« Les USA ont pillé les richesses du monde grâce à la domination du dollar », accuse un long article publiée par le Quotidien du Peuple, écrit Shi Jianxun, professeur d’économie à l’université Tongji de Shanghai que nous transmettons ici. Par ailleurs trés officiellement, la Chine a réclamé un ordre international plus juste et la prise en compte des besoins en développement des pays du Sud. La Chine appelle les pays développés et en développement à renforcer leur cooperation pour faire face à la crise financière internationale. Lors d’une conférence de presse régulière tenue jeudi à Beijing, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Qin Gang a déclaré que la coopération devrait être basée sur le principe de l’égalité, du bénéfice mutuel et du respect mutuel. Ce faisant la Chine menait ce sommet en renforçant son leadership régional. Un grand nombre de membres de la Réunion Asie-Europe (ASEM) sont des pays asiatiques en voie de développement qui font face à de grands risques et à beaucoup de difficultés entraînés par la crise financière. “Face à cette crise, la communauté internationale doit prêter une attention particulière aux intérêts des pays en développement afin de maintenir la stabilité économique et financière de ces pays”, a continué Qin Gang . Il souhaite que les dirigeants d’Asie et d’Europe profitent du sommet pour échanger des points de vue sur le renforcement de la coordination pour faire face à cette crise.Source: xinhua.
Les pays européens, comme semblent l’ignorer la quasi-totalité des commentateurs occidentaux, y compris ceux que l’on trouve sur internet, étaient venue en quémandeur auprès de la Chine. celle-ci a répondu en dénonçant l’ancien ordre international dominé par les Etats-unis (cette longue tribune parue dans le quotidien du peuple en témoigne tout en étant qu’une voix officieuse), et en proposant à l’Europe d’autres relations et elle l’a fait à accentuant le caractère collectif régional, voir celui des pays du Sud, sans directement mettre en cause les Etats Unis mais en laissant paraître cette tribunedans le quotien officiel chinois. Est ce la réponse indirecte à la proposition récente de Robert Zoellick, le grand patron de la Banque mondiale qui a réclamé la présence de la Chine dans le G8 (voir article de peter franssen ci-dessus). Il semble que ce soit vraiment autre chose que veuille la Chine , un autre ordre international et pas celui que le prochain G8 va tenter d’imposer autour du FMI et des Etats-unis. L’Europe peut et doit choisir dit en fait la Chine. On comprend mieux la provocation des atlantistes au parlement européen à la veille de ce sommet et le prix Sakharov.
« Durant cette panique, la triste réalité conduit les peuples a comprendre que les USA ont utilisé l’hégémonie du dollar pour piller la richesse mondiale », écrit Shi Jianxun, professeur d’économie à l’université Tongji de Shanghai.
ARTICLE DU QUOTIDIEN DU PEUPLE de Shi Jianxun, Professeur à l’Institut d’économie et de gestion de l’Université Tongji)
L’Asie et l’Europe conjuguent leurs efforts pour faire face aux défis
La crise financière mondiale se déchaîne actuellement et devient de plus en plus violente, tandis que d’autres problèmes qui concernent le monde entier, tels que l’énergie, le changement climatique et la sécurité alimentaire, nous créent des difficultés en s’entremêlant, ce qui fait que la communauté internationale est confrontée à de graves et sérieux défis. C’est juste à ce moment critique que les dirigeants des quarante cinq pays membres de l’ASEM (Sommet Asie-Europe) se réunissent à Beijing pour étudier et discuter des problèmes d’urgence de la situation actuelle, ainsi que pour échanger leurs idées et leurs points de vue et pour coordonner leur position. La décision de l’Asie et de l’Europe de conjuguer leurs efforts pour faire face aux défis lancés au monde entier revêt une importance primordiale.
L’ASEM constitue un important lien et trait d’union reliant l’Asie et l’Europe. Depuis son établissement en 1996, l’ASEM a passé par deux tours d’élargissement et ses membres ont augmenté à 45 pays dont le total de leur PIB dépasse la moitié de celui du monde entier et dont la population et le volume commercial global représentent respectivement 60% de celle et de celui de toute la planète, et c’est pourquoi il possède une influence non négligeable dans la structure mondiale. Dix ans auparavant, pour lutter contre la crise financière asiatique, la deuxième édition de l’ASEM a décidé d’instaurer le Fonds fiduciaire Asie-Europe, afin d’aider les pays asiatiques à rétablir la stabilité financière et à éliminer l’influence de la crise sur la société. C’était alors un exemple réussi de la coopération Asie-Europe dans le domaine des finances. Aujourd’hui, c’est-à-dire dix ans plus tard, une crise financière due à la crise américaine des sub-primes s’est abattue sur les Etats-Unis puis s’est répandue rapidement à travers le monde et elle a apporté de graves et terribles préjudices à l’économie et à la finance des pays de l’Asie et de l’Europe. C’est pourquoi un nouveau sujet d’étude est posé devant la présente édition de l’ASEM : comment travailler main dans la main et conjuguer les efforts pour faire face à cette crise financière mondiale provoquée par les Etats-Unis et jamais vue depuis un siècle et pour construire un nouvel ordre financier international qui pourrait assurer en même temps équité, rationalité et sécurité. Le monde fixe ses regards sur le présent sommet et attend qu’il obtienne de nouveaux succès en ce qui concerne la coopération dans le domaine financier.
Peu de temps auparavant, l’Europe a déjà parlé d’une seule voix. Au sommet qui a pris fin le 16 de ce mois, les dirigeants des vingt sept pays de l’Union européenne ont lancé un appel à prendre des mesures énergiques pour réformer et améliorer le système financier international, pour établir un nouveau système Bretton Woods et pour renforcer le contrôle et la supervision du marché financier mondial afin que l’actuelle crise financière ne se reproduise plus.
Les pays du monde sont confrontés actuellement à de grands risques et doivent subir de grosses pertes en raison de la crise financière étasunienne et ils ont perdu à cause de cela plusieurs billions de dollars US de biens capitaux qui se sont envolés, évaporés et disparus, alors que pour les Etats-Unis, leurs intérêts sont fortement protégés. La rude et dure réalité a fait comprendre aux gens affolés et pris de panique la nature réelle de la position hégémonique du dollar américain et des Etats-Unis qui s’approprient et s’emparent avec toute impudence des biens et des richesses des autres pays du monde. Le dollar américain est en train de perdre la confiance des autres peuples du monde qui ont un besoin urgent de l’établissement d’une nouvelle organisation financière mondiale dotée d’un statut légal dû à un choix au moyen démocratique, car ils pensent que la situation où l’économie mondiale est dominée par les Etats-Unis et où le dollar américain est considéré comme seul et unique mécanisme de règlement monétaire mondial doit être changée. Dorénavant, dans le commerce entre pays de l’Asie et de l’Europe, on peut envisager à ce que le règlement soit effectué au moyen de l’euro, du livre sterling, du renminbi, du yen japonais ou d’autres monnaies, mais cela nécessite un arrangement ou une disposition sur la base d’accords gouvernementaux bilatéraux ou multilatéraux.
Ce qu’on peut prévoir c’est que l’effet de propagation et l’onde choc de la crise financière américaine pourraient s’intensifier et s’aggraver continuellement et que le déclin de l’économie mondiale pourrait devenir une réalité incontestable. Devant la conjoncture actuelle difficile, les pays membres de l’ASEM doivent renforcer la coordination et conjuguer leurs efforts pour prévenir et empêcher la récession de l’économie mondiale, pour promouvoir activement la réforme de l’actuel système financier et monétaire international, pour renforcer le contrôle et la supervision du système bancaire, des sociétés multinationales et transnationales et des institutions financières et pour rétablir la confiance mondiale.
Dix ans auparavant, lors de l’éclatement de la crise financière asiatique, la Chine a promis la non dévaluation du renminbi et a apporté ainsi une importante contribution à l’apaisement de cette crise financière. Maintenant dix ans plus tard, la Chine en tant que pays hôte de l’ASEM a décidé à temps de classer le problème de la situation économique et financière internationale actuelle en tant que principal sujet de l’ordre du jour du sommet, de prendre l’initiative de renforcer la coordination avec les autres membres de l’ASEM et de pousser en avant la coopération Asie-Europe pour faire face à la crise. En tant que le plus grand pays en voie de développement fort de 1,3 milliard d’habitants, en tant que pays du monde disposant de la plus grande réserve de devises et dont l’économie se développe de façon durable et en tant que le plus grand pays créancier des Etats-Unis et un des principaux pays victimes de la crise en question, la Chine adopte une attitude responsable, agit énergiquement et participe activement à la coopération internationale pour préserver ensemble la stabilité économique et financière mondiales. En même temps elle fera des efforts pour mener à bien ses propres affaires, pour maintenir la stabilité de son économie, de ses finances et du marché des capitaux, et cela sera la plus grande contribution qu’lle pourra apporter au monde.
(Auteur de cet article : Shi Jianxun, Professeur à l’Institut d’économie et de gestion de l’Université Tongji)
Source: le Quotidien du Peuple en ligne
On ne sortira de cette crise que si selon le mot de Paul Bocara “on casse la gueule au dollard” en créant une monnaie commune.
Le camarade professeur est gentil avec les gringos,car ce n’est pas simplement de pillage par le dollar que l’on reproche aux USA ,mais de genocide par le dollar que les gringos sont coupables et doivent comparaitre devant une cour de justice internationale pour rendre des comptes. Mais camarade professeur, je comprends que dans le cadre d’un protocole tu ne puisse dire toute la haine que ressentent les peuples du SUD a l’egard des yankees et leur arme de destruction massive que represente le dollar. Je souhaite vivement que tu te souvienne que tous recement les USA et les europeens exigaient que le yuan soit devalué, pour eux la situation de crise qui couvait et que nous avons depuis tres longtemp averti, etait du au yuan qui restait collé au dollar???. En meme temps les gringos faisaient tourner a fond la planches a billet pour le financement des subversions,des guerres ethniques,pour destabiliser des pays, pour la corruption a grande echelle d’hommes politiques ect ect….Et là aucun chef d’etat du groupe du G7 n’a eu le courage de le denoncer.
Maintenant,le dollar est devenu un jeu de monomoli ,ce qui met en peril la “”grande democratie”" des criminels de guerres,mais surtout
la situation des milliardaires et des riches banquiers et financiers
qui refuseront certainement de se plier aux exigences d’un nouvel ordre economique monetaire et financier international. Pour ne pas se faire avoir une consultation plus large est necessaire, et surtout ecarté le FMI comme solution parceque derriere cette preconisation se cache un nouveau jeu des puissances qui feront croire qu’ils ont compris et que maintenant cà ne sera plus comme avant. Oui cà ne doit plus etre comme avant mais pas a leur facon..