

La Chine, le socialisme et le développement durable : un voyage d’étude.
Par David Matters (Australian Marxist Review, n°49, novembre 2008)
Traduit de l’anglais par Marc Harpon pour Changement de Société
En mai, j’ai assisté à un séminaire de deux jours, « Le marxisme et le développement durable », fait un voyage le long du Yangzi Jiang, visité le Barrage des Trois Gorgres et exploré Shanghaï, Pékin et Chongqing, tout cela pour étudier le développement durable.
Une des réactions à l’annonce de la visite du Barrage des Trois Trois Gorges comme partie de l’étude du développement durable est très révélatrice. Jai affronté le rire et l’incrédulité et le point de vue selon lequel le Barrage des Trois Gorges était un acte de vandalisme environemental.
Ces commentaires s’attachent au déplacement des villages et au recouvrement de vallées. Ils jouent sur la peur des constructions de barrage et la perte de débit en aval bien que la plupart des points de vue aient pour coeur le sentiment antichinois ordinaire exprimé dans les médias occidentaux.
La Chine est dépeinte dans les médias occidentaux et dans quelques revues « de gauche » comme la patrie de toutes sortes d’attaques contre les droits de l’homme et l’envrionement. Il y a une campagne soutenue des médias occidentaux qui vise à présenter le pays comme la patrie de la « dictature communiste » au milieu du pillage capitaliste.
Le stade primaire du socialisme
Jiang Zemin, dans son discours au Quinzième Congrès du Parti Communiste Chinois, présente le point de vue que la Chine est dans le stade primaire du socialisme. C’était il y a onze ans, en 1997. Il a défendu l’idée qu’elle serait à ce stade pour très longtemps (Beijing Review, 6-12 ocotbre 1997),
« Le satde primaire du socialisme est un stade historique dans lequel nous mettrons peu à peu un terme au sous-développement et réaliserons une certaine modernisation socialiste. C’est un stade auquel un pays agricole, où les gens engagés dans l’agriculture constituent une large proportion de la population et dépendant principalement du travail manuel, va peu à peu se changer en un pays industriel où la population non agricole constitue la majorité et qui embrasse l’agriculture moderne et le commerce des services »
Il poursuit avec la vision d’une société se développant vers une économie orientée vers le marché. « C’est un stade dans lequel en introduisant des réformes et en explorant de nouvelles voies, nous établirons et améliorerons une économie de marché socialiste, un système politique de démocratie socialiste et d’autres systèmes relativement mûrs et pleins de vitalité. C’est un stade auquel un grand nombre de gens soutiendront fermement l’idéal commun de la construction du socialisme avec les caractéristiques chinoises et feront d’inlassables efforts pour surmonter les difficultés, construire le pays par l’activité et l’épargne et promouvoir le progrès éthique et culturel aussi bien que le progrès matériel. C’est un stade auquel nous réduirons le fossé entre notre niveau et les normes du monde avancé et provoquerons un grand rajeunissement de la nation chinoise sur la base du socialisme. Cela prendra au moins un siècle pour achever ce processus historique. Cela prendra une période de temps beaucoup plus longue pour consolider e(t développer le système socialiste, et cela exigera une lutte pour de nombreuses générations, une douzaine ou plusieurs douzaines. » Cette réalité est la Chine d’aujourd’hu.
L’urbanisation
Ce n’est un secret pour personne que la Chine traverse le processus d’urbanisation de plus important de l’histoire de l’humanité. Des millions de personnes sont logées dans de nouvelles villes et de vastes zones industrielles et zones d’habitation se déploient, des centrales électriques, des centrales électriques sont raccordées au réseau chaque semaine. Quand on voyage à pékin, à Shanghaï ou à Chongqing ou, sur ce plan, dans n’importe quelle ville de Chine, le niveau de développement fait de l’ombre à celui de la majorité des villes occidentales.
LA population de Pékin est de 18 millions d’habitants, Shanghaï en a un nombre similaire et Chongqing 34 millions. Approvisionner ces villes et fournir la nourriture, les vêtements, l’eau et le logement sont des tâches monumentales. Mais quelque chose de plus est en train de se passer sous ces villes. De grands réseaux de métro sont en construction et dans certains cas déjà en service. On construit des système d’égoûts, des routes et des autoroutes, bien que ces dernières soient accompagnées de vastes embouteillages et de pollution atmosphérique et sonore.
Le développement est indubitablement en marche et avance rapidement. Les villes ont des parcs et des espaces verts mais pas assez pour résoudre le problème des émissions. Les métros sont efficaces mais ils doivent être à la mesure des vastes volumes de personnes transportées chaque jour.
Si vous laissez ces configurations urbaines et allez à la campagne, vous remarquerez l’activité, parce que presque chaque centièmètre carré de terre arable est cultivé d’une façon ou d’une autre. La Chine est aujourd’hui à 95% autosuffisante sur le plan alimentaire. L’agriculture est parfois mécanisée mais l’écrasante majorité du travail est manuel, les agriculteurs constituent toujours la majorité de la population et on nous a dit que les travailleurs en surplus sont environ 150 millions à la campagne.
LA pauvreté
Nous n’avons vu que les régions les plus riches de Chine et l’économie libérale n’a pas tiré plus de 800 millions de personnes au-dessus du seuil de pauvreté de international de 2 dollars par jour.
Le processus des réformes en Chine a été ouvert dans l’Est du pays et cela a laissé l’Ouest et le Nord-Ouest à la traîne du développement industriel. C’est maintenant une priorité du gouvernement central d’aider ces zones à rattraper leur retard. Cela inclut la construction de la ligne de chemin de fer du Tibet pour aider le peuple tibétain à développer son économie et promouvoir le toursime. Dans le Nord Ouest, les Chinois encouragent les relations bilatérales avec la Russie.
Les problèmes qu’il faut s’effrocer de régler sont ceux de la consommation et de la modernisation trop faibles. Le rythme du changement en Chine est si phénoménal qu’une année peut voir de vastes changements dans les régions. L’augmentation du revenu agricole et l’urbanisation sont les priorités.
La seule partie du monde où le niveau de pauvreté absolue est en train de chuter est l’Asie du Sud-Est et c’est le résultat du développement de la Chine et du Vietnam. Toutes les autres régions ont vu augmenter la pauvreté, y compris une augmentation en valeur absolue du nombre de gens vivant de moins de 2 dollars par jour (voir les indices de pauvreté des Nations Unies). Tous ceux auxquels j’ai parlé ont défendu le point de vue que la vie s’améliorait en Chine et qu’elle avait progressé depuis les réformes.
La réforme du droit du travail
Durant les douze mois depuis mon dernier voyage, il y a eu une réforme significatvie du droit du travail et une nouvelle Loi sur les Contrats de Travail a été votée. Cette loi prévoit des contrats de travail écrits pour tous les salariés et la protection de leurs droits pas les tribunaux. La base repose sur la durée de la relation de travail et ceux des travailleurs qui sont et seront employés pour plus de trois ans ont gagné des droits à un revenu de substitution si leur contrat est terminé, pour une durée de quatre semaine par année de service.
Cela a causé une certaine angoisse parmi les employeurs qui ont organisé la résistance aux lois, y compris en se servant d’un représentatn au Congrès du peuple, qui s’est opposé à la loi sur les contrats de travail. J’ai trouvé que le débat et le vote de cette loi ont élevé le niveau de conscience de ceux qui y ont assisté, y compris en choquant l’opposition. Par rapport à ma précédente visite, cette fois, j’ai trouvé des citoyens ordinaires qui avaient une meilleure compréhension du syndicalisme. Même sur le bateau de croisière, j’ai trouvé des travailleurs avec une meilleur compréhension de leurs droits au travail.
La loi sur le travail est indubitablement un premier pas dans la bonne direction et est bonne pour établir des connections plus étrioites entre le Gouvernement du Peuple, le Parti Communiste et le peuple. L’organisation de la Confédération des Syndicats de Toute la Chine a progressé au rythme de la conscience de la masse des travailleurs.
C’est la première fois que de nombreux travailleurs ont eu un contrat de travail écrit avec des droits contre le licenciement et les protections juridiques ont progressé. Le débat national a exposé la plus large piopulation à ces questions.
L’économie mixte
L’économie est un mélange de capitalisme et de socialisme, avec le logement notamment. Tous les terrains, y compris les terrains agricoles sont la propriété de l’Etat. La terre ne peut pas être achetée à l’Etata du peuple mais l’usufruit est transférable et attaché à des droits définis par la loi. L’usufruit des terres peut être transmis par héritage ou échange de valeur et la perte d’usufruit est compensée par l’Etat ou une autre institution selon la loi.
Cela pourrait très bien s’illustrer sur la base du fait que si une personne a besoin d ‘aller dans une maison de retraite, elle peut s’organiser de façon à rendre son appartement et recevoir en retour ce dont elle a besoin. Le logement est souvent fourni par la compagnie employant une personne, comme ‘lest la nourriture, pour certains employés. Les salaires sont un mélange d’argent et de biens en nature ou services rendus, de telle sorte que le salaire réel de certains serait difficile à déterminer. Il y a des fonds de santé et des fonds de pension poru de nombreux employés et d’autres formes de sécurité sociale. Tout cela semble être en évolution.
Une journée de huit heures semble commune bien que cela soit, d’après ce que m’a dit ma guide, flexible dans certaines industries de nature saisonnière. Les travailleurs de la construction, en particulier, travaillent plus longtemps que huit heures. Ils sont majoritairement des travailleurs migrants venus de la campagne, et donc travaillent plus longtemps pour gagner l’argent de leur retour chez eux.
La discrimination contre les travailleurs migrants est répandue et le gouvernement parle de mesures pour régler ça. Bien que le système des travailleurs migrants soit renforcé par le vieux système d’avalisation, l’économie ouverte a créé la possibilité de mouvements illégaux de travailleurs au-delà du système d’avalisation et cela a ouvert des problèmes supplémentaires.
De nombreux sites de construction semblent fournir leurs propres logements pour les travailleurs, de même que la nourriture. C’est tout aussi bien pour eux car le co^put des habitations urbaines sont hors de portée de beaucoup.
L’économie est divisée en industries d’Etat, en industries privées chinoises, en industries chinoises étrangères et en multinationales étrangères. Le comportement de chaque groupe de capitalistes varie, les multinationales étrangères étant à la poitne des violations du droit du travail et des proteestations de travailleurs qui en résultent.
Le système de gouvernement a une cauche nationale, une couche régionale et une couche municipale. Toutes sont des gouvernements du peuple mais le degré d’autonomie au niveau local est similaire à celui qu’on observerait dans un système fédéral. Certains gouvernements locaux encouragent un haut degré de propriété publique, tandis que d’autres, font preuve d’un préjugé favorable à la privatisation.
L’une des influences idéologiques de l’Occident a résidé dans une affluence d’experts économiques libéraux qui ont défendu que le chemin de la privatisation était meilleur. Certains directeurs d’entreprises d’Etat ont publié les livres de comptes de leur compagnie pour montrer qu’elle générait des pertes. Quand le gouvernement a autorisé le rachat, les firmes ont alors commencé à faire des profits, alors même qu’elles étaient forcées à hononrer des contrats sociaux avec les travailleurs. Cela a légitimement éveillé le soupçon que les entrerpsies d’Etat, correctement gérées, peuvent remplir leurs obligations sociales et générer des profits pour le peuple.
Les problèmes de soutenabilité
L’actuel Président, Hu Jintao, a noté que ce stade de développement a conduit à de sproblèmes de soutenabilité, de dégradation environementale et de revenus disproportionnés ; il dit que c’est un prix trop élevé à payer et a commencé à mener des changements dans l’économie et la société en changeant les priorités.
La priorité est en train de passer de mesures portant sur le Produit Intérieur Brut (PIB) par tête à des questions sociales qui affectent le bien-être du peuple. Il a remis l’accent sur la recherche marxiste, avec la fondation de l’Académie Chinoise du Marxisme, au sein de l’Académie Chinoise des Sciences Sociales.
Cette attitude a été résumée dans le combat conte la corruption et le retournement en direction du peuple de la direction du Parti. Bien qu’il ne soit pas nécessaire de souligner que ce ‘nest pas une nouveauté pour le Parti Communiste Chinois, c’est un fort vent d’air frais dans une société où beaucoup de jeunes ont été séduits par les conceptions du consummérisme occidental et du libéralisme démocratique.
Cette philosophie est en train d’être adoptée comme « Consensus de Pékin » et est opposée au modèle libéral du « Consensus de Washington ». Hu a le projet qeu ce modèle en soit un pour les pays en développement et le Vietnam et le Laos ont déjà sans aucun doute commencé à embrasser ce consensus.
Le Parti Communiste
La bataille pour le socialsisme est une bataille idéologique aussi bien que matérielle et l’inspiration de la masse du peuple est capitale, étant donné que le gouvernement du peuple en Chine repose sur le soutien des différentes classes qui composent le peuple. Le Parti Communiste représente la part de la société qui s’efforce de construire le socialisme.
La santé du Parti Communiste est un sujet de préoccupation pour tous et il y a quelques vues ambigues. Le parti est semble-t-il en train de réussir à combattre la corruption et un marxisme revigoré semble lui être insufflé par la vie extérieure. Le versant sombre éventuel réside dans la question de savoir comment le parti peut, en tant que parti au pouvoir, se renouveler alors qu’il subit les assauts des forces d’autres classes. La décision d’admettre certains capitalistes au sein du parti est un débat qui continue, avec des cadres âgés qui expriment des réserves sur la sagesse d’un tel mouvement et se demandent si cela ne va pas diluer ce pour quoi le parti se bat.
Le tremblement de terre
La réponse du parti au tremblement de terre dans la province du Sichuan a été monumentale et le Parti Communiste a été une force motrice et c’est sur ce point que le caractère socialiste de l’Etat est venue sur le devant de la scène.
L’organisation de masse des secours, la mobilisation de l’Armée de Libération du Peuple (ALP) et de toutes les forces de l’Etat et l’utilisation des médias pour informer et éduquer les gens à propos des dangers, tout cela leur a donné de l’espoir pour l’avenir.
La proclamation par le Président et le Premier Ministre qu’ils établiraient comme première priorité le secours à la moindre personne susceptible d’être secourue reflète la position idéologique [de l'Etat]. Ces propos télédiffusés contrastent avec l’hypocrisie raciale des Etats-Unis, dans la Louisiane dévastée par l’Ouragan Katrina et avec l’insinuation que la Chine a tant d’habitants qu’elle n’accorde aucune valeur à la vie humaine.
Comme l’ont affirmé les médias chinois, il est vrai que l’extraordinaire esprit humain montré par le peuple chinois, son gouvernement et ces millions de personnes de par le monde qui ont manifesté leur soutien, avec des coeurs humains pleins d’amour, comme l’ont formulé les Chinois, ont cloué le bec des idéologues occidentaux. Les images enfantines de sensibilité humaine qui ont dominé le paysage audiovisuel étaient boulversantes.
Ceux qui complotent pour la guerre et la haine, comme les impérialistes des Etats-Unis, dans leur campagne condamnable sur les « droits de l’homme » ont reçu une réponse puissante de la part des millions d’êtres humains montrant le véritable sens de « Le Peuple d’abord », comme l’a si bien montré un éditorial de China Today.
Que la Chine ait relogé 5 millions de ses citoyens laissés sans abri, assisté psychologiquement des milliers d’enfants choqués, prévenu les dégâts secondaires et les maladies et soit en train d’aider 10 millions de citoyens à reconstruire lerus vies brisées, montre la supériorité du socialisme sur le capitalisme. Les citoyens américains de Louisiane, dont les vies en morceau ne sont toujours pas recollées pourraient le confirmer.
Le Barrage des Trois-Gorges
Ce n’est toutefois pas la fin du monde car ce pays d’1,3 milliards d’humains, encore en développement, est engagé dans beaucoup plus que cela. Nous avons beaucoup entendu à propos de l’histoire environementale du Barrage des Trois Gorges et donc un voyage de trois jours sur le Yangzi Jiang, de Chongqing à Yanking, quelques 500 kilomètres plus bas, juste sous le barrage, devrait donner une image exacte. Yangking est toujours à une heure trois quarts d’avion de Shanghaï, qui est près de l’embouchure du fleuve.
Ce que nous découvrons, c’est que le fait de barrer le Yangzi Jiang au niveau des trois gorges a permis la navigation à contre-courant jusqu’à Chongqing pour les barges commerciales. Nous avons dépassé beaucoup de barges transportant environ une douzaine de semi-remorques lourdement chargés de produits. C’est indubitablement moins polluant de transporter des camions par barges que d’avoir tous les chauffeurs sur les autoroutes nationales. Il y a tout le long du fleuve, des accès à des ports pour le chargement et le ravitaillement ; la navigation est maintenant possible toute l’année. De nombreux récifs dangereux du fleuve sont maintenant plus en profondeur et hors d’état de nuire. Le Yangzi Jiang était au début un fleuve propre mais boueux et l’est resté tout le long du chemin.
Le long des rives nous avons vu les preuves de la reforestation, réalisée en dispersant des graines depuis des hélicoptères. Apparemment, les rives ont été privées d’arbres lors de l’ère du Grand Bond en Avant, quand Mao a enseigné que de petites aciéries dans la cour de chacun amèneraient le développement. La perte des arbres a causé des raz-demarée et ceux qui vivent sur les rives furent dès lors vivement conscients du rôle que jouent les arbres.
Nous avons rencontré des membres de minorités, les pisteurs fluviaux, qui avaient commandé des bateaux sur le fleuve en prenant de gros risques. L’industrie touristique était un supplément à leur revenu agricole. Nous avons traversé les régions d’autres minorités. Lors d’une visite au Musée de Shanghaï, nous avons appris qu’il y avait 55 minorités nationales reconnues et respectées en tant que parties de la nation chinoise, beaucoup ayant leur propres régions autonomes et un soutien pour le développement de leur culture et de leur religion. Cela contraste avec l’Australie, où il nous reste encore à reconnaître ne serait-ce qu’une seule de nos minorités nationales.
L’agriculture est l’activité principale le long du Yangzi Jiang et au-delà des rives, dans l’intérieur des terres, il y a des mines de charbon. Sur trois sites avant qu’on ait atteint le projet des trois gorges, nous sommes tombés sur des musées et des centres éducatifs expliquant le projet. Le long du Yangzi Jiang des douzaines de pontsont dû être déplacés, chaque déplacement constituant un projet en lui-même.
Le relogement a été plus incroyable encore, chaque personne dans un ménage ayant reçu 80 000 yuans de compensation, soit beaucoup 400 000 yuans en moyenne par ménage. Là où un village ou une ville devait être déplacée, un nouveau foyer de même taille était fourni. On pouvait faire le choix d’un foyer plus grand, et la plupart des gens ont opté pour un chez soi plus grand. Le relogement dans les centres majeurs a aussi fait partie de l’offre. Une des guides de la croisière a expliqué son dilemme : « Ma grand-mère, qui a 80 ans, est heureuse parce que nous n’avons pas à partir, mais j’aurais voulu que notre maison soit dans la zone de relogement, étant donné que j’aurais alors pu avoir l’argent et un emploi de remplacement à Shanghaï »
La même histoire s’est faite entendre tout le long du fleuve. Le relogement concernait 1,3 millions de personnes, plus que toute la population de Brisbane. Quand nous sommes arrivés au barrage, nous avons découvert une énorme structure qui, achevée, fournira un neuvièmed es besoins en énergie de la Chine. Avec la croissance de la Chine cependant, cela sera seulement pour un moment et les besoins du peuple vont à nouveau dépasser le barrage. Le barrage est une construction d’envergure nationale, comme le Barrage Hoover aux Etats-Unis et le Snowy Shceme en Australie.
Plus bas sur le fleuve, il y a une autre histoire du relogement. Les gens ici ont eu des terres de valeur ebaucoup plus grande et libérées des crues et décrues, qui amenaient habituellement de tragiques pertes de vies humaines.
La tragédie environementale que nous avons effectivement trouvée est celle de la disparition du dauphin blanc, non à cause du barrage, mais du fait d’un problème environemental beaucoup plus insidieux : le sac en plastique. Le Gouvernement Chinois a institué une interdiction des sacs en plastique minces et une taxe sur les autres, un pas que le débat médiatique a tenu pour insuffisant mais loué comme allant dans la bonne direction.
LA fabrication de sacs en plastique consomme 37 millions de barrils de pétrole chaque année et c’est une conséquence environementale aussi importante des sacs en plastique. En Chine uniquement, on en consomme des milliards chaque année.
La technologie
Le développement en Chine est de plus en plus respectueux de l’environement avec un usage accru de la technologie. Nous avons visité une université high tech à Chongqing, l’Université des Postes et télécommunications. Cette université était impliquée dans le développement de la technologie des communications 4g et 5g avec les téléphones portables et d’autres moyens de télécommunication. L’usage avancé de la science et des communications a été visible dans l’usage des satellites pour évaluer les dégâts et les risques lors du tremblemetn de terre du Sichuan. Nous avons découvert que bien que nous fussions dans des endroits reculés sur le Yangtzi Jiang, nous étions toujours dans le réseau des communications par téléphone portable.
A Shanghaï, nous avons découvert une usine développant les câbles électroniques, qui sont tous scellés dans du caoutchouc pour prévenir les pertes de charge électrique. Plus fascinante encore fut l’usine pionnière de condensateurs électriques.
Cette usine travaillait avec la municipalité de Shanghaï pour promouvoir une nouvelle forme de wagon-bus qui ont seulement besoin d’une station de chargement pour faire le plein, par exemple un arrêt de bus. Cette technologie sera présentée à la World Expo de Shanghaï en 2010 et éliminera les émissions de diesel dans une ville dont les transports publics reposent lourdement sur les bus.*
La domination globale du capitalisme
Je vais faire un commentaire sur un des aspects du voyage. Beaucoup de mes compagnons ont exprimé le point de vue que la Chine faisait beaucoup de mal en se déplaçant en automobile et par d’autres développements. Ce point de vue est similaire à celui qui reproche à la Chine et à l’Inde beaucoup de la pollution mondiale. Ce point de vue, toutefois, ignore la domination globale du capitalisme et la domination de l’impérialsime sur le monde en développement. »
La Chine et l’Inde ont le droit de se développer et d’en finir avec la pauvreté pour leur peuple. En fait, la promesse du Gouvernement Chinois de réduire les gaz à effet de serre par tête est un pas en avant très progressiste. Nous avons la responsablité d’exiger de nos gouvernements capitalistes qu’ils fassent de même ; nous devons exiger que le transport soit plus public et dépende moins du carbone et que le développement se fasse dans l’intérêt de la vaste majorité, non de la rcihe minorité.
Sur le continent habité le plus sec de la Terre [il faut rappeler que l'auteur est australien, ndt], nous devons avoir des politiques qui travaillent avec la nature, non contre elle.
Le socialisme est supérieur
Ce que j’ai vu clairement en Chine, c’est que pour le développement humain, le socialisme est supérieur au capitalisme et qu les mesures qui mettent le peuple d’abord sont soutenables. En Chine, les forces qui causent les catastrophes envirnementales sont dirigées par les lois du développement capitaliste, là où elles sont contenues et où l’intérêt humain prévaut sont mises en oeuvres les mesures socialistes. Le socialisme n’est pas le communisme et présentera les traits du capitalisme encore pour de nombreuses années, simplement comme dans la société humaine des reliques culturelles et sociales arriérées persistent.
Contrairement à d’autres systèmes sociaux, le socialisme et ses infrastructures nécesssaires n’éclôt pas en étant pleinement formé, mais comme un embryon qui doit être nourri et poussé au développement à l’intérieur des limites laissées par le système social antérieur. LA première révolution est une révolution politique qui est conçue pour évincer du pouvoir la bourgeoisie monopoliste. Elle doit ensuite être suivie d’une série de réformes continues et d’innovations pour renforcer le pouvoir politique, en premier lieu en améliorant la vie de la vaste majorité. Tant que le pouvoir n’est pas renversé par une force réactionnaire, alors ces réformes peuvent continuer et être renforcées. Cela est au-dessus des forces de l’impérialisme, qui mène une guerre idéologique continue pour pousser les communistes hors du sentier de la cosntruction sociale. La défense du système politique chinois par la pensée claire et le soutien au rôle du Parti Communiste dans la défensen de la direction de la révolution sociale de la Chine est important pour la paix et le bien-être de toute l’humanité.
Note :
La Chine est à l’avant-garde dans plusieurs domaines du développement d’alternatives aux carburants fossiles. Cela inclut des projets massifs en matière d’énergie solaire, d’énergie éloienne et d’autres formes de production d’énergie. Les questions que sont la réduction des gaz à effet de serre
et la pollution environementale ne peuvent pas être séparées de celles de la pauvreté et du développement humain.
La Chine et l’Inde sotn souvent critiquées pour leur émissions totales de gaz à effet de serre mais cette mesure est un baormètre imprécis de leur contribution au développement durable. La vraie question est celle du niveau de carbone et de méthane par tête et sur ce plan la Chine a de bas niveaux d’émissions, mais, plus important, le Gouvernement Central Chinois s’est engagé à les maintenir bas en dépit de l’énorme développement de la Chine.
Les Etats-Unis sont le plus gros émetteur en total national comme par tête mais n’ont pas pris de tels engagements. L’Australie débat encore pour savoir comment décharger son fardeau sur le monde en développement à travers le commerce des droits d’émission. Comme l’a conclu le séminaire, le capitalisme n’est pas un système qui peut soutenir le futur de l’humanité.
article trés interressant et documenté qui nous change de tous les poncifs des médias aux ordres.Il y a et ce n’est pas etonnant des problémes ardus pour un pays si peuplé et agricole en grande partie ,mais les solutions apportées vont dans le bon sens à savoir s’arracher du sous développement à marche forcée et à tout prix .
Je souhaite de tout coeur plein succés au peuple chinois!
Intéressant et optimiste !
La Chine a encore un long chemin devant elle, et espérons que la prochaine génération occidentale (les enfants de maintenant) aura perdu cette image stéréotypé d’une chine dictatoriale qui emploie enfants et pollue massivement…
Sa position est difficile, mais il y a une marge de manoeuvre qui nous manque ici en Europe occident..