Conférence internationale des partis communistes analysé par Viatcheslav Tetiokine, président de la commission internationale du PCRF5Parti communiste de la Fédération de Russie) traduit du russe par Marianne Dunlop pour changement de société http://socio13.wordpress.com/
Le Brésil est aujourd’hui l’un des centres du mouvement communiste international, écrit aujourd’hui le journal « Russie soviétique ». Le mouvement communiste se remet du choc provoqué par la défaite du socialisme en Europe de l’Est et regagne son influence dans le monde. Les rencontres internationales de partis communistes et ouvriers donnent l’occasion unique d’échanger nos analyses sur la situation, se mettre d’accord sur des actions communes, ou tout simplement sentir le soutien des camarades d’autres partis.
Jusqu’à l’an dernier, ces rencontres se déroulaient en Europe. D’abord dans l’hospitalière Grèce, dont le parti communiste a beaucoup fait pour rétablir l’unité du mouvement communiste international. La rencontre de 2006 a eu lieu au Portugal. L’an dernier à Minsk. Cette année, suivant la logique des événements, le droit d’organiser cette rencontre est revenu à l’un des principaux partis communistes d’une Amérique latine de plus en plus engagée à gauche : le parti communiste brésilien.
Nos compatriotes ont plutôt l’habitude de voir le Brésil comme le pays du football ou du carnaval de Rio. Cependant, c’est un immense pays avec une économie dynamique, en passe de devenir une grande puissance régionale et mondiale, avec un président et un gouvernement de gauche. Ce n’est donc pas par hasard si le Brésil est le premier pays d’Amérique latine a recevoir le forum des communistes. Cette rencontre a eu lieu à la fin de la semaine dernière dans la plus grande ville du pays Sao Paulo.
Trois jours de travail intense.
Mon carnet est plein à craquer des notes sur les différentes interventions, les discussions avec les camarades de partis frères. Nulle part ailleurs on ne peut trouver une information si complète et si fiable sur la situation dans tel ou tel pays, sur l’état des partis frères, et surtout sur l’expérience actuelle du travail des communistes. Mais d’abord quelques mots sur la manière dont la rencontre était organisée. Nos camarades brésiliens avaient fait les choses dans les règles de l’art.
Non, il n’y avait aucun clinquant. Tout était simple (hébergement, restauration, conditions de travail). Mais tout était extrêmement efficace, sans l’agitation ou l’énervement qui accompagnent souvent les grands forums. Je ne dis pas ça pour flatter nos camarades brésiliens, mais pour souligner que le PCB est un parti moderne et énergique, doté non seulement d’une solide idéologie, mais aussi d’une structure organisationnelle bien rôdée, sans laquelle même la meilleure idéologie peut se révéler un pur exercice de grandeur d’âme. Nous reviendrons sur l’expérience de travail du PCB, mais maintenant revenons à la rencontre.
Bien sûr, au centre de l’attention était la crise économique mondiale. Les interventions étaient consacrées à l’analyse de ses causes et de ses conséquences. En cela la présente rencontre se distinguait des précédentes, quand nous parlions tous encore de la manière de surmonter la crise du mouvement communiste international. Aujourd’hui le cours des événement a conduit à ce que nous supposions seulement de manière théorique : le capitalisme ne résout pas les problèmes de l’humanité, il les créé. Les interventions étaient généralement marquées par la profondeur de leur analyse marxiste-léniniste et d’une qualité bien supérieure aux bavardages auxquels se livrent avec délice les politologues bourgeois. Ce n’est pas la première fois d’ailleurs que je suis frappé par le niveau intellectuel des mouvements de gauche.
Il est impossible dans un seul article d’exposer toute la diversité des idées exprimées à cette rencontre. Mais dans l’ensemble l’analyse de nos camarades coïncide avec les orientations que l’on peut lire par exemple dans les pages de notre journal. Sous une forme concentrée, les positions du mouvement communiste international sont exposées dans le document final du forum : « L’avenir appartient au socialisme ».
On y lit par exemple : « La crise actuelle du capitalisme, qui a pour origine sa nature même et ses contradictions insurmontables, est la plus grave depuis la Grande dépression de 1929. Et comme autrefois, ses victimes principales seront une fois de plus les gens du peuple. Des milliards de fonds publics sont dépensés pour sauver les coupables de la crise : les grands capitalistes et les spéculateurs. Mais ceux qui vivent de leur travail recevront pour leur part plus d’exploitation, le chômage, l’insécurité, plus de faim et de misère. Nous sommes convaincus que le monde peut être différent, libre de l’exploitation et de l’oppression capitaliste. C’est pourquoi nous déclarons notre attachement à la poursuite de la voie historique de la construction d’une nouvelle société, une société libre, la société socialiste. »
L’un des signes de l’évolution des esprits dans le monde est le prestige grandissant de ces rencontres internationales. Si dans les consultations organisées par les communistes indiens après la défaite du socialisme en Europe de l’est ne participaient que 25 partis, et à la première rencontre internationale à Athènes 35 partis, ici au Brésil, loin de l’Europe et encore plus loin de l’Asie s’étaient réunis les représentants de 65 partis communistes et ouvriers de 54 pays du monde.
De plus, le succès de ces rencontres engendre des problèmes inattendus. D’un seul coup, le nombre de volontaires pour participer à ces rencontres est devenu très important. Et de la part souvent de partis plutôt socio-démocrates. D’où un dilemme : ou bien accepter tout le monde, ou établir des critères de choix des participants, afin d’éviter une dilution organisationnel et un brouillage idéologique. Pour l’instant, aucune décision n’a été adoptée, mais apparemment on va vers le principe de « mieux vaut moins mais mieux ».
L’un des mérites de ces forums est la possibilité de discuter avec des camarades d’autres partis. Les contacts bilatéraux ne font pas l’objet de points particuliers dans l’ordre du jour, mais en fait c’est l’une des composantes essentielles de la rencontre. Et ces « pourparlers » informels se poursuivent de manière quasi ininterrompue, du matin au soir. Et dans tous les lieux. Dans la salle où nous prenions nos repas matin midi et soir, pendant les pauses des séances plénières, en attendant le bus pour aller au meeting, et même dans les bus. Pas du bavardage futile et stérile. Toujours du solide. Mais sans pathos du genre « nous nous battrons sans reculer ». Les conversations en général sont agrémentées par l’excellent sens de l’humour de gens qui ont vécu des épreuves, amis qui ont conservé non seulement la fidélité à leurs idéaux, mais un grand optimisme.
Il faut dire que les rencontres sont empreintes d’un véritable esprit de camaraderie.
Il règne un grand enthousiasme : beaucoup travaillent dans leur pays dans des conditions difficiles, et il est important pour eux, pour leur moral, de voir des gens venant du monde entier qui partagent leurs idées.
Sont présents des dirigeants de grands partis et des représentants de partis plus modestes. Mais tous sont absolument égaux, et en tout, depuis les conditions d’hébergement jusqu’au temps de parole. Aucune arrogance et aucun mépris.
En ce qui concerne mes rencontres, il y a eu comme d’habitude des consultations avec les représentants des partis communistes de Grèce, de Cuba, de l’Inde et du Portugal, qui ont actuellement une grande influence dans le mouvement communiste international et avec lesquels le PCFR entretient les meilleures relations de travail.
Nous avons eu un échange très intéressant avec le secrétaire du PC Bolivien Marcos Domich qui s’exprime dans un russe parfait. En fait, au début des années 60 il était venu secrètement en URSS avec un des premiers groupes de latino-américains pour étudier à l’école supérieur du komsomol (jeunesses communistes). Puis il a poursuivi ses études à l’Institut de médecine de Moscou. Ensuite il est retourné en Bolivie, où il a toujours participé très activement à la lutte politique.
L’échange n’était pas moins intéressant avec le secrétaire du CC du Parti communiste vénézuélien Carolus Wimmer. Ces discussions, complétant les rencontres avec les camarades brésiliens permettent de mieux situer le rôle des PC dans le rapport de forces actuel en Amérique latine. Actuellement beaucoup de pays du continent sont dirigés par des gouvernements de gauche. Certains se sont fixés pour but la construction du socialisme (Vénézuela, Bolivie, Equateur), d’autres raisonnent plutôt en termes de justice sociale. Mais dans tous les cas (là où le parti entre dans la composition de la coalition au pouvoir, et là où ils n’y participent pas mais soutiennent le gouvernement) nos camarades conservent leur indépendance et le droit de critiquer les éléments de la politique gouvernementale qu’ils jugent insatisfaisants du point de vue des intérêts des travailleurs.
Maintenant au sujet du Parti communiste brésilien
J’ai eu une discussion très circonstanciée avec le secrétaire à l’orga du CC du PCB Walter Sorrentino. D’après ses données, le nombre de membres du PCB est de 93.000 adhérents. C’est le noyau dur du parti. Ensuite il y a les sympathisants, qui n’ont pas de carte mais soutiennent la politique du parti. Ils sont 240.000. Le parti représente donc une force de 300.000 personnes. Le PCB a des sections dans 27 états et dans 2.500 municipalités.
L’action du PCB est empreinte de créativité. On y apprécie la critique et l’autocritique, l’expression libre des opinions personnelles. Mais en même temps règne une discipline rigoureuse dans le cadre du « centralisme démocratique ». L’accent est mis sur l’éducation politique et les moyens d’information de masse. Le parti a un journal, tiré à 500.000 exemplaires et distribué gratuitement. Il y a une revue théorique. Mais une attention particulière est prêtée au travail sur Internet. Le site Internet du parti est considéré comme le meilleur parmi toutes les organisations politiques du Brésil, ce que confirme le nombre élevé de visites : 800.000 par mois. L’objectif visé est d’atteindre le million.
La même créativité se retrouve dans le travail du parti en direction de la société.
Alors que nous commençons seulement d’envisager une collaboration avec les syndicats indépendants (et certains d’entre nous se détournent même de ces « trublions »), le PCB s’appuie sur la nouvelle, mais déjà puissante « Union des travailleurs du Brésil » qui compte 7 millions d’adhérents et est très bien implantée, surtout dans l’industrie du pétrole, chez les paysans et les marins.
Admirable aussi est le travail en direction de la jeunesse. L’objectif est de porter l’effectif de la Jeunesse communiste (qui jouit, soit dit en passant, d’une large autonomie) à 400.000 adhérents. Une grande révélation pour moi a été l’efficacité des communistes brésiliens à utiliser l’engouement de la jeunesse pour la musique moderne. En fait, il y a deux tendances dans le rap : « gangster » et social. Eh bien le Brésil est l’un des leaders du rap « révolutionnaire », et des grands interprètes de « hip-hop » sont non seulement soutenus par le PCB, mais figurent sur les listes électorales du parti à différents échelons.
En ce qui concerne l’énergie de la jeunesse, j’ai été énormément impressionné par le meeting qui s’est déroulé dans un des quartiers populaires de Sao Paulo. Dans l’immense gymnase (ces jours-ci à Sao Paulo il pleuvait à verse) s’étaient rassemblées 1500 personnes. La moitié étaient des jeunes. Il fallait voir ça, et encore mieux l’entendre. Quand des centaines de voix juvéniles ont commencé à scander des slogans pour le parti et contre l’impérialisme, ont pouvait croire que le toit allait s’effondrer. Mais tout était très joyeux. Les slogans étaient bien faits, entraînants, les garçons et les filles les reprenaient au quart de tour.
C’était une « fête pour l’âme » ! Parce qu’une chose est de parler du soutien du peuple, en se référant à la sèche arithmétique des résultats électoraux, et autre chose de sentir ce soutien presque physiquement, au milieu de la foule des jeunes enthousiastes. (pendant le voyage de Bush il y a un an, les jeunes du PCB ont organisé une action appelée « nous ne laisserons pas Bush dormir » : pas moins de dix mille jeunes brésiliens ont entouré l’hôtel où s’était installé le « super Yankee » hurlant des milliers de slogans toute la nuit)…
Avant le début du meeting tous ont chanté avec plaisir le joyeux hymne brésilien. Et à la fin l’Internationale avec autant de gaîté et d’enthousiasme et un entrain tout à fait latino-américain. Les discours de la tribune étaient également très courts et « entraînants ». Sont intervenus les dirigeants des partis du Brésil, de Cuba, de Colombie, d’Equateur et de Bolivie. Tous parlaient sans papier. Les interventions duraient 5-7 minutes, et on voyait que c’étaient de vrais leaders populaires, habitués à prendre la parole devant de grands auditoires et à entraîner les gens avec eux.
Pendant ce temps les jeunes, comme c’est le propre de leur âge, n’écoutaient que d’une oreille et s’amusaient entre eux, ce qui d’ailleurs ne les empêchait pas au moment voulu de scander les slogans avec ardeur. La présence d’un « communiste de Russie » souleva chez eux un grand intérêt et une longue file d’attente pour se faire prendre en photo.
Il faut dire d’ailleurs qu’au Brésil notre pays suscite un immense intérêt. Bien sûr, par la Fédération de Russie actuelle, qui avec ses oligarques est incompréhensible et antipathique. Les latino-américains préfèrent l’URSS. Ils ont à la bouche les noms de Lénine et de Staline, dont les portraits sont presque aussi nombreux que ceux de leur idole Che Guevara. Au dîner d’adieu, quand ion est arrivé à la « partie musicale », les Brésiliens ont chanté en premier …Katioucha et « les Partisans »
Quelques mots enfin sur le lieu de la rencontre. C’était mon premier voyage en Amérique latine. L’impression est mitigée. En fait, Sao Paulo (capitale économique du pays) est deux fois et demie plus grande que la célèbre Rio de Janeiro. C’est une ville de 10 à 16 (avec les banlieues) millions d’habitants, une forêt de gratte-ciels d’habitations et de bureaux qui écrasent l’architecture autrefois belle du centre (qq bâtiments sont préservés, comme le théâtre municipal). En Amérique latine seule Mexico est plus grande.
Mais ici aussi sur le fond des gratte-ciels occupés par les banques et les grandes sociétés apparaissent les « plaies du capitalisme ». Avant tout c’est le spectacle horrible des enfants de 10-12 ans et des adolescents (sans doute des jeunes drogués) qui dorment au milieu de la journée par terre sur les trottoirs. Ces enfants n’ont pas d’avenir, et ils tentent de survivre par le seul moyen, qu’ils aient à disposition, le vol et le pillage. Le centre de Sao Paulo est plein de policiers, et c’est peut-être la seule chose qui freine la criminalité.
La principale source de criminalité, ce sont les immenses quartiers de taudis aux abords de la ville (les tristement célèbres favelas). Je n’ai pas eu l’occasion de m’y rendre. Mais sur la route de l’aéroport on pouvait voir d’immenses étendues couvertes de ces masures où la police ne s’aventure pas sans nécessité. En voyant les favelas, on commence à comprendre l’immensité des problèmes auxquels doivent faire face les dirigeants de gauche des pays latino-américains.
Les problèmes de misère se sont accumulés pendant des siècles, mais il faut les résoudre rapidement, pour ne pas provoquer une « crise d’attente » de la part de la population, qui n’est pas loin de croire que les gouvernements populaires sont capables de leur apporter le bonheur à l’instant même.
Quelle conclusion générale tirer de ce voyage printanier (dans l’hémisphère sud l’été commence demain) à Sao Paulo ? La période d’abattement au sein du mouvement communiste international, si tant est qu’il y en eu une après la chute de l’URSS, est maintenant surmontée. Nos ennemis prétendaient insidieusement que le mouvement tenait uniquement grâce à « l’or de Moscou » et que le soutien des partis frères était quasiment la raison principal de l’effondrement de l’économie soviétique.
Le PCUS n’existe plus, mais le mouvement communiste croît et s’élargit. En Chine, au Vietnam, au Laos et à Cuba, les communistes conservent avec confiance le pouvoir, et dans un grand nombre de pays ils font partie de coalitions gouvernementales.
Seuls peut-être l’Europe et les Etats-Unis sont restés les sanctuaires du capitalisme déclinant et de l’anticommunisme endurci. La Russie aussi malheureusement leur tient aujourd’hui compagnie. Pas pour longtemps j’espère.
Viatcheslav Tetiokine, président de la commission internationale du PCRF
29-11- 2008
Que le PCF ne participe pas au mouvement communiste international est une honte eu égard à son histoire .C’etait un parti qui jouissait d’une grande autorité internationale,mais il y eu depuis le passage du gorbatchev français à savoir robert Hue selon le mot d’un camarade.
La priorité c’est de sauver le PCF ensuite de le réinsérer au sein du movement communiste international à la place qui aurait du toujours étre la sienne.
Le PCf a participé à la réunion de SDao Paulo, mais je soupçonne qu’il s’agit de ce que le texte appelle un “parti plus ou moins social démocrate” et le texte souligne que ces gesn n’y ont pas leur place. J’ai connu le temps où le PCf était un des partis les plus respectés, aujourd’hui il est méprisé…
Danielle Bleitrach
Le PCF était présent à travers une personne vivant au Brésil(Jean-Pierre Pineau)présenté comme representant du PCF au Brésil!!!!!
Je vis également au Brésil plus exactement à Brasilia!
J’ai apprécié cet article pour la confiance qu’il exprime dans le mouvement communiste et les responsabilités historiques qui sont les siennes. Il est évidemment très volontariste et en rajoute pas mal sur la réalité!
Cela dit l’article fourmille d’inexactitudes! La plus grossière étant la référence au PCB;Le PCB existe mais est devenu une toute petite formation politique certes respectable. En fait l’auteur veut sans doute faire allusion au PC do B Il s’agit en fait mais peut être est ce un problème de traduction du parti qui était la cheville ouvrière de cette conférence, qui est allié au PT de Lula et participe avec un membre( le ministre des sports) au gouvernement de centre gauche( qui en fait va de la droite à l’extrême gauche en passant par le centre gauche). Le PC do B est une scission du PCB( le PC do B était favorable aux thèses chinoises)qui a joué un rôle dans la lutte armée avec un foyer de guerilla à l’époque de la dictature militaire comme d’autres scissions du PCB,mais plus impliqué dans la guérilla urbaince et qui se réclament de la tradition communiste brésilienne, le MR8, le PCB R(dont l’un des dirigeants fut Apolonio de Carvalhio, héros de la résistance française, officier FTP dans la région de Marseille), l’ALN de Carlos Malighela qui fut décimé et d’autres groupes, il faudrait encore ajouter à cette liste mais cette scission est plus tardive avec le PPS( de la mouvance social démocrate) etc…tout en sachant que nombre de militants communistes issus du vieux PCB ont intégrés voir contribué à la fondation du PT( ce fut le cas de Apolonio de Carvalio)
Le PC do B a acquis une influence modeste mais réelle, il est allié au PT dont le courant majoritaire est ouvertement social démocrate et même disons le social libéral, la réforme de la protection sociale a d’ailleurs provoqué une crie politique au PT avec l’exclusion de ceux en désaccord qui ont créé un autre parti le Pésol qui avait fait une percée aux présidentielles avec plus de 7%! Le PC do B influence la nouvelle centrale syndicale la CTB qui a adhéré à la FSM, mais elle n’est la seule puisque la CGT du Brésil (proche du MR8 mais aussi du parti de droite populiste PMDB) est aussi affiliée à la FSM. La CTB est loin et même très loin de compter 7 millions d’adhérents, ce qui n’est même pas le cas de la principale centrale brésilienne la CUT affilié a la CSI(ex CISL), la CTB a son congres fondateur auquel j’ai participé reveniquait plutôt aux environs de 3 à 4 millions mais c’est vrai avec de vrais perspectives de renforcement!
Il y a dans ce compte rendu beaucoup d’autres erreurs!Mais je ne veux pas prendre trop de place!
Sur la situation en Amérique latine on peut se référer à ce que j’ai écrit récemment et que publie le site de Michel Collon :www.michelcollon.info