J’avais placé la video de l’intervention d’Alain Badiou dans l’émission de FR3 en annonce de son livre hypothèse communiste dans le sujet sur le film d’Antonioni sur la Chine mais certains risquent de rater ce grand moment, donc le voici bien mis en évidence
Alain Badiou l’hypothèse communiste csoj 09-04-2009
Excellente interview, quelle fraîcheur de pensée, quelle conviction, et une pincée d’ironie !
J’apprécie le fait qu’il ne soit jamais sur la défensive, par exemple quand l’animateur ressort l’épouvantail de l’URSS totalitaire ou des Khmers rouges. Non seulement il n’est pas dans la comptabilité (alors même qu’il a parfaitement raison sur ce point, du capitalisme primitif au néolibéralisme, combien de génocides et de drames humains !), mais argumente sur l’erreur historique des gouvernements dits communistes, à savoir l’organisation de la production calquée sur une organisation militaire, la discipline chère à Lénine qui ne fut pas traduite par une auto-discipline, mais une discipline passive. Mon petit doigt me dit que Fidel Castro applaudirait en entendant de tels propos sur l’auto-discipline.
On peut penser par exemple aux FARC actuellement en Colombie, qui paraissent presque un anachronisme historique, du fait qu’ils aient une vision militariste de la société.
Son appel à revenir sur l’idée de communisme comme sur l’organisation du bien commun, mais pas de manière militaire, fera j’espère des émules. Il me rappelle l’auteur de l’essai “La haine de la démocratie” qui explique comment et pourquoi l’idée de gouverment par le peuple (et non sur le peuple) reste toujours subversive, et a été attaquée de toutes part.
La critique de Badiou de la démocratie n’est pas vraiment développée dans cette interview, même s’il explique qu’elle va de pair avec le néolibéralisme.
Bonsoir.
Même avec le volume du son au maximum, je n’arrive pas à écouter la vidéo: est-ce que le problème ne concerne que moi ? Quelqu’un peut-il me renseigner ?
Merci
Pedrito
Je trouve que les théories de Badiou laissent à désirer sur bien des plans. A la base, pour lui le “communisme” c’est une idée qui fait l’histoire, avec lui on recommence à marcher sur la tête. Pas tout le temps, mais dès qu’on en arrive au concret.
@ Gilles Questiaux
“Pour lui le “communisme” c’est une idée qui fait l’histoire, avec lui on recommence à marcher sur la tête”. C’est exact, Badiou ne s’est jamais caché de concevoir le communisme à la manière de Platon, donc comme ce que Marx appelle le “communisme utopique”. Mais Marx appréciait aussi la force critique de ce communisme-là envers le capitalisme.
Pour ma part, je marquerai une réticence sur deux points dans cette interview: son refus de relier communisme et lutte des classes, et sa thèse sur la démocratie bourgeoise comme forme d’Etat idéale du capitalisme. Outre le risque (classique dans le maoisme) de sous-estimer l’exigence démocratique dans le socialisme, je pense qu’il y a non pas une, mais deux formes d’Etat qui conviennent au capitalisme, à savoir la démocratie bourgeoise et le fascisme, le choix se faisant en fonction de la situation dans la lutte des classes.
Pour une perspective philosophique plus modeste que celle de Badiou, on peut consulter cet entretien avec Santiago Alba. J’avoue que sa devise “révolutionnaire dans l’économique, réformiste dans l’institutionnel, conservateur dans l’anthropologique” me convient mieux que que la notion bizarre de “l’hypothèse communiste”. L’entretien, réalisé au Venezuela, est en espagnol, mais il est sous-titré en français.
http://blip.tv/file/1931824
Une grande différence entre ces deux philosophes, c’est le rapport aux medias. Badiou est très à l’aise sur FR3 comme à Londres, alors que Santiago Alba, qui n’e s’est pas prêté à l’”événement médiatique” de la rencontre de Londres, développe une critique très forte des media, dans la deuxième moitié de son interview, et il choisit de s’exprimer sur une télé vénézuelienne de type alternatif – ça m’étonnerait bien qu’on le voit un jour encensé dans le Nouvel Obs.
Je crois effectivement que l’émancipation humaine est une “idée”, et qu’elle est transcendance par rapport au matérialisme de cette condition humaine( la mort, la maladie, la nécessité, les rapports de production) ce qui ne signifie pas remise sur la tête de l’idéalisme, parce que le chemin passe aussi par Spinoza, c’est dans la connaissance de cette détermination que se trouve le chemin réel de l’amancipation et pas dans la religiosité d’une libération dans l’au-delà. Le marxisme est une dialectique déterminisme liberté trés complexe dans laquelle nous Français qui avons été formés au matérialisme vulgaire et voir positivistes (déformation et abétissement de Kant comme chez Durkheim), nous perdons un peu, en faisant d’ailleurs enrager Marx… Nous devrions prendre quelques doses d’Ernst Bloch tous les matins pour ne pas confondre religsiosité et dialectique avec un idéal, la transcendance de l’émancipation. Comme le dit Fidel en citant Marti: tranchées d’idées vallent mieux que tranchée de pierre. Ce qui est exactement le contraire de “Le pape combien de divisions” de Staline.
Je crois qu’il y aussi quelques chose d’essentiel dans la position de Badiou, non seulement il rejoint Lénine dans une vision anti-impérialiste où la problématique des classes sur laquelle il s’interroge est à repenser mais il me paraît avoir perçu qu’aujourd’hui les communistes se posent en “défenseurs de l’humanité”, face à la possible destruction de la planète par un capitalisme au stade sénile de l’impérialisme.
Danielle Bleitrach
PS je trouve injuste de reprocher à Badiou son aisance dans les médias, et l’hypothèse communiste me paraît un terme approprié pour interpeller dans l’état idéologique où nous sommes.
Bonjour, je vous conseille plutôt de voir son passage en intégrale sur le lien de france3 :
http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/index-fr.php?page=emission&id_rubrique=641
Ca commence vers la 27ème minute (on peut avancer).
Encore une fois, ‘Ce soir ou Jamais’ ose inviter la bonne personne! En espérant que cette émission continue, et sache garder de bons sujets.
JYB, ton lien donner vers une chanson panégyrique à Chavez (un peu agaçante) pas à l’interview soustitrée en français d’Alba. Bon je l’ai vu en espagnol sous-titré espagnol.
Sinon, je ne suis pas d’accord pour lui reprocher son aisance dans les médias, on ne parle pas de l’imbécile Philippe Val. J’ai l’impression que tu le discrédites aussi en partie à cause de cette qualité, alors que Santiago Alba te parait plus crédible car il aurait une audience limitée (et des positions qui rejoignent les tiennes). Ces dichotomies mainstream/underground me gonflent un peu, car le succès de son livre “De quoi Sarko est le nom ?” a été une surprise et il l’explique très bien ici, à l’Huma :
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article84044
Comme on peut le voir, il a un certain de l’humour, et sa démonstration sur le cas français des révolutions et contre-révolutions éclairent un peu son idée “d’hypothèse communiste” : en réalité nous n’avons jamais souffert d’un trop plein d’harmonie socialiste, il y toujours eu des contras conservatrices.
Je ne suis pas pour le discrédit de ceux qui se réclament d’une pensée non-alignée et ont aussi des qualités oratoires, ou alors que penser de Fidel Castro ! En parlant de ce dernier, je me souviens de ses interviews par Barbara Walters (exemple-type du média de masse et intervieweuse pathétique), et j’ai eu l’impression qu’il s’amusait de son image d’ogre communiste totalitaire (jeux de regards, son cigare, sa diction, sa rhétorique, tout en donnant vraiment l’impression qu’il respecte Walters en tant qu’interlocutrice).
Discours deconnecte de l’histoire assez typique du marxisme universitaire français.
IL commet la meme erreur que les journalistes en parlant de communisme alors que jusqu’a maintenant il n’y a eu que des SOCIALISMES (transition du capitalisme au communisme).
Il pense trop principes et hypotheses (raisonnement idealiste) allant meme jusqu’a declarer se moquer du fait ce qui explique son discours souvent vaporeux et imprecis (dont temoigne son precedent livre “de quoi Sarkosy est il le nom?”)
Il nie meme la lutte des classes donc forcement critique du goulag et des luttes internes a l’URSS (auquelles il ne peut rien comprendre) et aussi negation (ignorance?) du contexte international ce qui l’amene a rejeter ce qu’il appelle “discipline militaire” qui etait pourtant necessaire (mais pas suffisante). L’union sovietique (la russie) a quand meme du faire face a 2 guerres civiles et 2 guerres mondiales.
Il faudrait aussi qu’il se mette a jour en ce qui concerne le soit disant echec du “communisme” (encore une fois il s’agit de socialismes ou il faut “apprendre a marcher en marchant” vers le communisme et ou la lutte des classes continue) des sociologues ont montrés que malgre les degats des revisionistes economiques post staline le niveau de vie des habitants de l’URSS etait en hausse (il y aurait bien d’autres choses a dire sur ce sujet tellement ces dernieres annees la sovietologie -non communiste- se renouvelle avec Thurston aux USA par exemple).
Avec Badiou c’est une regression formidable, un retour au socialisme utopique (“il faudrait faire autre chose mais je ne sait pas quoi”) pre marxiste
Il vaut mieux lire Domenico Losurdo qui a lui au moins une grande connaissance de l’histoire
misere de la philosophie…
honnêtement je ne suis pas d’accord, c’est d’une étroitesse à faire peur… et personnellement je n’ai plus envie d’argumenter mais de fuir ce mélange d’arrogance et d’incompétence, je parle de Philippe pas d’Alain Badiou… franchement vous considérez Badiou comme un ennemi, vous feriez crever Karl Marx et les mauscrits de 1844… pour hérésie, allez à la mosquée, à l’église là vous pourrez à loisir répéter le catéchisme et brûler les hérésiaques à loisir …
Danielle bleitrach
@ Annie: le lien http://blip.tv/file/1931824 m’a donné une chanson tout à l’heure, mais maintenant il me donne bien l’entretien avec Santiago Alba sous-titré en français. Ce sont les mystère d’Internet…
Concernant les philosophes, je souhaite qu’on puisse discuter calmement leurs idées, exposer des désaccords sans s’énerver. Je crois que c’est ce que souhaitent aussi ces philosophes, Badiou comme Santiago Alba. Essayons de ne pas nous comporter en “supporters” des uns contre les autres: c’est déjà infantile au football, alors s’agissant de philosophes…
socio13
Je n’ai pas ete si violent je me desespere juste de ce qui me semble etre une regression
Je ne suis pas contre le debat mais pas en des termes aussi vagues
quand a l’intolerance vous feriez mieux de relire ce que vous avez ecris
maintenant on est intolerant quand on est pas d’accord?!
je n’ai pas ete insultant alors que vous vous n’hesitez pas en me traitant d’intergriste et en ne vous donnant meme pas la peine d’argumenter
Je ne me sens absolument pas le supporter de Badiou mais je trouve que la manière dont écoute ce qu’il dit ne relève pas du débat.
philosophe, relisez-vous, vous commencez de cette manière sentencieuse, et le rest-e suit , en plus c’est stupide:
“Discours deconnecte de l’histoire assez typique du marxisme universitaire français.”
commen,t voulez-vous répondre à un cracheur de sentences, rassurez vous les ouvrieristes ont largement contribué à ce qu’il n’y ait plus de marxistes dans l’université française…
Ca fait mal non seulement qu’il n’y ait plus d’Althusser, mais même plus dee sartre, ni de Bourdieu, de gens qui mènent le combat politique à partir d’une position philosophique. Je ne sais pas les “erreurs” que les pays socialistes (risible votre mise au point par rapport à la problématique de badiou) ont commises mais je suis sûre que d’avoir pourchassé les hérésies intellectuelles en est une. Parce que vous n’argumentez pas vous assénez..
j’ai tenté dans ma première intervention d’argumenter sur la transcendance “idéaliste”, sur l’émancipation comme “idée”, sur y compris ce que dit Fidel, personne n’a répondu, chacun est venu sortir sa vulgate et condamner… Bon ce sera ma dernière intervention..
danielle Bleitrach
Badiou, formidable….
une lecture inepuisable….
Un acharnement exemplaire depuis 50 ans à creuser sa pensée!
Pas un branleur quoi..Bravo
perso, je pense que ni la capitalisme ni le communisme n’arriveront à changer l’homme.
Partant de ça, je crois que les problèmes actuels (éco en premier lieu), sont d’abord dû au caractère corruptible de l’homme.
Communisme ou capitalisme connaissent des crises du fait qu’il se pervertissent tous les deux de la même manière…
Si on regarde ce qui a mené à la crise actuelle, c’est un mélange d’idée néo-libérales avec de l’interventionnisme de l’État. Pas de séparation entre Wall Street et Washington…ça a et ça va faire mal.
Alors devant ça, avant de prôner un retour à gauche toute, il faudrait déjà se souvenir de la séparation des pouvoirs… ça éviterait de faire comme Badiou, et de dire que peut être que la démocratie est un type de régime qui incite ou mène au capitalisme…
une aristocratie…mouais pourquoi pas mais bon, je crois qu’on peut encore travailler sur la démocratie !
à quoi ça sert de modérer ? on vous injurie souvent ?
non seulement on m’injurie, mais le pire n’est pas là il est dans des pensées immondes qui sont comme des limaces suintantes de haine et de misère humaine. De se réveiller à l’aube et de trouver ces pauvres handicapés et le plus abominables est qu’ils se présentent toujours comme des défenseurs de la cause palestinienne. Je vous économise en modérant ces bouches d’égoût et je tente de conserver à ce blog de la dignité, mais personnellement ce genre d’individu me répugne et me déchire le coeur de pitié. Je n’arrive pas sans doute à faire comprendre à quel point tout cela m’a bouleversé comme je souffre d’un complexe de culpabilité assez narcissique (tout est toujours de ma faute, je dois absolument faire quelque chose pour empêcher tant de malheurs, la souffrance mais ausi le crétinisme) j’ai tendance à m’enfermer dans ce genre d’horreur. Jusqu’au moment où je découvre que je n’y peux rien et qu’il est donc inutile que je m’occupe de quelque chose qui n’a pas de solution du moins dans l’immédiat. Je dois dire que depuis que j’ai pris la décision de ne plus mener la lutte pour la palestine tant qu’il n’y aura pas de ligne claire et politique et seulement ce brouet de haine, et d’impuissance, cela m’indiffère, je ne me sens plus concernée.
Mais pour revenir à autre chose, voici l’interview de Badiou dont il a été question:
http://www.dailymotion.com/video/x4...
Sur le même site j’ai trouvé quelque chose qui mériterait un article, peut-être vais-je l’écrire si mes petits enfants qui sont installés chez moi et m’obligent à d’épuisantes partie de cache-cache sans parler des repas à préparer m’en laissent le loisir… Ce soir après la plage (oui malgré le temps nous allons à la plage) ils rentrent chez eux alors peut-être que je vais écrire un texte intitulé “les luttes des classes en France”. Parce que quand vous lisez les sites étrangers, ils sont bourrés de référence à notre manie de sequestrer les patrons, et là je dois dire que ce Paris roubaix ne peut que nous remplir de fierté:
Le peloton de Paris-Roubaix s’est arrêté dimanche matin au départ de la course, à la sortie de Compiègne, devant l’usine Continental de Clairoix (Oise) dont la fermeture prochaine a été annoncée.
En accord avec les organisateurs, une “25e équipe” composée de salariés de l’usine de pneus a précédé le peloton sur le parcours menant du centre-ville de Compiègne au lieu de départ réel de la course, à Clairoix.
Les coureurs sont restés quelques minutes sur le site avant de s’élancer pour les 259 kilomètres de la “reine des classiques”, le temps qu’un texte de l’intersyndicale soit lu au micro.
http://www.midilibre.com/articles/2...
Voilà ce que nous devrions faire, nous féliciter de l’intervention d’Alain badiou, et en même temps nous interroger sur ce qui est en train de monter et qui reçoit l’assentiment de la majorité des Français, enfin moi je pense comme ça!!! Le théorique n’aide pas s’il est seulement prétexte à division, en revanche il peut aider à mieux percevoir les luttes, leurs protagonistes.
Danielle bleitrach
PS. Pour répondre à Bunker: en tant que sociologue je ne crois pas une “nature humaine” où alors celle-ci est-elle “politique” comme le prétendait Aristote, c’est-à-dire le produit de la relation historique et à l’intérieur de rapports sociaux déterminés avec la dite nature, celle dont il a besoin pour vivre, qu’il doit transformer en se transformant lui-même, c’est une dialectique qui veut que l’être humain ne soit jamais figé ni au niveau de l’individu, ni à celui de la société.
ah la la… nous ne sommes que quelques uns survivant du désastre, et il semble qu’il n’y a rien de plus utile que de pointer les moindres désaccord, les moindres imprécisions sur quelques points obscur de débats théoriques fossilisés.
On peut regretter les tendances idéalistes de Badiou, mais comment ne pas se réjouir d’avoir dans notre camp un intellectuel d’une telle dimension! (je trouve d’ailleurs que le comparer à Negri comme le fait l’article en effet le rabaisse un peu…
Et personne n’est sensible au caractère poétique de son discours?
@ Caius. Je crois qu’effectivement les philosophes n’aiment pas être comparés (ni avec Negri, ni avec Onfray, par exemple, pour Badiou), ni d’ailleurs être admirés, mais qu’ils ne détestent pas qu’on “pointe les moindres désaccords” envers leurs propos, si c’est fait pour progresser et non pour compter les points, parce que ça prouve que leurs idées “méritent discussion” – déjà Socrate demandait qu’on le réfute, et refusait d’avoir des disciples. Si vous voulez faire enrager un philosophe, applaudissez-le.
Le caractère poétique des propos de Badiou n’est pas séparable de sa conception du poétique (Manifeste pour la philosophie, chapitre 7). Je trouverais globalement dommage qu’on réduise Badiou à ses idées politiques, et même à son communisme. Il a travaillé sur l’éthique (difficile de prendre Lévinas au sérieux depuis), son Saint Paul est excellent, et ses livres sur l’ontologie, les mathématiques et l’esthétique tentent un platonisme d’aujourd’hui. Si on veut faire plaisir à Badiou, lisons au moins son petit livre sur l’éthique, son Manifeste pour la philosophie, son Saint Paul, et son Abrégé de Métapolitique, dans lequel on peut trouver (et discuter) sa conception de la discussion en philosophie politique. Tous ces livres sont accessibles au commun des mortels. Et prenons au sérieux (pour la discuter) sa référence philosophique permanente, qui n’est pas Marx, ni Spinoza, mais Platon.
@ Danielle Bleitrach: quelque chose me dit que la société sans classe elle-même est un objectif historiquement plus réaliste que la fin du crétinisme. Même en vous accordant votre refus de l’idée de nature humaine, si vraiment vous attendez la liquidation du crétinisme pour vous libérer de votre complexe de culpabilité, permettez-moi, sauf votre respect, de vous suggérer le raccourci d’une analyse…
JYB,
j’apprécie votre intervention, en particulier votre recommandation de lire l’ethique de badiou, cela va avec sa critique de la démocratie.
Je ne vous ai pas attendu pour l’analyse.
Danielle Bleitrach