Il me semble que nous mesurons mal la gravité de la situation et pourquoi les périls grandissent, le fond en est une crise économique dont la violence augmente de jour en jour, et face à laquelle ceux qui jusqu’ici ont tenu les manettes en orientant toute l’économie dans le sens de leur profits sont de plus en plus impuissants. Il ne leur reste plus qu’à organiser guerre et chaos pour tenter d’arracher par la spéculation et le meurtre ces gains monstrueux pour lesquels le capital à son stade financiarisé éprouve quelque chose de l’ordre de l’addiction, il a besoin de sa piquouse de profit quitte à en crever, à tuer tout ce qui est autour de lui comme le junkie ordinaire.Cet héroïnomane du profit erre à travers la planète à la recherche d’un mauvais coup en ne maîtrisant plus rien, guidé par son désir de mort.
Les Etats-Unis sont impuissants , les leviers ne répondent plus
Chacun a dit la faiblesse économique des programmes économiques des deux candidats à la Maison Blanche, face à l’ampleur de la crise qui secoue les Etats –Unis, le niveau du débat au-dessous de la ceinture, les coups de Jarnac du type « Obama ressemble-t-il ou non à Paris Hilton » manifestent plus que l’habituel dévoiement. Tous les grands leviers néo-libéraux de la politique économique sont déjà actionnés à fond et la machine reste poussive. En Europe, la situation est tout aussi préoccupante et, comme l’a reconnu Trichet,le scénario du pire se confirme. Les prévisions optimistes tablent sur l’impossibilité de redresser la situation dans une période de trois ans. La rentrée va être plus que difficile.
Quels sont ces « leviers » qui ne répondent plus, d’abord la politique monétaire. Si en Europe, Trichet continue à voir le pire ennemi dans l’inflation. La Réserve fédérale, la banque centrale de Etats-Unis est coincée entre deux risques symétriques : l’activité se ralentit de plus en plus, les consommateurs n’ont plus les moyens de s’endetter, ce qui a été jusqu’ici dans une situation de pression sur les salaires le grand moyen de la croissance, le chômage monte inexorablement. Le levier monétaire est donc la diminution des taux d’intérêt pour que l’emprunt puisse repartir à la hausse tant du côté des consommateurs que des investissements des entreprises. Mais ces taux sont déjà au plancher, à peine 2% pour le taux de référence. Et les prix augmentent de plus en plus vite. Le prix des dépenses de consommation a augmenté de 0, 8% en juin, la plus forte hausse depuis 1981, l’indice des prix à la consommation a pris 5% en un an. Si l’on continue a accroître l’écart entre prix et taux d’intérêt on va droit dans le mur selon les prévisions économiques. Trichet lui a choisi : on conserve la priorité de la lutte sur l’inflation quitte à accroître la récession.
Le deuxième levier c’est la politique budgétaire. Les baisses d’impôt, chez nous le « bouclier fiscal », ceux accordés au printemps par Bush non seulement concernent la couche la plus aisée de la population, celle qui paye des impôts ou les entreprises dont on pense qu’elles vont le répercuter en pouvoir d’achat et qui n’en font rien l’argent partant vers la spéculation, ces baisses d’impôt ont de fait à peine couvert l’érosion des revenus par la flambée du prix du pétrole, même si celui-ci baisse il y a peu de chance que cela soit répercuté à la pompe de manière significative. Le déficit étasunien dépassera 400 milliards de dollars en 2008 et pourrait approcher les 500 milliards l’an prochain, à en croire les prévisions publiées la semaine dernière par la Maison-Blanche. Certes, c’est à peine plus de 3 % de l’énorme PNB américain. Mais il est difficile, dans ces conditions, d’enclencher un vaste plan de soutien de l’économie en conservant la confiance des investisseurs susceptibles d’acheter les obligations nécessaires à son financement. Les dépenses de la guerre en Irak pourraient être réduite mais c’est oublier que là encore la contraction existe : si on baissait les dépenses militaires, on priverait l’économie d’une de ses rares capacités grâce à l’intervention étatique à dynamiser l’économie. La guerre est devenue indispensable à un système pour lequel elle constitue une charge insupportable et le grand facteur de direction d’une croissance difficile. La dernière fois qu’un président américain a pris les rênes d’une économie aussi ralentie, c’était en 1981. Mais Ronald Reagan avait changé les règles du jeu. Il avait fait ce qu’on appellerait en France une rupture. Il avait, par exemple, augmenté les dépenses militaires de 40 % en cinq ans, et il avait même réussi se faisant à faire s’effondrer l’URSS qui dans cette course aux armements consacrait 45% de son PIB aux dites dépenses, et sous l’effet conjugué de la crise partie des Etats-Unis et de ces dépenses d’armement avait littéralement implosé.
C’est pour cela que les deux candidats à la maison blanche ont fini par se rejoindre sur le thème du patriotisme et sur de fait la poursuite et l’amplification d’une politique agressive. C’est pour cela que nous n’avons rien à attendre de l’un ou de l’autre, ce sont les candidats du capital et celui exige sa part de sang et d’or, sa piquouse de profit.
L’impérialisme a du mal à actionner l’arme commerciale
Les Etats-Unis ne parviennent pas plus à employer l’arme commerciale, qui leur permettrait d’ouvrir de nouveaux marchés aux exportateurs. Les récentes injonctions à l’encontre de Pékin que vient de formuler le secrétaire au Trésor, Henry Paulson, ressemblent à un aveu d’impuissance. L’Amérique n’a plus guère de moyens de pression sur la Chine, la Russie ou les émirats. D’autant plus que leurs capitaux sont indispensables à son équilibrage financier.. .
L’échec du cycle de Doha a témoigné du refus de l’impérialisme de changer mais aussi de la volonté naissante des pays du sud de résister à leur diktat. les institutions financières n’arrivent plus à se gérer elles-mêmes. C’est la forme la plus charognarde, celle des fonds vautours assortis aux procés en justice sous couvert de pratques dictatoriales qui sont l’ultime racket, celui qui préside à l’intervention armée.
Il ne reste plus aux impérialiste, aux transnationales, au système financier à leur botte, aux gouvernements occidenataux, à leurs coalitions militaires, à leurs gangsters séparatistes, à leurs mouvements d’extrême droite ou fondamentalistes, à leurs presse aux ordres et à leurs reporters sans frontières, qu’à porter leur désir de mort jusqu’à l’apocalypse nucléaire, ils y viendront croyez-moi!
Toute cette racaille n’a plus qu’un seul levier à actionner : provoquer la guerre, les violences internes pour tenter d’affaiblir les résistances, continuer à piller et à pouvoir exporter sa propre crise. Une nouvelle guerre de l’opium pour réquilibrer l’échange en faveur du capital. C’est dans un tel contexte qu’il faut bien apprécier le déclanchement aujourd’hui plus que jamais de l’énorme machine à propagande médiatique contrôlée à 90% par les trusts occidentaux, en France c’est même directement par les marchands d’armes.
La propagande de guerre
Voyez ce qui se passe du côté de la Georgie ! Ce pays devenu une simple marionnette des Etats-Unis, candidat comme son complice ukrainien à une intégration dans une OTAN dirigée à la fois contre le Moyen-Orient, l’iran et la Russie, elle-même une marche vers l’Asie, vient d’enclancher une guerre, sans doute sur ordre. Vous voyez les médias transformer l’agression contre l’Ossétie russophone et dont les habitants possèdent une double passeport, le fait par l’armée géorgienne d’aller tuer dans leur caserne des casques bleus russes. Ce qui devient photos à l’appui, montage habituel, une attaque de la Russie contre l’innocente population civile Georgienne. La capitale de l’Ossétie est détruite, les réfugiés affluent en Russie, de ça il n’est pas question. Il faut vous interroger. Imaginer ce qu’il serait advenu si la Syrie était allée envahir Beyrouth et tuer des casques bleus français dans leur caserne, le tout intervenant dans un contexte où se multiplient les signes d’hostilité nord-américaine et la complicité européenne. Entendre Bush et Kouchner en appeler à l’arrêt des combats est une mascarade et nous sommes bien démunis sans grand mouvement de la paix, avec des forces politiques de gauche dont on se demande si elles sont stupides ou coupables de bellicisme néo-colonial.
Que penser des déclarations de la gauche française, de l’invraisemblable dinde qu’est Ségolène Royal sur la politique qu’elle voudrait agressive, atlantiste à l’égard de la Chine ? Rien si ce n’est que nous n’avons eu le choix qu’entre elle et Sarkozy. Parce que le véritable problème de la Chine ne sont pas les droits de l’homme dont tout le monde se moque comme colin tampon et qui de toute manière sont nettement mieux que ceux qui se pratiquent du côté de Guantanamo et de Diego Garcia. Non ce que l’on reproche à la Chine, y compris de ne pas faire la révolution à notre place, en asphyxiant l’économie américaine quitte à tuer les efforts du peuple chinois pour sortir de son sous-développement, non ce qu’on lui reproche c’est ce qui à mes yeux fait sa vertu.
Les relations sud-sud, un autre ordre international sont notre unique chance
La vertu de la Chine réside dans son développement pacifique qui entraîne derrière lui toute la région asiatique et même le monde. Prenons le cas de l’influence grandissante de la Chine (et de l’Inde) pour le continent africain. Les Européens, la France en particulier dont c’était le pré-carré font grise mine, il n’empêche que malgré la terrible crise, la famine que le système capitaliste engendre sur ce continent, la Chine permet de faire opérer peut-être un tournant essentiel dans le développement..
Comme le notait l’éditorial de la revue Afrique-Asie dans son numéro de juin 2008 : « D’abord pour le niveau très élevé des investissements annuels de la Chine, jamais atteint par un seul bailleur de fonds, voire par l’ensemble des pays donateurs. Deuxièmement, par les taux préférentiels des prêts accordés par les institutions officielles chinoises destinés notamment à financer les infrastructures dont le continent est demandeur. Car la Chine est en train de réaliser ce pourquoi le Nepad a vu le jour, sans grand succès pour le moment : doter l’Afrique des infrastructures indispensables à son développement économique et social. La fulgurante pénétration chinoise en Afrique se décline de plusieurs manières. Outre les entreprises publiques ou privées dont les projets sont financés par des prêts de l’État chinois, un nombre grandissant d’entreprises, notamment de construction, gagne haut la main les appels d’offres des pays africains, grâce à leur compétitivité. Très actifs aussi, des investisseurs privés chinois, sans liens institutionnels avec la Chine. Il y a enfin une puissante vague de commerçants chinois dont le succès réside dans les prix imbattables des marchandises Made in China qu’ils importent – tout autant que les commerçants locaux d’ailleurs –, ce qui met parfois à mal les industries locales, telles le textile ou l’artisanat.
La Chine ne fait pas mystère de son intérêt pour les matières premières africaines, notamment le pétrole, mais force est de reconnaître que Beijing coopère tout autant avec de nombreux pays dépourvus de ressources stratégiques. Certes, elle crée ainsi des marchés pour ses produits technologiques et développe son propre savoir-faire, indispensables à son statut de puissance mondiale en devenir. À l’Afrique de profiter de cette conjoncture historique et d’imposer à ce partenaire hors classe une équation gagnant-gagnant. »
Ce qui est vrai du rôle de la Chine en Afrique l’est également pour l’Asie et l’Amérique latine. Dans ce continent,se joue un terrible bras de fer entre les transnationales, l’oligarchie et leur bras armé les Etats-Unis et les dirigeants et les peuples qui veulent reprendre la maîtrise de leurs ressources et les orienter comme l’a fait la Chine vers leur propre développement. Un tel bras de fer est rendu plus difficile pour les peuples et leurs dirigeants progressistes par la terrible crise alimentaire et énergétique partie des pays du nord, de leurs mode de développement, de leur manière d’asphyxier les pays du tiers monde, aggravée par les bio-énergies et surtout la spéculation massive. Mais ce qui aide est le développement de relations sud-sud dans lesquelles la Chine joue un rôle essentiel.
Alors avant de rentrer dans les campagnes contre des pays qui cherchent à desserrer l’étau impérialistes, analysons bien où est notre propre intérêts nous peuples occidentaux sur lesquels ont fait peser le poids d’un impérialisme de plus en plus destructeur, celui des dépenses d’armement, celui des spéculateurs, la remise en cause de tous nos acquis.
Notre seule chance est de nous rassembler contre cet impérialisme et pour cela arrêter de nous faire manipuler par ce junkie qu’est le capitalisme qui, comme tous les junkies, ne sait plus que mentir.
Danielle bleitrach
cette photo est horrible…
Je crois qu’elle illustre bien, malheureusement, ce que porte l’analyse de Danielle.
Il ne reste plus aux impérialiste, aux transnationales, au système financier à leur botte, aux gouvernements occidentaux, à leurs coalitions militaires, à leurs gangsters séparatistes, à leurs mouvements d’extrême droite ou fondamentalistes, à leurs presse aux ordres et à leurs reporters sans frontières, qu’à porter leur désir de mort jusqu’à l’apocalypse nucléaire, ils y viendront croyez-moi!
Nous devons affronter cette terrible réalité, non seulement l’affronter mais la mettre en pièces avant la fin de tout.
Cette photo est horrible, cette situation l’est plus encore et pourtant elle perdure certainement et ira à l’ultime fin. Il nous appartient de rejeter cette fin et ce cliché nous interpelle d’autant plus que ce n’est pas un champignon atomique, une fosse commune, des enfants criblés d’éclats,non c’est une image d’une femme, d’un être de chair et de sang, cela pourrait être n’importe qui et voila que nous explose aux yeux la barbarie.
“Notre seule chance est de nous rassembler contre cet impérialisme et pour cela arrêter de nous faire manipuler par ce junkie qu’est le capitalisme qui, comme tous les junkies, ne sait plus que mentir.” Danielle Bleitrach
En fait je suis très inquiet de par notre incapacité à créer ce rassemblement
quand je dis que j’ai enfin saisi ce que signifiait le socialisme ou la mort, moi qui ne voyais là qu’un slogan mobilisateur alors que cela porte cette vérité incroyable, insupportable et donc rejetée inconsciemment, nous sommes peut-être au bout et nous sommes dans l’incapacité, non pas de revenir en arrière mais de briser la dynamique suicidaire enclenchée.
Franchement j’ai la trouille car je finis par me demander si le capitalisme ne risque pas de s’effondrer tout seul en écrasant l’humanité sous son poids, ce qui est, je te l’accorde à l’opposé” de tout ce que nous avons appris.
Je ne parviens pas véritablement à expliquer.
Nous avons appris que le capitalisme atteindrait ses limites historiques et qu’il ne pouvait que nuire au développement du monde dès lors. Nous avons compris qu’il s’agissait de faire la révolution, la notre cette fois, et de débarrasser le monde des antagonismes de classes.Nous savons qu’il s’agit là de la seule perspective et justement je suis très inquiet de ce capital qui perd complètement pied, même si les profits rentrent.La crise est bien plus profonde que 1929 et les crises cycliques depuis longtemps devenues permanentes et nous n’avons rien de révolutionnaire à opposer, rien qu puisse engendre l’espoir mais plus encore qui permette de se dire qu’il y a un avenir même moche.
J’ai trouvé ce que je voulais exprimer: la déflagration générale menace, elle n’est pas seulement à caractère militaire mais économique, sociale, je pense qu’implosion est un terme plus adapté.
Notre seul espoir réside dans , ce que tu exprimes si bien, la capacité de ne pas venir jouer sur le terrain de l’ennemi, de plus ce terrain il ne l’a pas choisi lui-même puisque la crise du capital rend ce capital instable et ses tenants otages de cette situation.
La Chine, Cuba, le Vénézuéla etc….peuvent constituer la colonne vertébrale d’un futur possible mais ils ne peuvent pallier à nos lacunes, absences et trahisons.
Le seul moyen d’en sortir est l’organisation révolutionnaire pour une société en révolution, mais c’est devenu tellement urgent et vital que je m’interroge sur le temps qu’il nous reste.
Oui Dimitri cette photo est au moins aussi horrible que la précédente, celle de cette homeless en Floride, qu’elle nous permettent de prendre conscience, non pas seulement de l’étendue du désastre, mais de l’urgence absolue et immédiate de couper les ailes aux anges de la mort.
Oui j’ai eu aussi un choc en voyant cette photo et pour plusieurs raisons, parce que ce n’était pas le visage ordinaire du junkie, un homme jeune, non c’était quelqu’un qui aurait presque pu être moi, une ancienne soixante huitarde usée par l’abus de drogue… Encore que je n’ai même jamais fumé un pétard c’est dire si je me vois peu à la place de cette dame.
Mais le fait est Alain a raison, le capitalisme nous entraîne tous, il transforme la terre mère en vieille femme aride s’innoculant du poison. Je crois qu’effectivement c’est ça le terrible de cette photo et de la réalité, un capitalisme sénile, stérile qui nous conduit vers la mort.
La seule chose que je craigne est que la répulsion interdise la lecture…
Par ailleurs j’ai retrouvé un texte que j’avais écrit durant la guerre du golfe de 1991, je le trouve trés prémonitoire, alors le jour du 15 août quand internet sera aussi désert que les rues de la ville je vous le donnerai à lire.
Danielle bleitrach
Il y a une image qui m’a heurté profondément lors d’un reportage sur les années 70, celle d’un jeune homme atteint d’apoplexie très certainement suite à l’absorption abusive de drogues, dans le but de rigoler.
Le pauvre malheureux, son cerveau ruiné, n’aura plus jamais rien vu de beau de on passage sur Terre.
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Pour avoir beaucoup pensé à tout cela, je veux dire, l’état de notre société abusée par des usages qui se périment aussitôt qu’ils deviennent obligatoires, à la dévastation produite par l’impossibilité de se dégager de routines criminelles en fin de compte, j’aimerais adjoindre mon point de vue sur cette situation catastrophique :
(on nommera système social ce qui unit les gens, c’est à dire, le système des échanges matériels)
Le système social, hérité des anciennes sociétés mais jamais réellement devenu volontaire et conscient, seulement emporté par ses habitudes et ses coutumes non fondées sur la raison, ce système social est parfaitement adapté aux petites sociétés qui ont un énorme chantier à développer, où non seulement il n’y a pas de non-emploi, mais même, il y a tant à faire que l’ensemble des humains n’y suffisent pas. Ce système (l’actuel) qui permet d’arriver là où nous en sommes, n’est en fin de compte adapté que pour reconstruire un pays après une dévastation, ce qui fait que par corolaire, la dévastation est son fond de commerce.
Normalement le capitalisme devrait même se régaler des catastrophes climatiques, et donc, devrait être un système relativement “juste” – s’il n’y avait pas d’autres facteurs de malhonnêteté en jeu.
Mais maintenant nous avons franchi une étape nouvelle, et le but du système doit être le progrès dans le sens du gain en terme d’intelligence de l’organisation.
Si cette étape n’est pas entièrement accomplie c’est toute la société terrestre qui rétrogradera mille ans en arrière.
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La Chine, indubitable première puissance mondiale au moins jusqu’à la fin du siècle prochain (avec l’Inde et l’Australie), adopte des techniques novatrices, comme par exemple celle-ci qui me fait éclater de rire à chaque fois : “investir sur le long terme”, ce que, ni les américains ni les européens n’avaient pensé à faire, tellement excités par le gain à court terme, aussi destructeur qu’il promettait de l’être.
C’est sur ces motifs que l’écologie est un objectif pour la Chine, pour la seule raison de la rentabilité.
C’est déjà un cap intéressant de franchi.
Maintenant il faut que du système social qui veut être obtenu, transparaisse la simple et entière “raison de vivre” : pourquoi sommes-nous là ? Quel est le but de la vie ? Pour le savoir, il faut au préalable que nos sociétés soient “vivables”, et ensuite seulement, le nouveau système social fondé sur la répartition équitable et automatisée portera ses fruits véritables.
Bien à vous
8119
Il me semble que vous dites une chose juste, la finalité de notre raison sur la terre est une bien grande question. C’est d’ailleurs cela (plus le nazisme, plus un cancer au menton) qui rendait Freud tellement pessimiste sur le devenir de l’humanité. Il suffit de relire le trés beau malaise dans la civilisation où on trouve cette analyse. Je ne peux pas répondre pour l’humanité mais il me semble qu’il y a des choses qui comblent l’âme et que l’on peut avoir pour objectif:
- apprendre, comprendre, passer sa vie comme le proposaient Spinoza et tant d’autres dans ce bonheur “océanique” du savoir, de la création nourrit réellement. Freud s’interroge sur le faible nombre de gens qui éprouveront une telle plénitude avec de telles finalités, mais peut-être est-ce impossible même de l’envisager. L’autre jour Bonaldi parlait de la société cubaine qui a tenté d’approcher le plus près de la société juste, avec des gens formés dès l’enfance, cultivés, ce qui produit un double problème il ne veulent plus travailler la terre, faire les travaux pénibles indispensables et le Che n’avait pas tort d’exiger un travail au champ des ministres. Autre problème, nous disait Bonaldi, il n’y a pas de travail à la mesure de leurs ambitions, prenez quelqu’un qui apprend le dessin, il n’aura pas envie d’enseigner, il se prendra pour un génie et sera mécontent, jaloux de l’autre. C’est à partir de là que j’ai vu surgir d’impitoyables dissidences.
Pourtant je crois que nous sommes à peine au début d’une transformation, et en tout cas il n’y a pas d’autres solutions que de tenter de franchir l’obstacle autrement c’est la mort.
Danielle Bleitrach
Mon propos est complètement hors usjet et je vous prie de m’en excuser. Mais j’ai lu il y a quelques jours sur ce blog une très bon papier “Ségolène est une dinde” qui semble avoir disparu des archives. Dommage ça m’aurait bien servi.
En tous les cas très grande qualité des analyses produites ici ces derniers jours. Merci.
merci, quand vous avez une demande de ce type allez dans l’espace bistrot… Je vous y attends avec le texte en question.
Danielle bleitrach
Je reviens vers vous avec ma demande sue le texte en question. Puis je le diffuser avec vos références ? Si non m’autorisez vous à utilisez l’argumentation sans vous citer.
Pourquoi cette auto censure ?
D’autant plus qu’Alain Badiou vient de justifier avec humour l’utilisation des comparaisons animales dans le combat politique.
Cordialement.
Bien sûr vous pouvez le citer et me citer.
Mais quand j’ai placé le sujet sur darwich, l’immense poète arabe, j’ai eu honte de mon texte, je me suis dit qu’il fallait montrer le positif et pas le négatif. Cela dit vous avez la tête dure, je vous ai demandé d’aller papoter dans le bistrot et pas sur un sujet beaucoup plus important que cette dinde de Ségolène.
amitiés mais que je ne vous y reprenne plus
danielle Bleitrach
c’est pas pour dire mais que la dinde se fasse voler dans les plumes m’allait bien aussi et cela en ajoute à l’immense Darwich je trouve.D’un côté le talent et l’engagement sans faille d’un communiste, de l’autre d’une opportuniste sans relief et qui hésite encore sur la couleur de son chemisier pour Noël 2009.
Oui je sais Danielle, je sais.
Voilà pourquoi tout est possible:
L’économie française est menacée de récession
LEMONDE.FR | 14.08.08 | 11h48 •
Croissance en baisse de 0,3 %, déficit record des échanges commerciaux, production industrielle en chute, retour de l’inflation : l’économie française accumule les signes annonciateurs de la récession. Alors qu’en 2007, la progression du produit intérieur brut (PIB) avait atteint 2,2 % avec une hausse maintenue de 0,6 % au premier trimestre 2008, l’Insee a annoncé, jeudi 14 août, un recul de 0,3 % du PIB au deuxième trimestre.
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Parmi les éléments retenus, les exportations ont chuté de 2 % (+2,4 % au premier trimestre), ainsi que les importations (–0,3 % contre +1,8 % au premier trimestre).Selon l’Insee, la contribution du solde extérieur provoque une baisse de 0,5% du PIB. Alors qu’elle était encore en augmentation de 0,2 %, la production de biens a, elle aussi, baissé de 0,5 %.
Ces chiffres représentent une mauvaise nouvelle de plus pour le gouvernement, car la perspective de réaliser une croissance comprise entre 1,7 % et 2 % pour l’année 2008 tout entière s’éloigne. En effet, les indicateurs économiques et sociaux virent les uns après les autres au rouge. Les ménages restreignent leurs dépenses et affichent un moral en berne, car le chômage est reparti à la hausse (+0,3 % en mai et +0,2 % en juin). Les effectifs salariés des entreprises hors agriculture ont diminué de 0,1 % au deuxième trimestre et l’indice des salaires hors agriculture et secteur public a moins progressé (+3,1 % en un an) que les prix (+3,5 % de juin 2007 à juin 2008).
Les entreprises industrielles produisent moins (–0,4 % en juin après – 3 % en mai) et perdent confiance dans l’avenir immédiat. Le secteur immobilier voit son activité décrocher sérieusement; le nombre des permis de construire se contractant (–15 % au deuxième trimestre) ainsi que celui des mises en chantier aussi (–28 %). Enfin, le déficit du commerce extérieur a battu en juin un nouveau record avec un montant de 24,4 milliards d’euros au premier trimestre.
C’est donc une amorce de stagflation que connaît la France, c’est-à-dire la coexistence inhabituelle et redoutable d’un net ralentissement économique et d’une inflation qui s’accélère de 3,6% sur un an, malgré la légère baisse (0,2 %) en juillet. “Les Cassandre avaient raison de ne pas se réjouir trop tôt des bons chiffres du premier trimestre, commente Jean-Christophe Caffet, économiste chez Natixis. Ils savaient que tôt ou tard nous serions à notre tour rattrapé par le ralentissement général.” Selon lui, les trois moteurs de la croissance française, la consommation, l’investissement et le commerce extérieur ont calé. “Mais le plus inquiétant, dit-il, c’est l’investissement qui recule de 1,5 %, car les ménages sont devenus attentistes en matière de projets immobiliers et les entreprises trouvent de moins en moins de crédit auprès des banques.” Un sursaut est toujours possible, d’ici à la fin de 2008, notamment en raison de la baisse des cours du pétrole et de son effet apaisant sur l’inflation, “ce qui donnerait un peu de marge de manœuvre à la consommation”, selon M. Caffet. Pas de quoi pavoiser pour autant et Natixis prévoit que la croissance pour l’année 2008 n’excédera pas 1,2 % ou 1,3 %.
Christine Lagarde, ministre de l’économie, considère que le ralentissement de la croissance provient essentiellement de “la dégradation de notre environnement international qui a pesé sur nos exportations et qui est commun à l’ensemble des pays européens”. Elle mise sur la poursuite de la baisse, depuis le début juillet des cours de l’énergie, comme de l’euro. “Les fondamentaux de l’économie française sont sains”, a-t-elle assuré, jeudi, dans un communiqué en ajoutant que “seules les réformes permettront à l’économie française de résister”.
A peine élu président de la République en 2007, Nicolas Sarkozy se promettait d’aller chercher la croissance “avec les dents”. La réalité est moins florissante et les perspectives restent inquiétantes, car tous les organismes de prévision (OCDE, FMI, Insee) annoncent pour 2009 une croissance inférieure à celle de 2008. Elles devraient contraindre le gouvernement à des révisions drastiques de ses prévisions dans la préparation du budget 2008, sachant que la France n’a plus les moyens de lancer, comme l’Espagne, un programme de relance ou de diminuer ses impôts, comme les Etats-Unis.
Michel Delberghe et Alain Faujas