Un piège appelé Irak par Néstor Núñez

GI'S morts en Irak

GI'S morts en Irak

Le président élu des États-Unis, Barack Obama, a toujours promis qu’en 16 mois, il retirerait les troupes nord-américaines qui se trouvent actuellement en Irak.

En fait, il n’a pas donné de signes d’un possible changement de position. C’est ce qu’ont expliqué les membres de son équipe de transition lors de conversations avec de hauts officiers militaires auprès desquels, il est vrai, son idée n’a pas rencontré beaucoup d’échos,
Cependant, d’autres sources politiques précisent qu’il ne lui sera pas facile de concrétiser cette position, et même qu’elle pourrait arriver à créer de réelles tensions avec certains secteurs du Pentagone.

Ce qui fait qu’avec la nouvelle administration, il pourrait arriver la même chose que lorsque les démocrates avaient obtenu la majorité au Congrès et que le thème jusque là « urgent » de la réduction des effectifs envoyés en Mésopotamie s’était perdu dans les brumes.

Pendant ce temps, l’équipe de George W. Bush, défenseur à outrance des compagnies pétrolières et des entreprises sous contrat qui remplissent leurs bourses en profitant du conflit armé, continue à semer des obstacles pour que la guerre se prolonge, quel que soit le plan prévu par Obama.

C’est la raison pour laquelle, après de longues discussions et malgré le risque de créer de nouveaux problèmes dans le pays occupé, le gouvernement imposé à l’Irak par les États-Unis a décidé d’admettre la présence des troupes d’invasion sur le sol national jusqu’à Décembre 2011.

Des articles de presse provenant de Bagdad expliquent que l’accord, obtenu au bout d’un an d’exténuantes négociations, doit encore être approuvé par le parlement iraquien mais le ministre de Relations Extérieures, Hoshiyar Zebari, a dit que cette ratification était attendue pour la fin du mois.

« Le pacte établit une date limite pour le conflit qui a été l’un des thèmes politiques les plus importants pour les États-Unis, le Moyen Orient et toute la communauté internationale pendant les dix dernières années » , est-il précisé dans ces articles.

Il est certain que Georges W. Bush s’était toujours refusé à fixer le jour du départ des troupes d’invasion, mais le texte antérieurement cité ne mérite pas non plus d’être qualifié de « victoire politique » des autorités de Bagdad, comme certains veulent le faire voir. En tout, cela fera huit longues années d’occupation et d’intromission étrangère si le chronogramme ainsi fixé est appliqué.

Mais tout cela parait peu plausible, d’autant plus qu’il est question d’accords secrets pour permettre la création d’un ample réseau de bases militaires nord-américaines après le départ des 150 000 soldats des troupes d’invasion et pour garantir aux monopoles nord-américains une bonne tranche de gâteau dans le pillage des richesses pétrolières iraquiennes.

C’est pourquoi la question reste sans réponse : Obama pourra-t-il rester fidèle à sa promesse faite aux électeurs, ou bien verra-t-on s’imposer le réseau d’intérêts militaires et monopolistiques qui refusent d’abandonner leur proie?

1 Réponse vers “Un piège appelé Irak par Néstor Núñez”


  1. 1 Philanthropie 26 novembre 2008 à 5:55

    C’est la confrontation très tôt entre les déclarations prometteuses et la realpolitik. Tous les rêveurs idéalistes qui ont fêté la victoire d’Obama risquent de prendre une douche froide, une première d’une longue série? C’est ce que nous encourage à penser notre fatalisme conditionné par trop de politiciens incapable de changer les choses…à moins qu’Obama ne soit vraiment différent des autres? À suivre avec intérêt!


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