La Chine a raison, et Sarkozy viole le droit international par danielle bleitrach

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la presse française, le Figaro en tête, s’étonne de la réaction “excessive” des autorités chinoises après leur report du  sommet union européenne-Chine qui devait se tenir le 1 er décembre à Lyon. Une rencontre annuelle de la plus haute importance dans le contexte actuel, à laquelle le gouvernement chinois a décidé de ne pas se rendre  pour marquer son mécontentement à l’égard de la politique poursuivie par l’Union européenne face au dalaï lama.  Le dalaï lama doit rencontrer le 6 décembre M. Sarkozy, président en exercice de l’UE, à Gdansk (Pologne), à l’occasion des cérémonies commémorant le 25e anniversaire de la remise du prix Nobel de la paix à l’ex-président polonais Lech Walesa. Mieux ou pire ce que l’on oublie de dire c’est que le dalaï lama doit s’exprimer devant le Parlement européen à Bruxelle le 4 décembre. Qui dépasse “les bornes de la bienséance” pour reprendre les termes du Figaro ? Il n’y a pas de doute c’est l’Union européenne et notre “petit” président qui ne savent pas se conduire et confondent politique internationale et pratique de rock star capricieux à la recherche d’une audience médiatique.

Le président choisit l’Europe de l’anti-communisme de la réaction et du fascisme

Disons tout de suite que le fait de se rendre à la célébration du prix Nobel accordé à Walesa est choix politique de Sarkozy, pas un raout mondain mais l’affirmation d’un engagement. En effet, lech Walesa outre son passé de terminator du communiosme, depuis de nombreuses années est avec Aznar et Vaclav havel, l’homme qui monte des opérations anti-communistes à l’échelle européenne. Il ne s’agit pas du passé, mais d’un combat actuel, dans un contexte européen où les forces de la réaction s’emploient non seulement de créer un signe d’égalité entre communisme et nazisme, mais dans les faits soutiennent le retour en force des anciens nazis, de l’extrême-droite en général pour mieux faire porter leurs  coups sur les communistes. Ceux-ci sont interdits,  pourchassés, alors que comme dans les pays baltes les anciens nazis sont honorés. Est-ce un hasard si on retrouve dans ces opérations réactionnaires les légions de la lutte anti bolcheviques de la guerre froide que sont lech Walesa, Vaclav havel et le franquiste Aznar. Donc dans un tel contexte, pour le président aller  retrouver le dalaï lama n’a rien d’innocent, il s’agit du choix d’une Europe, celle de la réaction, de l’abandon de la laïcité.

Donc que le président de la République française, président de l’Union européenne en exercice ait choisi d’aller honorer avec la fine fleur de l’extrême droite, et des stipendies de la CIA comme le DalaÏ Lama, pour honorer Lech walesa, le tombeur du communisme, qui n’a dû son prix Nobel qu’à cet exploit accompli en liaison avec le vatican, n’est pas innocent et témoigne bien du sens que l’on prétend donner à l’Europe, continent des “droits de l’homme”. En fait continent colonialiste, berceau du nazisme et de deux guerres mondiales, qui est le vassal des Etats Unis dans ses basses oeuvres. Un continent qui derrière la fine fleur de la réaction et de l’atlantisme prétend poursuivre son impérialisme humanitaire, dépecer les nations, tout en se drapant dans une vertu droit de l’hommiste qui est pure hypocrisie impérialiste.

De ce simple point de vue la plaisanterie a assez duré, que l’on tente encore et toujours de nous faire passer les gens les plus réactionnaires, les franquistes, les intégristes catholiques, les anticommunistes les plus virulents, les sympathisants plus ou moins officiels du nazisme pour des défenseurs des droits de l’homme c’est le sport auquel n’ont cessé de se livrer certains.  Ils ont trouvé des complices imbéciles ou criminels dans la gauche anticommuniste. Ils en profitent pour faire toujours plus avancer la répression contre les luttes syndicales et progressistes. Il serait temps de se réveiller et d’arrêter de donner des armes à la réaction.

Le viol des principes du droit international

Mais dans le cas de la Chine, il ne s’agit pas seulement d’anticommunisme, mais bien de toute une conception des relations internationales. Que l’Europe soit de plus en plus entraînée vers le fascisme et que notre président français soit le hérault de cette évolution est une affaire qui nous concerne, autre chose est la violation des règles internationales. Pourtant l’un ne va pas sans l’autre, la régression vers le fascisme interne accompagne en cas de crise la répression des luttes sociales, et le viol du droit international favorise les expéditions militaires. Ce n’est pas la première fois que l’Europe produit un tel cocktail, y compris dans le séisme d’ubne crise financière et le monde en a conservé un fort mauvais souvenir…

La Chine comme la plupart des pays plaide pour le respect de la souveraineté des nations, le respect de leur frontières. Nul n’a jamais remis en cause le fait que le Tibet soit partie intégrante de la Chine. Que certains au nom d’une spirutalité new age se soit fait les défenseurs et les quasi disciples d’un moine tibétain est une chose, qu’un président français prétende intervenir dans les affaires internes du peuple chinois est inadmissible en matière de droit international.

L’occident officiellement a les mêmes principes, principes sans lesquels il ne peut exister ni droit, ni institutions internationales. Mais les Etats-Unis et l’Europe, au nom de leur supériorité impérialiste qu’ils tentent de transformer en droit “moral”, ont un double langage et plus ou moins ouvertement  ne cessent d’entretenir les séparatismes, de les financer, d’accompagner leurs mauvais coups de campagnes de propagande et tentent de créer les conditions permanentes d’une destabilisation interne. Une expérience qui a été mené avec le succès que l’on sait en Europe grâce à un homme comme Walesa en liaison avec l’Eglise catholique. Utiliser les fondamentalismes religieux, les sectes, les ONG pour dynamiter de l’intérieur les nations a été la stratégie de la CIA et de l’Europe vassalisée.

Utiliser le dalaï lama, comme a été utilisé le catholicisme, comme l’ont été les fondamentalistes musulmans de ben laden en leur temps, utiliser les fascistes ukrainiens en inondant financièrement les séparatistes tout cela a une logique qui va à l’encontre du droit international et il est normal que la Chine s’y oppose. Dépecer les nations comme cela a été fait par les mêmes avec l’ex-URSS, avec la Yougoslavie, activité que l’on voudrait bien poursuivre contre la Chine est un choix stratégique, comme mettre en cause les pratiques démocratiques des nations auxquelles on prétend imposer le pillage, le refus de leur souveraineté, tous les continents subissent cela et le remettent de plus en plus en cause, revendiquent leur souveraineté. la réaction de la Russie face à l’agression de la Georgie a été aussi jugée “disproportionnée”. Ces brigands avaient perdu l’habitude qu’on leur résiste.

Que la Chine refuse que sa souveraineté soit mise en cause et la voici accusée de réactions excessives, pourtant les faits sont là: à la veille d’une rencontre trés importante dans le contexte de crise financière mondiale, l’Union européenne a décidé officiellement de provoquer ce pays, non seulement parce que monsieur Sarkozy a décidé de célébrer avec faste le prix nobel du tombeur du communisme, et de saluer un indépendantiste avec des menées terroristes mais encore parce que ce que l’on oublie de dire c’est que le dalaï lama doit s’exprimer devant le Parlement européen à Bruxelle le 4 décembre.

Dans un tel contexte, un chef religieux féodal qui n’a du son prix Nobel qu’aux relents de guerre froide et de soutien des Etats-unis dans leur lutte tout azimuth contre le communisme et qui joue les pacifistes tout en entretenant financièrement et politiquement des groupes terroristes indépendantistes contre la CHine est reçu comme un chef d’Etat, il rencontre le président en exercice de l’Europe dans une célébration qui marque bien les orientations fascisantes et anticommunistes que l’on tente d’impulser en Europe et voilà qu’avec une belle unanimité le politico-médiatique s’étonne de la réaction chinoise.

L’Occident n’a plus les moyens de son arrogance

Ce qu’il faut bien mesurer c’est à quel point ni l’Europe, ni la france n’ont les moyens de leur arrogance, si celle-ci a été exécrable du temps de la puissance, aujourd’hui elle est dérisoire et donc méprisable, et le rejet du sommet par la Chine ne dit rien d’autre: le temps où vous nous envahissiez, nous imposiez la guerre de l’opium est terminé, désormais nous exigeons le respect. Voici comment le journal financier les Echos décrit la situation :

La guerre diplomatique est déclarée entre Paris et Pékin. Très remontées contre le président français, qui a décidé de rencontrer le dalaï-lama le 6 décembre prochain, les autorités chinoises ont décrété, hier, qu’elles annulaient leur déplacement en France la semaine prochaine et reportaient la signature d’importants contrats négociés ces dernières semaines par les industriels français.

Le Premier ministre chinois, Wen Jiabao, devait assister, lundi prochain à Lyon, en compagnie d’une importante délégation d’hommes d’affaires, au grand sommet annuel Union européenne-Chine avant de se rendre le lendemain à Paris pour signer des accords commerciaux et des projets de coopération avec son homologue François Fillon. La délégation chinoise restera finalement à Pékin. « Les autorités chinoises ont décidé de demander le report du XIe Sommet Union européenne-Chine », a confirmé brièvement, hier, le Conseil de l’Union européenne avant d’expliquer que Pékin souhaitait ainsi manifester son opposition à la rencontre prochaine du dalaï-lama avec « des chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de l’Union européenne ainsi que des présidents d’institution européenne ».

Hier, les milieux d’affaires français de Pékin et Shanghai étaient atterrés par le spectaculaire geste de colère chinois. Après avoir déjà dû encaisser, cette année en Chine, des opérations de boycott, des remises en cause de contrats et des gels de leurs implantations, ils redoutent un nouveau durcissement de leur environnement des affaires. Plusieurs grands groupes comptaient valider, la semaine prochaine, des contrats cruciaux en cette période de ralentissement économique. Airbus avait notamment finalisé une « très belle » commande. Sa signature est reportée sine die.”

S’il s’agissait de faire respecter la souveraineté française, l’intégrité de son territoire, l’indépendance de sa politique, je serais la première à inviter le gouvernement français à ne pas céder à l’ingérence quels que soient les avantages à la clé. Mais c’est justement le contraire, c’est la Chine qui est dans son droit, alors que le président ne cesse par ses incohérences, ses coquetteries stupides à l’égard des médias, les leurres qu’il tend devant les problèmes des français, le chômage qui menace en particulier de fragiliser la france, son économie mais aussi le symbole qu’elle a parfois pu représenter.

Au lieu de provoquer la Chine, la réaction européenne avec à sa tête notre petit président ferait mieux de songer à faire face aux graves menaces qui pèsent sur l’emploi, sur la vie des populations de notre continent. Arrêtez les provocations, et créez les conditions mondiales d’une véritable lutte contre la crise. Il est inadmissible que le président des français, le président en titre de l’Union Européenne se conduise avec une telle légéreté et une fois de plus mène sa politique avec comme seul objectif de faire l’événement médiatique, et confonde la fonction présidentielle avec celle de rock star.

Danielle bleitrach

Voici pour mémoire le rappel d’un article de Dominique Bari paru dans le journal l’humanité en août 2008.
Qui est vraiment « Sa Sainteté le dalaï-lama » ?

(paru dans l’Humanité du 12 août 2008)


Bouddhisme. Le dalaï-lama est effectue depuis le début de la semaine une visite de douze jours en France qui se dit à caractère religieux. Elle s’inscrit dans une campagne politique sur la crise tibétaine.
Chef spirituel et temporel du peuple tibétain, le 14e dalaï-lama, réincarnation du 13e et remontant le fil du temps, incarnation physique du bodhisattva de la compassion, c’est-à-dire le bouddha en devenir, s’impose en référence médiatique internationale incontournable. En ce début du XXIe siècle, n’est-on pas tenté de saluer là un net progrès de l’intelligence humaine ?

Depuis qu’il parcourt le monde, l’hôte aujourd’hui de la France pour une douzaine de jours a su mener sa barque. Mais son nom ne signifie-t-il pas « océan de sagesse », vaste profondeur dans laquelle il puise et façonne des déferlantes d’ambiguïtés sous un visage de vieux gourou sympathique et volontiers railleur.

Quand le dalaï-lama flirtait avec la CIA
Selon la doctrine bouddhiste tibétaine, chaque être se réincarne après sa mort. À l’âge de trois ans, Tenzin Gyatso est reconnu, grâce à une série de signes, comme la réincarnation de ses treize prédécesseurs. Le 22 février 1940, il est intronisé dalaï-lama à Lhassa, la capitale du Tibet.

Il a alors quatre ans. « On me demande souvent si je crois réellement cela, disait-il en 1991. Il n’y a pas de réponse simple à cette question. Mais (…) considérant mon expérience dans cette vie et mes croyances bouddhistes, je n’ai aucune difficulté à accepter que j’ai un lien spirituel avec les treize précédents dalaï-lamas (…) et avec le Bouddha lui-même. » Voilà pour la filiation. Côté fréquentations, elles sont tout aussi complexes.

Il est vrai qu’enfant, le saint homme a reçu un nazi autrichien comme précepteur. L’un de ces alpinistes qui attaquaient l’Eiger pour, au retour, avoir le plaisir d’être décoré par Hitler. Le dalaï-lama n’a jamais renié ce maître, auteur de Sept Ans au Tibet, auquel il a rendu visite jusqu’à sa mort. Il eut par la suite d’autres liaisons dangereuses comme le gourou japonais de la secte Aum, Shoko Asahara, qui, en 1995, s’illustra en empoisonnant par gaz les passagers d’un métro de Tokyo, entraînant la mort de plusieurs dizaines de personnes et la contamination de 5 500 autres. Selon une enquête du magazine allemand Stern, les deux hommes se seraient rencontrés à cinq reprises à partir de 1987. Le journaliste Christopher Hitchens, auteur de l’ouvrage His Material Highness, estime que le gourou aurait en outre contribué à hauteur de 1,2 million de dollars à la « cause tibétaine ».

Entre-temps, dans les années soixante, c’est avec la CIA que flirtait le dalaï-lama à raison d’une aide financière et de l’entraînement de groupes armés tibétains renvoyés sur le Toit du monde pour tenter le coup de main contre l’armée chinoise. Les faits sont connus, révélés et confirmés par les agents américains eux-mêmes. Mais l’image médiatique du prix Nobel de la paix en 1989 est telle que personne n’ose vraiment s’en émouvoir !

« Vouloir comprendre la “question tibétaine” à partir des déclarations du dalaï-lama et de ses disciples serait comme vouloir reconstruire la Révolution française en se fiant aux “analyses” de la réaction des nobles réfugiés à l’étranger, et qui tendaient à placer tous leurs espoirs dans les baïonnettes des puissances contre-révolutionnaires », écrit un spécialiste de la région.

Interviewé par le Nouvel Observateur en juin dernier, le chef tibétain ne confiait-il pas que, avant 1959, le Tibet était « fondamentalement » « une société heureuse, une humanité heureuse, paisible en général ». En fait, un régime théocratique des plus arriérés.

Sous son règne, aristocrates et religieux possédaient 95 % du territoire. Les paysans étaient dans leur majorité réduits au servage. Et dans le registre des « lois », les codes 13 et 16 donnaient le moyen de calculer le juste prix du manant que le seigneur souhaitait vendre ou acheter. Une sorte de charia tibétaine donnait le droit à l’autorité de mutiler pour punir.

L’obligation politico-religieuse
Que revendique aujourd’hui celui qui se considère comme « le porte-parole libre du peuple tibétain » ? Officiellement, le dalaï-lama se présente comme un modéré, partisan de la ligne médiane. Face aux indépendantistes, il ne réclame « que l’autonomie du Tibet ». Mais sur son étendue dite historique qui engloberait les provinces du Gansu, du Qinhaï, une partie du Sichuan et du Yunnan, où vivent des petites minorités tibétaines, soit près du tiers de la Chine. Quant au régime politique envisagé, il fleure bon un retour à la théocratie, bien que le principal intéressé s’en défende. Pourtant, la séparation entre sphère politique et sphère religieuse est bien absente.

La « Constitution » établie par le gouvernement en exil se conclut avec une « résolution spéciale », approuvée en 1991, dans laquelle on proclame l’obligation politico-religieuse de la « foi » et de l’« allégeance » à l’égard de « Sa Sainteté le dalaï-lama », appelé à « rester avec nous à jamais comme notre chef suprême spirituel et temporel ».

Dominique Bari

9 Réponses vers “La Chine a raison, et Sarkozy viole le droit international par danielle bleitrach”


  1. 1 eva journaliste-resistante 27 novembre 2008 à 7:43

    Bonjour Danielle

    J’ai une nouvelle technique pour annoncer tes articles, va voir

    http://r-sistons.over-blog.com

    amitié eva

    J’essaierai de le faire régulièrement

  2. 2 socio13 27 novembre 2008 à 11:01

    Les Chinois ont fait des déclarations trés limpides, elles visaient directement notre brillant président…

    “La date du sommet dépendra du moment où la France, qui assure la présidence de l’Union européenne, adoptera des mesures concrètes pour créer les bonnes conditions nécessaires pour ce sommet”, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Qin Gang.

    Pékin a reporté le sommet entre la Chine et l’Union européenne (UE), prévu lundi à Lyon (centre-est de la France), afin de protester contre une rencontre entre le dalaï lama et Nicolas Sarkozy le 6 décembre en Pologne.

    Le sommet France-Chine qui devait se tenir le lendemain à Paris en présence du Premier ministre chinois Wen Jiabao a également été reporté, selon la présidence française.

    “En Chine, il y a un dicton: ‘celui qui cause le problème doit le résoudre’. Ce n’est pas la Chine qui a provoqué cette situation”, a affirmé le porte-parole lors d’un point-presse régulier.

  3. 3 j.michel 28 novembre 2008 à 4:39

    Je viens du blog de Vincent Jauvert sur lequel vous avez laissé votre adresse pour ceux qui sont intéressés par la question de la Chine.
    Je n’ai lu que cet article, et je ne vois pas la raison que vous avancez pour refuser à Sarkozy de rencontrer le dalaï lama, sauf pour faire plaisir aux autorités chinoises.
    Que ces dites autorités utilisent la puissance de la Chine pour ne plus se faire monter sur les pieds chez eux, admettons.
    Qu’elles utilisent le nombre de chinois, auxquels elles ne demandent d’ailleurs pas leur avis, pour nous dire “nous sommes un grand pays”, très bien.
    Qu’elles utilisent les modes d’exploitation de l’homme par l’homme communistes plutôt que capitalistes, c’est leur choix.
    Mais pourquoi interdire à Sarkozy la rencontre avec le Dalaï Lama et ne rien dire lorsqu’il rencontre le pape ?
    Les autorités chinoises veulent nous interdire le libre choix de nos invités et de nos amis.
    Qu’on connaisse ou ne connaisse pas la Chine, c’est une intervention dans nos affaires internes.
    Pire, c’est une atteinte au droit d’asile.

  4. 4 RICAUD 28 novembre 2008 à 4:48

    Vous trouvez que le communismes n’a pas fait assez de tord, la vérité n’a pas été (pour les dirigents) la clarté même.

    Je vous souhaite de vivre 12 mois comme certain dans la précarité des Russes, cela même intellectuels qui génent le pouvoir en place.

    Mais peut être que votre gagne pain c’est de faire ce journal médisant des politiques en place.

  5. 5 socio13 28 novembre 2008 à 5:07

    J.Michel

    il y a beaucoup d’articles sur ce blog concernant la Chine, et pour connaitre la situation de la Chine, les conditions de travail, la politique chinoise il ne suffit pas de lire cet article.Comme je mesure que vous avez l’air d’être un esprit curieux, je vous conseille d’utiliser cette documentation.

    Vous semblez oublier, et c’est là qu’il serait intéressant que vous connaissiez un peu mieux la réalité qu’aucune instance internationales n’a jamais dit que le Tibet n’était pas Chinois, il y a dans ce blog un énorme dossier là-dessus.

    Le dalaï lama est financé par la NED, et il n’est pas un chef religieux, mais un indépendantiste devenu terroriste. Que dirions nous si à la veille d’un sommet les Chinois recevaient des indépendantistes corses?

    Car c’est bien là toute l’ambiguité que fabriquent nos “droits de l’hommistes” apointés : ils fabrqieunt un saint homme, un prix nobel de la paix à partir du moment où il s’agit d’un allié qu’ils veulent utiliser. Si je ne suis pas une fanatique des liens que sarkozy entretient avec le pape et l’opus dei par madame Boutin, dans ce cas il ne s’agit pas d’un religeux mais d’un leader politique qui veut répurer son pouvoir féodal.

    Donc aller le rencontrer en même temps que le sommet Chine-Europe et même france-europe est une provocation de la part de sarkozy. C’est un camouflet qui redouble l’ignoble opération lorsd du passage de la flamme olympique à paris, ce que vous semblez avoir complémtement oublié. Il était inadmissible de tolérer cela et la police française a laissé toute latitude aux provocateurs. N’importe quels grevistes qui tenteraient de mettre une banderole sur notre dame ne tiendrait pas cinq minutes, il fazllait que la police ait des ordres pour qu’un groupuscule puisse lmettre un tel désordre. les Chinois ne l’ont pas oublié.

    Donc un conseil, lisez les nombreux articles consacrés à la Chine dans ce blog, ceux sur le Tibet et après vous aurez un autre son de cloche. Et quelques connaissances…

    Ricaud,

    si vous connaissez quelqu’un capable de me payer pour être “m”disdante” à l’égard des pouvoirs en place, veuillez me l’indiquer, je suis ouverte à toutes les propositions…

    Danielle bleitrach

  6. 6 socio13 28 novembre 2008 à 5:16

    Un mot encore Ricaud, je ne sais pas si vous êtes au courant mais la Russie n’est plus communiste, l’URSS l’était. Effectivement depuis la fin du communisme, la Russie a à peine récupéré le niveau de production aujourd’hui de l’ex URSS, et il règne une terrible précarité….
    Reveillez-vous les méchants bolcheviques ne sont pas en train de mettre en faillite Wa&ll street, provoquer une vague de chômage sans précédent, les émeutes de la faim, la guerre en irak, les tortures de guantanamo… réveillez-vous tout ça c’est le capitalisme…

    DB

  7. 7 alain girard 28 novembre 2008 à 5:20

    Ricaud a raison d’évoquer la précarité des russes d’aujourd’hui il omet un détail de taille
    la Russie n’est plus un pays socialiste et se trouve dirigée par les hommes du capital…
    Sinon je ne vois pas pourquoi Danielle serait rémunérée pour ses articles et pas moi pour mes zolies zimages
    Marre des discriminations moi

  8. 8 GARRIER Claude, journaliste 2 décembre 2008 à 5:59

    Pour abonder dans le sens montré par Dominique Bari, il faut souligner que l’actuel président de l’Europe est le fils d’un hobereau hongrois ; il a déformé son nom, Nicolas Sarközy de Nagys-Bocsa pour masquer son hérédité et la culture dont il est porteur. Le “Régent du royaume”, l’amiral Miklós Horthy, pour vider le traité de Trianon (1920) de son contenu, a fait alliance avec l’Allemagne nazie. Le premier ministre Kálmán Darányi (1936-1938) promulgue les premières lois anti-juives. Après une velléité de rapprochement avec la Grande Bretagne, son successeur Béla Imrédy (1938-1939) prend un tournant pro-allemand et pro-italien ; il prend un tournant pro-allemand et pro-italien et fait adopter de nouvelles lois anti-juives plus contraignantes. Pál Teleki, nouveau premier ministre adopte des dispositions encore plus raides ; en 1939, le parti fasciste « croix fléchées » est en seconde place. La même année, la Hongrie récupère une partie de la Tchécoslovaquie et de la Roumanie. Le 20 novembre 1940, sous la pression allemande, le premier ministre hongrois Pál Teleki adhère au pacte anti-Komintern et la Hongrie devient alliée de l’Allemagne, de l’Italie et du Japon. La Hongrie déclare la guerre à l’URSS le 27 juin 1941 ; son armée envahit l’URSS le 1er juillet suivant ; elle renforce ses lois anti-juives et participe à l’invasion de la Yougoslavie et à divers massacres.
    Quel rôle le hobereau Paul Sarközy de Nagy-Bocsa dans ces évènements ? Comment son fils pourrait-il condamner ouvertement l’Histoire de son pays d’origine ?
    Les Russophones qui ont le souvenir de ce que fut la réalité de la vie dans l’URSS, les moyens mis à la disposition des universités, les logements, les salaires ponctuellement pays, etc, les souvenirs sont nostalgiques, la politique de Gorbatchev, un ensemble d’erreurs, le règne de Boris Eltsine, un désastre.
    Il serait bon de rappeler les crimes de l’Eglise romaine et de les comparer avec ceux du stalinisme. On pourrait aussi comparer ces derniers avec ceux qui ont été commis au nom du capitalisme absolu prôné par Milton Friedman au Chili, en Bolivie, dans la Russie d’Eltsine et bien d’autres pays.
    S’agissant du Tibet, il faut souligner les prétentions du dalaï-lama à s’en prétendre le chef alors qu’il n’est que celui d’une secte religieuse qui ne fait pas l’unanimité de ce pays ; il faut aussi noter le caractère rétrograde de cette religion, la place qu’elle accorde aux femmes, etc. Au plan politique, le Tibet est lié à la Chine dans un système complexe qui rend contestable la prétention à l’autonomie ; pourquoi ne pas rappeler les droits de la Bretagne ? La réception officielle du dalaï-lama par le président de l’Union européenne ne peut être perçu par Beijing que comme une immixtion dans les affaires intérieures chinoises.
    Voir les Français se vanter d’avoir inventé une laïcité combattante en 1905, défendre les privilèges d’un chef religieux médiéval, pourrait faire sourire.

  9. 9 Elder 8 décembre 2008 à 11:21

    L’Europe est à peine sortie du 45 où elle était largement affaiblie. Une nouvelle aventure serait peut-être un autre affaiblissement mais assurément pas une stratégie pour booster économie de 20 à 50. Je pense que cela ne va pas payer. Les voisins mécontent vont peut-être fermer le robinet pendant les grands moments pour supporter celui qui est offensé dans affaires économique.


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