Avant de partir aujourd’hui à Oran pour y donner une conférence sur l’Amérique latine dans le cadre de l’Université, je voudrais briévement vous faire part d’autres impressions recueillies ci et là, mais en particulier dans le cadre d’une discussion avec les camarades d’Alger Républicain. Une longue discussion qui devrait déboucher la semaine prochaine à mon retour de Ghardaïa (1)sur une autre conférence sur l’Amérique latine dans un cadre plus politique. Je dois dire que ce contact m’a beaucoup apporté et surtout une perspective trés intéressante sur la “contre-révolution” que le monde vient de vivre et qui débouche aujourd’hui sur une crise formidable, la crise du capitalisme, une crise de système dont personne ne paraît savoir ce qu’il en adviendra. Que disent les camarades algériens en effet des terribles années 1990 que le peuple algérien a subies. Ils décrivent un traumatisme inouï celui des années du terrorisme, ce terrorisme n’intervient pas par hasard, ni comme une simple folie frappant à l’aveuglette.
Les camarades qui m’expliquent ce qu’il ont vécu et comment ils ont été frappés dans leur chair, l’un d’eux est un “miraculé”, la balle qui a visé sa tempe à pénétré par l’oreille et est sortie par la bouche sans atteindre le moindre organe vital l’a cependant laissé des mois incapable d’agir et de travailler. Il dit que quand les terroristes ont été réintégrés, ils l’ont été avec revalorisation de leurs années de prison qui ont été comptabilisées dans leur carrière alors que les communistes comme lui étaient mis au placard au meilleur des cas, brisés dans leur carrière. L’un d’eux me cite ce ministre parlant à la télévision et s’adressant aux terroristes “Pourquoi assassinez vous des policiers? Ce ne sont pas des communistes”. Il a fait dix mois de prison et il est sorti complétement “blanchi”, c’était une “erreur” mais cette “erreur” comme par hasard a touché beaucoup de cadres d’entreprises qui n’acceptaient pas les privatisations.
Derrière le terrorisme, il y avait une contre-révolution d’une grande efficacité dont les syndicalistes ceux qui n’étaient pas à la botte du pouvoir, ceux qui refusaient les privatisations, les communistes étaient victimes, “il s’agissait de nous isoler, de nous couper des masses” me disent-ils. Le terrorisme était l’avancée d’une fraction de la bourgeoisie qui voulait sa part du butin et qui accomplissait le travail de destruction des forces démocratiques, au profit de l’ensemble de la classe. Pour aboutir à cela il fallait faire régner une terreur généralisée. Parce que l’Algérie ce n’était pas rien, les années de Boumedienne avait installé sinon le socialisme en tout cas des acquis inconnus dans le monde arabe: des entreprises nationalisés, une santé, une éducation généralisée, des travailleurs pris en charge dans l’entreprise, cantine, transports, vacances. Il fallait laisser une population ébétée, prête à se laisser déposséder.
La contre-révolution néo_libérale a avancée de plusieurs bords à la fois, il y a eu désindustrialisation du pays, la rente pétrolière suppléait à tout, les usines fermaient et les syndicalistes, les cellules du parti étaient balayées. “La terreur brisait les résistances à la base, et sur le plan idéologique on voyait d’anciens camarades intellectuels se reconvertir à la “modernité” économique, au management, à la gestion moderne. Jusqu’à ces derniers temps avant qu’éclate la crise des “subprimes”, nous avions des conseillers bien en cours qui tentaient d’imposer “la titrisation”, d’ouvrir notre secteur bancaire à la spéculation financière, nous les communistes, ceux qui refusaient ces choses là nous étions considérés comme des “conservateurs”, des “réactionnaires” incapables de voir la modernité, nous accrochant aux vieilles lunes de la gestion étatisée de l’ère Boumedienne et de l’indépendance.”
Derrière la terreur qui venait tout de même de l’Arabie saoudite et des Etats-Unis, il y a avait et il y a encore un bloc de la bourgeoisie compradore, celle prête à vendre le pétrole et le pays, en train de se partager la rente en dépouillant le peuple qu’il fallait apeurer et dont il fallait détruire les résistance. Aujourd’hui, il faut bien se rendre compte que le terrorisme n’a pas été vaincu mais qu’il est intégré, peut-être l’a-t-il toujours été d’ailleurs. Toute l’importation de l’alimentaire (“nous achetons de l’ail chinois ce qui est tout de même extraordinaire pour un pays comme le notre qui peut le produire en grande quantité”) est contrôlée par “les barbus”, ils tiennent toute la filière alimentaire et peuvent du jour au lendemain priver le peuple de nourriture. On importe tout non seulement de la Chine, mais désormais il y a les Turcs qui disputent le marché, pas d’industrialisation du pays. “Les barbus”ont énormément d’argent, celui d’une bourgeoisie, celle du Golfe, mais aussi l’algérienne qui est derrière eux. Leur activité a couvert également un véritable banditisme, enlévement, rackett auquel il se sont livrés durant des années. Au titre du contrôle idéologique, les camarades me parlent de la manière dont dans les mosquées tout est fait pour transformer ce qui se passe en israël en guerre de religion, il s’agit d’éviter de parler d’impérialisme et de prôner la guerre de religion: les musulmans contre les juifs. Le pouvoir tente de limiter les manifestations de soutien aux Palestiniens et ne les a laissé faire qu’à la fin, mais dans les mosquées on incite à la guerre religieuse.
Les camarades me parlent des soutiens à la candidature “indépendante” et qui s’affirme comme telle de Bouteflika, ces soutiens, leurs photos témoignent de l’intégration désormais des “barbus” à la bourgeoisie FLN. c’est devenu un bloc d’intérêt qui va avoir pour objectif de faire payer sa crise au peuple. Un camarade explique qu’il s’agit là de “leur talon d’Achille” parce que la jeunesse se rend bien compte que ces gens là s’enrichissent et ne leur apporte rien, mais tout à été fait pour les priver de perspectives.
Ils me décrivent une Algérie rebelle, secouée partout de révoltes, des jeunes qui créent des barrages, qui dévastent de colère des bâtiments officiels, mais récemment le “système” a pris peur quand ces mêmes jeunes se sont mis à s’attaquer à des entreprises privées, en les désignant comme “les profiteurs”.Le journal Alger républicain décrit de nombreuses manifestations et blocages de route, en kabylie où les jeunes réclament de l’emploi, mais aussi des réclamations pour l’assainissement, pour la refection des routes. D’autres à Constantine, à Annaba, au sud d’Alger. Il y a eu également de nombreuses grèves pour protester contre la vie chère et le mépris des autorités, dans des secteurs de la fonction publique comme l’éducation et la santé, elles sont conduites par des syndicats autonomes. Il y a également des grèves dans l’industrie, des ouvriers de la cotonnière de Drzâ ben Khedda qui érigent des barricades au milieu de la rue pour dénoncer la précarité, grève dans une grande usine spécialisée dans la pose et la maintenance de conduits gaziers (Sonelgaz: 4000 ouvriers), et toujours à Tizi Ouzou dans la remuante kabylie. Mais la grande lutte est celle contre la privatisation des ports cédés à l’Emirat de Dubaï (société de joint venture), l’UGTA est accusée de complicité, la centrale syndicale officielle a tout fait pour empêcher la grêve des dockers tandis qu’un procès était intenté aux syndicats autonomes “pour grève illégale”. Les dockers expliquent qu’ils refusent de tomber sous la coupe des Emirats de Dubaï qui se comportent en esclavagistes dans leur pays et ils dénoncent le gouvernement qui brade “les compétences nationales”(2). ce qui est remarquable néanmoins c’est àquel point cette société algérienne reste rebelle, politisée, et l’information y circule ne serait-ce qu’à travers une presse qui a un ton d’une trés grande liberté.
Si le monde du travail est en luttes multiples, la jeunesse se retrouve sur les barrages. Comment tenir cette jeunesse excédée ? Un des participants a le goût du terrain et des observations dans la vie quotidienne, il décrit le jeu qui a débouché sur la nuit infernale des pétards lors de mon arrivée. Il y a eu des centaines de blessés, certains trés gravement. Théoriquement ces pétards qui sont trés dangereuxsont interdits, en fait les importateurs les ont déposés par caisse entières dans les cités populaires, en utilisant au vu et au su de la police les jeunes dealers du quartier.” C’est un système qui organise la peur et la corruption.”Il faut créer un défouloir avec l’aide des délinquants connus.
En les écoutant je pense que ce qu’ils analysent s’est passé partout selon des modalités diverses, à partir des spécifictés nationales. le néo-libéralisme a été introduit au forceps en Amérique latine, par de Pinochet et d’autres dictateurs, ils se sont entendus à travers le plan Condor, ils ont détruit les organisations, torturé, tué et laissé derrière eux un désert. partout les multinationales ont privatisé, détruit les barrières de l’Etat national, la bourgeoisie s’est à la fois divisée dans des querelles concurrentielles et trés vite entendu pour se partager le gâteau des privatisations, pour avancer derrière la haute finance et la militarisation.
Voilà ce que j’ai compris et ce qu’il reste à voir c’est la nouvelle offensive, la violence à travers laquelle les capitalistes, “leur système”, leur “bloc” comme disent les camarades vont imposer leur crise… Ils sont convaicus comme je le suis qu’ils sont prêts à aller trés loin, jusqu’à la guerre ? Ils ont l’expérience de la violence, des gens égorgés, de la terreur.
Je feuillette le dernier numéro d’Alger républicain et je découvre au bas de la page 18, cette note sur ce qui se passe en Irak: “Une communiste militante des droits de la femme décapitée dans le kurdistan irakien” Nabia Hussain, militante des droits des femmes, leader de la ligue des femmes du parti communiste Kurde et mère de deux enfants, a été décapitée chez elle à Kirkuk dans le nord de l’irak… Toutefois, les violences envers les femmes qui ne respectent pas les lois islamiques et les codes vestimentaires sont devenues un phénomène banal en iraq. Militantes des droits des femmes, laïques et communistes sont tous sous la menace constantes de différents groupes rétrogrades dont les islamistes. Tout récemment, la loi de la charia est devenue loi officielle au Kurdistan. De plus, depuis que les Américains ont lancé l’attaque en irak, déclenchant ainsi terrorisme islamiste et violence tribales, les femmes sont victimes de violence et de terrorisme. nabia hussein a été sauvagement assassinée à cause de ses convictions et de ses activités politiques: c’est un fait avéré. Elle est une victime du sexisme et des forces réactionnaires… ”
Vous remarquerez qu’en France il n’a jamais été question de cela….Pas plus d’ailleurs que de cet autre article sur la même page: “le tribunal de Gafsa (Tunisie)a condamné à des lourdes peines de prison 33 jeunes citoyens du bassin minier de Redeyef arrêtés lors des manifestations de juin dernier” on apprend que les avocats n’ont pas pu plaider, le juge ayant décidé de passer directement aux délibérations. En fait il s’agissait de manifestations pacifiques de jeunes contre un concours de recrutement truqué par la compagnie minière tunisienne. Pour avoir protesté ces jeunes ont été condamnés entre 10 et 12 ans de prison. Pendant le procès, l’avocate a été insultée par la police qui prétendait lui interdire l’entrée du tribunal (elle s’appelle Alef Bennaceur). Les dirigeants du mouvement social du bassin minier ont scandé l’hymne national et la police les a bousculé dans l’enceinte du tribunal.
Danielle Bleitrach
(1) depuis plus d’un an certaines villes du Mzab connaissent des violences, des émeutes et même des morts. Je pars à Ghardaïa, donc dans le Mzab, mais les amis avec qui je discute s’interrogent sur l’origine réelle du phénomène: s’agit-il d’un laboratoire de nouvelles violences, de la reprise en main par le FLN d’une ville qui avait voté pour pour le RDC ?
(2) Hier je lis le dossier que la revue Afrique-Asie consacre à la future élection présidentielle algérienne et un article à la gloire de Bouteflika qui décrit la manière dont non seulement il a remboursé le FMI, constitué une réserve importante (voir article précédent) mais également explique que le prochain mandat devrait grâce à cette réserve suppléer aux capitaux étrangers. L’article fait état des récentes dispositions puisqu’en juillet 2008, le chef de l’Etat avait affirmé que l’entreprise algérienne devait dorénavent s’adjuger 51% du capital de toute société créé en partenariat avec une société étrangère. Mais il semble que cet engagement n’a pas été appliqué dans la privatisation du port avec les émirats de DubaÏ et que c’est une des raisons de la protestation des dockers algériens. De surcroit mes interlocuteurs me font remarquer que la fameuse épargne dont les gouvernants ne font rien sont en bon du trésor américain et donc en grand danger…
Bonjour chére Danielle,
Les informations que tu nous donnent sont précieuses ,je pense à la situation des femmes en Irak en particulier.Les BHL et consorts se taisent les seuls qui ont droit à leur soutien tapageur sont les Tibetains .
les camarades Algériens nont pas droit à la méme sollicitude ,il est vrai que l’occident a soutenu sans faille les Fascistes Afgans dont la branche Algérienne a assassiné tant d’intellectuels ,et que le pouvoir de Miterrand etait prét à composer avec les sanguinaires du Fis.
cher abdallah, je te remercie de tes commentaires, j’ai du supprimer ceux d’un certain yazid qui étaient familiers, vulgaires, souvent non fondés. Sous couvert de l’anonymat des inconnus viennent sur ce blog et me tutoient, traitent les intervenants avec arrogance, un faux savoir et surtout une familiarité vulgaire insupportable. Qu’ils sachent qu’ils sont considérés comme indésirables non pas à cause de ce qu’ils disent mais de la manière dont ils le disent. Je souhaiterais que ce blog dont j’ai découvert à quel point il était lu, utilisé dans différents pays soit un lieu d’échange courtois. Comme je l’explique souvent, je suis loin de partager toutes les opinions des articles présentés mais cela me parait important que le débat ait lieu et ce avec des arguments, un respect mutuel. En ce qui concerne l’Algérie, j’ai voulu vous faire partager des facettes de mes découvertes, de mes rencontres et en dehors de toi je suis assez déçue par les deux intervenants, d’abord samira le corbeau, puis Yazid, tous deux grossiers, narcissiques, cela ne correspond pas à l’Algérie que je rencontre ici et je regrette que ces gens donnent une telle image, alors que mon but était une découverte dans le respect mutuel.Mais c’est comme le pauvre peuple palestinien, il faut qu’une véritable lèpre s’attache à leur cause, la dénature, alors qu’une autre de mes découvertes ici est qu’il en est de Gaza comme il en a été de la décolonisation, de la guerre d’Algérie pour ma génération, une nouvelle génération est e train de se politiser à travers le choc qu’a été le massacre de Gaza. Est-ce qu’ils vont suivre ce que l’on tente de leur créer dans les mosquées, la guerre de religion, la haine ou vont-ils comprendre la nature de l’impérialisme?
Alors quand les seuls qui interviennent ici sont des gens qui prennent plaisir à être pervers, orduriers, j’ai des doutes et je me dis que ce pauvre peuple algérien si politisé et pourtant trahi n’est pas sorti de l’auberge.
Danielle Bleitrach
Danielle Bleitrach
Danielle je réagit à ton article d’Algérie.
Et ta chronique me rajeunit un peu et me rappel une rencontre à Alger Républicain au début des années 90 (au début de la montée du “terrorisme” en Algérie) en particulier avec quelques représentant de la “”vieille garde” du PCA, dont Benzine qui était alors le directeur d’Alger Républicain et des discussion avec quelques jeunes, anciens du PAGS.
Nous avions une quelques discussions avec quelques relativement jeunes dirigeant de Ettehadi, largement rallié à un modernisme libéral de gauche.
Je retrouve beaucoup du discours que tu rapportes du discours de ces derniers; Ce qui m’avait frappé c’était la distance entre ces intellectuels de gauches, francophone, et la masse du peuple. En outre leur discours qui abandonnait l’analyse de l’impérialisme et la lutte des classes au profit d’une lutte pour la “modernité” me paraissait assez déplaisant (même si on ne pouvait qu’être émus par le sort que leur réservaient les “terroristes” puisque que les progressistes en furent les premières victimes.
Le problème c’est que l’analyse du mouvement islamiste politique est un peu univoque. Le FIS, était comme souvent dans ce genre de mouvement un front politique qui allait d’une extrême droite religieuse à des courant qu’on ne peut taxer de progressistes mais en tout cas fortement porteurs d’aspirations populaires pas toutes illégitimes.
Quant au phénomène “terroriste” il est l’expression aussi de la lutte à l’intérieur même du système étatique et militaire mais aussi de l’impossibilité pour certaines couches de la population de trouver un débouché politique autre que la violence.
Comme toujours le terme de “terrorisme” masque les contradictions qui étaient en oeuvre en Algérie. Bien sur je ne suis pas retourné dans le pays depuis plus de 15 ans, et beaucoup de choses ont dû changer, mais je retrouve presque mot pour mot dans la bouche des camarades d’Alger Républicain, ce que j’ai entendu à l’époque d emon séjour…. ce qui prouve que la situation n’est pas très réjouissante
Chère Danielle, J’ai lu sur Internet votre article sur vos premiers jours à Alger. Je suis très heureux qu’au cours de votre séjour en Algérie vous ayez pu prendre contact avec des amis d’Alger qui ont pu apporter quelques éclaircissements sur la situation réelle du pays, en tout cas telle qu’ils la voient.
J’espère que vous aurez l’occasion d’écrire plus longuement sur la question de manière à faire connaître plus largement la situation de notre pays.
Je souhaite également que votre séjour à Ghardaïa se déroule dans les meilleurses conditions, car il n’est pas toujours facile d’avoir des entretiens dans cette ville à cinq centres
d’attraction. C’est une richesse extraordinaire sur le plan de l’architecture et de l’urbanisme bien que le conservatisme règne en maître au M’zab.
Bonne continuation, bonne vacances dans notre beau pays.
Pierre.
NB : Ne tenez pas compte – malgré votre sensibilité à fleur de peau – des imbécilités que certains internautes se permettent de vous adresser
merci cher Pierre, je dois dire que votre message me réconforte parce que comment quelqu’un d’aussi fin que Caius Gracchus peut-il écrire pareilles sottises, accuser les amis d’Alger républicain d’avoir oublié l’impérialisme”, la lutte des classes, alors que c’est tout le contraire, quand j’ai lu ça à mon retour de Ghardaïa les bras m’en sont tombés. Et je le répète Caius est un des intervenants les plus subtils de ce blog, et voici que confrontée à la réalité d’un pays, alors que je vis avec les Algériens, que je les entends, que je n’arrive pas à, tout percevoir, que je redécouvre ce pays je suis confrontée à quelqu’un qui de paris sur Seine juge doctement à partir d’un vague s&éjour et d’une rencontre il y a plusieurs années. Je n’ai plus envie d’écrire et je me suis dit qu’entre les grossiers, les donneurs de leçon et les corbeaux ce blog n’avait déceidemment aucune utilité.
Amicalement
Danielle bleitrach
PS. j’ai y compris découvert en A2lgérie des gens qui se battaient courageusement pour tenter de comprendre, pour ne pas confondre juifs, sionistes et j’ai été confortée dans mon refus des saloperies ordinaires que l’on tente de nous fourguer sous couvert de défense des palestiniens et qui ne sert que les traitres arabes, les fondamentalistes acquis à leur cause. Parce que si pour les Algériens Gaza représente la prise de conscience que fut la guerre d’Algérie pour nous, ils sont encore plus en colère contre les dirigeants arabes qui ne cessent de trahir et certains vous disent : les Israêliens au moins sont compréhensibles ils défendent leur pays, mais ces salopards qui vendent leur frères palestiniens sont les mêmers que ceux qui oppriment les masses arabes et veulent monter les arabes contre les juifs, comme l’OAS pendant la guerre d’Algérie… Je sais encore plus la différence entre les communistes et lesz autres, ceux qui utilisent les “races” pour opprimer et les imbéciles (au mailleur des cas) ici qui leur emboîtent le pas…
oui je suis subtil mais visiblement pas assez précis dans mon expression
:
En effet ce n’était justement pas les gens d’Alger Républicain qui avaient oublié l’impérialisme, au contraire!
Je parlais bien de dirigeants d’Ettahadi (le parti qui avait succédé au PAGS) , dont la direction d’Alger Républicain s’était éloignée.. En fait il y lors de notre rencontre chez quelqu’un de la famille de ma femme vivant à ALger, un dirigeant dont j’ai oublié le nom et son alors compagne Zazi Sadou.
Donc effectivement ce que tu as compris Danielle est bien une sottise, et je te l’accorde d’autant plus volontiers que je voulait écrire précisément le contraire!
Certes j’écris à partir de souvenir d’un voyage un peu ancien, Et je suis loin d’être un spécialiste de l’Algérie… néanmoins mon vague séjour aura permis d’interviewer avec mon épouse la sœur de Larbi Ben M’hidi, de rencontrer et de discuter assez longuement , outre la direction d’Alger républicain, notamment Benzzine, mais aussi, chez elle, avec Lucette, veuve de Bachir Hadj Ali, le fondateur du PAGS, et militante hitorique du PCA…
merci Caius, me voici rassurée, j’ai pensé en te lisant “tu quoque filii”… Je dois dire que j’ai du mal à me remettre à ce blog alors que j’ai découvert son utilité en Algérie et aussi l’importance de tout ce qui créait des liens véritables entre les progressistes, les communistes. Vous ne pouvez pas vous imaginer l’attente de ces liens, de cette “reconstruction” d’une pensée politique après le séisme contre-révolutionnaire que nous venons de travzerser et surtout la vague de la crise qui nous menace tous. Il faudrait que les énergies se mobilisent. Il y a beaucoup de gens en attente de ces liens, de ces d&ébats ouverts. Un ami que j’ai retrouvé après 47 ans avec le même éblouissement, la même parenté, idéologique et éthique qu’en 1963 et avec lesquels les premiers mots échangés furent ceux de nanni Moretti “Nous étions jeunes et beaux et nous avions raison” m’a expliqué qu’il supportait de moins en moins ceux qui avaient été communistes comme s’ils allaient à la mosquée ou à la synagogue et que c’était la vie même que d’être communiste.. Si vous saviez comme c’est important d’aller à lma rencontre les uns des autres…
Danielle Bleitrach
azul fellawen,
votre article est tres interessant a plus d’un titre…en tant que syndicaliste ayant vecu toutes ces annees de braises en algerie et en combat quoditien jusqu’au jour d’aujourd’hui.ce que vous dites est tres juste.exactement apres analyse minicieuse:
–notre pays est frappee par la contre-revolution interne.
–la contre-revolution externe.
– l’imperialisme interne.
–l’imperialisme externe.
ou tout n’est pas claire.ce qui est claire comme l’eau de roche…c’est que une masse non negligeable travaille contre leur patrie.ou tous les domaines sont touches et gangrenes…meme le sport est tres pollues…les equipes aidees sont celles qui travaillent aux services des etats etrangers… blanchissement…effectivement ces gens non seulement bien integres…ont pris des responsabilites dans toutes les spheres de cet etat…biensur avec la benidection du pouvoir….et ses amis….emiratis…saoudiens….et certains occidenteaux et meme la turquie.et egalement les syndicats sont infiltres. je me contenterais de cela.a bientot. tanemirth ar timlillith.