Nous banquiers centraux portons une lourde responsabilité. Si nous ne sommes pas déterminés, alors il y a un risque que l’inflation explose”, a déclaré le Président de la BCE, Jean Claude trichet, à l’hebdomadaire Die Zeit à paraître jeudi. La BCE devrait relever ses taux demain, malgré les nombreuses critiques de dirigeants politiques européens. Que faut-il penser de cette décision et des critiques qui lui sont adressées en particulier par Nicolas Sarkozy ? Petites clés pour une crise qui n’est plus seulement financière mais systémiques.
1) Lutte prioritaire contre l’inflation ou contre la récession?
Si la BCE a du se résigner comme la FED a injecter des masses de liquidités dans les premières phases de la crise. La FED n’a cessé de baisser ses taux d’intérêt pour lutter en priorité contre la récession économiques, sans grand succés jusqu’à ce jour. La BCE a pris l’attitude contraire et a privilégié l’Euro fort. ce qui a au moins deux qualités, le coût moins lourd de l’achat des matières premières, et limite la prime aux spéculateurs . Mais dans le même temps cette politique s’est accompagné d’une pression sur les salaires comme s’ils étaient à l’origine de la dite inflation, ce qui est faux.
Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet a mis en garde contre toute complaisance face à l’inflation, répondant indirectement aux responsables politiques ayant mis en doute la pertinence d’une hausse des taux directeurs. “Nous banquiers centraux portons une lourde responsabilité. Si nous ne sommes pas déterminés, alors il y a un risque que l’inflation explose”, a-t-il déclaré à l’hebdomadaire Die Zeit à paraître jeudi. “Si nous agissons de façon déterminée, alors nous pouvons venir à bout de la la situation”, a-t-il ajouté dans les colonnes de l’hebdomadaire de Hambourg (nord). On peut déduire de ce discours que la BCE va augmenter son principal taux d’un quart de point, toujours pour lutter contre la surchauffe inflationniste.
2) Ce ne sont pas les liquidités, mais la hausse des matières premières et des aliments ?
Il est vrai qu’en un an, de juin 2007 à juin 2008, les prix ont augmenté de 4% dans la zone euro. Avec une accélération actuellement, ainsi en mai l’augmentation des prix a été de 1,25%, du jamais vu. Garder des prix stables est la mission prioritaire assignée par le Traité de Maastricht à la BCE et l’actuel président prétend reste ravec inflexibilité sur la dite mission. De surcroît, les gouvernements européens se sont entendus pour déléguer leur responsabilité politique à un organisme “indépendant ” la BCE. Ils se sont privés en cas de crise de la possibilité d’intervenir en faveur des populations, et “l’indépendance” à l’égard des gouvernements s’est trasuite par un poinds plus grand des forces “économiques”, capitaux et leur technocratie.
Cette politique anti-inflationniste de J.Cl Trichet a provoqué l’opposition non seulement de Nicolas Sarkozy qui plaide au contraire pour la même politique que la FED aux Etats-Unis, la baisse des taux d’intérêts, mais également du ministre des Finances allemand, le social-démocrate Peer Steinbrück, ce qui est une nouveauté. La pression et le mécontentement populaire explique ces prises de position. Steinbrück, jusque-là si respectueux de l’indépendance de la BCE, a émis des doutes sérieux sur le bien-fondé de la stratégie de la BCE. « La BCE devrait prendre en compte les conséquences d’une hausse des taux », a-t-il dit hier, à Francfort, reprenant ses propos du week-end, avant d’ajouter : « Cela pourrait renforcer le ralentissement de la conjoncture » dans la zone euro.
Le président Sarkozy, lui est allé jusqu’à l’affrontement en estimant que la situation économique ne justifie pas un relèvement des taux et en doutant que les problèmes d’inflation soient résolus par la hausse du loyer de l’argent. On ne peut pas lui donner tort quand il déclare que l’inflation relève, selon lui, de la flambée des prix du pétrole et des autres matières premières et nullement d’un excès de monnaie déconnecté de la création de richesse. Dans ces conditions, la hausse des taux risque surtout de pousser à nouveau l’euro à la hausse, de ralentir la croissance en gênant les investisseurs et les particuliers.
Mais il aurait été beaucoup plus convaincant s’il ne représentait pas les intérêts du monde de la spéculation financière et n’avait tablé sur la pression sur les salaires, le refus de peser sur les prix autrement que sur la concurrence. Dans ce cas là sa volonté de rompre avec la politique de J.Cl.Trichet paraît faire bon marché de deux aspects positifs de cette politique, le refus de céder aux spéculateurs et l’euro fort pour l’achat des matières premières.
Comme il refuse toute politique favorable aux salariés, il manifesté le même refus un refus total de répondre aux demandes des pays du sud concernant les subvfentions de l’agriculture européenne. Ce qui a donné lieu dès l’inauguration des fêtes de la présidence française à un éclat entre le chef de l’Etat français et le commissaire européen au Commerce, Peter Mandelson. Lors du sommet européen du 19 juin, le président Sarkozy l’avait rendu – en partie – responsable du « non » irlandais au traité de Lisbonne, le commissaire a été outré par les critiques émises à son encontre lundi soir sur France 3 par Sarkozy qui a déclaré: « Messieurs Lamy et Mandelson voudraient nous faire accepter un accord aux termes duquel l’Europe s’engagerait à diminuer de 20 % sa production agricole et à diminuer de 10 % ses exportations agricoles »,affirmant qu’une telle mesure détruirait « 100.000 emplois ». Nicolas Sarkozy avait ajouté qu’il ne « laisserait pas faire » un tel compromis.
A son arrivée à Paris pour assister au séminaire organisé à Matignon, Peter Mandelson s’est déclaré « déçu » par les propos du président. « Au moment où l’Union européenne entre dans une difficile négociation, nous avons besoin d’unité, pas de division. Les faits qu’il a décrits ne sont pas exacts et les critiques qu’il a faites ne sont pas justifiées. » Ce qui se passe c’est que le directeur général de l’OMC, Pascal Lamy, a organisé une séance de négociation le 21 juillet à Genève, pour une réunion de la dernière chance du cycle de Doha, en présence d’une trentaine de pays membres.
Les propos de Nicolas Sarkozy envoient un signal négatif : l’Europe ne veut pas desserrer l’étau qui détruit l’agriculture des pays du sud et qui est la cause première de la crise alimentaire, suivie par la spéculation, puis par les bio-énergies.
Bref Nicolas Sarkozy fait de la démagogie face à son électorat français et bloque la négociation avec les pays du sud. Il pratique le populisme pour défendre une arrogance toute bushienne.
Au moment même donc où Nicolas Sarkozy s’oppose non sans argument à la politique anti-inflationniste de la BCE, en montrant que l’inflation est due à la hausse des matières premières et des aliments et pas à une masse de liquidité excédentaire, il adopte une ligne politique comparable à celle de Bush : ne rien changer dans les rapports nord-sud, encourager de fait la spéculation et aussi continuer à faire pression sur le revenu des salariés français et européens, réserver les faveurs aux riches.
Cette crise n’est pas seulement financière, elle est systémique et les mesures adoptées par le prséident de la BCE qui toutes agissent sur le financier, la volonté de Nicolas sarkozy d’appuyer les mêmes « investisseurs », de conforter les privilèges du nord sur le sud, ne peuvent que l’aggraver. Et cela se voit encore plus quand on considère un autre secteur en crise, en Europe comme aux Etats-Unis, celui qui traditionnellement tire la consommation et l’économie : l’immobilier et la construction.
4) Quand le bâtiment ne va pas rien ne va
Nicolas Sarkozy a également reçu le soutien du chef du gouvernement socialiste espagnol José Luis Rodriguez Zapatero, qui a récemment plaidé pour l’introduction d’une “certaine flexibilité” dans la politique anti-inflationniste de la BCE.
Cette attitude du chef du gouvernement espagnol s’explique par la manière dont le marché immobilier espagnol est désormais atteint par la crise des subprimes comme aux Etats-Unis. Deux pays sont particulièrement touchés, l’Espagne et l’Irlande, et le Royaume uni, mais d’autres pays européens sont menacés de l’effondrement du marché immobilier et de la construction dont la France (1).
La hausse du loyer de l’argent qui devrait freiner un peu plus la demande de logements en Europe et accélérer la baisse des prix du mètre carré entamée depuis plusieurs mois maintenant dans certains pays européens, les prévisions des analystes sont sombres en cas de relèvement des taux. Nous avons dans certains pays le même cas de figure que la crise des subprimes aux Etats-Unis : un excès d’offre dans certains pays, comme l’Espagne. Un million d’appartements seraient à vendre outre-Pyrénées. De quoi tirer les prix vers le bas. Sans compter les particuliers contraints de revendre leur logement parce qu’ils n’arrivent plus à rembourser leurs crédits immobiliers, dont le coût s’est fortement alourdi quand ils sont à taux variable comme aux Etats-Unis. Ce qui est la règle en Espagne, en Irlande ou au Royaume-Uni.
Mais dans le domaine de la Construction et de l’immobilier comme dans l’ensemble de l’économie, le problème essentiel est ailleurs. . Car les salaires, les pensions et avec eux les capacités de remboursement des ménages un peu partout en Europe n’ont pas augmenté aussi vite que les prix à la consommation, loin s’en faut. Le rebond de l’inflation a rogné le pouvoir d’achat de nombreux salariés et donc leurs possibilités d’achat immobiliers. Et le coût du crédit a augmenté de près de 2 points en moyenne depuis décembre 2005. Ce qui pousse les prix des logements à la baisse.
Nous avons dans la pression continuelle sur l’emploi, sur les revenus, toujours sous couvert de lutte contre l’inflation et de fait pour donner de grosses rétributions aux actionnaires, une autre cause essentielle de la crise. Mais là ils sont tous d’accord de Trichet aux gouvernements contestataires, il ne faut surtout pas augmenter les revenus des salariés, seuls les « investisseurs » ont droit à leur attention.
Mais que l’on se rassure notre inventif président, confronté à une crise qui éclate de partout à la fois, et qui se double d’une crise de légitimité institutionnelle puisque l’Europe prétend passer outre le vote des Irlandais comme elle a nié le vote des Français et des Hollandais, a lancé deux chantiers certes utiles mais limités par rapport à la anture de la crise : développer les bourses Erasmus de séjour d’Etudes en Europe des Etudiants, et des initiatives en faveur de la maladie d’Alzheimer. On se dit que c’est le capitalisme qui est bel et bien en proie à cette dernière maladie.
Danielle Bleitrach
(1) . Les prix moyens du mètre carré affichent actuellement une baisse d’environ 10 % en glissement annuel en Irlande et de 7 à 8 % en Espagne et au Royaume-Uni. Le retournement du marché se confirme aussi en France. Ailleurs, la hausse des prix ralentit progressivement Seules, en fait, l’Espagne et l’Irlande connaissent pour le moment un atterrissage brutal, en raison de l’importance prise par le secteur de la construction dans ces deux pays (autour de 15 % du PIB). Après avoir bondi de 6 % l’an dernier, le PIB de l’île d’Emeraude a chuté de 1,5 % au premier trimestre par rapport à la même période de 2007. Le « tigre celtique » est menacé de récession. Dans la Péninsule, la croissance devrait tomber de 3,8 % l’an dernier à moins de 2 % cette année. Un douloureux retour sur terre après des années de douce euphorie.
(…) On ne peut pas lui donner tort quand il déclare que l’inflation relève, selon lui, de la flambée des prix du pétrole et des autres matières premières et nullement d’un excès de monnaie déconnecté de la création de richesse. (…)
Une des causes de la flambée du pétrole et justement l’ énorme quantité de liquidité en circulation généreusement mis à disposition par la FED et la BCE pour éviter que le système s’ écroule aprés les subprimes.
Une autre cause est la débandade des actions ! Vu la crise, les fonds ajustent en faveur du pétrole, ce qui fait chuter le dollar, et rend donc le pétrole bon marché ce qui alimente donc la spirale. La suite de cet abondance de liquide (inflation) est en autreS un krach obligataire (les vieilles obligations ne valent plus rien). Et il n’est pas certain que la Chine et l’ Inde puissent venir éteindre le feu. Si du coté des USA cela ne va pas fort, ce n’est pas mieux dans ces deux pays, la situatiaon se dégrade trés rapidement depuis quelques semaines.
Sur le blog d’Alain Lambert une explication :
http://www.alain-lambert-blog.org/index.php?2007/08/14/1262-les-financements-de-la-bce-ou-comment-chacun-voit-midi-a-sa-porte
Les financements de la BCE ou comment chacun voit midi à sa porte
Par A.B. Galiani, mardi 14 août 2007 à 17:25 :: Général
Reprenons les faits : la Banque Centrale Européenne a prêté aux banques 95 milliards d’euros le 9 août, 60 le 10 août, 48 le 13 août et 25 ce 14 août. Peut on en conclure qu’elle est obligée d’apporter toujours plus, de « remettre la main au pot » en permanence, pour abreuver un marché monétaire qui ressemblerait à un tonneau des Danaïdes ? En fait, pas du tout ! Ce qui ressemble à un apport est paradoxalement un retrait. Démontons le mécanisme.
Il est en effet tentant de dire que ce sont 228 milliards qui ont été injectés sur le marché monétaire, montant correspondant à la somme des prêts quotidiens de la BCE aux banques, soit l’équivalent de 13 % du PIB français. D’ailleurs, nombre de commentateurs se sont laissés aller à cette tentation. Il est vrai que 95 milliards le premier jour, 60 le deuxième jour … Au final, ça fait beaucoup. Et pourtant, ce raisonnement si séduisant comporte une erreur. En effet, la BCE prête sur des périodes très courtes. Ainsi, les banques qui ont emprunté jeudi ont remboursé vendredi, et la Banque Centrale a reprêté une somme très inférieure. Et il en a été de même les jours suivants. Du coup, ce qui ressemble à une série de prêts quotidiens est en fait un retrait des liquidités prêtées le 9 août, correspondant à l’amortissement des 95 milliards initiaux. Depuis vendredi, l’endettement des banques auprès de la BCE s’est donc réduit, à l’inverse de l’idée véhiculée par une sommation qui ne prend pas en compte les remboursements ! Finalement, la situation est bien meilleure que dans le cas d’un prêt de 95 milliards sur 7 jours, situation dans laquelle pourtant personne n’aurait eu l’idée d’affirmer que le montant injecté était de 665 milliards (= 95 x 7). Conclusion : les montants prêtés aux banques européennes par la BCE n’ont jamais dépassé 95 milliards. Ce soir, c’est la valeur des 25 milliards qui ont été « injectés » ce jour qui figurera dans leur bilan à la rubrique « sommes dues à la BCE » et qui correspond à une réduction de 70 milliards des liquidités mises en circulation par la Banque Centrale le 9 août.
Passant ainsi de 228 milliards à 25, voilà encore une raison d’inciter à la prudence dans le maniement des nombres !
et pourtant… la masse monétaire augmente !
Un peu court comme analyse… De surcroît 700 milliards de dollars se sont volatilisés dans les bilans bancaire à la fin… C’étaient des traites de cavalerie sur montage hasardeux. Quant à l’estimation que l’économie de l’Inde et de la Chine vont mal, ce ne devrait pas être sur le plan financier puisque la Chine sort victorieuse sur le strict plan financier, les deux principales institutions financières sont chinoises…
Il est trés difficile de combiner marché financier et économie, c’est d’ailleurs pour cela qu’il y a débat.
Je vais essayer de travailler- c’est-à-dire tenter de rendre un peu lisibles des mécanismes ultra-compliqués que je maîtrise superficiellement mais assez pour penser que vos raccourcis sont un peu rapides.
Danielle Bleitrach
Mes raccourcis sont rapides, peut être (et je n’ ai jamais pensé que ces 228 milliards par exemple, avaient été donné purement et simplement, ils ont été prêté pour sauver le système, participant ainsi à l’ engrenage sans fin – pour le moment), et pour faire moins rapide, quand j’ ai parlé d’ “énorme quantité de liquidité en circulation généreusement mis à disposition par la FED et la BCE”, je pense aussi et d’ abord au taux bas, formidable machine a fabriquer du liquide.
- Pour l’ Inde / Chine :
mercredi 02 juillet 2008
(…) Certains se consolent en constatant que la croissance reste forte en Chine et en Inde, comme dans l’ensemble des pays émergents. Certes, pour l’instant, pour eux, on ne peut parler que d’un ralentissement de la croissance. Mais le principal moteur de celle-ci, les exportations, est déjà en forte baisse. Là-bas, les bourses ont perdu 35 % en six mois…
http://www.les4verites.com/Vous-allez-voir-ce-qu-est-une-crise-economique-1985.html
- Pour l’ Inde :
Eric Mookherjee, président de Shânti AM, commente la chute de la Bourse indienne.
http://www.lerevenu.com/Tv/videoBourse.asp?numvideo=10478
- Pour la Chine :
le 06 juillet 2008 à 18:39
Les bourses chinoises tombent à leur plus bas niveau depuis 15 mois
Les bourses chinoises ont poursuivi leur baisse vendredi pour tomber à leur plus bas niveau en 15 mois, les investisseurs restant toujours nerveux par rapport aux pressions inflationnistes et mesures restrictives.
L’indice composite de référence de la Bourse de Shanghai, qui couvre les actions A et B, a connu une baisse de 3% à 2 868, 8 points, marquant un recul pour la 8ème journée consécutive. L’indice a chuté presque de 53% par rapport à son plus haut niveau enregistré en octobre dernier.
De son côté, l’indice composite de la Bourse de Shenzhen a aussi baissé de 3,9%, soit 403,42 points, pour tomber à 9 936,73 points.
Le mouvement combiné des transactions sur les deux bourses a totalisé 67,68 milliards de yuans (environ 9,67 milliards de dollars).
je vous con seille de lire l’article que j’ai quasiment écrit pour vous sur crise financière et crise économique ou comment faire simple quand c’est réellement compliqué. Visiblement vous avez du mal à maîtriser comme nous tous d’ailleurs la relation entre crise financière et crise économique… Vous prenez par exemple comme un symptôme de crise économique les phénomènes boursiers à Shanghai, mais ils peuvent tout autant être analysés positivement comme le résultat recherché depuis pas mal de temps par les Chinois pour bloquer la surchauffe et les capitaux volatiles.
Pour avoir suivi les différentes fluctuations des Bourses depuis le début de la dernière crise, je puis vous assurer que la Chine qui ne place pas tous ses avoirs et la totalité de ses entreprises en bourse, ayant de surcroit une forte planification, a souvent oeuvré pour limiter l’entrée des capitaux speculatifs.
L’Inde est plus soumise à ces dits capitaux, au titre des avantages sur la Chine elle a des productions plus qualifiantes, des secteurs de production plus élaborés, mais au titre des inconvénients elle a cette ouverture aux capitaux volatiles.
Il faudrait aussi analyser les questions de production alimentaire, les mesures énergiques prises par ces deux pays chacun à leur manière. Leurs liens avec les Etats-Unis sont réels mais ils se sont, surtout la Chine, également impliqués dans des rapports sud-sud, en particulier régionaux…
Mais vous savez en économie, je ne suis qu’une élève studieuse, j’arrive après beaucoup d’effort à vulgariser ce que j’ai compris, mais je suis incapable de la moindre créativité intellectuelle, disons que je suis une enseignante du primaire et du collège, alors que dans mon métier la sociologie je peux comme je l’ai été toute ma vie être enseignant chercheur. De surcroît le marxisme a l’avantage d’opérer des synthèses utiles entre histoire, sociologie et économie. Bref, il faudrait que vous alliez voir l’article sur crise économique et crise financière. De surcroît, il y a une partie des gens trés influencés par les trotskistes (qui pour des raisons étroitement politiciennes font une fixation stupide contre la Chine) ne cessent de guetter les malheurs vrais ou supposés de la Chine, cela m’énerve beaucoup parce que avec une telle vision on aboutit à des stupidités. Sur ce blog, il y a beaucoup d’articles sur la Chine et certains sur l’Inde, en particulier les excellents articles de Franssen, je crois qu’ils aident à dépasser les idées reçues, vous devriez également les lire.
Danielle Bleitrach
Il est possible que les phénomènes boursiers de Shanghai soient en fait voulus par la Chine, nous le verrons bien dans quelques temps. Comme nous verrons aussi, si malgrés les interconnexions entre les économies de la planète, plus ou moins fortes selon les secteurs et les zones, la Chine et l’ Inde arrivent a rester au moins un peu, en dehors de l’ orage qui semble se préparer.
Concernant ceux qui “font une fixation stupide contre la Chine”, si il n’ y avait que les trotskystes, cela ne ferait pas beaucoup de monde
( il y a suffisamment de malheurs sur cette pauvre terre, pas la peine, c’est vrai, d’ en rajouter.)
Oui bien sûr mais les trotskistes sont censés être dans le camp anti-impérialiste ?
Danielle Bleitrach
Ben justement, ils sont peut être cohérents. Et pour les autres, certains regardent “le monde comme il va”, les autres, désespèrent de voir l’ Inde et la Chine en secour des USA: pour,ça ressemble bien de plus en plus à … tout le monde sur le même bateau.