Je t’adresse la partie du discours de Raúl du 29 avril 2009 devant les pays non alignés concernant les relations avec les USA et réitérant des positions archiconnues depuis janvier 1959 : on peut discuter de tout, mais pas du changement de notre système politique, pas de notre souveraineté.
J’avais expliqué dans “Obamanie, quand tu nous tiens” dans quel contexte concret Raúl avait censément “tendu la main” à Obama, et je crois avoir signalé que son ton voulait dire : discutons de nos trucs à nous, mais aussi de vos trucs à vous. Cette fois-ci, il le dit clairement et par écrit !
Je ne sais comment il faudra dire les choses pour que la (mauvaise) presse internationale arrête de vouloir flouer ses lecteurs au sujet des positions de la Révolution cubaine. Comme on dit en cubain: Más claro, el agua !
J.F.Bonaldi
RAÚL CASTRO
Intervention à l’ouverture de la Réunion ministérielle du Bureau de coordination du Mouvement des pays non alignés, La Havane, 29 avril 2009
(Extraits)
Je tiens finalement, au nom de notre gouvernement et de tout notre peuple, à remercier le Mouvement des pays non alignés de sa solidarité résolue et invariable avec la Révolution cubaine, en particulier de sa demande permanente de levée de l’injuste blocus économique, commercial et financier appliqué par les États-Unis.
Les mesures annoncées récemment par le président Obama, bien que positives, ont une portée minime. Le blocus reste intact. Il n’existe aucun prétexte politique ni moral pour justifier la poursuite de cette politique.
Cuba n’a imposé aucune sanction aux États-Unis et à leurs citoyens. Ce n’est pas Cuba qui empêche les hommes d’affaires de ce pays de faire des affaires avec le nôtre. Ce n’est pas Cuba qui traque les transactions financières réalisées par les banques étasuniennes. Ce n’est pas Cuba qui possède une base militaire sur le territoire des États-Unis contre la volonté de leur peuple, etc., etc., etc., pour ne pas allonger cette liste qui serait interminable, et ce n’est donc pas à Cuba à faire des gestes.
Nous avons réitéré que nous sommes disposés à parler de tout avec le gouvernement des États-Unis, à égalité de conditions, mais pas à négocier notre souveraineté ni notre système politique et social, ni notre droit à l’autodétermination, ni nos affaires intérieures.
Et s’ils veulent discuter de tout ça, eh bien soit. Comme je l’ai dit récemment au Venezuela, à un Sommet de l’ALBA : discuter de tout, de tout, de tout, de nos choses à nous, mais aussi de leurs choses à eux, à égalité de conditions.
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