Solange North nous adresse un autre texte dans lequel elle analyse les turpitudes du journal l’humanité. Personnellement j’ai renoncé à critiquer ce journal. D’abord pour la raison qui fait que je vote encore pour ce parti, parce que je ne veux en rien contribuer à l’entreprise de liquidation menée actuellement contre un Parti communiste dont mon pays et les classes populaires me paraîssent avoir un urgent besoin. Ensuite parce que je suis convaincue que ceux qui veulent la fin du Parti communiste ce sont les capitalistes et leur petit personnel. Ils ont eu la chance d’avoir à la tête du PCF et de son journal (qui n’est d’ailleurs même plus le journal du PCF) une bande de petits bourgeois qui en conscience ou sans conscience travaillent à cette liquidation. Mais l’essentiel pour moi est de dénoncer les véritables donneurs d’ordre et pas ceux ou celles qui par faiblesse idéologique et politique font ce qu’on les invite à faire. Mais après avoir écrit une série d’articles sur l’Europe et sur le livre Blanc de la Défense de Sarkozy, j’ai proposé le concept de Dictature de la Bourgeoisie et un débat est apparu sur “la lutte armée” à propos du concept de dictature du prolétariat. J’ai expliqué que le retour à ces concepts était simplement destiné à marquer la nature de l’Etat, donc la nature du parti qui serait en mesure de combattre cet Etat. J’ai également expliqué que tout était fait y compris par les directions communistes actuelles pour nous cacher la violence de la dictature de la bourgeoisie, la seule violence mise en évidence était justement celle des ex-pays socialistes ou même des pays ayant des communistes à leur tête. Je crois donc que cet article de Solange North illustre bien ce que j’explique et que les militants communistes ne voient même plus, à la fois qu’on leur masque la dictature de la bourgeoisie et qu’on leur dénonce celle des communistes. C’est même devenu une attitude quasi répétitive et obsessionnelle qui fait qu’on ne peut s’affirmer communiste sans avoir au préalable dénoncé le communisme.
Danielle bleitrach
Leurs fantômes
Sous le titre “les fantômes de pierre de Budapest”, l’Humanité Dimanche du 19/06 insulte grossièrement ceux qui ont construit le socialisme en Hongrie et ceux qui souffrent cruellement de la restauration du capitalisme. (Les citations de l’article sont en italiques).
Qui sont ces “fantômes de pierre” selon l’HD ? En premier lieu : les monuments déboulonnés en 1989 : bustes de Marx de Lénine de Engels…fresques en l’honneur du travail, des travailleurs, des résistants… regroupés dans un parc de statues de la dictature communiste (textuel et sans guillemets !)
Après avoir cité le guide Hachette qui reconnaît : en évoluant du socialisme à l’économie de marché, la Hongrie a vu le niveau de vie de ses habitants baisser de façon significative, l’auteur enchaîne : certains finissent par être touchés par la nostalgie ou plutôt l’ostalgie, cette curieuse maladie (textuel et sans guillemets !) qui, à l’Est, pousse jeunes ( tiens, tiens !) et vieux à soupirer après le passé…jusqu’à transformer le parc en lieu de pèlerinage ; (même le vocabulaire est emprunté à la bourgeoisie : “rituel” revendicatif, “pèlerinages” au père Lachaise, “processions” syndicales…)
Mais ce n’est pas fini : en Hongrie, le terreau est fertile pour d’autres fantômes… les nostalgiques de Horthy… la pureté de la race ; certes, l’auteur écrit : entre les deux guerres, les croix fléchées pourchassaient communistes et juifs et : à une époque (la dictature communiste ???) il y avait une reconnaissance du travail… même si ce n’était pas le Pérou ; certes, il ne met pas un brutal signe égal entre Rouges et bruns, oh non ! mais, selon le procédé journalistique visqueux si répandu dans la presse d’en face, il insinue simplement : les uns et les autres relèveraient du même terreau d’idées sombres, les uns et les autres seraient des nostalgiques, des fantômes.
Les communistes et les progressistes hongrois ne sont pas des spectres ; ce sont des femmes et des hommes qui luttent courageusement contre les effets dévastateurs de la contre-révolution et son cortège de chauvinisme et de racismes.
Au passage, l’auteur falsifie la politique des différents gouvernements bourgeois (de droite et de gôche) qui ont autorisé défilés, expositions ou monuments révisionistes et qu’il décrit à présent comme un rempart contre l’extrême-droite . Présenté comme spécialiste de la Hongrie, l’auteur est plus que cela : pas une des étapes du grand bond en arrière qu’il n’ait accompagnée de frissons ravis pour les “révolutions de velours” et autres “nouvelles perspectives historiques”.
Passons aux choses sérieuses :
La criminalisation du communisme est le pendant de la réhabilitation du fascisme ; tous deux sont indispensables à la survie d’un capitalisme de plus en plus barbare, de moins en moins amendable.
Laisser la répression s’abattre sur les révolutionnaires hongrois, lettons, tchèques… n’est pas seulement manquer gravement aux valeurs communistes de solidarité ; c’est aussi desservir ses propres préférences, fussent-elles un “ultra- libéralisme” moins ultra, une Union Européenne “plus sociale” (celle-là même qui met l’Est de l’Europe en coupe réglée, l’utilise pour le dumping social et comme base de relance de la course aux armements)
L’analyse critique des premières expériences du socialisme est une chose ; les séminaires communs des partis communistes (que le PCF persiste à boycotter) ont commencé ce travail ; ceux qui luttent effectivement pour le socialisme doivent la poursuivre, pas seulement comme un objet d’histoire, mais comme des enseignements indispensables aux révolutions à venir.
L’antisoviétisme militant ou la capitulation devant ce dernier en est une autre ; ceux pour qui le seul horizon est,
au mieux, un capitalisme “à visage humain”, ne pourront pas éternellement camoufler leur refus de la révolution par des pirouettes historiques ou des évocations d’outre-tombe.
A l’heure où des contradictions fondamentales s’aiguisent : surcharge de travail & licenciements, manque de moyens pour les besoins sociaux & gaspillages financiers inégalés, progrès des sciences & essor dramatique des pandémies, destruction massive de productions & famines, déchaînement militaire de l’impérialisme… à l’heure le choix entre socialisme ou barbarie se précise, les vieilles fantasmagories de la “3ème voie” ou du dépérissement tranquille du capitalisme ont encore des adeptes.
L’auteur de cette bavure journalistique dans l’HD a pourtant raison sur un point : en Hongrie comme ailleurs, les véritables communistes sont bien des spectres qui n’ont pas fini de hanter les rêves de la bourgeoisie et de ses supplétifs.
Solange North.
que l’HUMA soit critiquable : soit….
à lire certains commentaires il ferait mieux de “crever” tant il répand de mauvaises odeurs….
Mieux vaut lire “LIBE” au moins nous aurons des nouvelles de Carla…
ou se vautrer devant la Télé !
L’autre solution : c’est d’accepter des avis différents, et de ne pas citer QUE certains articles en en omettant d’autres….
Vive un monde sans Humanité ?…que nous restera-t-il si les Huma sont supprimés ?…”ils” ne disent pas que des “conneries” ?
Même imparfait et perfectible c’est un outil ! rien ne sert de critiquer la pioche si on n’indique pas la façon de s’en servir.
Ouille : je vais me prendre une dérouillée…tant pis : c’est dit.
Roger de ANDRADE
cher Roger, je suis d’accord avec toi si tu lis mon introduction… Il me semble qu’il faut à la fois exiger sur le fond autre chose que ce gtenre d’article et en même temps affirmer que l’outil est à défendre… C’est pour cela qu’en général dans ce blog, il n’y a que trés rarement pour ainsi dire jamais de critiques “internes”, et dieu sait que parfois elles me seraient aisées…
Cela dit c’était pour illustrer la question beaucoup plus fondamentale de la “dictature”.
Danielle Bleitrach
En même temps, pour qu’un jour j’achète de nouveau l’Huma (et je ne suis certainement pas le seul), sans parler de vouloir participer à son expansion et à sa vente, il faudrait véritablement une révolution au sein du journal et de la direction du parti. C’est un peu trop facile de reporter tous les torts sur ceux qui critiquent l’Huma. Ne serait-il pas possible de se rendre compte que ceux qui l’ont tué (selon certains, la vente du local permettra de tenir deux ans au maximum), l’ont réalisé par leur ligne éditoriale réformiste et que la seule manière pour redresser le journal serait de changer de ligne rédactionnelle, c’est-à-dire retrouver une ligne communiste, mais que cela serait sans doute un long chemin de reconstruction.
je ne pense pas malheureusement que si l’huma adoptait une ligne plus révolutionnaire sa clientèle gonflerait comme par miracle… C’est la fonction qui crée l’organe et non l’inverse…
Il est évident que la problème est que nous sommes en train de glisser vers les Etats-Unis, et que l’huma si on laisse faire aura de moins en mois sa place, en revanche les Gala et autres Closers gagneront un fric fou.
Donc il faut raisonner en terme de transformation du rapport des forces et non en “clientèle”. Parce que ce qui faisait le prix de l’huma c’était non seulement ses analyses mais le fait qu’elles allaient dans le sens de l’action. Moins il y aura d’intervention populaire, moins le besoin s’en fera sentir, et moins l’utilité de l’huma existera. Et ce n’est pas en tentant de se montrer “présentable” que l’huma gagnera mais en étant utile à celui qui la lit, qui aura envie de s’engager dans une lutte’ collective.
Danielle Bleitrach
La façon dont l’huma traite des anciens pays socialistes ne me convient pas, il me semble clair que les PC de ces pays avaient perdu le soutien du peuple qui a été trompé sur la réalité des pays de l’ouest .Je n’ai pas beaucoup voyagé à l’est mais ce que j’en ai vu c’est que les gens vivaient modestement en ayant l’essentiel.Au crédit de l’URSS il faut mettre la victoire sur le nazisme ,la lutte victorieuse des pays du tiers monde et une influence sur le rapport de force en faveur des salariés à l’ouest.Pour le PCF il ne sert à rien de gommer le coté positif du camp socialiste la droite ne lui fera pas de cadeaux pour autant. Mais il faut étre au PCF et travailler à un changement de sa position quand à l’heritage de la Révolution d’Octobre.Je simplifie beaucoup mais pour moi il y eu la Révolution Française qui à apporté un certain nombre d’acquis ,il y a eu la commune de paris qui a posé en un temps court des revendications trés moderne et il y a eu la Révolution d’octobre.
j’ai fait un passage rapide sur Bella Ciao, censuré -comme dab- aucune importance si ce n’est l’attaque en règle contre MON journal pour avoir passé les pubs “obligatoires”,
voilà pour quoi je trouve qu’il est dangereux de jeté le bébé avec l’eau du bain.
Que nous restera-t-il si par MALHEUR ce journal disparaissait ?
Critiquons certes, avec mesure et réalisme…ma toute petite expérience de gestion d’un site me conforte dans l’idée que les yaka, foque sont, au mieux de doux réveurs, au pire des partisan du “traine-savates”…un “facteur” de division.
c’est pas çà qui va inquiété la mafia au pouvoir !!
Roger de ANDRADE
Fais ce que tu veux Roger mais ce sera sans moi, parce ton journal de classe et Bellaciao,le parti tel qu’il est devenu, le système associatif autour, tous ces restes d’un désastre qui se poursuit sans fin et qui a nom la liquidations de toute alternative politique, vous m’avez usé l’âme à un point inimaginable… Je ne vous supporte plus, les canailles que vous portez à bout de bras, restez entre vous, ce sera sans moi…
C’est l’été… Il y a la mer, les petits enfants, quelques débats qui ont échappé à toutes les censures de notre livre. A la fin de la semaine je pars en Suisse pour deux jours de débat. Et surtout je serai pendant tout le mois d’août en Argentine, et je rentre seulement pour un débat en Belgique…
Je vais profiter de ce temps pour beaucoup réflechir… Comment vous expliquer sinon par une anecdote.
L’autre matin, je descendais de chez moi pour me rendre à la plage, à l’ombre devant un bar était assis un homme que j’aime bien, c’est un camarade du parti Michel, il a la foi chevillé au corps, il est bon comme du bon pain. Il se dresse en me voyant pour m’embrasser. A ses côtés un gars que je reconnais vaguement, c’est un aixois. Une discussion un peu passionnée commence, ils reviennent tous les deux de Tours. Michel, toujours dans sa veine enthousiaste me déclare :”C’est bien Tours, on a pris des décisions importantes, on va tous être des dirigeants”. Là les bras m’en tombent, je n’ai pas suivi réllement ce qui se passait à Tours, je n’attends plus rien de ces réunions du PCF et des autres tendances de gauche… C’est comme un mauvais rêve, j’entends vaguement passer dans le lointain des phrases que j’ai mille fois entendues, pour le PS c’est le grand retour de Guerini et Collomb, les “barons”, pour le PCF ce sont ces phrases qui ne mènent à rien… J’ai encore en souvenir le fait qu’un congrès s’est préparé sur “l’intervention citoyenne”, alors que les dirigeants du PCF refusaient de prévenir les communistes qu’ils avaient négocié avec le PS, l’entrée au gouvernement, cela se passait en 1996. Et cette phrase “on va tous devenir des dirigeants m’est apparue caricaturale de toutes ces manipulations, de tous ces decervelages, de générations entières qui n’en peuvent plus et que l’on condamne à battre le beurre de phrases creuses… Pendant qu’en coulisse, quelques médiocres et cyniques se croient ceux qui tiennent les fils des marionnettes.
Je lui ai répondu :”Michel tu bats le beurre!” Michel a baissé les yeux, il savait… Et à partir de là nous avons parlé de la situation mondiale, de la Chine, de l’Amérique latine. Le gars qui écoutait, intervenait de temps en temps en répétant cette phrase :”je ne partage pas!” et il répétait une phrase totalement incompréhensible que je n’avais jamais prononcée, en m’accusant une fois d’être réfondatrice, une autre fois d’être avec gayssot, tout ça parce que je ne paraissais pas soutenir sa grande leader bien aimée, Marie georges Buffet. C’est trés étonnant d’expliquer à votre interlocuteur qu’actuellement en Amérique latine, l’impérialisme mobiliser l’oligarchie et utilise la crise y compris alimentaire pour attiser les haines, les peurs et les séparatismes, et d’entendre quelqu’un dire “je ne partage pas, avec des idées pareilles tu assures la promotion de Besancenot”.
J’avais ce grelot pendu à tout ce que je disais “je ne partage pas!” Il voulait sa marie-georges, après avoir voulu son Robert Hue, et cela lui tenait lieu de réflexion de pensée politique. Je le contemplais ébahie en me demandant jusqu’où cela pouvait aller, à un moment comme j’ai la pédagogie chevillée au corps, je lui ai dis “Ecoute, je crois que tu comprends mal ce que je dis, ce que tu me réponds n’a aucun rapport, et on dirait que c’est fait pour interdire le dialogue, quand je t’entends je sens tant d’hostilité que j’ai envie de fuir loin de ce parti?” Sans me laisser le temps de terminer, il a répondu : “C’est exactement ce que je veux, que tu t’en aille..;” Il y avait tant de haine en lui que je n’ai pas dit un mot je suis partie. Quelques temps après Michel m’a téléphoné pour me remercier du temps que je lui avais consacré et pour me dire qu’il regrettait mon départ mais qu’il le comprenait face à l’attitude du gars. Moi pendant ce temps là je pensais que jamais du vivant de mon mari ce type n’aurait osé se conduire comme cela,il se serait reçu un coup de poing de la part de quelqu’un qui ressemblait à Lino Ventura… Et il n’y a que cela qu’ils respectent la force, d’ailleurs ils limitent le parti à sa direction, parce qu’ils veulent se chauffer au pouvoir, ne plus penser, hair… je n’avais cessé de vivre toujours et partout cette brutalité, cette incapacité à dialoguer, cette haine, cela avait été jusqu’à me déchirer les vêtements en 2003.Mais ils sont tous comme ça, y compris ce marseillais de l’opposition qui me traite comme un chien et après quand il a besoin de moi me téléphone sur mon portable pour que j’écrive un texte pour un site qu’il a fondé et que personne ne lit, “la mine de sel pour les communistes”…
Mais ce n’était pas mieux dans l’opposition communiste, ou même dans la solidarité autour de Cuba, partout et toujours je vis non seulement une absence de solidarité, de la brutalité, des rumeurs de haine, des mensonges intolérables sont propagés contre moi. Un jour Aragon m’a dit :”Pour des gens comme vous et moi ce parti devient un mauvais lieu, un coupe gorge”… J’ai vue Aragon pleurer comme un enfant d’épuisement à la fête de l’huma, il avait la maladie d’Alzeimer, on l’avait traîné là, et la presse bourgoise, Libérationen particulier l’avait traité en le parodiant de “Moscou la gâteuse”, mais ces “camarades” l’avaient traîné là en représentation, comme ils ont osé récemment faire la une de l’humanité Dimanche avec son portrait en Alzheimer… Il pleurait comme un enfant en me disant:”Pourquoi ai-je tant de haine autour de moi!” je lui ai tenu la main… J’avais dans la tête cette phrase que je me répétais “je serai avec Marlowe le poète voyou assassiné dans la tavernes”… C’était si douloureux, il voulait mourir, il me disait “comme c’est long de mourir!”C’était douloureux et magnifique, parce que ce parti m’a donné cela jamais, jamais je n’agirai mal… Et parce que jamais je ne trahirai le peuple même si il se fourvoie à mes yeux…
Dans tous les terribles malheurs de ma vie personnelle, je n’ai jamais eu une main tendue, jamais la moindre phrase d’amitié, jamais quelqu’un ne m’a dit :”tu es fatiguée, tu as mal, veux-tu que je t’aide!” Toujours cette abominable brutalité, au meilleur des cas cette indifférence. Encore recemment ce n’étai pas grand chose mais j’ai été opérée des yeux, j’étais affaiblie, je n’ai jamais eu une demande :”Tu vas bien? est-ce que tu as besoin d’aide?” ou plus simplement “comment ça va!” la seule phrase d’amitié est venue de Valenton. En revanche j’ai eu droit à profusion à des cabales au sein de la solidarité cubaine, certains sont allés jusqu’à laisser entendre que j’étais un élement “trouble”… Risible et tragique…
Ils ont cru en rajouter, le livre que nous avions écrit avec bonaldi, ils l’on censuré, interdit, et ont multiplié les manifestations autour du Che avec des intervenants qui n’y connaissaient rien… Ils croyaient me rendre malheureuse, ils me soulageaient et je ne dis pas cela pour affirmer “ils sont trop verts”, je le pense réellement, j’ai la chance de rebondir vers autre chose quand le mépris me vient. Ceux qui agissent si mal me vident d’eux mêmes et la nausée me prend à l’idée de les cotoyer, je m’enfuis toujours plus loin, comme je nage vers les bateaux qui quittent la rade de marseille… Je suis libérée…
Et puis j’ai l’habitude, cela ne fait que redoubler ce que je vis depuis des années, par exemple cette interdiction de prononcer même mon nom dans les colonnes de l’humanité, cette censure à travers laquelle on a tenté d’étouffer ce que j’avais à dire.
Cela tombait bien, je n’ai plus envie de faire des débats, je suis quelqu’un de passion, d’engagement, je n’ai jamais menti… Ils m’ont usé l’âme à un point inimaginable.
Ce n’est pas leur faute, dans les temps de confusion il est normal que les divisions existent, mais je crois que la brutalité, l’absence totale de coeur, le sadisme est en trop. En quittant ce crétin qui n’était que la goutte d’eau, j’ai pensé “c’est le coup de pied de l’âne à la lionne devenue vieille”..;
Voilà je me désengage, je n’attends plus rien de vos congrès, de vos réunions… Je vais continuer à réfléchir, à penser, cela je ne peux pas m’en empêcher, mais depuis l’aube des siècles l’humanité a engendré des gens fantastiques, les connaître m’est un immense bonheur, passe une heure avec Marx est une joie sans cesse renouvelée…
Quand je vois vos motions, les textes sur lesquels vous prétendez vous rassembler,votre volonté de sauver ce qui ne peut l’être,le cancer qui vous ronge et que vous chérissez, je pense à ce qu’il disait:
” Cramponné tout autant à des notions bornées et dogmatiques qu’accroché, face à toute compréhension, à une pratique mesquine”
On pourrait continuer comme ça pendant des pages et des pages… Mais j’en ai assez dit, parfois le vase déborde…
danielle Bleitrach
Danielle, je te sens très dépressive en ce moment. Et je ne sais pas comment je pourrais te soutenir le moral. Je pense que ton voyage en Argentine va te régénérer. Il n’y a rien de tel que de changer d’environnement. C’est ce que je pratique pendant mes vacances. Je prend chaque année le mois d’août complet et je ne lis aucun journal, je me perd dans la nature pyrénéenne. Et lorsque je reviens, je suis toujours en pleine forme.
Sinon, par rapport à ce que j’ai dis plus haut sur l’Huma, rassures-toi, je n’ai pas l’illusion qu’un changement de ligne rédactionnelle suffirait à le sauver : mais c’est un premier pas obligé. Car effectivement, il faudrait relier un éventuel redressement à une politique du PCF qui soit utile au monde du travail et qui cherche à éveiller une conscience de classe chez les jeunes, notamment, pour reconstruire l’avenir dans l’action.
Désolé, je ne vais pas te gonfler le moral avec ce qui suit, mais je tenais à te raconter cette anecdote. Dans la manif du 1er mai, nous avons distribué notre journal auquel tu avais participé. Une nullissime dirigeante du Rhône (ex-secrétaire fédérale), alors que je venais de lui donner notre journal, a voulu ouvrir le “dialogue” avec moi. En feuilletant notre 4 pages, elle a vu ton nom et m’a dit “elle bouge encore celle-la ?” Je lui ai répondu que tu étais toujours communiste et infiniment respectable contrairement à d’autres… et je l’ai planté là, car j’ai tendance à m’emporter trop facilement. Personnellement, j’ai toujours vécu, dans ma vie étudiante et professionnelle et même dans certaines branches de ma famille, une haine des communistes. J’ai même appris, sur le tard, que mon grand-père (SFIO) avait été dénoncé par son beau-frère sous l’occupation allemande et qu’il en avait perdu son emploi (ce n’était pas le pire, car d’autres en ont perdu leur vie)… Lorsque j’ai fait mes études (après 68), il fallait défendre chaque affiche que nous collions contre les facho-gauchistes. J’ai même échappé à des bastonnades organisées par ces groupuscules gauchistes proches du para-militaire et payés par le patronat (faut-il rappeler que dans ce groupuscule, Jospin, Mélenchon, Cambadelis parmi les plus connus, y sont passés ?). Et je reconnais, Danielle, qu’il est dur de se rendre compte que ce sont désormais les “siens” qui pratiquent cet anticommunisme ! Moi-même, je n’aurais pas les camarades de Vénissieux, je ne crois pas que je tenterais quelque chose dans ce parti. Les rares réunions de Lyon auxquelles j’ai participé depuis mon retour, se sont très mal passées et m’ont laissé sur le carreau psychologiquement pendant les 2-3 jours qui ont suivi. Il y a une telle haine que j’espère vraiment que tout cela explose, car nos points de vue sont irréconciliables, et surtout, il nous faut très vite un outil politique efficace pour lutter contre la politique du capital.
Ne perdons pas le moral, l’affrontement avec ces minables, même si tout le monde ne le supporte pas, me semble obligatoire.
Chére Danielle,tu as beaucoup souffert d’avoir quitté le Parti et aussi de voir où il en est.Courage et repose toi bien .
affectueusement
abdallah.
Arrêtez de me croire dépressive, je ne le suis pas du tout… Simplement ce que tu décris :”Elle bouge encore celle-là!” c’est seulement ce que je vis dans le monde dit communiste,simplement pour avoir la volonté comme vous le voyez dans ce blog de contribuer à mener le combat contre l’impérialisme. Cela fait un peu plus d’un an qu’il ouvert et chacun peut juger du fond. Il a une audience assez grande désormais, alors c’est reparti les haines, les calomnies. Je vous assure que si vous subissiez le quart de ce que j’ai subi, la plupart d’entre vous seraient déjà effectivement en dépression.
Quand mon mari est mort, un de mes collègues de la fac, un social-démocrate avec lequel je m’étais battue est venu me voir et m’a dit:”Ma pauvre fille, c’est pas ta période, la mort de ton mari et la chute du parti…” Je me suis retournée et je lui ai dit :”Tu peux ajouter que mon fils est schizophrène, mais vois-tu la différence entre toi la crépasse et moi la communiste, c’est que tu peux encore en rajouter, je tiendrais bon!” Cela se passait dans les années 1990. Et je vous dis la même chose, ce n’est pas demain la veille que j’aurais une dépression, j’ai simplement des bouffées de mépris.
Le stalinisme fut au moins Stalingrad, un peuple héroïque, ils ont conservé” le pire le culte du dirigeant la religiosité, le refus ou l’impossibilité de penser.
En nageant j’ai repensé au gars d’Aix qui m’avait tellement choquée et tout à coup j’ai réalisé:”mais ce type est con comme un veau, il ne comprenait rien à ce que tu racontais, alors il essayait de comprendre avec ses catégories mentales, il savait qu’il y avait des “opposants” à sa marie-Georges, alors il testait les uns après les autres pour savoir où me classer… C’était tout… Il avait vaguement appris que je sentais désormais le souffre alors il voulait sa voir quel diable j’étais. J’ai éclaté de rire en me disant c’est bien de toi ça, depuis que je suis enfant je considère que les gens sont bêtes pour me rendre la vie impossible, par pure méchanceté… Mais ils sont bêtes parce qu’ils le sont, parce qu’ils sont vulgaires, brutaux, Parce qu’ils ne comprennent même pas que l’on puisse se passionner pour une peuplade perdue…
Il faut que je les évite c’est tout. Et que j’apprenne quand je vois un con vulgaire, méchant, à tourner les talons… Mort aux cons : vaste programme disait De Gaulle, les éviter c’est presque aussi difficile.
Mon mari disait “je suis au parti parce que c’est là où il y a le moins de fascistes!” Aujourd’hui je ne sais même plus s’il dirait la même chose, je crois que oui… Mais personne n’est obligé d’aller se fourguer dans une organisation.
il suffit que je lise Marx ou Fidel pour que j’ai envie de repartir à l’assaut du ciel… Mais justement peut-être l’idéal est-il de rester dans mes lectures…
Roger m’a gonflé simplement avec son plaidoyer, la première fois il était juste, la seconde fois il me gonflait avec son côté “écoutez les gascons c’est toute la gascogne!” j’ai pensé ta gascogne c’est un mythe, ou tu fais le ménage où tu concours à la catastrophe.
C’est tout il n’y a aucun desespoir, au contraire là je reviens de nager avec mon petit fils, j’ai la peau gorgée d’eau salée et de soleil, je vais lire…
Abdallah, le parti communiste ne me concerne plus. Et désormais dans ce blog il n’en sera plus question.Enfin du PCF ses congrès et ses chefaillons, du communisme il sera encore et toujours question.
J’espère avoir été claire…
Danielle Bleitrach
Danielle,je reste sans mot et envahie de milles émotions par l’expression de ta souffrance.
Je suis solidaire de ce que tu penses, de ce que tu ressens.
Continuons! il y aura bien une fin à cette appropriation de l’outil politique pour la préservation de l’outil et à des fins d’intéréts autres que ceux à défendre!
Ton blog enrichit notre réflexion et ouvre des perspectives.
Merci pour tout ce que tu apportes!
Marie
Merci Marie, pour finir sur une note gaie, je vous signale que je suis restée trés amie avec mon collègue social-démocrate. Mais quand des espèces de fous néo-nazis, du groupe de Marie Poumier et d’israêl Shamir m’ont poursuivie, assaillant mon président d’université, celui-ci qui venait d’arriver a demandé à mon collègue qui j’étais et ce dernier m’a envoyé la lettre dans laquelle il me décrivait, je l’ai perdue mais c’était une ode à mon désintéressement, à mon humanisme et à mon engagement intellectuel dans les causes les plus nobles, lui aussi d’ailleurs, il est un fervent de la cause palestinienne. Tout est bien qui finit bien.
Danielle Bleitrach
“Fais ce que tu veux Roger mais ce sera sans moi, parce ton journal de classe et Bellaciao,le parti tel qu’il est devenu, le système associatif autour, tous ces restes d’un désastre qui se poursuit sans fin et qui a nom la liquidations de toute alternative politique, vous m’avez usé l’âme à un point inimaginable… Je ne vous supporte plus, les canailles que vous portez à bout de bras, restez entre vous, ce sera sans moi…”
je prétend être un “honnête homme” pas une canaille a nettoyer au Karcher !
Peut-être ignare, incapable d’analyser une situation mais ne maniant ni l’injure ni le rejet de l’Autre.
Danielle : j’aime tes coups de gueule, tes colères même si elles me semblent plus justifiées par des souffrances personnelles que par des analyser objectives….ce qui ne te permet pas de dépasser les bornes du bon sens et du respect de l’autre.
Je ne suis pas blessé, mais attristé de te voir rejoindre la cohorte des dépités amoureux du PCF : ce n’est qu’un outil ! il n’y a que les Dieux qui tombent avec fracas…et comme je suis profondément athée … bref…
je t’embrasse tendrement.
Roger
Roger,
j’ai corrigé la première formulation parce qu’elle t’englobait tout à fait injustement…
quant à me voir “rejoindre la cohorte”, je me suis suffisamment expliquée sur le sujet et n’en parlerai plus désormais.
Danielle Bleitrach
pour moi la cohorte c’est un groupe de personnes ayant vécu un même évènement pendant la même période,
j’ai “quitté” le PCF il y a quelques années, sans dépit ni haine, ainsi les Hommes sont….(et si l’on rajoute des “structures” ou les désirs de pouvoir se forgent un chemin !) faisant partie de la cohorte des “compagnons de route” qui restent prudemment à distance…
Chacune et chacun de ceux-là peuvent raconter milles ressentis proches des nôtres, nous sommes plus nombreux dehors que dedans !!
et ce parti ne se transformera qu’en plongeant aux plus profonds ses racines et en délogeant de trop nombreux “apparatchiks”, c’est un doux rêve !
En face, si ce sont des caïmans dans le marigot ils ont -au moins- une motivation commune qui les soudent bien plus que de simples “valeurs humaines” : c’est là ma désespérance ! vouloir “dépasser” le capitalisme est une illusion ! il faudra l’abattre et ce ne sera qu’au prix de sang, moins coûteux que celui qui coule chaque jour. De l’Amérique Latine monte les chants ??
Pendant ce temps ils nous mènent au bord du gouffre et nous nous entredéchirons pour leurs grands plaisirs.
ce sont les vacances, et nos petits-enfants doivent se préparer à prendre un relais “merdeux” accrochons encore quelques lambeaux d’espoir à nos poitrines usées…la réalité est si dure que la tentation est grande de détourner l’attention, nous avons fait ce que nous pouvions, c’était trop peu…tant pis
Bon repos : je te salue très fraternellement
Roger
je pense effectivement que nous sommes d’accord sur le fond et que le mieux est de travailler à ce qui nous importe, en ignorant ce qui encombre inutilement. S’il est impossible de s’organiser continuons sans haine ni colère. Mais je signale que si j’ai placé ce texte de Solange North c’est parce qu’il me paraissait une excellente illustration sur la manière dont on tentait de produire un “totalitarisme” communiste et comment tout le monde y cédait , y compris l’huma.
L’idée centrale était que l’on avait obligé les communistes eux-mêmes à s’excuser de ce qu’ils sont ou ce qu’ils avaient été et tous les déchirements, toutes les mesquineries ne viennent-elles pas de cette terrible confusion.
Voilà c’était ça le débat et rien d’autre.
Danielle Bleitrach
Merci, Danielle, d’avoir publié ce texte sur l’anticommunisme de l’Humanité-Dimanche, et aussi du PCF. Je suis moi-même très choquée.
J’ai vécu en URSS et en Chine dans les années 70, et je suis de plus en plus en colère des couleuvres qu’on nous a fait avaler.
Merci aussi à Benbara Abdallah: “il me semble clair que les PC de ces pays avaient perdu le soutien du peuple qui a été trompé sur la réalité des pays de l’ouest”. Il faudrait ajouter que les dirigeants de ces pays n’étaient pas tous des communistes convaincus. Il y avait parmi eux les futurs traîtres (mais il y avait aussi des communistes sincères).
Le discours de l’Huma sur la Russie de Poutine n’est pas mieux. Pourtant, les fauteurs de guerre sont bien les USA et leurs alliés de l’UE. Ils sont très dangereux. Le PCF ne comprend rien en géopolitique et contribue au désespoir de la population.
Merci donc pour tous ces débats dont on a tant besoin. Mais j’ai une question: à quelle heure dormez-vous?
ils débattent, tu la fermes !
Le débat est ouvert, rien ne l’interdit, causons, osons causer, causons avec audace, avec le débat ouvert causons avec audace de de ce qui n’est pas interdit et émergeons une partie de parti forme nouvelle de l’ancien pas vraiment neuf, ensemble unis, liés, noués, aimant, aimantés causons et faisons avancer ce qui ne doit pas reculer devant le monde qui a changé sans changer mais quand même…
Voila ce que je retiens personnellment du Conseil National du PCF et de la préparation du congrès de décembre.
Un galimatia bordélique à défaut d’être enthousiasmant, une synthèse de huisme mâtinée d’un europtimisme rosé, des nombrils rassasiés de par le NON irlandais qui nous démontre ainsi que la voie unique est européenne.
A lire l’ancien journal communiste L’Humanité, je défaille à chaque article abordant le congrés et ses enjeux.
Il y a du Fath, du Buffet,du Cohen-Seat, oui le directeur de campagne qui nous a amené à moins de 2 % et qui modestement s’efface et accepte que le parti et ses militants en portent collectivement la responsabilité.
Il ya également deux et parfois même trois lignes sur A Gérin le tricart du journal, autoridé bien sûr mais ailleurs s’il vous plaît.
En fait quand vous prenez L’Huma vous devez vous attendre à la ligne, pas celle que vous discutez au boulot au mieux, au chomâge au pire ou sur un lit d’hopital en voie de fermeture, non vous prenez la ligne.
Pendre la ligne est un exercice éprouvant mais essayez
démonstration
la campagne présidentielle a prouvé que la forme parti est moribonde
il vous est déconseillé de rappeler que le partii était mis sur le paillasson au profit d’une candidature de collectifs antibidule, quand je dis sur le paillasson d’ailleurs je devrais plutôt dire sur la paille.
La campagne des légslatives a prouvé que la forme parti est dépassée
là également il est de bon ton de taire toute vélleité de démontrer que le parti a fait beaucoup mieux sans Cohen-Seat, Tartignolles etc
La campagne des cantonales a démontré et ce de façon incontournable que l’organisation était inutile avec un médiocre 10 %
il est souhaitable de ne pas soulever le lièvre du 93 où MGB et la pensée nouvelle d’un Laurent y ont laissé le département.
La campagne des municipales a largement pemis de confirmer l’analyse que l’ouverture ouvre sur la victoire.
Ne fâchez pas la Direction en évoquant Montreuil, Pierrefitte, Aubervilliers etc, ne parlez pas du 93 qui nous pond des dirigeants que personne ne nous envie.
Revenons à notre débat démocratique et à leurs ébats qui le sont bien moins.
La dernièe tartufferie d’un Martelli consisterait, selon certaines sources, à envoyer sa prose tremblante et trébuchante aux élus communistes et apparentés et ce par le détournement d’un fichier du groupe communiste à l’Assemblée Nationale et par le truchement d’un envoi postal émanant d’un sémillant député PCF, je n’ose dire communiste.
R Martelli, ce brillant communiquant au fond de culotte tanné par des années de recherches au fond des corridors de la Stasi et du KGB nous prouve à chaque instant ce que fut cette caricature de socialisme à l’Est,selon lui, avec la confusion Etat/Parti. R Martelli n’est pas à cela près il dénonce là bas ce qu’il commet ici, c’est un peu notre Sarkosy à nous le Martelli.
Ainsi notre clémentain poursuit son combat, de MGB en Judas au détournement de courrier , rien n’arrête son débat fraternel et sans arrière pensée. Pensez-vous il va vous la donner l’identité du député qui utilise les moyens mis à sa disposition pour construire la Chapelle de la Sainte Mutation.
Mais franchement que croyez-vous que fut la réaction d’élus apparentés aux élus communistes et républicains, groupe qui comme son nom le suggère, ne compte pas que des communistes ?
Hé bien certains ont été très choqués de cette démarche qui veut les impliquer dans la vie d’une organisation à laquelle ils n’appartiennent pas, certes notre divin historien n’en retiendra que l’effet anecdotique, les dommages collatéraux mais la marié est si belle.
Cependant le génial calife qui n’a qu’un Regard pour subsister omet d’inclure dans sa réflexion cette donnée fondamentale, l’immense majorité des communistes n’accepte pas et plus ce type de combines, de bonimenteur de foire camouflant sa marchandise avariée sous le sceau de notre République.
R Martelli est un bien trop petit historien pour prétendre à écrire la grande histoire.
Comme on dit chez moi:
c’est un foireux .
fermez le ban.
Chers camarades,
Cela fait du bien de lire vos échanges, source de réflexion qui rejoignent ma pensée et mon vécu de 4 ans au PCF.
)
J’ai adhéré au PCF avec la conscience qu’il s’agissait d’un acte important que je souhaitais “irréversible » comme tout engagement que l’on prend comme un train dans lequel on monte et où il n’est pas question de sauter en marche même si celui qui le conduit est un fou. Alors on s’imagine courir sur le toit des wagons, aller jusqu’à la locomotive et attacher le fou furieux qui la conduit pour reprendre les manettes.
Beaucoup de mes camarades sont descendus du train avant que je n’y monte et le train s’est emballé et court vers une destination inconnue, à un moment donné les rails qui le portent vont se croiser et un autre chemin sera pris, tout dépend des aiguilleurs (les dirigeants du parti? Les militants?) et de celui qui en a pris la conduite.
Bon c’est une métaphore mais c’est la première qui me vient (je ne suis pas dans l’audiovisuel pour des prunes
Mes grands parents étaient communistes et je me souviens petite fille, les avoir accompagné plusieurs fois au poste où on vendait “l’Huma” (qui à l’époque se portait bien) au métro Garibaldi à St Ouen.
J’ai attendu d’avoir cinquante ans pour rejoindre ce parti mythique (pour moi il l’était à l’époque)hantée plus par l’image de mes grands parents que par celle de Staline, ayant en mémoire l’image d’un Georges Marchais qui n’avait pas sa langue dans sa poche face aux journalistes, les références de la résistance, du front populaire, de la révolution, d’octobre.
J’ai rejoint ce parti en connaissance de cause et prête à assumer son histoire même si “je n’y étais pas”. Même si je suis critique sur ses zones d’ombres je pense qu’elles ont des explications et qu’il ne faut pas rejeter tout en bloc. Le communisme en URSS a eu le mérite immense d’EXISTER d’être une expérience révolutionnaire et socialiste qui peut et doit être une référence à notre réflexion d’aujourd’hui.
Aujourd’hui notre direction rejette toute référence à ce passé, bientôt il n’aura pas existé. C’est du pur refoulement! C’est ce que l’on appelle la systémie ce qui peut par exemple être le fait d’une famille qui rejette la faute de ses erreurs sur un de ses membres, récuse toute responsabilité si ce dernier va mal, fait pression, fait peser une culpabilité qui peut conduire jusqu’au suicide de ce membre. Voilà comment je vois le parti aujourd’hui. Comment les dirigeants manipulent consciemment ou pas les ou ce qu’ils considèrent comme “ses” militants qui finissent par ne plus avoir qui leur arrive, pourquoi ils ne sont pas de bons et loyaux militants (mais comment agir et convaincre sans ligne claire et surtout sans se poser de questions ?). Le problème il est là : on refoule le passé mais on en garde les stigmates par des comportements liés au pouvoir que l’on s’attribue au lieu d’assumer ses erreurs et se sentir responsable, jusqu’à devenir les bourreaux que l’on dénonce, refaire les mêmes erreurs. Sous couvert qu’il y a débat démocratique. Ce qui est faux car en réalité le débat est truqué, le train a une destination cachée mais plus il avance plus les langues se délient et plus on devine le nom de la station : “nouveau parti de la gôche” et pas très loin : station ” parti anticapitaliste”. La Station »nouveau parti de la gôche » relookée à l’image de la société du XXI ème siècle. A l’arrivée, des porteurs viendront prendre nos valises pour quelques centimes d’euro, le petit peuple regardera descendre du train tout ce beau monde aux vêtements froissés car le voyage aura été long, à la bouche sèche car les débats auront donné soif.
Tous les communistes auront pu “ouvrir leur bouche”. Quelle avancée démocratique ! Les dirigeants à force de tourner et retourner les questions dans des questionnaires écrit par les mêmes, à force des débat orientés « Utilité d’un parti communiste au 21 ème siècle », parvient à faire douter les militants d’être communistes, à les culpabiliser de vouloir le rester, à diaboliser les plus résistants à la liquidation de leur parti sous prétexte d’une refondation qui lave plus blanc à gôche et qui détache le rouge pour en faire du rose, ces dirigeants auront réussi à démanteler le PCF, à démotiver les camarades, et pourront se vanter d’avoir effectivement fait un parti du XX1ème siècle, sociétal plus que social, caritatif plus qu’offensif et politique, suiviste du PS plus qu’autonome sur le principe de défendre ses fondamentaux.
Sur le blog anti liquidateurs « Réveil Communiste », les militants pour la plupart au parti depuis moins de 6 ans, se refusent à baisser les bras. Nous avons bien conscience que nous sommes faibles face à la machine bien huilée qui reçoit caution de camarades légitimistes prêts à mordre les mollets si on ose critiquer « leur » direction alors qu’ils sont souverains. Cependant si on n’entend plus nos voix, si jusqu’au congrès on n’essaie pas de former un front d’opposition, ce sera bel et bien fini du parti communiste français.
IL n’y a qu’à aller lire le compte rendu de Gilles Questiaux sur Réveil communiste concernant l’interview récent de MG BUFFET donné à un média télévisuel pour en être convaincu.
Article intitulé “Réflexions à l’audition de Marie George,sur France Inter, jeudi 26 juin, 8 heures 20, et questions des auditeurs.”
http://reveilcommuniste.over-blog.fr/
Bien fraternellement,
Pasquale NOIZET
Pasquale
justement non, nous ne sommes pas faibles, seules nos divisions sont fortes.
Je pense que nous devons cesser de porter constamment un jugement sur chaque militant ou même dirigeant qui s’oppose à la main mise de la bourgeoisie sur notre parti.
Les attaques contre A Gérin sont parfois plus fortes que contre les mutants et mutés et ce de la part de communistes qui veulent sauver le parti.
Eclaircir les choses, clarifier les positions de chacun pourquoi pas, en prendre prétexte pour rester dans l’isolement, dans un certain confort et bardé de ceritudes, cela n’apporte absolument rien.
Les militants ont besoin de répères idéologiques clairs et révolutionnaires, ils ont besoin d’outils pour se battre face à la bourgeoisie, au patronat et à la social démocratie.
Les militants n’ont ni l’envie, ni le besoin de chapelles , toues plus légitimes que celle du voisin. Les militants aspirent à rendre les coups, à gagner, à faire progresser la conscience de classe, à construire un rapportde force face au capital.
Le Maire de Valenton est menacé par la justice de classe pour s’être opposé physiquement à une expulsion locative.
Croyez-vous que les militants attendent ?
A des discours de solidarité
B une solidarité active et concrète
C un super programme politique
D une belle analyse sur la justice de classe
En fait ils attendent le A, le B, le C, et le D
Ils ont besoin de tout cela pour rester en confiance et agir.
Nous évoquons ici souvent la solidarité et je peux affirmer que 2 sites ont très vite informé sur les menaces qui pèsent sur notre Maire, de fait sur tous les Maires qui pourraient s’opposer aux expulsions locatives.Changement de société et le Grand Soir ont très rapidement informé e cette situation, conscients à l’évidence que la criminilisation de l’action se développait.
Mais que penser de ces deux sites, non communistes qui alertent et de ceux qui communistes ne le font pas. Ignorance ? Non!
Ils n’ont pas saisi les enjeux ? Faux.
Alors?
Je crois que le combat au quotidien est si dur, éprouvant et si rarement gagnant que beaucoup se réfugient derrière des claviers ou pire, au sein de la bonne chapelle pour le prétexte de ne rien faire.
Je suis consterné quand une camarade de la ville de Calais est victime de la chasse aux sorcières de la droite et de l4Ump unis et qu’elle compte les soutiens sur les doigts d’un manchot.
Sommes-nous si habitués à cette victoire idéologique de la droite que Fillon s’attribue ?
Sommes nous déjà dans leur nasse, n’ont ils plus qu’à relever le filet ?
Je suis très amer, dur mais comment ne pas l’être ?
Je suis revenu au PCF à Valenton parce que des femmes et des hommes bravent l’adversaire quelque soit le prix à payer et nous allons continuer à nous battre mais cela serait si efficace, si porteur d’espoir, réalisé avec tous.
Pourquoi mes camarades sommes nous à ce point morcelés, pétrifiés quand l’autre communiste diffère ?
Pourquoi sommes nous assez stupides et même totalement à l’opposé de notre idéal, pour laisser la division, le communautarisme de chapelle eniguer le flot des révolutionnaires?
Pourquoi Danielle et tous les autres ne rentrent ils pas à la maison, pourquoi en crèvent -ils d’envie et se désespèrent-ils de la trouille qu’un retour dans ces conditions sonne le glas de toute leur vie ?
Allons nous enfin nous unir et reprendre notre bien, notre outil, notre journal.
Voulons-nous enfin vivre ?
Parce que Danielle est communiste et qu’elle déteste l’injustice a fortiori quand elle en est systématiquement la victime…
)
Parce qu’elle n’est pas convaincue que rentrer dans de telles conditions serait utile à quoi que ce soit, elle est même convaincue du contraire. Pour les raisons que tu décris…
Honnêtement la rencontre que j’ai décrite m’a même convaincue du contraire, il y avait tant de haine dans ce regard, le pauvre gars était tellement perdu, il se raccrochait à sa haine comme à une bouée de sauvetage.
Aller m’engueuler non seulement avec les soutiens de la direction, mais de surcroît avec les gars du 15 e qui traquent l’hérésie, le tout sans le moindre bénéfice pour personne. j’en suis lasse.
Je vais même plus loin, j’assure deux débats l’un à genève, l’autre en belgique à la fin août et pour le reste je refuse toute prestation (ça fait la troisième que je refuse), je ne suis pas chargée à moi toute seule de compenser les carences de l’internationalisme prolétarien…
Je le répète vous m’avez laissée seule, en butte aux insultes injustifiés, vous avez laissé s’accomplir ce décervelage des militants, plus de formation, plus rien et vous voulez que je survive là-dedans, dans cette crasse. Nettoyez la maison et après on verra pour le moment c’est un porcherie où on est entouré de groins agressifs… Et ce n’est pas parce que valenton est le seul lieu un peu normal avec venissieux que je vais revenir. Quand je vois les camarades de Velenton et de venissieux j’ai les larmes qui me montent aux yeux, je n’ai pas envie de fouiller nos désaccords, j’ai envie d’être avec vous comme je l’ai toujours été, oui mais voilà Venissieux c’est loin, Valenton encore plus et croyez-moi les Bouches du Rhône je m’y vois mal.
Maintenant dis nous concrètement ce que l’on peut faire pour ton maire, je suis d’accord pour signer tout ce qui est possible… Ca au moins ça a du sens..
Pour le reste un individu tout seul merci j’en ai soupé…
Danielle Bleitrach
A voir comment les énemmis de classe traitent le PCF me confirme dans ma volonté de le rejonidre,et il y a une autre raison j’ai perdu un fére assassinés par les fascistes verts en Algérie et je me devais de rejoindre les plus grands enemmis des fascistes.
Sinon qu’on m’indique une autre organisation plus antifacsisre!
Alain,
Lorsque tu ne reprends dans mon commentaire que le mot « faible» il y a aussi tout le reste et sortir ce mot de son contexte revient à déformer ma pensée. Je disais donc que l’on se sent faible devant le légitimisme de nos camarades et je peux rajouter du 20ème arrdt de Paris où dès que l’on critique la direction ou tout simplement que l’on parle de ce qui dérange, aussitôt on se fait épingler par les camarades qui sont sous l’influence d’un Pierre Laurent et autres camarades refondateurs qui jouent un rôle en tant qu’élu-e-s à la mairie de Paris ou qui sont sur les luttes locales depuis des années. La situation que nous vivons dans le 20ème arrdt voire au niveau de la fédération de Paris (je suis au CD) n’est pas comparable à celle vécue dans ta propre section.
Contrairement à Vénissieux nous ne sommes pas 400 camarades sur la même ligne politique à nous soutenir et à regarder dans la même direction avec au centre un Maire communiste charismatique mais nous sommes une poignée de camarades qui s’expriment et pas seulement « derrière leur clavier »comme tu le dis si gentiment (j’imagine que toi aussi tu es derrière ton clavier lorsque tu échanges sur ce blog) ; Notre vie privée est largement entamée par notre militantisme que ce soient les postes huma (j’en tiens un pour ma cellule et un pour autre cellule qui bat de l’aile), les cafés politiques que j’organise voire anime quand il n’y a personne une fois par mois, un film militant de 52 minutes « SI l’écho de leur voix faiblit… » avec les témoignages des vétérans parisiens qui ont vécu le front populaire, la résistance, la libération, qui nous parlent des valeurs communistes qui ont été les leurs .J’ai mis 6 mois à réaliser ce film avec un autre camarade secrétaire de section parisien et il a été vu une seule fois au siège du PCF et je me bats pour qu’il soit à nouveau vu et suivi d’un débat sur notre stand du 20ème de la fête de l’huma car même ce film dérange les responsables par ce qu’il est trop communiste et que c’est une anti liquidatrice qui l’a réalisé, il se vend théoriquement par le biais de la fédé de Paris en dvd aux camarades mais il n’y a pas de réelle communication ni la volonté qu’il soit distribué aux camarades parisiens et encore moins des autres fédés alors que le parti paie très cher des boites de com pour réaliser des films insipides sur le PCF lorsqu’il y a des élections.
Nous les camarades qui animons le blog Réveil Communiste ne sommes pas manchots, lorsque par exemple Astrée et moi, nous prenons un train pour nous rendre à Vénissieux interviewer André Gerin, qu’avec Gilles Questiaux nous allons interviewer d’autres camarades comme Marchand, Karman, Dang Tran, sais tu le temps que cela prend de préparer des questions, filmer et monter des interviews d’une heure et les mettre en ligne ? Beaucoup de temps, et du coup je ne fais pas mes projets auxquels je tiens pourtant beaucoup. Je choisis de militer avant tout. Chacun ses armes, camarade. “Etre derrière un clavier” cela permet d’échanger comme maintenant mais cela ne veut pas dire que l’on ne fait que ça. Je tenais à le préciser et désolée si j’ai l’air nombriliste à dire ce que je fais en tant que militante mais je le vis aussi très mal dans ma section où mon propre secrétaire de section pro MGB met des bons points et des mauvais points aux camarades. C’est très très usant, injuste et …con de sa part mais cela ne semble choquer personne.
Mais sortons de ce parisianisme au goût amer !
Quant à Danièle que je ne connais que par ses écrits et que je trouve être une personne sensible, intelligente, réellement communiste, je comprends tout à fait sa position car lorsque tu as milité durant des années avec ton cœur, tes tripes, ton énergie, tes cellules grises (en ai-je oublié ?
) que tu as rogné sur ta vie privée parce que tu pensais justement changer la vie de tout un peuple et que ça mérite bien ça et bien lorsque tu te retrouves devant une guerre interne qui ne veut pas se nommer et qui utilise des stratagèmes destructeurs pour le militant qui ne veut qu’une chose faire vivre le communisme dans son propre parti, oui, il vaut mieux prendre ses distances, se protéger, aller nager dans les criques de Marseille avec son petit fils, reprendre goût à la vie. Moi je me donne jusqu’au congrès après je vois. C’est aussi l’équilibre de notre vie qui est en jeu. Et mon entourage à droit aussi à de l’attention et à de l’amour. Pour continuer de lutter il faut être debout sur ses 2 jambes et être bien dans sa tête sinon on devient con et aigri, ce que je ne veux surtout pas.
je suis un peu réactive, je sais mais bon parfois il faut aussi savoir mesurer ses propos.
Bien fraternellement,
)
Pasquale Noizet
Derrière son clavier comme Marat écrivait dans sa baignoire
Pascale
simplement je désire mettre en avant à quel point l’idéologie dominante qui est celle de la classe dominante(lecture des textes de Danielle) a creusé son sillon dans notre propre organisation et action politique.
Bien loin de moi de porter un jugement sur toi ou tes camarades de Paris j’exprime simplement mon désarroi devant des silences assourdissants et pas nécessairement de Paris.
Comment nous-mêmes en sommes nous arrivés à ne plus ressentir certaines injustices et à les laisser passer sans réactions.
Si demain mon Maire devait être condamné pour s’être opposé à une expulsion locative cela signifie simplement que tous les élus puis militants qui agiraient de la sorte seraient condamnables et que toutes actions de ce type serait quasiment impossible donnant également légitimité à ceux qui arguent que l’on ne peut rien faire.
Je suis tout aussi choqué quand un élu communiste s’oppose à l’expulsion d’un sans papier dans un avion et que la solidarité communiste se résume au minima. La droite et la bourgeoisie tentent de nous réduire au silence, c’est bon signe, mais nous continuons à plier idéologiquement.
T u évoques ton action militante sur Paris et notamment la réalisation de ton film sur les vétérans et justement leurs combats, les formes de leurs combats jusqu’au sang versé ne doit il pas nous interpeler sur un certain confort que nous connaissons étant bien entendu que les formes du combat actuel sont différentes.
Je m’insurge oui derrière mon clavier mais franchement la situation que nous connaissons sur notre ville ne mérite t’elle pas un regard, croyez-vous que nous gérons et gardons cette ville par hasard ?
Des dizaines de militants en action, cela n’a rien de spontané et cela n’a rien pour plaire à l’ennemi de classe, où allez vous chercher que cela soit “plus facile” à Vénissieux, à Valenton !?
Nous avons près de 500 adhérents pour 11000 habitants et nous sommes hors statuts car nous avons maintenu la carte annuelle qui nous oblige au contact et qui nous met sous la menace PERMANENTE d’exclusion du PCF,alors facile de militer dans ces conditions ?
Si vous croisez la camarade de Calais qui est victime de la chasse aux sorcières, lui dirons-nous, nous avions des choses plus urgentes, plus politiques à régler ?
La solidarité de classe est-elle bien à sa place, doit-elle pointer au dernier rang, n’est ce pas ainsi que l’on donne à fuir aux camarades qui se retrouvent isolés, massacrés et détruits.Si nous remplissons notre rôle de communistes par cette solidarité militante,active autant que fraternelle, ne créons nous pas ainsi une force qui n’a plus rien de faible, un véritable rempart, un mur de fraternité communiste ?
Tu as fait un film, j’en ai vu un autre de Renoir toi aussi je pense.
Ces militants qui cassent une vente aux enchères, qui chassent les vautours, n’est ce pas là le début du commencement de notre utilité ?
Ce matin des pratiquants musulmans sont venus nous demander une pétition pour soutenir leur Maire communiste parce qu’ils savent que cet élu est un rempart contre les conséquences de la misère.
Ce qu’il me reste à dire et à maintenir est que nous sommes forts de nos divisions et que nous pourrions l’être bien plus de nos convergences.
Je comprends l’amertume, la colère de Danielle laissée seule face à une bande de mutants génétiquement très cons, j’ai connu moi-même les insultes, les lettres anonymes, les menaces physiques, je sais ce qu’est cette souffrance quand les “miens” me tournent le dos ou me manifestent une indifférence courroucée. Je sais aussi que j’en ai vu rompre avec cette direction, ne supportant plus l’insupportable.
Rien n’est acquis et tout est à prendre c’est la leçon que j’ai apprise depuis mon adhésion en le lendemain du coup d’état et du meurtre de S Allende.
Et demeure ce sentiment qui me laisse affirmer comme N Hikmet
Je suis dans la clarté qui s’avance
Mes mains sont toutes pleines de désir
Le monde est beau
Mes yeux ne se lassent pas de regarder les arbres
Les arbres si verts, les arbres si pleins d’espoir
Un sentier s’en va à travers les mûriers
Je suis à la fenêtre de l’infirmerie
Je ne sens pas l’odeur des médicaments
Les oeillets ont dû s’ouvrir quelque part
Être captif, là n’est pas la question
Il s’agit de ne pas se rendre
Voilà.
Pour info, le texte de soutien à Daniel Toussaint des élus de Valenton est sur Réveil Communiste. Le camarade légitimiste d’Aix existe un peu partout à de nombreux exemplaires, il faut faire avec … le nouvel adhérent passe souvent par une phase légitimiste, parce qu’il analyse l’efficacité historique du PCF, qui lui a fait choisir ce parti, comme dans le sérieux et la discipline, face aux divisions gauchistes petites bourgeoises. Jusqu’à ce qu’il s’aperçoive qu’il n’y a plus personne de discipliné ni de sérieux là-haut. La situation est bizarre : c’est le groupe dirigeant lui même qui a décidé d’une ligne petite bourgeoise, post communiste. D’où un certaine lucidité à la base, on ne pas mentir à tous tout le temps, mais qui produit aussi résignation, àquoibonnisme, et convivialité désabusée fête de l’huma.
merci
je crois que nous devons également tenir compte du pourquoi de l’adhésion au PCF. il me parait utile de voir les différences entre l’adhésion époque R Hue, MGB, G. Marchais et d’auparavant. L’adhérent qui est venu sur les bases du congrès de Martigues on peut s’imaginer qu’il ne soit guère proche de nous. Nous avons donc des générations d’adhérents que tout ou presque oppose, les uns sont là pour liquider, les autres pour revenir aux fondamentaux.
Le problème tient surtout à une direction qui veut liquider tout en préservant les avantages acquis, c’est un peu leur délocalisation. Ils veulent un parti de la réforme, mâtiné d’humanisme, dénué de droits militants mais tout au service de la nouvelle cause: l’Europeuuu Socialeuuu et accessoirement à leurs emplois.
Nous avons une direction qui, globalement, a jeté l’éponge et nous jetterait bien à l’occasion si…
Si il n’ y avait besoin de bras, de locaux, d’électorat que nous sommes seuls à pérenniser.
Nous devons faire face à cette alliance dirigeants et adhérents venus sur les bases réformistes au mieux anticommunistes au pire.
Le courant d’adhésion actuel au PCF est intéressant car il ne semble pas être sur les bases d’un soutien à la ligne de la direction. Un peu comme si ces nouveaux adhérents tatonnent un peu. Ils puisent un peu partout mais sont plus sensibles à la situation de l’Amérique Latine par exemple, ou à la lutte des sans pap.
C’est, à mon sens et il n’est pas infaillible loin de là, des adhérents qui veulent que ça bouge dans leurs vies mais qui ne peuvent se contenter de protester, ils veulent du solide, du construit, du palpable. Ils ont souvent les mêmes révoltes qu’un Besancenot mais ils ont descellé la faille de la révolution mondiale qui renvoie à jamais.
En cela nous avons donc de grandes possibilités et je suis toujours étonné et ravi de la liberté de ton de ces nouveaux adhérents, ils sont à l’écoute et soyons le également.
Là où nous sommes en difficulté c’est dans l’élaboration d’un projet de société socialiste et même si le programme n’est pas tout il est unificateur.
Le rôle de camarades comme Danielle est en ce sens irremplaçable et je suis convaincu que son retour au PCF peut faire mal…aux dirigeants mutants et beaucoup de bien aux militants fidèles.
Je pense qu’on peut étre communiste sans étre membre du PCF mais que c’est plus difficile.Il ne faut pas rester seul sauf si on vous fait la vie impossible .Et quand à rejoindre une organisation je ne vois pas d’autre parti utile au peuple que le PCF ,s,on n’efface pas prés de 90 ans de lutte avec des pages glorieuses ,comme ça et si la direction actuelle n’est pas à la hauteur( la situation est quand méme difficile)on peut lutter d’autant plus qu’avec des blogs comme celui ci on a une certaine visibilité !
Haut les coeurs!!
J’ai vu dans un débat il y a cinq ou six ans à la fête de l’Huma Marie George interpellée par un camarade algérien, qui lui demandait quand les communistes allaient se mettre ne colère, à propos des fascistes verts. Elle a récupéré l’expression, “la colère”, pour noyer le poisson dans une kyrielle de bonnes raison de se mettre en colère, toutes très éloignées des exactions du GIA en Algérie. Ceci pour dire que ces dirigeants peuvent se montrer décourageants à la longue. Ce n’est pas qu’ils ne sont pas à la hauteur, c’est qu’ils n’essayent pas. Quand je dis qu’il faut être patient, ça ne suffit pas, il faut être dur à cuire aussi. Il feront tout pour nous dégoûter.
je crois que personnellement ce aui m’ecoeure ce n’est pas tellement l’incurie de la direction, mais c’est la complicite stalinienne” quant au dogme et au suivisme religieux des dirigeants de la part des camarades t compris les vieux. L’aixois dont j’ai parle avait mon âge, je l’avais vu servile avec TOUS les dirigeants, repetant leurs tics de langage… Comme d’ailleurs l’espece de sale bonne femme qui dit a Pascal Brula en voyant mon nom sur le journal “Elle bouge encore celle-là” c’est le meurtre qui est exige par ces deux salopards… Comme d’ailleurs par les directeurs de lhuma, par ce pauvre type de Bellaciao et sa hyene, tous ceux qui ne seront heureux qu’avec ma mort… Ne plus m’entendre, s’ils avaient le pouvoir ils me tortureraient pour me faire taire. Le capital je peux comprendre je le combats mais eux ils ont le gout ddu sang sr les babines comme des charognards pour tous ceux qui pretendent ouvrir le dialogue. Ce sont des machines a decerveler et ils accompagnent cela d’un discours hypocrite vantant la democratie, on dirait Bush et la defense des libertes; Comment voulez-vous aue l’on puisse vivre avec des gens pareils, on se dit que du sommet à la base qui enterine cela tout est foutu. Et surtout au’il faut être maso pour accepter de vivre cela.
Danielle
Des membres du PCF qui ne soient pas communistes cela existe, vit et détruit, qui n’en a pas croisé ?
Il existe deux possibilités et seulement deux
nous partons ils restent
ils partent nous restons
en quoi devais je abandonner ce qui me laisse en vie
en quoi pourrais je priver mon peuple de son parti
de quel droit me permettrais je de leur laisser notre histoire et tous nos martyrs
pour quel avenir devrais je renoncer à l’avenir ?
Non et non Danielle les salauds sont partout, absolument partout, ce qui a de l’importance c’est qu’ils soient à leurs places, pas à la notre.
Combien de fois j’ai entendu “tiens t’es encore vivant toi” , des dizaines de fois et alors.
Bleitrach bouge encore(je le confirme) tant mieux
Bleitrach les dérange, c’est que cela avance
Tu peux mesurer l’impact de tes articles, la fréquentation de ton blog. Tu armes les consciences.
Tu es utile, efficace même un Dimitri en arrive à s’excuser !
Tu es des nôtres, rebelle, révolutionnaire et tu peux démissionner tous les soirs tu nous reviendras chaque lendemain car tu es Danielle Bleitrach.
C’etait Aragon qui disait tous les soirs je quitte ce parti et tous les matins je readhère….
Oui mais tout cela est tellement loin, depuis deux jours je suis à Genève, pour eux la France est un phare, rebelle, toujours en train de manifester, la seule capable de mener un debat politique de fond. Ce sont des jeunes gens, des enfants de membres du parti communiste chilien en exil qui ont fonde ce groupe d’etude sur Marx. Il suivent effectivement notre blog et en diffusent les textes.
nous avons dicute toute la journee hier et aujourd’hui je fais une conference oranisee par eux et Suisse Cuba sur le Che.
Je ne sais pas ce qu’il va advenir, ce que je voudrais c’est aue nous soyons suffisamment communistes pour être conquerant, creatifs, romantiques et realistes au lieu d’etre mesquins, fermes, hostiles et bêtes à manger du foin.
on verra
Danielle Bleitrach
C’est vrai que meme alain arrive a gouverner une municpalité avec un autocrate comme gaston viens!
Tout est possible il faut juste un peu de tolerance!
c’est qui Gaston Viens ?
Pas un membre du PCF en tout cas mais Dimitri a ce charme du désuet
i s’est arrêté dans les années 60 et depuis il brasse, brasse, brasse.
Il lit la presse d’avant
il regarde l’ORTF et lit les pieds nicklés
il écoute Léon Zitrone commenter les mariages princiers et il ignore que G
c’est qui Gaston Viens ?
Pas un membre du PCF en tout cas mais Dimitri a ce charme du désuet
i s’est arrêté dans les années 60 et depuis il brasse, brasse, brasse.
Il lit la presse d’avant
il regarde l’ORTF et lit les pieds nicklés
il écoute Léon Zitrone commenter les mariages princiers
il écoute le Spoutnik qui fait bip bip dans sa cervelle
il remonte le passé et où s’arrêtera le Dimitri Pierrafeu
Donnez-nous Mélenchon et on vous laisse Dimitri