Les Etats-Unis ne doivent pas “espérer des gestes” de Cuba pour poursuivre le processus de rapprochement avec la Havane, a affirmé le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva dans un interview publié par le journal espagnol ABC le 19 avril.Il est clair que sur le cas de Cuba il n’y aura pas de division du front de l’Amérique latine et des caraïbes. Lula appelé à la rescousse par un Obama qui sur le fond ne veut pas changer et qui “ exige “-alors qu’il en perdu le droit si son pays l’a jamais eu- lui a répondu que les nordaméricains n’avaient pas à attendre un geste des Cubains. Ils devaient lever le blocus.
La levée de certaines sanctions contre l’île, annoncée par le président nord-américain Barack Obama, représente “un pas initial dans la direction correcte mais à peine le commencement d’un processus, a dit Lula.
“Il est important qu’ils n’espèrent pas de gestes de Cuba pour que d’autres pas soient fait” a ajouté Lula.
Obama a dit à l’occasion du sommet des Amériques, qui actuellement a lieu à Trinidad et Tobago, qu’il était “disposé à un dialogue avec Cuba, pour faire aller “dans une nouvelle direction” les relations entre washington et La Havane, conflictuelles depuis une cinquantaine d’années, a signalé l’AFP..
Néanmoins, la maison Blanche a réitéré ce samedi que la balle était dans le camp cubain et que Obama “espére maintenant des mesures de réciprocité”, surtout en matière de droits humains et de libération des prisonniers politiques à Cuba.
On est littéralement effrayé par l’arrogance du nord-américain, non seulement celui-ci a des exigences pour lever un embargo illégal, condamné par toutes les nations de la planète, mais les Etats-unis ont installé dans l’île le seul centre de torture qui s’y trouve, le seul endroit où il y a des prisonniers sans jugement, c’est-à-dire la base américaine de Guantanamo. Il faut rapprocher cette exigence du président OBama de la mansuétude avec laquelle il couvre ses propres tortionnaires. En effet le 18 avril à Vienne, le rapporteur de l’organisation des nations Unies (ONU) contre la torture a déclaré que les Etats-Unis violaient le droit international s’ils ne puissaient pas les tortionnaires des services secrets de la CIA. Nowak a signalé que les “Etats-Unis, comme tout autre pays adhérent à la Convention de l’ONU contre la torture, s’est engagé à enquêter sur les tortures et doit mener devant la justice toutes les personnes dont on pourra faire la preuve qu’ils ont torturé”. Le rapporteur a considéré que si la justice étasunienne ne juge pas ces employés de la CIA, les autres pays pourraient le faire, selon une information de l’agence de nouvelle EFE. Selon Nowak, la priorité aujourd’hui est une investigation exhaustive d’instances indépendantes.”Il est trés important que les victimes reçoivent une idemnisation” a-t-il ajouté. Ce commentaire renvoit à la nouvelle suivante:
Le président étasunien, Barack Obama, a annoncé cette semaine que ne seraient pas poursuivis certains collaborateurs de la CIA qui ont utilisé des méthodes inhumaines contre des supposés terroristes.Ceux qui ont accompli leurs obligations de bonne foi sous la responsabilité légale du Département de Justice, ne seront pas poursuivis en justice a indiqué Obama.
Et c’est cet homme là qui ose demander des comptes à Cuba, lui dont le pays a envoyé des tortionnaires, des assassins sur toute la planète, lui qui avec son système financier immonde est en train de provoquer chômage et désespoir partout. On se demande qui est pire de cet homme ou de nos médias qui l’enscencent et parlent de dictature à propos de Cuba.
Quand Obama a vu la conférence proche d’échouer face à la détermination des membres de l’ALBA, comme nous l’a expliqué un article de la Jornada publié ici, il a fait appel à Lula pour qu’il l’aide à sauver le sommet. espérait-il une division entre camp des durs et des modérés? Mais comme nous l’avions dit avant le sommet, le cas de Cuba est celui qui est désormais le plus susceptible d’unir l’Amérique latine et de faire la démonstration que celle-ci n’a pas grand chose à attendre des nord-américains et qu’ils ne font bon visage que parce qu’ils ne peuvent pas faire autrement.
Lula vient de répondre en expliquant que le sujet de Cuba “a une grande valeur symbolique” en Amérique latine et l’exclusion de ce pays des instances régionales “constitue une anomalie”. Lula a rappelé que tous les dirigeants latinoaméricains et caribéens désiraient que soit levé l’embargo économique étasunien contre Cuba, une position qui a été répétée durant le sommet de Trinidad et Tobago.
Décidemment quelque chose est réellement en train de changer… Espérons que cela sera contagieux…
Héhéhé, BHO a montré sn vrai visage d’humaniste belliciste, avec d’une part, le retrait en 2010 seulement des troupes en Irak, pour les redéployer en Afghanistan et au Pakistan, son silence pour les massacres de Gaza, et maintenant la non-poursuite des adeptes de la torture de la CIA (ça me rappelle les arguments dez tortionnaires nazis à Nuremberg qui disaient qu’ils ne faisaient qu’obeïr aux ordres !).
Les médias dominants vont comme d’habitude reporter l’opprobe sur Raul Castro (voire Hugo Chavez) qui n’auront pas voulu prendre la main “généreusement” tendue par BHO avec la levée des minimes sanctions de 2003, en omettant les 180 pays et quelques qui ont voté pour la levée du blocus depuis des années à l’ONU et la fraternité latino-américaine.
En tout cas, Lula tient son rang yes !