je vais mettre les pieds dans le plat, c’est approprié quand il est question d’un danseur de claquette mais si j’ai parlé de Fred Astaire c’est parce que ce sommet des Amériques me laisse une bizarre impression… Un dessin que je reproduis ici trouvé dans le site en ligne(celui hispanique de rebelion) me donne envie de dire ce que j’ai sur le coeur… Il est vrai que je crois le dessinateur cubain…
Comment expliquer cela poliment, je n’ai pas envie de me distancer par exemple de Chavez qui a mené l’affaire de l’ALBA et a dit dans son discours ce qu’il y avait à dire, mais je n’ai toujours pas compris ses accés d’enthousiasme face à ce sommet , où est ce qu’il voit un grand triomphe, le plus grand de l’histoire du venezuela ? Et s’il était le seul mais c’est la joie générale, on a l’impression qu’ils ont tous forcé sur le champagne.
Donc si le danseur de claquette s’est pris un rateau encore faut-il mesurer que le rétablissement a été rapide et qu’il a sauvé l’OEA, que certes il n’y a pas de consensus mais le texte est signé… C’est-à-dire soyons clair une pourriture, l’instrument de la domination yankee sur l’amérique latine… Il l’a sauvé et pour cela il a bien voulu faire l’aimable avec Chavez… Mais qu’a-t-il donné de concret? Même pas la moindre espérance de la fin du blocus, son visage s’est fermé, son sourire éternel s’est durci: Cuba No… Yankee SI! Et il a obtenu le maintien de l’OEA, le rétablissement des relations diplomatiques unilatéralement de la part du Venezuela et même si j’ai bien compris en prime une île…
Il y a pourtant le discours de Chavez que nous ne connaîtrons jamais ici et qui dit ce qu’il y a à dire, il a rappelé que l’ALCA modèle néocolonialiste avait fait faillite, que les choses avaient changé et qu’il fallait donc changer d’objectif, en finir justement avec cette attitude néocolonialiste.
http://www.radiomundial.com.ve/yvke/noticia.php?23114 clickez: « Chávez en su primera intervención en la plenaria »
Mais d’une part ce discours ne sera jamais diffusé par le système de propagande et comme je tente de le dire poliment dans mon texte, je ne suis pas convaincue que l’attitude de chavez, l’offre du livre et l’enthousiasme à être à côté d’Obama soit une bonne affaire!!! Il transformait l’exigence du discours en espoir dans l’individu Obama. Le système de propagande aux mains de l’empire et de ses alliés était là pour utiliser les images d’un Chavez faisant la cour même si celui-ci en fait lui donnait une leçon d’histoire. Certes Dick Cheney a protesté sur la chaîne d’extrême-droite Fox New: il a expliqué que Bush lui ignorait Chavez (sauf pour lui fabriquer des coups d’Etat et des attentats, ah! c’était le bon temps !) et que c’était la seule attitude “correcte”. Mais vu de qui ça vient et le modèle de référence c’était plutôt un applaudissment supplémentaire pour Obama…
Mon quart d’heure de cynisme était tel que je me suis dit que le seul qui avait réellement gagné quelque chose dans l’affaire en dehors d’Obama c’était Galéano en matière de droits d’auteur…
L’ALBA plus l’Equateur tous ces pays n’ont pas signé le texte… Ortega a tenu le choc avec dignité. Lula a été au mieux dans son rôle, alors pourquoi ai-je cette impression bizarre que nous nous sommes faits avoir ? et c’est ce que j’ai voulu dire en comparant Obama à Fred Astaire qui en met plein la vue…
Et donc je réitère la question que j’ai posé depuis le début: l’Amérique latine est prête à ruer dans les brancards mais est-elle prête à ruer hors des brancards. Ce n’est pas évident qu’elle le soit…
Si je suis la seule de mon espèce je fais bien volontiers mon autocritique. Je veux bien croire que mon amour pour les Cubains, mon respect pour cette folle générosité et cette dignité me fait me montrer trop sourcilleuse. Je ne suis que trop encline à souffrir pour ce pauvre cubain qui a tant subi et qui reste injustement devant la porte, mais je ne crois pas qu’il y ait que cela, il y a là quelque chose de plus, une manière de faire de la politique quelque chose dont les masses sont exclues, un diner entre gens de la haute… Justement ce que Fidel a toujours refusé de pratiquer lui pour qui la politique est pédagogie réciproque entre les masses et les dirigeants… Qu’est ce que l’on peut retenir de tout cela? Que c’est bien de sauver l’OEA, que c’est une organisation utile, et que décidemment les choses changent avec Obama ?
Je suis d’autant plus mal à l’aise dans cette affaire que les dernières réflexions de fidel où il commence en disant que les excommuniés (Cuba) et ceux qui n’appartiennent pas à l’élite dirigeante n’ont du rien comprendre à ce sommet de l’ombre, ce qu’illustre bien le dessin sur le festin de Caïn.
.J’ai vu alors dans cette reflexion le reflet de mes propres interrogations, mais je lis ce qui arrive d’Amérique latine, tous sont persuadés que l’Amérique latine a remporté un triomphe, mais quels sont les résultats concrets, quelle image donnent-ils aux masses? Quelle ligne politique en retirent-elles, qu’ont-elles à faire de ce théâtre d’ombre où l’on se congratule de quelques bons, coups!!! Pour dire les choses précisemment, si l’on considère comme un grand triomphe le fait que ce sommet soit sans doute le dernier sans Cuba, c’est un triomphe… Mais il me semblait que la fin du blocus passe par une autre démonstration, celle qu’a faite Daniel Ortega, la mise en accusation des Etats-Unis et de l’OEA.
Donc bref je n’y comprends rien il me semble qu’il s’agit de victoires à la Pyrrhus. Peut-être que je suis un vieux crouton stalinien mais en ce moment les seuls qui me paraissent parfois avoir une stratégie ce sont les Chinois et les Cubains… les autres ressembleraient-ils aux dirigeants arabes et iraniens, toujours dans l’excès et n’obtenant rien de ce qu’ils affirment vouloir ?… Parce que les dirigeants arabes et iraniens me paraissent surtout vouloir que leurs masses se tiennent tranquilles et leur foutent la paix … Ce n’est pourtant pas le cas de toute l’Amérique latine au contraire, sa force c’est le symbiose avec les peuples et la dénonciation de l’intolérable…. Enfin espérons que la suite nous éclairera… Tout le monde a besoin de Chavez et de l’ALBA…
Danielle bleitrach
Nous savons que Chavez est un personnage “excessif”, soit…laissons du temps passé pour savoir ce qui c’est réellement négocié dans le secret…
Attendons les commentaires des uns et des autres, Moralès, Ortega..quand ils seront rentrés à la maison.
Je pense aussi que, diplomatiquent, les “gringos” devaient faire preuve de bonne volonté ???…
Bref, je suis comme toi, un peu interloqué et dans l’attente de précisions.
Chavez est coutumier du fait, il n’y a qu’à voir ses relations avec Uribe : vociférations à l’enlèvement de Rodrigo Granga sur territoire vénézuélien ou le bombardement en Equateur, parsemées de réconciliations avec enfants chantants.
Je trouve personnellement ironique le fait de faire des embrassades à Ahmadinejad et avoir une attitude euphorique avec Obama, on dirait presque que c’est du pareil au même pour lui ^^!
Je pense qu’il faut attendre que ça se tasse, la pré-réunion de l’ALBA était LE véritable sommet pour lui, le reste c’est juste du “show” (bon, j’ai compris que tu étais réfractaire à la notion de show même). Il y a peut être eu des choses intéressantes dites en mode OFF…
Oui c’est vrai je suis réticente au shows politiques, j’aime que l’on me traite avec respect et considération dans ce domaine, que l’on fasse confiance à ma capacité de comprendre, de m’engager… Il faut dire qu’en matière de pantins en France nous avons ce qu’il faut…
Mais là il y a plus il y a l’estimation exacte de ce qu’a apporté ce sommet, ce que peut attendre à l’avenir. Honnêtement les Etats-Unis ne connaissent que les rapports de force et ce qui se dit en off n’a d’intérêt qu’avec la pression des masses sud américaines, donc je déteste ça… Bien que je ne nie pas la nécessité des dialogues y compris des contacts bi-latéraux. Mais justement j’ai trouvé Lula excellent dans le genre… Il était à la fois celui qui favorisait le contact et laissait filtrer des points au delà desquels il était impossible d’aller. Il a déjà agi comme cela pour empêcher l’ALCA en 2004. ‘est pour cela que sans me faire d’illusion, je n’abonde jamais dans les critiques excessives.
Avec les Chinois j’ai toujours cela dans un style parfois étonnant, trés fleuri et trés clair pourtant. Avec Fidel et même Raoul c’est extraordinaire même si c’est trés subtil. Jamais il n’y a d’excès, ni de mensonge, j’ai confiance… Par exemple puisque tu parles d’Uribe, Fidel a agi dans le même sens: il fallait enlever le venin de la vipère, empêcher qu’il fasse le travail des Etats-Unis, l’engluer dans l’ensemble du groupe de Rio, ça a été trés bien fait, ça a été préparé par des années de dialogue. Cela lui a été reproché par Petras d’une manière indigne, mais il est resté équilibré, courtois, tenant comptes des risques courus par les FARC. il a continué à réfléchir au problème. Bon tu auras compris ce que j’aime en politique et ce que je déteste…
Danielle bleitrach
S’il vous plait, ôtez-moi d’un doute. Sur le statut du document final, j’ai lu ça dans le Monde, présenté comme 100% officiel:
“Le document qui émerge est un document de compromis qui a obtenu l’accord de certains et pas celui d’autres. Nous avons donc décidé de l’adopter, car en l’adoptant nous reconnaissons qu’il n’y avait pas d’unanimité”. Ce charabia, ça veut bien dire “On n’est d’accord sur rien, nous somme tous d’accord sur ce point. Mais on donne quand même un morceau de papier-Q à Obama pour qu’il puisse le présenter en rentrant chez lui”, non?
En tout cas, j’ai compris spontanément ça quand je l’ai lu, et ça m’a bien fait rigoler, parce que j’ai le souvenir de quelques “résolutions” du même genre qu’on rédigeait entre les délégués syndicaux et le chef de bureau, pour que le chef de bureau le donne ensuite à son patron. Dans le compte-rendu officiel de la réunion, il y avait des formules toutes pareilles, sur le statut exact de ces “résolutions”. Comme je suis syndicaliste, j’ai encore mes papiers avec trois de ces formules, pour les recopier dans les prochaines réunions où ce sera utile.
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2009/04/19/le-sommet-des-ameriques-se-termine-sans-consensus_1182690_3222.html#ens_id=1160239
Vous avez compris autre chose?
est-ce que vous avez lu les dernières reflexions de Fidel, en plus je trouve que le titre n’est pas assez fort vu qu’en espagnol ce serait plutôt “rêves délirants.”..
En fait je crois qu’il est totalement contre l’OEA, il pense qu’il n’y a rien à en attendre et qu’il faut continuer la pression…
Je ne crois pas qu’il apprécie ce sommet, enfin c’est comme cela que je traduit ce qu’il dit et il commence même par dénoncer “l’euphorie” qui dépasse bien celle de la troupe conservatrice qui a participé à la conférence ce presse des signataires…
C’est vrai qu’il les rend ridicules en montrant qu’il partirent 36 et qu’à la fin il ne restait plus que le dernier carré… Parce que non seulement l’ALBA et l’Equateur n’ont pas signé, l’affaire avait été menée de main de maître jusque là par Chavez et a complètement bloqué le sommet… Et Lula, Kirchner et même Bachelet, le Paraguay et plein d’autres étaient aux abonnés absents…
Il n’empêche ce qui m’énerve c’est qu’ils ont sauvé l’OEA et qu’ils tentent comme le dit Fidel de laisser croire que l’OEA peut les sauver… Mais il faut éviter la confusion du “bon” Obama avec l’OEA devient vivable…
On peut compter sur Fidel pour pousser l’affaire et tenir bon sur le fond…
Danielle bleitrach
Je viens de le relire, et Fidel me semble bien confirmer ce que j’avais compris.
A l’OEA, il y a une discrimination, à savoir qu’il y a un pays qui est exclu, Cuba. Chavez et tous les autres se sont donc battus comme des beaux diables, ils ont même laissé passer-sans-passer-tout-en-passant le morceau de PQ pour Obama, en échange d’une énorme victoire politique: tous les pays se sont engagés, Obama compris, à accepter désormais Cuba à l’OEA. Il y en a même un qui a dit quelque chose du genre “si Castro était là, on le prendrait séance tenante dans cette réunion”. Belle victoire, non?
Sauf que… Castro s’en moque, il n’a aucun désir d’entrer dans ce machin. Ca ne vous est jamais arrivé, des coups comme ça? On se bagarre pour que le seul exclu du truc soit accepté, parce qu’on voit bien qu’il y a une chaise vide, et que c’est dégueulasse, cette exclusion, non?. C’est pas trop dur à obtenir, parce qu’en fait plus personne, ici et maintenant, n’a l’air de se souvenir de la raison précise qui a fait décider de l’exclure. On gagne, ensuite on va voir l’exclu, et on lui annonce fièrement qu’on a obtenu sa réintégration.
- “Ma réintégration, dans ce machin? C’est rien que des pourris, qu’ils restent entre eux, j’irai jamais m’asseoir à côté de ces ordures. Si tu savais pourquoi ils m’ont viré, ces salopards, etc”
Là aussi, j’ai déjà vécu ce genre de situation. Pas vous?
Chavez: “Eh, Fidel, on n’a pas pu pour le truc important, le blocus, mais on a réussi à obtenir ta réintégration dans l’OEA”. Fidel: “l’OEA, je m’en fous, il faut qu’ils lèvent le blocus”. Est-ce que c’est vraiment une divergence, ou c’est simplement le fait qu’ils n’ont pas pu se causer dans le couloir, pendant la réunion de l’OEA, puisque…?
Oui mais ils s’étaient parlé avant… Et si moi j’avais compris que fidel ne voulait pas de l’oEA,chavez aurait du comprendre lui aussi ce me semble… Fidel ne veut pas de l’OEA pas pour dees raisons d’humeur ou même parce qu’il est rancuneux mais parce qu’il fait une analyse politique (trés proche de celle de Marti) de ce que sont les Etats-Unis et qu’il pense que se religoter là-dedans c’est de une folie politique au moment où ils doivent s’émanciper.. Il a du trés mal apprécier la proposition de Chavez que le prochain sommet se tienne à la Havane.
Fidel n’est pas ton copain râleur c’est un grand politique et il sait le combat qu’il mène et qui fait qu’une petite île tient tête au géant parce qu’il est un génie politique avec un peuple exceptionnel, résultat la manière dont tu le fais réagir est stupide… Alors essaye de monter au-dessus des paquerettes et de comprendre les enjeux…
Ce que devrait justement comprendre Chavez parce qu’ils en ont discuté. C’est en ce sens qu’Ortega a été le meilleur et à sa manière Lula qui lui au moins est resté centré sur le blocus. Ortega est même resté proche de Fidel et son inspirateur Marti à un point étonnant avec sa demande de la décolonisation de Porto Rico, ce qui est aussi la grande idée de Marti, ces deux îles dans son esprit sont jumelles et tiennent la clé de l’Amérique latine. Le seul qui soit pour le moment venu faire un compte-rendu à Fidel de ce qui s’est dit au sommet c’est comme par hasard ortega, qui est parti aujourd’hui à Cuba. Il est probable qu’il porte ce qui s’est dit off y compris avec Chavez mais c’est lui que l’on a envoyé parce que les autres doivent être un peu dans leurs petits souliers… Tout cela n’est pas trés grave et fort heureusement cela n’entamera pas l’unité de l’Amérique latine, mais je crois que fidel le fait dire clairement… Et il a raison, il aide tout le monde en le faisant y compris nous pour peu que nous sachions l’entendre.
Donc ne prenez pas les hommes politiques de cette taille pour le couple sarkozy -ségolène ou tout autre politicien français, il s’agit d’autre chose, de perspectives qui se déroulent sur des décennies.
Danielle bleitrach
Je maintiens ce que j’ai compris, mais je ne suis pas du tout sûr qu’on soit vraiment en désaccord:
(avant la réunion)
- Fidel: “Je veux mon pastis! Obama n’a pas le droit de me priver de mon apéro”
- Chavez: “OK, Fidel, j’ai pigé ce que tu veux: un apéro avec quatre volumes d’eau pour un volume de pastis. Fais-moi confiance, je vais mettre le paquet.”
……
(après la réunion)
- Chavez: “OK, Fidel, j’ai mis le paquet. J’ai pas tout eu, mais je suis arrivé à 80%, vingt dieux! Tiens, voilà tes quatre volumes d’eau.”
(on peut intégrer ce qui suit à la fin de mon précédent message, si on préfère)
La différence Chavez-Ortega-Castro est à mon avis, avant d’être une différence d’analyse, une différence d’histoire, d’expérience politique. Chavez n’a pas connu de blocus, pas d’intervention extérieure, ce qui fait que la contre-révolution a tenu moins d’une semaine. Ortega, lui, a connu le blocus, l’intervention militaire, et une contre-révolution violente qui a tenu 30 ans. Forcément, il comprend mieux Castro que Chavez ne peut le faire. L’expérience historique n’est pas la même, mais je crois bien qu’on peut se réjouir de la raison qui fait cette différence, non?
là c’est trop d’extrapolation et en plus on aboutit à une véritable déformation de mon texte ,initial, c’est au seul chavez qu’est attribué les limites de ce sommet, je n’ai jamais dis ça… Le fait est que premièrement l’Amérique latine est apparue unie sur le refus de l’exclusion de Cuba mais elle est restée faible sur le blocus et surtout sur la relation de totale indépendance aux Etats-Unis. On ne peut pas accuser Chavez dans ce domaine, il joue nun rôle central et l’a joué dans la préparation de ce sommet. Autre chose est le fait que je ne comprends pas qu’il se réjouissze à ce point du dit sommet… Ne me faites pas glisser d’une idée à l’autre. Il a du faire ce qu’il a pu pour le blocus, la question je ne cesse de le répéter est celle du bilan réel et donc ce qu’il faut encore faire avancer et comment, pas d’accuser Chavez sinon de trop d’optimisme.
danielle Bleitrach
Bon, je crois qu’il n’y a pas à exagérer et s’attendre à ce que le problème posé depuis cinquante ans (OEA – blocus) se résolve en deux jours de conférence festin, ce serait sincèrement du pur idéalisme. Il y a à prendre les évènement selon la mesure et les conditions de la réalité des forces en présence.
Il est clair que le blocus n’a pas été levé, que l’OEA existe toujours, que des doutes sur le comportement de certains dirigeants aient surgis, etc… Mais il est important de noter quelques résultats évidents et incontestables :
- Contrairement à ce qui est dit dans ce forum, aucun président d’Amérique Latine n’a signé le document, sauf l’anfitrion le premier ministre de Trinidad et Tobago, Patrick Manning (supposément au nom des autres présidents qu’il avait réunis chez lui pour les convaincre, et personne n’a cédé). Donc nous pouvons imaginer ce que signifierait une conférence de telle envergure sans résolution finale, ou du moins un document qui n’est signé par aucun président.
- L’appui à Cuba a été unanime, même les chef d’Etat les plus récalcitrants, en outre le narcoparaterroriste d’Etat Uribe a dût reconnaitre et déclaré en direct (vu sut Telesur) que le blocus contre l’Ile devait être levé.
- Déja avant la conférence, durant la matinée depuis Santo Domingo, Hillary Clinton avait déclaré que “la politique des Etats Unis envers Cuba avait échoué”, en ces mêmes termes déclarera la même chose Obama durant son intervencion. Un meaculpa qui n’a jamais été admis par aucun dirigent US de ce niveau depuis 50 ans.
- Acculé, face au mur et devant des interlocuteurs-rices en rebellion (différemment à toutes les autres rencontres où le troupeau de l’OEA suivait sans réchigner), Obama dans son intervention princiale a voulu jusqu’à se décherger de l’histoire (que c’était du passé, voyons le futur…), prêt à une relance des discussions avec Cuba, s’opposant à toute intervention ou ingérence contre la Bolivie, prêt à renouer les relations avec le Vénézuéla, etc… (et finalement c’est tout cela qui a fait enrager Dick Cheney dans son intervention sur FoxNews).
Devant toute cette réalité, nous pouvons considérer que c’est une nouvelle dynamique qui se crée, avec au niveau politique un rapport de force nettement en faveur des peuples et des gouvernements progressistes, sans se faire d’illusions et crier victoire. Ce sont de nouvelles batailles qui sont engagées avec énorméments de cartes et d’atouts en faveur des changements à entreprendre sur le continent et sa relation avec l’empire, un empire blessé et humilié durant cette conférence.
Face à cette nouvelle réalité, et sachant qu’il n’y a même pas de date ni de pays prêt à acueillir le prochain sommet (personne ne s’est proposé), on parle même de dernier sommet des Amériques et qu’il n’y aurait pas d’autres, et que dans l’ambiance flotte un critère certain : si les positions exprimées ne sont prises en charge et résolues au plus tôt (levée, du blocus contre Cuba, retrait de la résolution d’exclusion de Cuba de l’OEA en 1961, etc..), eh bien il n’y aura d’autre issue que le retrait de tous les membres et la dissolution de l’OEA pour créer lOELA – Organizacion des Etats Latino-Américains.
Là est tout l’enjeu du moment et du procesus en cours qui n’est pas prêt à se résoudre de si tôt. On continue de l’avant pour de nouvelles victoires.
Quant à la dernière reflexion de Fidel (qui est celle de Cuba) et qui a tous les honneurs de l’audace et de la vérité, il n’y a pas de doute qu’elle forme le critère d’une révolution et de dirigeants qui continuent de donner l’exemple à tout le continent et au reste du monde. La maturité de 50 ans de résistance et de luttes sans repos, de formation et d’organisation permanente, une force politique et idéologique qui n’est pas à la hauteur de concession fragile. Une reflexion qui est j’en suis certain dans toutes les consciences et qui s’ajoute à la conclusion finale qu’en tirera chaque camarade de ce sommet. Le maitre, le père, le grand-père, le camarade, l’ami a parlé, c’est à nous tous-tes d’agir.
tout à fait d’accord avec cette analyse. Simplement je pense que selon le bon vieux proverbe, c’est quand le chien se noie qu’il faut lui donner un coup de baton sur la tête. En l’occurence le coup de baton, c’est la distance, la dignité froide. Je ne sais pourquoi je me souviens de la rencontre entre Fidel et Nixon. Par parenthèse ce dernier se montre extraordinairement perpicace, c’est tout sauf une brute imbécile, paranoïaque sûrement mais perpicace. Il tente de sonder Fidel sur son “communisme” mais ce qu’il en retire c’est le danger que représente un homme de cette envergure et il décide qu’il faut l’assassiner. Fidel a toujours trois ou quatre coups d’avance… Et s’il voit un danger c’est qu’il est là… Ce n’est pas sa dernière réflexion qui m’a alertée puisque je ne l’avais pas lue mais bien celle sur “le sommet de l’ombre” où il disait que c’était comme le cinéma muet. Pour les excommuniés et pour les masses. Il y avait jadis une expression: il faut serrer les boulons! Il faut aller au-delà de la satisfaction de la victoire et mesurer ce qui est à faire.
Mais Fidel hier a reçu pas mal d’informations et il faudra être trés attentif à son prochain billet:
Sostienen encuentro Fidel y Daniel Ortega
El Comandante en Jefe Fidel Castro conversó hoy durante casi cuatro horas con Daniel Ortega, presidente de Nicaragua, y su esposa, Rosario Murillo, sobre el desarrollo de la Cumbre de las Américas.
De acuerdo con una nota divulgada por el Noticiero Nacional de Televisión, Ortega, su esposa y otros allegados, arribaron a Cuba hoy a las 0.32 horas, procedentes de Puerto España.
En la capital de Trinidad y Tobago el mandatario nicaraguense pronunció el 17 de abril un profundo discurso y desempeñó después un destacado papel en la recién finalizada Cumbre de las Américas, indica la nota.
Precisa finalmente que entre las 10 y 47 y las 14 y 40 horas de este martes Daniel y Rosario se reunieron con Fidel para conversar durante casi cuatro horas sobre el desarrollo, los incidentes y los resultados de la Cumbre de las Américas. (AIN)
http://www.granma.cubaweb.cu/2009/04/21/nacional/artic19.html
A suivre…
Danielle bleitrach
Un peu plus haut, je suppliais: “ôtez-moi d’un doute”. Eh bien, ça y est, maintenant, un grand merci à tous, et surtout à http://socio13.wordpress.com !
A la place du doute, j’ai désormais deux certitudes en béton, et je mets le monde entier au défi de m’en faire douter (j’ai bien l’impression que c’est le sentiment quasiment unanime, dans le sommet et à propos du sommet):
1/ Quand Cuba n’est pas là, on ne parle que de lui. Ça ne peut pas continuer comme ça.
2/ Quand Cuba n’est pas là, ça devient n’importe quoi. Ça ne peut pas continuer comme ça.
Et ça ne date pas d’aujourd’hui… Voici ce qu’écrivait le président Théodore Roosvelt à Henry Whyte le 13 septembre 1906
“En ce moment, je suis tellement exaspéré par cette infernale petite républuique de Cuiba que j’aimerais l’effacer de la carte du monde. Tout ce que nous lui demandions était d’être prospère et heureuse, et de se conduire de manière à ce que nous n’ayons pas sujet à intervenir. Voila, hélas qu’elle s’est lancé dans une Révolution tout à fait insensée et injustifiée! Elle peut compliquer la situation au point de nous obliger à intervenir. Ce qui convaincra aussitôt ces idiots soupçonneux d’Amérique du Sud qu’après tout nous ne demandons qu’à intervenir”.
Je te l’avais bien dit dans mon commentaire de mardi, je crois que je reproduis ci-dessous :
“Si les USA ne parviennent pas à “embobiner” les sud-américains comme ils embobinent tout le monde, alors ce sera peut-être l’amorce d’un vrai changement vis à vis du “leadership” US.
A suivre de près..”
Bon, et bien, ils ont embobiné tout le monde.
Il y a un prover be parait-il qui dit à peu près ceci :
Si tu te fais avoir une fois, c’est pas ta faute; deux fois, c’est toujours pardonnable, mais trois fois, alors là tu le fais exprès !
Des chefs d’Etat qui se laissent embobiner par les USA, je ne crois pas à leur naïveté où ils n’ont rien à faire comme chef d’Etat.
Mais l’histoire n’st pas finie, le 21) siècle ne fait que commencer…
faut pas pousser c’était pas la catastrophe, ça aurait pu être mieux mais cela prouvait aussi à quel point le monde avait changé disons depuis 1991… Sans parler de 1962…
Ce que je regrette c’est de ne pas écouter ce soir Ortega qui va faire un compte rendu du sommet revu et corrigé après trois heures de discussion avec Fidel.
Presidente Daniel en Mesa Redonda de Cubavisión
El 19 Digital
El presidente de la República Daniel Ortega participará este miércoles 22 de abril en el programa Mesa Redonda que trasmite el canal internacional Cubavisión con sede en la Habana Cuba.
El programa Mesa Redonda, que conduce el periodista Randy Alonso, tendrá como invitado especial al comandante Daniel Ortega Saavedra y podrá ser visto a partir de las 04:30 de la tarde (hora de Nicaragua), a través de la señal de Multinoticias, canal 4.
Además, podrá ser escuchada también en directo por las radioemisoras del Poder Ciudadano, Tu Nueva Radio YA, Radio Sandino y Radio Nicaragua.
Además, los medios digitales, El 19 Digital, El Pueblo Presidente y Multinoticias.tv los mantendrán informados.
El programa Mesa Redonda es un espacio de la televisión cubana de análisis político, cultural, social y económico.
Actualmente el comandante Ortega se encuentra en Cuba, en una visita de trabajo, luego que participara en la V Cumbre de las Américas en Trinidad y Tobago.
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Hoy en la Mesa Redonda, intervención especial del presidente de Nicaragua Daniel Ortega
El mandatario centroamericano hará su comparecencia tras su participación en la V Cumbre de las Américas, en la cual hizo una brillante intervención en su sesión inaugural
Correo: digital@jrebelde.cip.cu
22 de abril de 2009 00:37:13 GMT
El Presidente de la República de Nicaragua, compañero Daniel Ortega Saavedra, hará una Comparecencia Especial hoy, a las 6:00 p.m. (hora de Cuba), en la Mesa Redonda, tras su participación en la V Cumbre de las Américas, en la cual hizo una brillante intervención en su sesión inaugural, uno de los pocos momentos públicos de esta reunión celebrada en Trinidad y Tobago.
Cubavisión, Cubavisión Internacional, Radio Rebelde y Radio Habana Cuba transmitirán en vivo esta comparecencia, que será retransmitida por el Canal Educativo al final de su programación.