Je m’expliquais mal le motif de l’euphorie qui s’était emparée de certains participants au Sommet de Port-of-Spain.
J’ai donc fait un gros effort et lu la fameuse Déclaration d’engagement adoptée à ce Sommet des Amériques. J’avais déjà écouté la conférence de presse présidée par le Premier ministre trinidadien, Patrick Manning, et à laquelle avaient participé l’illustre Stephen Harper, le Premier ministre canadien, Felipe Calderón, le président mexicain, et Martín Torrijos, le président panaméen. À les entendre, ce Sommet a été le plus extraordinaire de tous.
Un miracle a dû se produire, pensais-je. On aura découvert la pierre philosophale. Alors, pourquoi m’inquiéterais-je davantage ? Que nul n’aille penser que c’est l’œuvre du hasard. Ne savons-nous donc pas lire et écrire ?
C’est écrit en toutes lettres dans treize des quatre-vingt-dix-sept paragraphes, qui totalisent soixante-sept pages, de la Déclaration finale : l’OEA nous a tous sauvés.
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