Un accouchement historique : le processus de changement reçoit un appui des 62 % (estimation) La révolution bolivienne, a déjà sa nouvelle Constitution par Hugo Moldiz

Cet article de La Epoca, traduit par danielle Bleitrach pour http;//socio13.wordpress.com/ et repris dans Rebelion, nous offre une grande espérance, l’Amérique latine est le continent qui a connu la plus atroce des colonisations, mais aussi celle où le métissage a été le plus dense. C’est un continent né de la douleur et du viol, et où la haine de classe a pris la forme la plus violente qui soit celle de la haine de race. Cuba est le pays où la lutte pour l’indépendance contre la colonisation et pour l’indépendance nationale a été poussé le plus loin jusqu’au socialisme, mais dans le prolongement d’un processus séculaire qui a choisi de dépasser les séquelles de l’exclavage et de construire l’unité d’une nation égalitaire. Cuba selon son héros josé marti est alors devenue la sentinelle de toute l’Amérique latine face aux Etats-Unis construits eux-mêmes sur la haine raciale, sur “l’avidité” capitaliste, sur la manière dont ils ont choisi de soumettre le reste du continent. Cuba la sentinelle, mais aussi le Che mourant en Bolivie dans sa volonté de libération d’un continent, et voici que près d’un  demi sisècle après la même Bolivie tente de constituer une nation indépendante et libre, qui serait celle de tous, les Indiens, les premiers maîtres du pays, les descendants de l’oligarchie blanche et métissée. Evo Morales a choisi de refuser la violence et de mener un combat pour cette patrie unifiée. Je pense devant ce combat à celui qui pourrait naître en Palestine, quand les habitants de cette terre comprendront qu’il n’y a pas de solution militaire, mais qu’il faut construire une Palestine pour tous comme le sud Africain Mendala, l’Indien Evo Morales a eu l’infini sagesse de la comprendre, mais cela est passé par leur victoire, celle de la justice. Que cette leçon guide nos actions. Danielle Bleitrach


La révolution bolivienne a obtenu une victoire historique, peut-être la plus importante des trois dernières ennées, avec le score de 62% d’appui au projet de Constitution,qui  laisse derrière lui 184 de République coloniale et ouvre le passage à une société post capitaliste dans laquelle il existe une égalité de droits, la chance et les possibilités pour tous, selon des résultats encore non officiels.
Avec l’approbation du texte constitutionnel, produit par une Assemblée Constitutante alors sequestrée par des actions violentes de l’opposition, la Bolivie inaugure un nouveau modèle d’état de caractère plurinational et laisse tomber un Etat monoculturel dans lequel les lasses sociales s’étaient constituées sur la base de la couleur de peau et le nom.

Comme conséquence de la plurinationalité, qui croise transversalement les 411 articles de la Constitution, il est reconnu égal en hiérarchie, les autonomies départementales, provinciale, territoriale indigène et municipal existantes.

Le texte constitutionnel reconnaît trois types de démocratie: la représentative, la directe et la communautaire, et met sur le même plan une articulation entre la justice ordinaire, de forme occidentale, et la justice communautaire.
 
Le triomphe du projet révolutionnaire a été obtenu par un irresistible soutien indigène-paysan et populaire qui souligne  le caractère classiste de l’affrontement en Bolivie.

La population a commencé à descendre dans les rues pour fêter un triomphe que le président Evo Morales, son président et leader, n’avait jamais mis endoute et qui maintenant doit se préparer à affronter, dans peu de mois, une proche bataille dans les élections générales.

De source non encore officielle, mais à travers un sondage  la sortie des urnes, le projet de Constitution a reçu au n iveau national un appui de 62%, face à 36,4 de refus. Aussi bien le gouvernement que l’opposition, attenda ient, néanmoins, que les résultats confirment ces estimations au fil des heures.

En prélude à l’échec et aux actions de désobéissance, les principaux dirigeants de la droite bolivienne ont commencé à dénoncer la fraude dans le référendum constitutionnel que la Bolivie a réalisé ce dimanche opour approuver un nouveau texte constitutionnel qui jette les bases politico-institutionnelles d’un nouvel Etat.

Appuyés par leur appareil médiatique, dont certains continuaient de passer un spot de campagne pour le non aux premières du heures du matin, comme l’a dénoncé le président de la Cour Nationale Électorale (CNE), José Luís Exeni, les dirigeants du bloc adversaire ont initié une campagne pour brouiller le triomphe populaire. Le président du Comité Civique de Santa Cruz, Branco Marinkovic, a affirmé, sans présenter aucune preuve, qu’il “existerait de la fraude”.
Dans le même sens, le viceprésident Víctor Hugo Cárdenas,du gouvernement libéral  de l’ancien président e Gonzalo Sánchez de Lozada,peu de temps après d’avoir voté a dit que tout était préparé pour la fraude et, en violant le code électoral, il a appellé à voter contre le projet de Constitution. 
Les observations de la droite se sont développées dans les ultimes heures à partir d’arguments qui allaient jusqu’à remettre en question la présence d’observateurs internationaux d’organismes comme l’OEA, les Nations Unies, MERCOSUR et les autres, jusqu’à contester un recensement électoral dont la Cour Nationale Électorale et les organisations internationales spécialisées sur la question ont accordé leur  confiance.

 Ces réactions de l’opposition à laquelle il y a peu de jours a s’été joint Jorge Quiroga de l’ultradroitier Podemos ont été interprétées par les autorités de gouvernement et quelques analystes politiques comme un signalde l’échec et en même temps comme un message de batailles futures auxquelles il faudra faire front dans l’approfondissement du changement et de la transformation.
 
Les dénonciations de fraude électorale sont devenue la méthode tactique de délégitimation que la droite emploie contre les processus populaires et révolutionnaires du  Venezuela, Bolivia, Nicaragua et de l’Equateur.

1 Réponse vers “Un accouchement historique : le processus de changement reçoit un appui des 62 % (estimation) La révolution bolivienne, a déjà sa nouvelle Constitution par Hugo Moldiz”


  1. 1 soubise 26 janvier 2009 à 10:28

    c’est sur les ruines du libéralisme que l’Amérique du sud échaffaude sa renaissance…
    Quel retour de baton pour ses promoteurs du désordre mondial…
    Il faudrait que tous ces états du sud ,suivent ce mouvement pour etre plus forts et plus autonomes…Bientôt ils le seront…


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