y soigner gratuitement quant on a point le sous, optimiste parce qu’il y a encore beaucoup à gagner… Optimiste parce que si nos amis en 1917 on reussi l’impossibles dans une situation 1000 fois plus dramatique qu’aujourd’hui , et ceux de de 1940 à 1947 au moins autant de choses…
Optimiste parce qu’il fait souvent beau en Provence…
Optimiste parce qu’on n’est vraiment pas seul.
Optimiste parce que les altermondialistes son là, les coco aussi, certains socialistes aussi, d’autres, des millions d’autres qui attendent ou agissent, optimiste parce que voilà plus de 60ans qu’on n’a plus utilisé la bombe, optimiste pour plein de choses…
Optimiste parce qu’on a à nouveau de superbes articles à consulter… ils s’arreteront peut etre à nouveau mais je continuerai d’etre resolument OPTIMISTE.
POURQUOI ?
Mais parce que chacun doit trouver ses raison d’etre optimiste et de ne pas s’enfermer dans la defaite, que d’autres ne s’y sont pas résignés. Il y a un commandant des farc qui est mort à plus de 70ans le fusil à la main en pleine jungle ! Quand cela va mal je pense à lui… cela remet les idees en place.
bonsoir
et bon optimisme !!!!
Aragon un jour où je lui disais “Louis c’est affreux d’être aussi pessimiste!” m’avait répondu “Etre optimiste ce n’est pas un métier”… J’ajouterai une solution en soi. Bien sûr que je suis optimiste mais la meilleure façon de l’être c’est de voir les périls et la réalité comme le fait Fidel à plus de 80 ans et après n’avoir jamais cessé de lutter. Comme disait l’autre (Gramsci) “l’optimisme de la volonté et le pessimisme de l’intelligence.”
Hier moi aussi j’étais heureuse, mon ami-amoureux me téléphonait d’Alger et me décrivait une foule déchaînée par le match Egypte Algérie, il retrouvait l’atmosphère de l’indépendance, “c’est dommage que ce soit pour un match, mais c’est bon de se sentir dans ce peuple quand il est heureux! le pessimiste dira qu’il est aliéné par le “du pain et des jeux” et l’optimiste dira ce qui est également vrai que ce peuple a une énorme réserve de vitalité qui lui a permis de ne pas céder devant le terrorisme.
Et il faut avouer que l’avoir retrouvé (mon ami-amoureux) alors que nous nous ne nous étions pas revus depuis que nous avions vingt ans et que nous avions lutté et gagné l’indépendance de l’Algérie, après une longue et passionnante vie de son côté comme du mien, de nous retrouver disponibles l’un à l’autre et toujours pourtant libres, indépendants, bref communistes, cela est déjà formidable… Mais nous ne pouvons repartir à l’assaut du ciel quel que soit notre âge que parce que nous sommes lucides, goûtant chaque instant de bonheur et rêvant que nous pouvons empêcher ne serait-ce qu’une seule noyade d’Africain dans les eaux glacées du calcul égoïste et cela nous donne la possibilité d’aimer jusqu’à notre dernier souffle. L’optimisme et le pessimisme ne sont que la dialectique qui recouvre l’engagement.
A part ça contente de te savoir en forme;
Bon le déroulé peut reprendre vu qu’il y a eu 70 lecteurs rien que pour cet article (sur un miliier et plus)et peu d’intervenants. Réflechissez et j’espère Marc que tu as des traductions et articles à placer. Moi je suis en pleine révision de l’histoire chinoise. Mon prof me tape sur le système, nous avons un conflit sur le premier empereur Qin Shi Huangdi.
Danielle Bleitrach