L’ouragan Gustav a traversé la province cubaine de Pinar del Rio avec de vents de 200 kilomètres/heures
La Havane, 30.08.08 (acn) Des averses et des vents de 240 kilomètres/heures ont caractérisé le passage de l’ouragan Gustav sur la province de Pinar del Rio, dans la partie occidentale de Cuba. Plus de 250 000 personnes avaient été évacuées dans l’ensemble des provinces menacées dans l’Occident de Cuba. Cuba qui manque de tout à cause du blocus, Cuba a réussi dans l’ordre à faire évacuer sa population, à la protéger, celle-ci est organisée, disciplinée. Et ce terrible ouragan qui a déjà occasionné des morts partout dans les Caraïbes se précipite désormais sur le pays le plus puissant du monde où rien n’est préparé, où la population fuit dans le désordre et seulement la moitié de la population de la Nouvelle orléans a pu partir. Est-ce que les médias vont faire la différence ? Parler de l’exploit cubain, du mépris étasunien ? Bien sûr que non…
Qui dira la bataille cubaine ?
Jamais les ignobles médias français ne daigneront reconnaître les exploits cubains, depuis bien longtemps l’humanité n’organise plus la solidarité avec Cuba, je me souviens encore d’une des raisons qui m’ont fait quitter le PCf, le jour même où l’île subissait un terrible cyclon du nom de Michelle, l’humanité avait fait parler le chanteur lavilliers, celui-ci devait être beurré il avait consacré toute sa chronique à la haine de Cuba, allant même jusqu’à appeler à la rescousse Gabriel garcia marquez l’ami de toujours de Fidel pour dénoncer “l’automne du patriarche”, vomissant sur Cuba et ses prostituées… Pendant ce temps là le pauvre petit Cuba résistait sans aucun moyen financier, étranglé par le blocus, et c’était là l’apport des communistes français, du journal l’humanité à un petit peuple balayé par un cyclone. Voilà pourquoi j’ai quitté le parti, j’ai écris pour protester et bien sûr j’étais déjà interdite.
Alors si l’huma se conduisait comme ça imaginez les autres… Que de plaisanteries obscènes sur Fidel Castro parlant durant des heures à la radio pour organiser l’évacuation. Je me souviens d’un titre : Cuba, Fidel Castro arrêtait même les ouragans” …
C’était effectivement une tradition, toute sa vie Fidel s’est rendu au point le plus périlleux du cyclone pour voir si tout était prêt. Quand il a été trop vieux, il a continué à guider l’évacuation, et quand il a quitté le pouvoir il avait laissé une situation d’organisation et de reponsabilité, un peuple prêt face au cyclone comme d’ailleurs face à une quelconque invasion. Parce qu’il ne faut pas s’y tromper ce que les Cubains mettent en oeuvre face au cyclone c’est l’organisation prévue face à une invasion étasunienne à laquelle ils ne cessent de se préparer, simplement ce jour là ils iront aussi chercher les armes, après avoir protégé les enfants et les vieillards.
Si nous avions un parti communiste digne de ce nom, nous organiserions au moins la solidarité. je me souviens après le cyclone Michelle j’avais organisé une petite solidarité, pas grand chose 500 euros, et si vous saviez tout ce que j’ai pu acheter pour une école enfantine, des couteaux , des fourchettes pour la cantine, réparer un meuble, les livres, des produits de nettoyage, une radio pour la gymnastique en musique, etc;;; ils ont fait une fête pour remercier les amis de France…
Mais revenons aux préparatifs
Selon Olga Lidia Tapia, présidente du Conseil de Défense de la province de Pinar del Rio, des dégâts matériels importants ont eu lieu, notamment dans la localité de Paso Real de San Diego, où de nombreux logements auraient été touchés.
La présidente du Conseil de Défense de la province de Pinar del Rio a déclaré à la télévision cubaine que, malgré les dégâts matériels causés par Gustav, la tranquillité règne parmi la population grâce aux mesures préventives mises en œuvre dans l’ensemble de ce territoire ces trois derniers jours, conformément aux instructions imparties par l’Etat Major national de la Défense civile (DC).
Après avoir déclaré qu’aucune victime n’a été signalée jusqu’à maintenant, elle a annoncé que la rentrée scolaire, qui devait avoir lieu lundi, a été reculée d’une semaine dans toute la province de Pinar del Rio afin de faciliter les travaux de réhabilitation après le passage de l’ouragan.
Gustav est ressorti en mer vers 22 heures (heure de Cuba) par la côte nord de Cuba et s’éloigne maintenant dans le Golfe du Mexique.
Le colonel Miguel Angel Puig, chef des Opérations de l’Etat Major national de la DC, a confirmé à la télévision cubaine que plus 250 000 personnes avaient été évacuées dans l’ensemble des provinces de la partie occidentale de Cuba menacées par Gustav.
Il a rappelé que, après le passage de Gustav sur Pinar del Rio et sa sortie en mer par la côte nord de Cuba, les populations des provinces occidentales doivent s’attendre encore aux inondations côtières qui risquent d’avoir lieu sur le littoral nord, notamment à La Havane.
Le colonel Miguel Angel Puig a rappelé aussi que les populations des régions touchées doivent suivre attentivement les instructions imparties par la DC pour éviter à tout prix la perte de vies humaines.
Avant son passage sur la province de Pinar del Rio, Gustav avait frappé la municipalité spéciale de l’Ile de la Jeunesse, où il a provoqué des dégâts importants mais sans faire de victimes.
Ana Delgado, présidente du Conseil de Défense de l’Ile de la Jeunesse, a confirmé à la télévision que Gustav n’a pas fait de victimes dans ce territoire où les dégâts matériels sont néanmoins très importants.
Elle a mentionné notamment un nombre encore indéterminé de logements endommagés, des inondations inattendues dans certains endroits de l’Ile de la Jeunesse et des interruptions du service électrique avant de signaler l’attention aux personnes dont les logements ont été touchés et le rétablissement des services publics comme les priorités du moment.
La débâcle étasunienne
Après Cuba, voici le ton adopté à la Nouvelle orléans et aux Etats-Unis où les populations doivent se débrouiller et que l’on menace de surcroît.
Le maire a ordonné le départ de tous les habitants. L’ouragan, qui a perdu un peu de sa force, doit toucher la Louisiane et le Texas, aujourd’hui.
« Nous voulons une évacuation à 100 %. Si vous décidez de rester, vous serez seuls », a lancé, hier matin, le maire de la Nouvelle-Orléans, Ray Nagin. Affronter la tempête serait une des plus grosses erreurs que vous pourriez commettre de votre vie. » Il a enjoint les habitants qui comptaient rester à « s’assurer d’avoir une hache, parce que vous devrez vous ouvrir un chemin jusqu’à votre toit, avec de l’eau autour de vous ».
Depuis vendredi, les évacuations volontaires et assistées de la ville de Louisiane ont commencé. Il y a trois ans, quand Katrina avait frappé cette région du sud des États-Unis (1 800 morts), elles n’avaient démarré que la veille du drame. Cependant, hier matin, moins de la moitié du million d’habitants de l’agglomération était partie. Aujourd’hui, la police, les pompiers et les autres personnels d’urgence vont être redéployés hors de la ville, dans des zones plus sûres. L’aéroport a été fermé, hier soir. Les écoles resteront closes toute la semaine. Une équipe réduite, de moins de cinquante travailleurs municipaux, restera sur place.
Le vent souffle encore à 205 km/h
« C’est la mère de toutes les tempêtes », a assuré Ray Nagin. Peut-être. Ou peut-être pas. Après avoir atteint, samedi, le niveau 4 sur l’échelle de Saffir-Simpson (qui compte cinq niveaux), Gustav a été rétrogradé, hier, en catégorie 3. « Les rafales de vent ont diminué à environ 205 km/h (contre 240 km/h auparavant), a annoncé le Centre national des ouragans. Gustav va rester un important ouragan jusqu’à ce qu’il touche terre. »
Il ne sera peut-être pas le monstre de catégorie 5 (vents à plus de 250 km/h, montée des eaux supérieure à 5,5 m) craint par Ray Nagin, mais une tempête majeure. Katrina, qui avait dévasté et endeuillé La Nouvelle-Orléans, était, lui aussi, un cyclone de catégorie 3.
Le passage de Gustav sur Cuba, samedi, a provoqué des dégâts considérables dans l’ouest de l’île, mais n’aurait tué personne. Seuls des blessés seraient à déplorer. La semaine dernière, l’ouragan avait causé la mort de quatre-vingt-une personnes à Haïti, en République dominicaine et en Jamaïque.
Hier, le cyclone était dans le golfe du Mexique. Son oeil, large de 60 km, avance à petite vitesse (environ 25 km/h), mais son rayon d’influence atteint 500 km. Les principales compagnies pétrolières, BP, ConocoPhilips et Shell ont évacué leur personnel des plateformes pétrolières du secteur, qui fournissent un quart de la production américaine de pétrole brut. 96% de la production sont interrompus.
Aujourd’hui, Gustav doit atteindre les côtes de Louisiane et du Texas. L’état d’urgence fédéral a été déclaré, dès vendredi, par le Président. L’administration Bush sait ce que l’impréparation face à Katrina lui a coûté en popularité .
Honnêtement est-ce que le parti communiste français et même les communistes de n’importe quelle obédience ne devraient pas manifester leur solidarité face à Cuba dans le cyclone comme d’ailleurs face à ce cyclone permanent du blocus ? Est-ce qu’ils ne devraient pas être fiers de leurs camarades cubains ? Est-ce qu’il n’y a pas au moins la possibilité dans ce monde d’insécurité où les faibles sont balayés par les vents mauvais de reconnaître la supériorité du socialisme, l’existence de droits collectifs autant que de pseudo-libertés individuelles qui se résument à voter sans aucun choix ou à avoir une presse complètement menée par les puissances d’argent.
commenté par Danielle Bleitrach
J’ ai adhéré au Pcf quelques jours après la victoire du non au référendum sur la constitution européenne.J’ étais plein de naiveté,me disant qu’ un processus était en marche et je voulais y participer à mon petit niveau…mais après avoir discuter avec plusieurs militants lors de rencontre à mon domicile ou en réunion j’ ai eu très vite l’ impression de me sentir seul concernant mon attachement forcené à la laicité,aux valeurs du marxisme et surtout mon soutient à Fidel et au peuple cubain.J’ ai vu très vite qu’ on me prenait pour un extraterrestre à m’ interroger sur l’ identité du Pcf et son identité marxiste et internationaliste dans un période ou nous devions voter sur des motions pour la ligne du parti.J’ ai commencé à douter du choix de mon adhésion et les deux goutes d’ eau qui m’ ont fait jeter l’ éponge comme toi Danielle (toutes proportions gardées car je n’ y suis resté que 6 mois) ont été la pub pour la privatisation d’ Edf sur le site de l’ huma et la campagne d’ adhésion au parti sur son site en mettant un nez de clown au Che ….Certains diront que c’ est lache de partir et de rester dans son coin…mais j’ assume je suis allé 3 fois à Cuba je milite tout seul dans mon cercle d’ amis ,de connaissance j’ essai de faire passer parfois des messages à mes clients étant artisan…et je rêve qu’ un jour un parti (j’ espère le Pcf vu son histoire) reviendra sur le chemin du combat marxiste et n’ oubliera pas ses camarades cubains et progressistes du tiers monde….en attendant j’ éduque mes enfants pour leur ouvrir les yeux sur les valeurs humaines dénigrées dans notre société mais qu’ ils ont pu voir à Cuba…Comme me disait Maxime Vivas lors d’ une rencontre à Toulouse pour la présentation de la biographie de Fidel par Ramonet “nous sommes des communistes orphelins de parti” et c’ est dur de se sentir impuissant quand l’ ump saccage le pays et que le Ps dans sa majorité n’ a rien de mieux à proposer que la même politique et le même alignement sur la politique internationale…Alors voilà Danielle je suis autant outré que toi de voir nos médias et notre classe politique entière pcf inclus de passer sous silence l’ organisation cubaine dans le cas de catastrophe naturelle ….mais ce serait admettre du positif d’ un régime qui leur renvoie à la figure leur propre faillite humaine…
Salutations fraternelles
Sébastien
Mon cher Sébastien, nous, les anciens membres du PC, nous avons tous quelque chose de commun, même si nous sommes uns:
tu souffres d’une trahison comme je n’ai pas supporté celle de MP VIEU dans les HP, lorsqu’elle et son ou ses complice(s) ont manipulé le choix des communistes, lorsqu’ils ont été consultés pour le choix d’une liste PC ou d’une liste avec la “gôche” qui nous étrangle depuis 30 ans. A ma grande surprise, les cocos du 65 ont “choisi” de continuer à être étouffés par les soces, et Vieu a été élue conseillère régionale. Ecoeurement, colère, parce que je sais comment l’opération a été magouillée, j’ai rendu ma carte.
Aujourd’hui, je reviens : pour empêcher la démolition de mon Parti, je reprends la carte. J’espère que nous serons le + nombreux possible afin que ces gens-là, les liquidateurs, n’aient plus les mains libres pour accomplir leur sale boulot. Penses-y: on ne sera pas trop nombreux, il y en a tant qui laissent faire, incrédules, parce que pour eux, notamment les plus âgés – les plus nombreux – le parti est et a toujours été INFAILLIBLE !!
Car le socialisme est plus que jamais d’actualité.
SOLIDARITE de CUBA SI France
Avec un peu de chance, et, beaucoup de prévoyance les autorités cubaines ont évité toutes pertes humaines lors du passage de l’ouragan Gustav sur l’Ile de la Jeunesse et la pointe occidentale de Cuba.
Toutefois les dégâts occasionnés par la tempête sont très lourds et nôtre association entend organiser une collecte de solidarité envers ces provinces pour apporter une première aide aux réparations d’urgence, tant au niveau des infrastructures collectives que des habitations
Nous invitons les amis du peuple cubain ainsi que nos adhérents à adresser leurs dons à l’ordre de :
CSF Solidarité Gustav – 94, boulevard Auguste Blanqui 75013 PARIS
Nous vous remercions par avance pour votre générosité.
Cuba Si France.
A Cuba Gustave était au maximum aucun mort, en Louisiane le cyclone avait baissé jusqu’au niveau minimal il y a eu néanmoins 7 morts… Comme le dit cet article rien n’a changé en Louisiane, ces morts ne sont pas les victimes du cyclone mais celle d’une sytème…
Lafayette, en Louisiane, “rien n’a changé depuis Katrina”
LE MONDE | 02.09.08 | 14h41
A LAFAYETTE (LOUISIANE), ENVOYE SPECIAL
Il y a les hôtels trois étoiles, les une étoile et les centres d’hébergement de la Croix-Rouge. Les premiers, chers, sont plutôt occupés par des Blancs. Les deuxièmes et les troisièmes essentiellement par des Noirs. Lundi 1er septembre, la Louisiane dénombrait 2 millions de déplacés. Ici, à Lafayette, quatrième ville de Louisiane, 11 0000 habitants, qui en a accueilli en un week-end 50 000 avant le passage de l’ouragan Gustav, aucun hôtel n’a baissé ses tarifs en ces circonstances exceptionnelles.
“Rien n’a changé depuis Katrina”, dit Bill Boudreaux, 50 ans, un comptable qui vit à Thibodaux, à 100 km de la Nouvelle-Orléans. “Cette fois, le gouverneur et les municipalités ont pris les devants. Mais dans ces moments-là, la différence entre richesse et pauvreté apparaît la plus crue.” Pauvres ou plus aisés, tous racontent la même histoire. Certains se souviennent du cyclone Andrew, en 1992. Ils ont connu Lily, en 2002, puis “le pire”, Katrina, en 2005. Tous, cette fois, sont partis “avant Gustav”. Ceux rencontrés évoquent le sentiment d’abandon qui les avait saisis il y a trois ans et espèrent que les dégâts n’atteindront pas la même dimension. Même si Bobby Jindal, le gouverneur républicain de Louisiane, les prévoit “très importants”. Et très vite, tous évoquent leur bête noire : les compagnies d’assurances. L’après-Gustav en dépend. Et l’expérience leur fait craindre le pire.
“Durant Katrina, notre toit s’est envolé, dit Joseph Milton, 50 ans, chauffeur livreur à Franklin, sur le golfe du Mexique. L’assurance m’a reproché une toiture inadaptée aux vents violents. La maison était inhabitable, j’ai dû acheter un mobil-home.” Il dit avoir perdu au bas mot 30 000 dollars. Il était parvenu à se reloger et voilà qu’à nouveau, il laisse tout derrière lui. “Je prie”, poursuit-il, parce que sa petite maison est bien moins solide que celle qu’il a déjà perdue une fois.
Déplacée au Texas en 2005, Eunice Amedee, 65 ans, institutrice à la retraite à la Nouvelle-Orléans, avait retrouvé sa maison dévastée. Avec ses économies et le “presque rien” alloué par l’assurance, elle a fait confiance à un entrepreneur pour la réhabiliter. “Au téléphone, il me disait que les travaux avançaient. Réfugiée chez un cousin, loin de la ville, sans moyen de transport, je ne pouvais pas vérifier. En réalité, il ne faisait rien.” Un marlou parmi d’autres qui ont profité de la crédulité des sinistrés. Il lui a pris “presque 100 000 dollars, dit-elle, une vie de travail”. L’hôtel très bas de gamme où elle a trouvé refuge, elle le paie de sa poche. Comme M. Boudreaux, qui, plus fortuné, est mieux logé. Mais sa police d’assurance “ne couvre pas ce type de dépense exceptionnelle, sauf si j’étais parti après que ma maison eut été détruite”. Il ajoute : “Si je dois rester cinq nuits, j’en serai de 1 000 dollars, ce n’est pas rien.” Dwayne Toups, cuisinier, 42 ans, pensait rester dans la bourgade où il vit, Abbeville. Puis la peur l’a emporté. Il était midi lorsqu’il est entré dans Lafayette, parmi les tout derniers. Dans une ville morte. Aéroport fermé dès dimanche, comme tous ceux de l’Etat. Transports routiers interrompus. Joey Durel, le maire, avait décrété le couvre-feu de l’après-midi au mardi matin. Intention louable mais inutile : plus personne ne s’aventurait dans les rues jonchées de débris et de feuillages depuis la veille. Sur la bande FM locale, une chaîne de grande distribution vantait ses “offres spéciales : faites trois jours de stocks, quatre si vous le pouvez”. Mais ici, magasins, stations d’essence, restaurants, aucun n’avait ouvert.
Après une matinée d’attente, ciel touchant terre, pluie fine constante, l’ouragan est arrivé avec une puissance déclinante – à 145 km/h “seulement” – mais dans un tourbillon se déplaçant au ralenti, donc plus dangereux. Il a atteint son acmé vers 16 heures, coupant par moments l’électricité sur la ville, et définitivement l’accès à la télévision. En soirée, il baissait nettement d’intensité. Mais les pouvoirs publics, craignant plusieurs jours de fortes précipitations, insistaient pour que les déplacés attendent avant de rentrer chez eux.
Bill Boudreaux attendra. Il a pris avec lui son ordinateur : accessoirement, il écrit. Son troisième roman doit paraître dans deux mois. Il s’intitule Le Fou de la Nouvelle-Orléans. Il y sera question de la petite criminalité qui s’était emparée de la ville il y a trois ans et des internés psychiatriques, errant à l’abandon. “Le traitement des déshérités, des déshumanisés, c’est à cela que l’on juge une société”, dit-il. Cette fois, ces images de désolation n’ont pas submergé les écrans. Les déplacés admettent que les pouvoirs publics ont “anticipé”.
Clarence Ray Nagin, maire démocrate de la Nouvelle-Orléans, a même accéléré la panique en annonçant “la mère de tous les ouragans”. Le gouverneur, Bobby Jindal, a multiplié les interventions sur le terrain et les “points médias”. Il a appelé la Maison Blanche à puiser dans les réserves stratégiques de pétrole pour garantir l’approvisionnement en carburant de son Etat. La venue du candidat républicain, John McCain, a été appréciée. “Katrina hante les élus américains, dit M. Boudreaux. Aucun ne veut plus se retrouver accusé de négligence.” Reste, parmi les déplacés, un sentiment mélangé d’injustice et de fatalisme. Brandon Kays, 23 ans, sans emploi, a perdu sa “petite maison” il y a trois ans. “C’est une malédiction. Bush habite dans l’Etat voisin [le Texas], pourquoi ça ne lui arrive jamais, ce genre de truc ?” Joseph Milton : “Ces cataclysmes surviennent maintenant trop souvent.” Il y voit l’effet du réchauffement climatique. “Les saisons sont bouleversées. Il fait de plus en plus chaud en Louisiane, les averses y sont plus fortes, les vents aussi. Et ça, personne n’y pourra grand-chose avant longtemps.”
Sylvain Cypel
Salut Alain; ça y est, je me remets, tu es de Cuba si France. Comme quoi j’ai la comprenette réduite au minimum parfois ! Coucou en passant alors ! C’est super de pouvoir mettre des visages sur des noms. Moi j’ai des nouvelles de l’un de nos artistes à La Havane. Quelle dignité, pareil. “Tu as besoin de quelque chose, des médicaments…. ?” … “Non rien, tout va bien, la Sécurité civile a fait le necessaire…etc …” Ils sont fiers d’être cubains !!! Leur révolution leur colle à la peau, et ça leur va bien. Franchement, ça donne envie !
désolé mon amis mais je suis de Cuba Coopération
quand à mon visage ben cela ne doit pas être le bon
moi je suis beau en tout cas.
Un jour je mettrais ma photo et vous les cierges devant. Voila.
Youps ! Sorry l’ami !
Alors…
“Haré sur image”
…et arret Krishna !”
j’ai confondu, effectivement. Mais comme tu avais donné les coordonnées de Cuba si, j’ai cru que… ben non !
hiiiiiiiiiiii