
1948 : Populations palestiniennes, expulsées de leurs maisons et de leurs terres par la force et la terreur, sur la route de l’exil
Le 29 novembre 1947, est arraché à l’assemblée générale des Nations unies, un vote décidant du partage de la Palestine [1].
Le génocide des populations juives d’Europe, durant la seconde guerre mondiale, aurait pesé dans cette décision.
« Mais ce sont les Palestiniens qui ont payé le prix d’un crime qu’ils n’ont pas commis et, pour lequel, ils n’ont à assumer aucune responsabilité » [2].
Avant la guerre, avec la complicité de la Grande-Bretagne, des groupes sionistes avaient eu recours à des méthodes extrêmement expéditives pour chasser les Palestiniens et occuper leurs terres (voir l’article suivant). On ne peut s’empêcher de penser que, pour ceux là, le génocide nazi n’a été qu’un prétexte de plus au service de leur ancien projet : la création d’un État théocratique juif au détriment des populations arabes de Palestine.
De 1947 à 1948, entre 750.000 et 800.000 Palestiniens ont été contraints de s’exiler en abandonnant leurs biens mobiliers et immobiliers, les autorités sionistes ayant recours au chantage, à la menace et à la terreur pour les chasser de leurs terres et de leurs maisons.
Ce nettoyage ethnique a été planifié, organisé et mis en œuvre afin d’étendre le territoire du nouvel État d’Israël. De la part des sionistes, l’assentiment au partage de la Palestine était purement tactique. Ils attendaient, le rapport de forces aidant, l’occasion d’étendre leur territoire à l’ensemble de la Palestine [2].
Selon l’historien israélien Ilan Pappé [3], en quelques mois, plusieurs dizaines de massacres et d’exécutions sommaires ont été recensés ; cinq cent trente et un villages (sur un millier) détruits ou reconvertis pour accueillir des immigrants de confession juive ; onze centres urbains, ethniquement mixtes, vidés de leurs habitants arabes.
… AUX MASSACRES DE GAZA D’AUJOURD’HUI
2009 : Ce que la presse occidentale ose appeler la « guerre contre le Hamas ». Plus de 500 tués, dont au moins 80 enfants
La légitimité historique de l’État d’Israël qui résulterait de la présence du peuple des Hébreux en terre de Palestine, il y a plus de deux mille ans, est contestable et contestée. Peu d’adeptes de la religion juive de notre époque ont à voir avec cette pseudo-ascendance, mythe réactivé pour la circonstance.
En fait, « en Palestine, il n’existe (…) aucun droit “naturel” ou “religieux”. Remonter à trois mille ans ou même mille ans pour déterminer quel arpent de terre appartient à qui est un exercice absurde, illégitime, mais aussi sanglant » [2].
Mais, aux yeux du peuple palestinien et, de plus en plus, aux yeux du monde, ce que l’État d’Israël ne cesse de compromettre, par sa posture colonialiste, et par son usage permanent et débridé de la force la plus brutale, c’est sa légitimité morale.
« Analyser ce conflit en tant que conflit colonial, c’est d’abord considérer la réalité » [4].
C’est aussi invalider la symétrie des responsabilités que la presse occidentale se complait à présenter (quand, le plus souvent, elle n’impute pas la responsabilité du conflit aux seuls Palestiniens).
Dans « l’un des derniers conflits de type colonial de la planète » [4], on ne peut inverser l’ordre des causes et des effets.
En 2002, les Nations unies recensaient 3,9 millions de Palestiniens réfugiés.
LE DROIT AU RETOUR, sur leurs terres, dans leurs maisons, dans leurs villes et villages, pour ces Palestiniens, demeure la première condition d’une paix durable, car fondée sur la justice.
C‘est ce qu’exprimait, d’une certaine manière, Yossi Beilin, ministre de la justice israélien, lors des négociations de Taba, en janvier 2001: « Le problème des réfugiés palestiniens est central dans les relations israélo-palestiniennes. Sa solution globale et juste est essentielle pour créer une paix durable et moralement irréprochable ».
Malheureusement, ce texte lucide restera sans lendemain. Peu après, Ariel Sharon se livrait à la provocation de l’esplanade des mosquées – déclenchant la seconde intifada – et devenait premier ministre à la suite d’une élection triomphale.
Rencontre de Camp David, accords de Madrid ou d’Oslo, “processus de paix”, etc., autant de gesticulations diplomatiques, la plupart promues par les Etats-Unis, qui ont constitué un rideau de fumée à l’abri duquel l’Etat sioniste a pu continuer de repousser ses frontières, et créer de nouvelles colonies hors de celles-ci, faisant du territoire concédé à l’autorité palestinienne un pseudo Etat de confettis.
NOTRE RESPONSABILITE
N’oublions pas que les sionistes n’auraient pu se livrer ne serait-ce qu’au dixième de leurs crimes s’ils n’avaient été assurés de l’appui inconditionnel – militaire et diplomatique – des États occidentaux, dont principalement les USA, mais aussi la France.
JPD
[1] Pour obtenir les deux tiers des voix nécessaires, « les Etats-Unis multiplient les pressions sur les Etats hésitants. La Grèce se voit menacée d’être privée de l’aide américaine en cas de rejet (…) Au Liberia, Washington laisse entendre qu’il pourrait subir un embargo sur le caoutchouc…» [2].
[2] Alain Gresh, “Israël, Palestine, vérités sur un conflit”, Fayard, 2002.
[3] Ilan Pappé, “Le nettoyage ethnique de la Palestine”, Fayard Ed., 2008.
[4] Joss Dray et Denis Sieffert, “La guerre israélienne de l’information”, La Découverte Ed., 2002.
08:00 Publié dans ACTUALITE , PALESTINE |
il suffit juste de regarder la ou les cartes pour comprendre!il n’y a même pas besoin de commentaire.Et pourtant mon niveau d’étude s’arrête a la primaire,c’est vous dire qu’ils vont avoir du mal a me prendre pour un “con”
Les Palestiniens avait leur état , on est venu chez eux , on les a chassé , martyrisés , torturés , tués et on continue à le faire jusqu’à maintenant alors qu’ils n’ont rien fait pour meriter ça.
C’est comme pour l’Irak , l’afghanistan , ils avait leur mode de vie , on est venu chez eux pour le changer , ils n’avaient rien demandé eux aussi , c’est vrai que c’était peut être une bonne nouvelle de voir les americains débarqué chez eux pour les libérer mais ils ont vite realisé qu’ils était en train de se faire tuer les uns aprés les autres !
A Gaza , 600 morts en une semaine , au max 10 morts en une années , ya pas photo.
Laissez les tranquilles , laissez les vivre , 80 enfants palestiniens tués en une semaine , jusqu’où Israel va aller comme ça ?