Une orgie au coeur de la crise financière par Santiago Brugal Almanza

porcsUne fois terminé son sauvetage, la compagnie d’assurances American International Group (AIG) a organisé un séminaire pour ses directeurs exécutifs et ses assesseurs financiers dans un exclusif hôtel de grand luxe de Phoenix, Arizona. Le coût de cette réunion a été de 343 000 dollars.

La chaîne de télévision ABC a informé que la compagnie a fait de gros efforts pour que cette réunion passe inaperçue. Elle a même évité d’utiliser le logo de la compagnie ou tout autre élément qui permette d’identifier l’entreprise organisatrice de la convention et elle a interdit au personnel de l’hôtel d’utiliser le nom ‘AIG’.

Au début du mois d’Octobre, à moins d’une semaine du jour où les contribuables avaient sauvé AIG de la banqueroute, les directeurs exécutifs de la société buvaient et mangeaient dans l’un des centres de vacances les plus exclusifs du pays, dans lequel une simple chambre coûte plus de 1 000 dollars la nuit.

Le président du comité de supervision de la chambre des représentants des États-Unis, le démocrate Harry Waxman, a manifesté que, pendant que cela se passait, « les américains moyens souffraient économiquement et perdaient leurs emplois, leurs maisons et leurs couvertures maladie ».

Le législateur s’est interrogé sur les multimillionnaires compensations versées à de hauts exécutifs de la compagnie AIG en 2007, au moment où celle-ci enregistrait de fortes pertes, et il les a comparé avec celles qu’ont reçu des dirigeants de la banque d’inversions Lehman Brothers, en faillite. « Dans chacun de ces cas, les compagnies et leurs directeurs exécutifs sont devenus riches en prenant des risques excessifs », a-t-il déclaré. Et il a ajouté : « Quand les risques étaient trop grands, les compagnies ont collapsé, mais leurs dirigeants ont terminé avec des millions dans leurs coffres alors que les contribuables ont dû payer une ardoise de millions de dollars ».

Les dirigeants de ces deux compagnies ont refusé de reconnaître leurs parts de responsabilité. Le principal exécutif de la compagnie AIG, Joseph Cassano, se maintient dans sa liste d’employés avec un salaire d’un million de dollars mensuels, sans compter les « primes » de fin d’année.

2 Réponses vers “Une orgie au coeur de la crise financière par Santiago Brugal Almanza”


  1. 1 socio13 18 novembre 2008 à 9:00

    Alain, je ne vois pas pourquoi tu mets des cochons, ce sont de braves bêtes qui donnent tout d’elles mêmes et se nourrissent de ce qu’on leur jette… Ce sont des hyènes et encore les hyènes sont-elles utiles puisqu’elles débarassent les charognes…
    Non ce sont des êtres humains, il n’y a que chez l’être humain que l’on trouve des gens qui font du mal pour le plaisir…

    Danielle bleitrach

  2. 2 Jean-Michel Pascal 18 novembre 2008 à 10:17

    Les cochons, ça me fait penser à ceux de la ferme des animaux d’Orwell. On en a de beaux chez nous, en ce moment, à saloper le parti, à envoyer à l’équarisseur des Malabar par milliers.

    Au fond, entre des capitalistes sans vergogne et une direction du parti pareille qui saborde, paye des mille et des cents pour un sondage bidon pour son université d’été bidon bourrée des carriéristes appointés et médiocres, qui va débourser bonbon pour un congrès à la Défense alors que Fabien est vide, que l’l'huma crève de renoncements, j’ai en ce moment le trouble d’y voir plus de similitudes que de différences.


Laisser un commentaire