Quelques rouages d’un paralysie beaucoup plus générale

1. Alain Girard, je lisais ton intervention sur ce blog, et comme souvent m’a frappé la lucidité de l’analyse, mais la difficulté à en sortir vers une action quelconque, parce que l’action est collective et que là est le problème. Car je crois que ce que tu dis du PCF peut être élargi au blocage sociétal. Nous sommes dans une crise abominable ou chacun sent bien que rien ne peut demeurer en l’état mais où nous sommes tous pris dans une membrane qui nous étouffe, nous empêche de respirer, nous isole les uns des autres. Le capitalisme vire au film d’épouvante. Nous sommes dans l’agonie d’un système et c’est de cela qu’il faut partir. Je n’ai pas tellement envie de parler du PCf mais le problème le concernant est me semble-t-il son inutilité dans cette situation qui exige de profonds changements.

1) La situation évolue, la conscience se développe

Pourtant sans vouloir montrer un optimisme hors de saison, déjà je crois que la situation a évolué depuis une dizaine d’années.  Si l’on compare non seulement dans le parti mais dans la population l’état de la prise de conscience, l’évolution existe. Un exemple : a avancé recemment une idée, celle de la possibilité de sortir de l’Europe. C’est tout nouveau, il y a encore deux ans personne n’osait l’envisager. Sur fond de difficultés quotidiennes grandissantes, le refus de la prise en compte du vote irlandais a fait sauter la digue.

 Oui mais comme les communistes n’y sont pas pour grand-chose, le refus de l’Union européenne n’arrive pas à présenter une alternative, donc le refus peut être simplement réactionnaires: conserver le peu que l’on a l’arracher à plus pauvre que soi. Et il en est de cet exemple comme de bien d’autres: avec la crise financière, il est aisé de démontrer que l’efficacité capitaliste est un mythe, oui mais voilà personne ne se hasarde à en faire la démonstration et à proposer ne serait-ce que des nationalisations.

C’est là que se situe ce qui te préoccupe: la crise du PCF et tu le vois bien pas comme un problème interne.

Autre aspect de la situation, dans le PCf cette fois: il y a une volonté majoritaire, celle de garder le parti. Ont été battues toutes les tentatives pour faire accepter la liquidation. Oui mais comme il n’y a aucun projet, aucune perspective réellement transformatrice, il y a régression vers le dogme, vers le légitimisme, le tout dans la plus grande confusion et cette confusion savemment organisée ne peut qu’entraîner les divisions, les crises de personnes.

2- Le galimatias dans les discours

Alain, Tu vois parfaitement deux faits : le premier est le refus de l’actuelle direction de poser les responsabilités, leurs responsabilités. C’est la faute à nous tous. Sans insister, là encore le parallélisme est troublant avec le médiatico-politique qui a réussi à faire de Sarkozy, le candidat de la rupture, sans jamais poser sa responsabilité dans l’échec qu’il dénonçait.

Je voudrais insister sur le second piège : la confusion , le caractère abscons des textes sur lesquels vous discutez ?   Comment se fait-il que pour le PCf, mais c’est pareil pour les discours de la gauche, du centre gauche libéral à l’extrême-gauche, toutes les “paroles” donnent le sentiment du n’importe quoi, plus personne ne sait de quoi il est question, ce qui est proposé? en quoi c’est crédible? quels sont les moyens? et quel est le rôle de chacun? On sort de là gros jean comme on est venu, comme la “démocratie participative” de Ségolène, le socialisme libéral de delanoe, ils battent le beurre.  Cela laisse un espace monumental aux “valeurs” de droite, à la réaction devenue “pragmatisme” face à cette jactance vide.
Je reconnais que l’on fait rarement pire que les textes et interventions de Tours. Il suffit de lire le rapport de Cohen Seat qui je crois porte le titre “ambition” pour être étouffé sous le galimatias. je sais qu’il est impossible de penser quand on accepte de discuter sur un machin pareil, c’est de la confusion organisée.

3) La finalité: l’inaction

C’est confus mais avec un but: l’inaction. Parce qu’il est impossible de transformer ces réunions, ces “moulins à parole” en organisations agissantes?

Il ne s’agit pas d’un vice actuel, mais bien de ce que les communistes, à commencer par Marx ont toujours dénoncé comme l’impuissance du parlementarisme bourgeois, impuissance pour la majorité, pour la classe ouvrière et les classes populaires, mais au contraire pouvoir accru pour une minorité qui peut alors mener la politique qu’elle veut.

Tout se fait dans les coulisses parce que rien ne peut se faire dans ce verbiage, dans ces réunions on ne fait que bavarder pour mieux entretenir le légitimisme autour de liquidateurs, il s’agit d’éviter que la moindre velleité d’action puiise se développer. Parce qu’il y a une sorte d’entente tacite autour du capital, de son maintien, dans l’état d’exaspération où chacun se trouve, l’action peut toujours remettre en cause le système. Si peu ou prou on tient à ce système, il faut agir de même y compris chez ceux qui se disent communistes. Ils ont utilisé jusqu’à la corde la repentance, le fait qu’il faut déformer, manipuler la réalité de l’histoire, toujours avec comme but l’inertie. Nous serons c’est sûr démocrates en commençant par accepter la dictature de la bourgeoisie.

Leur test de la démocratie devient d’être comme les autres, décider pour un certain nombre d’années quelle ganache foulera au pied les droits et les aspirations du peuple. En fait, si tu vois cela tu comprends la nature du problème et le fait que ce n’est pas un vice spécifique des communistes, mais une adhésion de leur part  à la domination capitaliste, y compris dans les formes où elle concède la démocratie. Et le jour où nous serons sortis du piège, il faudra beaucoup réfléchir au fait que l’on nous invitera encore et toujours à nous glisser dans ce « modèle »là… Un peu à la manière dont les ministres communistes se sont glissés dans les ors des ministères, sans rien avoir a changer ou presque.
Et c’est parce que nous avons renoncé à ce combat, changer l’ordre que nous avons été incapables de critiquer l’échec du socialisme, de sa première mouture, nous n’avons su adopter que la critique anarchisante ou réactionnaire et nous avons accepté de ne plus rien changer. C’est ça l’origine réelle de la confusion.

4) Qui partage quoi ?

 
Il y a quelque chose qui m’a toujours horripilé c’est la manière où à la suite d’une réunion de sommet, tout le monde prend un tic de langage. La seule chose que j’ai vu revenir de Tours c’est ce terme “je partage” ou “je ne partage pas”. Je subodore que ça a été l’expression de MGB et que celui qui le dit à la sensation d’un ralliement confortable à une pensée qu’il ne comprend pas – qui peut comprendre ce texte de Patrice Cohen Seat?- mais dont il se pénètre magiquement par ce terme. Les rois de france guérissait les écrouelles en les touchant, ils étaient dits thaumaturge (faiseur de miracle), il y a quelque chose de cet ordre dans cet emploi répétitif d’un terme: “je partage ou je ne partage pas…”
J’insiste sur cet exemple mineur, celui d’un tic de langage parce qu’il me paraît recouvrir les deux question que tu mets en évidence. D’abord le refus de l’actuelle direction d’assumer ses responsabilité dans l’échec. Nous devons tous le « partager » et ce terme dit bien la finalité de l’opération. Mais il y a plus, il s’agit de faire que la majorité du parti qui refuse la liquidation se retourne non contre les liquidateurs de la direction, mais une opposition qui est censée diviser le parti qui donc « ne partagerait pas ».
L’adhérent du Parti, je l’ai rencontré, j’ai raconté l’anecdote, il aimait tant son parti, il m’en voulait de bouleverser son rêve d’un parti sauvé des méchants (les gayssot, les refondateurs, les huitistes) par la blanche neige du colonel Fabien, il avait remporté une grande bataille, écrasé ceux qui étaient là pour rabattre vers la dite Marie-georges pour qu’elle continue l’entreprise de liquidation à laquelle elle n’avait jamais cessé de participer. Il “partageait”, tout était dit… Et moi “je ne partageais pas”, la communion autour de l’ex-séminariste staline on avait connu. Et encore Staline demeurait à sa manière un véritable révolutionnaire, sur le mode du complot paranoïaque, là il n’y a avait plus rien que le moulin à parole de la prière tibétaine… L’obscurantisme du rite.

Personnellement, je ne vois plus les forces, ni surtout en quoi je puis  être utile dans cette volonté suicidaire généralisée. Et puis comme je suis convaincue que le cancer qui nous ronge est celui d’un capital qui se maintient à un côut de plus en plus élevé, je pense simplement que le PCf souffre d’un mal général, faute d’avoir accepté de lutter contre.

5) Le problème est général et pose la question de l’utilité du parti
Cette caricature là n’est pas seulement celle du PCF, elle nous touche plus mais ce sont toutes les institutions de notre pseudo démocratie qui fonctionnent de la même manière et le PCf a simplement renoncé à “briser” la machine à nous empêcher d’exister, de combattre.  tout combat interne est desespérant, et ne mène nulle part, parce que là où est engendré le système est ailleurs, il est du côté du capital, de ce déni permanent de ce que nous voulons, dans la manière on vient de le voir à propos de l’Europe dont même nos votes, le cérémonial rituel destiné à nous faire croire que nous sommes des citoyens est détruit, nié. C’est dans ce coeur là de notre impuissance qu’il faut agir, ce qui se passe dans les partis de gauche, au parti communiste n’est que le produit de cette terrible réalité. Il n’y a plus d’alternative politique, ils ont réussi à intégrer à la machine toutes les formes organisées, et chaque individu, chaque volonté de lutte en ressort broyé.
Ce n’est pas de ces réunions stériles, épuisantes, sans issues, que sorira quelque chose, mais d’autre chose. Un grand mouvement va apparaître, “ils” le savent, ils sont déjà en train d’essayer de le dévoyer, de le diriger contre  les mouvements progressistes, contre le Tiers-monde, même là-bas, comme ce qui se passe à Managua ce vendredi, des anarchistes, des petits bourgeois financés par la CIA vont partout dans le monde tenter de jeter contre les dirigeants révolutionnaires de l’Amérique latine un peuple qui a faim. L’enjeu est là: que va-t-on faire quelle explications seront nous capables d’apporter à cette colère, va-t-elle déboucher ici comme ailleurs sur un fascisme qui confortera le capitalisme ou y aura-t-il la naissance d’autre chose?
Je l’ignore mais il y en a certains qui savent, ils savent que liquider le PCF est une des conditions pour que y compris le fascisme l’emporte sur la fin du capitalisme. Vous voilà avec le bébé, je vous regarde avec sympathie, mais vous m’avez réduite et des milliers d’individus avec moi à la paralysie.

Danielle Bleitrach

mes chers amis je pars pour quelques jours à genève, où les amis et camarades suisses m’ont invitée à diverses réunions ou conférences autour de notre livre : “Cuba,Fidel et le che ou l’aventure du socialisme”

voici l’annonce de la conférence du lundi :

Une conférence de Danielle Bleitrach à ne pas manquer.
 
Lundi 30 juin 2008, à 19h00
Salle Chico Mendes
Maison des Associations
15, rue des Savoises – 1205 Genève
 
ASC-Ge

 Voilà il y aura une autre série de conférence du 20 au 24 août à Waterloo en belgique. Si vous pouvez venir venez parce que j’ai pris la décion que ce seront mes dernières conférences sur le sujet.  Il s’avère que je ne touche pas un centime de droits d’auteur, que chaque conférence même quand le trajet, le logement, voir la nourriture me sont remboursés me coûte de l’argent personnel, je donne beaucoup de fatigue, cela fait plus de dix ans que cela dure. Et après mure réflexions je crois avoir atteint les limites de ce qu’un individu isolé peut espérer accomplir.

Le temps est venu de réflechir

Réflechir à l’actualité du Che, c’est revenir sur ces phrases qu’il a prononcé à Alger le 24 février 1965:

“Il n’y a pas de frontières dans cette lutte à mort, il nous est impossible de rester indifférents à ce qui se produit ailleurs sur la terre. Une victoire d’un pays, quel qu’il soit, contre l’impérialisme, est toujours notre victoire à tous, tout comme la défaite d’une nation quelle qu’elle soit, est une défaite pour tous. La pratique de l’internationalisme prolétarien n’est pas seulement l’obligation des peuples en lutte pour garantir un avenir meilleur, c’est aussi une absolue nécessité. Lorsque l’ennemi impérialiste, d’Amérique du Nord ou d’ailleurs, développe son action contre les peuples sous développés et les pays socialistes, une logique élementaire impose la nécessité d’une alliance des peuples sous-développés et des pays socialistes. même s’il n’y avait aucun autre facteur d’union, l’ennemi commun devrait en construire un”.

Peut-être ont-ils réussi à imposer d’abord à l’ex-URSS de Khroutchev, à celle de Gorbatchev, la fin de cette solidarité qui était si dure à supporter, à porter, nous avions l’habitude de suivre, nous avons suivi et aujourd’hui alors que nous sommes devant un impéralisme globalisé interdépendant, ont-ils simplement réussi à nous faire perdre ce sens là et avec lui notre utilité même…

Nous avons pris le logo du Che, nous avons mis son effigie partout, mais nous avons oublié ce discours d’Alger dans lequel il s’adresse à l’Union soviétique qui est entrée dans une illusoire rivalité avec le capitalisme, il provoque calmement et dit: “le développement des pays qui empruntent aujourd’hui le chemin de la libération doit être financé par les pays socialiste(…) c’est une conviction profonde. Il ne peut y avoir de socialisme s’il n’y a pas une changement dans les consciences qui soit la source d’une nouvelle attitude fraternelle envers l’humanité. Ce changement est autant de nature individuelle, dans la société où se construit le socialisme ou dans celle où il est déjà construit, que de nature mondiale, concernant tous les peuples qui souffrent de l’oppression impérialiste”.

Depuis combien de temps n’avons-nous plus réfléchi à cela, nous préférons les jacasseries sans queue ni tête, tout pour nous laisser croire que tout viendra sans lutte…

Cuba, le pauvre Cuba, étranglé par le blocus avfec notre hypocrite complicité à nous peuples et communistes européens, français, a continué dans les pires conditions à suivre le Che, à fournir des médecins, des enseignants, elle a donné ce qu’elle n’avait pas.

Il faut beaucoup réfléchir.  

10 Réponses vers “Quelques rouages d’un paralysie beaucoup plus générale”


  1. 1 Michèle 27 juin 2008 à 2:58

    A Danielle Bleitrach
    Depuis que je consulte ce blog (15 jours environ), je suis frappée par l’omniprésence de vos références au PCF.
    Je ne vous connaissais pas, j’ai donc découvert que vous étiez une ex-militante du Parti Communiste. En ce qui me concerne, je n’adhère à aucun parti, disons que je sympathise avec les idées d’extrême-gauche. Mais je n’ai pas véritablement de culture politique, plutôt une soif de justice et une rage contre toute forme d’oppression.
    La clairvoyance et la radicalité de vos articles ont attiré mon attention. Mais je n’arrive pas à comprendre cette sorte de fascination que semble encore exercer sur vous le PCF. Vous avez dit à plusieurs reprises que vous n’aborderiez plus le sujet, mais vous y revenez encore et toujours… Qu’est-ce qui vous pousse à dépenser tant de forces et d’énergie pour une organisation dont vous dites vous-même qu’elle contribue au maintien du système ?
    A l’heure où la logique du capitalisme s’affirme comme une logique de mort, où c’est la pérennité même de la vie qui est en jeu, j’avoue ne pas bien comprendre cet aspect de votre démarche.
    Cordialement

  2. 2 socio13 27 juin 2008 à 4:54

    D’abord vous n’avez pas perçu le sens de l’article sous lequel vous inscrivez votre commentaire, j’explique au contraire à un camarade Alain Girard, que le problème ce n’est pas le parti, c’est qu’en ayant renoncé à se battre il est pris comme tous les autres dans la crise politique.

    C’est vrai qu’il y a de la fascination, de la nostalgie, nous avons été si près de construire le “parti moderne” que Marx appelait de ses voeux. Vous ne pouvez pas imaginer ce qu’a été cette expérience dont nous sommes tous orphelins.

    C’est d’autant plus fort que -lisez l’article ci-dessus- il y a une évolution, le besoin d’une organisation monte.

    Tout le monde regarde stupéfait la manière dont cette direction achève ce parti qui n’a toujours pas d’équivalent dans sa capacité d’intervention. C’est ce que nous dit Alain, il faut l’écouter, il nous dit “voilà comment se conduisent les maires communistes, tout n’est pas perdu puisqu’il y a encore des gens comme ça!”

    C’est vrai et dans le même temps je conçois que pour celui ou celle qui lit cela l’impression est celle de jacques brel chantant “ne me quitte pas!”

    Mais je vous le répète vous n’avez pas lu le texte sous lequel vous intervenez,il dit tout autre chose, y compris votre expérience tout aussi inutile, tout aussi chaleureuse pourtant avez-vous dit. Peut-être comme je tente de le faire faut-il arrêter cette référence interne et regarder la crise générale. C’est ce que je dis et tente de faire.

    Enfin surtout, je vous trouve un peu excessive sur le contenu de ce blog, il y a en tout et pour tout dans les articles récents, une quinzaine, deux qui portent sur le congrès du PCf. Il y a des articles que vous ne trouverez nulle part ailleurs comme celui de Petras sur sarkozy, celui que je viens d’inscrire sur Evo Morales et la Bolivie, celui tout à fait important sur la hausse du prix des pétroles par les deux spécialistes vénézuéliens.

    Si ce sont seulement ces deux que vous relevez c’est sans doute parce qu’ils donnent lieu à débat, mais aussi parce que vous êtes à votre manière un peu intéressée par le sujet.

    danielle Bleitrach

  3. 3 Michèle 27 juin 2008 à 5:26

    C’est vrai, mon message n’était pas précisément en rapport avec l’article qui précédait. C’était une observation générale.
    Je pense que si j’ai réagi sur ce sujet, c’est qu’à mes yeux, il n’y a rien à attendre du PCF. Ce qui ne m’empêche pas de reconnaître et d’admirer le dévouement et l’engagement de bon nombre de ses militants.
    Par ailleurs, je lis avec beaucoup d’intérêt tous les autres articles de votre blog que j’apprécie pour leur variété et leur pertinence.

  4. 4 alain girard 27 juin 2008 à 9:47

    je milite depuis l’âge de 15 ans et j’en ai binetôt (à. Je ne sais combien de fois, des centaines surement, j’ai entendtu cette phrase avec quelques modulations:
    j’aime bien les communistes mais alors le parti, ses dirigeants….
    Toujours cette éternelle rengaine qui oppose ou plutôt tente d’opposer le militant communiste au dirigeant communiste. Ne vous y trompez pas, ce qui agite le PCF moribond avec ses 140 000 adhérents n’est pas un conflit entre communistes mais bien entre ceux qui le restent et ceux qui ne le sont plus.
    Le dévouement du militant communiste est admirable et je demeure certain que vous nous plaignez pour notre sort..
    Les dirigeants communistes du PCF, pour en avoir cotoyé un certain nombre pour le simple fait qu’ils vivaient avec et comme nous,n’avaient et n’ont rien de différent du commun des mortels.
    Pourquoi perdre votre temps à vouloir isoler le parti de ceux qui lui donnent vie, c’est peine perdue, nous demeurons “indécrottablement communistes de haut en bas et réciproquement”.
    Je sais que face aux expulsions locatives j’ai à mes côtés les élus et militants du PCF c’est à dire le parti
    je sais que convoqué au tribunal en tant que syndicaliste j’ai les élus et militants communistes à mes côtés
    je sais que lorsque nous appelons au secours pour empêcher un sans pap d’être expulsé nous avons les élus et militants communistes à nos côtésje sais que pour soutenir Cuba , les communistes sont là
    je sais que lorsqu’il faut se faire trouer la peau, matraquer, déporter, fusiller, torturer, licencier, sanctionner les communistes sont toujours les premiers dès lors qu’il s’agit de combattre la capital
    je sais que nous ne sommes pas exempts d’erreurs mais de fautes certainement.
    je n’ai aucune sympathie pour l’extrême gauche qu ne tire pas sur un soldat nazi
    je n’ai aucune admiration por une extrême gauche qui couchât avec Solidarnosc et ses prêtres rétrogrades et fascisants
    je n(‘ai aucune pitié pour l’éxtrême gauche qui en 1981 chaussât les pantoufles de Mitterrand et lui assurât protection
    je n’ai même pas pitié d’un Besancenot suppliant Hollande puis Sarkosy pour obtenir des signatures
    Non je n’ai qu’une chose à offrir
    mon engagement de communiste et je laisserai le dernier mot à un jeune de lA l
    Le parti communiste on y meurt, la ligue on y passe !
    et à moi de conclure “pour aller où ? “

  5. 5 socio13 27 juin 2008 à 10:33

    Alain,
    Il n’empêche, j’ai passé quelques jours à beaucoup travailler pour lea conférence que je dois donner à Genève sur ce qu’il reste du Che aujourd’hui. Je suis fascinée par l’art de conjuuguer le respect des principes et dans le même temps le refus de tout sectarisme des Cubains.
    Quand on suit au jour le jour l’histoire de cette révolution, l’activité du Che au Ministère de l’Industrie, puis dans des conférences internationales, la capacité dont ils témoignent lui, Fidel, mais aussi Raoul et d’autres comme Carlos Rafael Rodriguez que l’on retrouve dans la lettre de Fidel sur Salvador Allende que je viens de publier, on a devant soi un peuple, des communistes, une avant-garde et des hommes totalement investis, acharnés à trouver dans les pires conditions des solutions.
    Et quand l’on compare cette épopée avec le sort qui est le notre, la manière dont on use notre volonté d’agir, de combattre, la manière dont nous sommes isolés dans nos îlots. On ne peut pas se contenter d’engueuler les sociaux-démocrates, l’extrême-gauche, même si l’on ne supporte plus leurs protestations d’amitié et leur manière de nous dire de renoncer.
    Ce qui est sûr c’est que pour le moment il n’y a rien, que si la situation est assez desespérante à l’intérieur du parti, l’extérieur, tous les groupuscules qui fleurissent, toutes les tentatives de récupérer les militants communistes pour dieu sait quoi, sont encore plus despérantes, et pour le moment me paraissent des enterrements de première classe de l’espérance. Donc je pense que vous avez un rôle essentiel à jouer, je te l’ai dit et répété, pour ce congrès il me suffirait que l’ensemble du parti se prononce contre la liquidation, qu’il n’en profite pas pour tous mener la politique de Gribouille, aller se r&éfugier vers MGB pour se protéger des “liquidateurs”, ou comment aller dans le lac pour éviter d’être mouillé par l’orage. Il sera trés important que le regroupement ait lieu.
    Fidel ne cesse de le répéter : il suffit de douze hommes (êtres humains) pour faire une révolution, à condition qu’ils soient convaincus, prêts à tout sacrifier, oublieux d’eux-mêmes et conscients de la nature de la tâche.
    Faisons cela et nous aurons rempli notre rôle historique, si nous ne le faisons pas, nous n’avons pas le droit de stigmatiser les autres quelle que soit notre envie.
    Enfin un dernier mot, j’ai conçu ce blog comme un lieu à multiples entrées, je me dis en riant que c’est entre la cellule et le salon à la veille de la Révolution française, le café où on lit sa presse, on échange des nouvelles, le café est ouvert à beaucoup, ceux qui travaillent pour les autres comme celine qui traduit à tour de bras et qui est en ce moment au Bureau national du PRS de Mélenchon. J’estime que si elle et son copain Eduardo ne sont pas au PCf ce n’est pas de leur faute, et que peut-être ces jeunes merveilleux qui se dévouent sans compter à cause de l’Amérique latine, un jour pourront nous reprocher de leur avoir fait perdre tant de temps, je les regarde et je m’inquiète.
    Danielle Bleitrach

  6. 6 alain girard 28 juin 2008 à 7:35

    oui Danielle mais quand même et comme tu l’écris
    On ne peut pas se contenter d’engueuler les sociaux-démocrates, l’extrême-gauche, même si l’on ne supporte plus leurs protestations d’amitié et leur manière de nous dire de renoncer.
    Mais ces gens qui n’ont jamais de bilan, jamais de justifications à fournir et qui nous disent : couchés !” non ça jamais !
    Je suis depuis un certain temps sur ton blog et j’ y ai lu des attaques terribles contre toi, contre le contenu que tu y mets. Ton blog st à multiples entrées c’est intelligent, passionnant.
    Alors existe l’instant où le respect doit être mutuel.
    Je suis agressé, quelque soit la forme, je réponds sur le même registre.
    Concernant le débat du congrès du PCF la stratégie suivie par la direction sortante et à sortir est dans l’exacte lignée de ce que tu décrivais lors de ton passage à Valenton.
    L’Humanité met en avant toutes les petites phrases et interventions de la droite du PCF et joue son rôle de rabatteur sur le centre et MGB.
    Il est à rire de voir apparaitre les muets du Conseil National à longueur d’interventions dans le journal de feu Jaurès.
    Ils sont à croquer avec leur trouille de ne pas finir réélus au CN car une chose semble déjà percer: la réduction du nombre de ces membres ouvrant la perspective d’une direction plus solide et surtout moins dispersée. Cela est à mon sens un signe intéressant.
    MGB a déclaré qu’il n’était pas question de revenir au 21 conditions pas plus que de disparaitre. Il est étrange que la direction évoque l’adhésion au Komintern quand ce dernier a disparu depuis quelques temps… Je ne suis pas certain que MGB connaisse d’ailleurs une seule de ces condition ! Par contre sur les conditions d’adhésion au Parti de la Gauche Européenne, MGB sait tout et ne dit rien.
    La direction tente de ringardiser les militants eux-mêmes qui lorsqu’ils puisent leurs forces dans notre passé vont plus sur ces années de hautes résistances que sur les années ministérielles d’un Gayssot ou d’une MGB. Pas si sur que rejeter Marx, Lénine , Duclos et Marchais soit profitable à la direction car derrières ces figures se trouvent G Môquet et tous les autres.
    Je pense que le rappel à notre passé, ce passé qui faisait défaillir le patron quant il avait devant lui un militant communiste doit être mis en avant.C’est de ce rapport de force que naissent les acquis sociaux, politique du monde du travail et de cela uniquement.
    Sans les communistes rien n’avance à gauche, rien ne nait, rien ne fonctionne, tout coule.
    Je ne connais pas une lutte ou en final il ne soit pas fait appel à nos élus et militants, je parle des luttes populaires va s’en dire.
    Pour en terminer je sens autour de moi que les camarades autour de moi qui ont basculé en décembre contre la direction continuent sur le même chemin, ils contemplent les débatteurs/rabatteurs du Conseil National avec de plus en plus de circonspection voir de mépris.
    Il me parait désormais indispensable que André Gérin et le pourquoi devienne accessible à tous.
    Nous devons pouvoir informer rapidement et je vois bien de peu de choses dans l’instant.

    prendre le prétexte d’un débat en Suisse pour aller y ouvrir un compte suite au bouclier fiscal, c’est gonflé de ta part Danielle !

  7. 7 Michèle 28 juin 2008 à 8:30

    Cher Alain, la discussion pour vous ne se conçoit-elle que par le mépris et l’agressivité ? Dommage…

  8. 8 socio13 28 juin 2008 à 9:00

    Alain,

    Je pense qu’à la rentrée André va intervenir, des initiatives auront lieu. Pour le moment si ce que tu décris est exact il vaut mieux que les communistes réalisent eux-mêmes, ceux qui ont une formation y compris syndicale ne peuvent manquer de voir ce que nous voyons.

    Quant à mon compte en suisse, s’il veulent des dettes j’en ai quelques unes pas considérables, pour avoir des dettes il faut être riche, mais par exemple le voyage en Argentine va créer un gouffre dans mon budget. C’est d’ailleurs aussi une des raisons qui me fait renoncer aux débats dans les villes de France, je n’ai plus les moyens et comme pas de droits d’auteur vu que mon éditeur est militant et adore éditer de la poèsie…

    Danielle Bleitrach

  9. 9 alain girard 28 juin 2008 à 11:32

    Danielle

    je crois que nous avons des choses à régler car si tu renonces aux débats pour ces raisons là alors nous devons prendre nos responsabilités et revoir rapidement la question.
    Pour la fête de L’Huma notre stand aura, c’est confirmé, un mur et des barreaux ornés des visages des 5 de Miami avec des messages de soutien à leur envoyer. Nous aurons également deux oliviers avec des messages de paix à signer .
    Je crois que nous pourrions, si tu en as besoin, veiller à un coin dédicace.
    Ensuite, si tu le souhaites aussi, nous aurons plaisir à t’héberger, te véhiculer et même à te nourrir, c’est dire l’affection que nous avons pour toi.

    tu nous raconteras ton séjour ?

  10. 10 Guy Constant 11 juillet 2008 à 9:33

    Chers camarades,
    Ce blog que je visite assez souvant est interressant pour sa participation à la reconstruction d’un véritabe Particommuniste ,MARXISTE-LENINISTE,internationaliste .Cependant je trouve que pas mal d’auteurs et auteuses oublis nos référents qui sont toujours nos maitres pour comprendre ,analyser,combatre et agir pour erradiquer le système capitaliste.
    Personnellement j’ai toujours pour référence , MARX-ENGELS-LENINE-DIMITROV , DUCLOS-BENOIT FRACHON-MARCEL PAUL-ALTHUSER , ANNIE LACROIX-RIZ,ISABElle GARO,JEAN SALEM , Fidel ,LE CHE,Danielle et bien d’autres…..
    Tout celà je le trouve sur un autre blog “INITIATIVE COMMUNISTE” qui est celui du PRCF, continuateur du pcf auquel je suis adherent depuis que j’ai quitté le PCf mutant.Je vous suggère de le consulter.
    Pourquoi nous n’avançons pas ? parmi les nombreuses causes ,j’en exprime une qui celle d’un manque de perspective. Pour avancer il faut être concrêt et avoir un projet qui rassemble .
    Nous en avons un qui nous tend les bras qui celui du PROGRAMME DU CONSEIL NATIONAL DE LA RESISTANCE,il est toujours actuel,jeune,moderne et rassembleur.Militer pour le populariser est,me semble-t-il d’une impérieuse nécessité pour combatre la mondialisation capitaliste et participé à l’emancipation de l’humanité.Fraternellement à tous. UN VIEUX BOLCHO


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