EQUATEUR : Là-BAS AUSSI ILS CHERCHENT LES VOIES DU CHANGEMENT DE SOCIETE

Voici deux textes venus de l’Equateur, avec Céline et Eduardo nous envisageons même de créer une rubrique hebdomadaire qui nous donnera des nouvelles de ce pays, Eduardo est Equatorien. Ils ont vingt ans tous les deux. D’autres amis d’Amérique latine nous ont promis d’envoyer de la même manière des nouvelles du Perou, du Brésil, tout cela pour que nous comprenions la nature du débat qui préoccupe chaque pays, comment se pose à eux la question du changements de société ce qui est le titre de ce blog. Tenter d’éliminer le filtre déformant médiatique pour nous et pour les autres. Pour nous Français, il y a cette question essentielle d’un parti révolutionnaire, un parti qui permettrait l’intiative de la classe populaire, qui nous ferait échapper au piège européen d’un bi-partisme sans alternative. Le vote irlandais nous montre que cette question d’une expression, d’un parti, n’est pas seulement française, il y a l’idée de classe mais aussi de nation. En Equateur, il y a aussi une construction d’une nation, d’une souveraineté brisée par l’oligarchie et l’impérialisme. Partout il y a l’urgence d’agir, apprenons à nous connaître et à retrouver des liens entre organisations révolutionnaires et solidarité. Cela fait partie de l’identité des communistes. Ce blog veut y contribuer, il veut donner de l’information mais une information qui aide à lutter ici et ailleurs. A propos est-ce que vous avez remarqué à quel point partout dans le monde sur tous les continents les communistes dont on nous disait qu’ils n’existaient plus sont là, ne serait-il pas temps d’aller à la rencontre les uns des autres ?

Rafael Correa: “la caractère plurinational de l’Equateur sera reconnu dans la nouvelles Constitution”

Riobamba (Chimborazo), 7 Juin 2008.
Traduit de l’espagnol par Céline Meneses

Reconnaissance du caractère plurinational de l’Equateur.
C’est devant des milliers de chimboraciens réunis dans le Stade Olympique de Riobamba pour l’écouter que le Président de la République, Rafael Correa, a annoncé : « nous avons décidé de reconnaître le caractère plurinational de l’Equateur dans la nouvelle Constitution, parce que notre pays est fier de toutes les nationalités (indigènes ndt) qui le composent ».

Il a aussi voulu rassurer : « cela ne doit effrayer personne, l’indivisibilité du pays n’est aucunement remise en cause, au contraire : il s’agit de renforcer l’union patriote par l’acceptation de la diversité. Dans le cas des parroquias (division administrative correspondant à peu près aux communes voire aux quartiers dans les grandes villes ndt), nous consulterons préalablement les habitants pour vérifier l’appartenance à une nationalité en fonction des coutumes, de la culture et de l’organisation de la nationalité revandiquée».

« Clairement, cela signifie que si dans une parroquia majoritairement quichua on préfère avoir un cabildo (autorité administrative quichua traditionnellement à la tête de chaque communauté quichua ndt), le cabildo sera reconnu en fait et lieu du maire, de façon à ce que nous respections les coutumes de nos frères indigènes », a poursuivi le Président.

 Oui à la nouvelle Constitution


Le Président Correa a invité l’assistance à soutenir l’Assemblée Nationale Constituante : « nous allons lutter pour que le oui l’emporte lors du Référendum sur la nouvelle Constitutio, nous allons réussir à enterrer les prétentions des exploitateurs, des semeurs de famine de la partidocratie, et de tous ceux qui bradent la patrie. »

« Le non pour le non, sans plus d’arguments, perd du terrain (…) le peuple a repris la main : l’indien, l’ouvrier, le paysan ont ouvert les yeux et ne se laisseront plus jamais duper. Lorsque nous disons oui, notre oui porte en lui la volonté de construire un futur plein d’une paix merveilleuse, de travail, et d’équité. Notre oui doit être affirmé avec force pour une patrie digne et équitable pour tous et toutes » a-t-il déclaré.

 
“CY Prensa Presidencial.
 

La vraie gauche équatorienne s’oppose à l’impérialisme et à la bourgeoisie, PAS A CORREA !
Editorial del Semanario En Marcha,
Órgane central du Parti Communiste Marxiste Leniniste équatorien
Edition 1406
Traduit de l’espagnol par Céline Meneses

 

“La gauche révolutionnaire oeuvre au renforcement
de la démocratie, du progrès et de la gauche en général,
à l’unification des forces en lutte pour le progrès social,
et a parfaitement identifié ses ennemis :
l’impérialisme et la bourgeoisie »
(PCMLE)
 

Une opposition de gauche?

Non la gauche n’a jamais déclaré être en opposition avec le gouvernement. La bourgeoisie et l’impérialisme adoreraient qu’il en soit ainsi car ils feraient vite leur choux gras de cette situation, oui mais voilà : tel n’est pas le cas !

La presse a fait des pieds et des mains ces derniers jours pour tenter de démontrer qu’une part de la gauche s’opposait ouvertement au gouvernement, exactement comme elle l’avait fait lors de l’annonce du soulèvement populaire organisé par la CONAIE. La cause de tout ce rafus ? Une poignée de personnalités et deux ou trois organisations sociales qui n’ont jamais revendiqué la moindre posture de gauche, et facilement identifiables de part leurs idées social-démocrates et « centristes », si l’on considère ce positionnement politique comme ayant une quelconque consistance.
 
Il est facile de tenir un discours pseudo-gauchistes qui trouve toujours bonne grâce auprès de quelques-uns ; mais c’est la pratique sociale qui situe les forces en jeux sur l’échiquier politique. Par delà des limites et des erreurs qui existent nécessairement dans l’action du gouvernement de Rafael Correa, ce qui est fondamental à nos yeux c’est il s’engage dans des postures et des actions progressiste, de confrontation avec les puissants groupes économiques, de lutte pour la défense de la souveraineté nationale, de propositions pour l’adoption de mesures sociales.

Ces « gauchistes »-là oublieraient-il comment les foncyionnaires de la Banque Mondiale et du FMI ont été sommés de quitter notre territoire et de cesser de mettre leur nez dans notre économie nationale ? Et que font-ils de l’adoption de la résolution interdisant aux armées étrangères de s’installer sur notre territoire ? N’ont-ils rien entendu des cris d’indignation lancés par les pelucones (c’est ainsi que notre peuple surnomme les bourgeois) lors de la promulgation de la Loi d’Equité Fiscale ? Et l’élimination de la la terciarisation et de tout type d’intermédiation du travail, n’en ont-ils pas entendu parlé ? Ah, et quand la Colombie a envahi notre territoire, la position souveraine et la responsabilisation des Etats-Unis face à leur participation dans cette invasion n’a-t-elle pas été assez claire ? Des exemples comme ceux-ci, il y en a plein.
L’annonce d’opposition au gouvernement de la Coordination des Mouvements Sociaux qui n’apparait presque nulle part et qui est le fait de quelques dirigeants pétroliers, de quelques dirigeants indigènes ou d’un ou deux mouvement politiques de faible envergure, n’est rien d’autre que la suite logique des postures excluives et sectaires dont ils ont fait preuve à l’intérieur du mouvement social, ce qui a pu créer, en diverses occasions, une certaine confusion au seins du mouvement populaire et a, surtout, torpillé tout processus unitaire.
DIre que ces tendances politiques abandonnent aujourd’hui le projet gouvernemental est absolument faux: ils ne l’ont jamais soutenu! Ils n’ont jamais compris que les connotations politico-sociales qui ont mené la tendance démocratique, progressiste et de gauche de Rafael Correa au pouvoir conduiraient à l’expansion et à l’approfondissement de la luute de classes.
 
Ils ont tellement peu compris ce qui se produit dans le pays qu’ils en sont rendus à faire le jeu de la droite qui cherche désespérément à qui s’allier pour mieux conspirer.

Ce gauchisme petit-bourgeois ne doit sous aucun prétexte être confondu avec la la gauche révolutionnaire qui, elle, n’est en aucun cas du côté de l’opposition. La gauche révolutionnaire oeuvre au renforcement de la démocratie, du progrès et de la gauche en général, à l’unification des forces en lutte pour le progrès social, et a parfaitement identifié ses ennemis : l’impérialisme et la bourgeoisie.
 
 
www.pcmle.org/EM
 

1 Réponse vers “EQUATEUR : Là-BAS AUSSI ILS CHERCHENT LES VOIES DU CHANGEMENT DE SOCIETE”


  1. 1 BENBARA abdallah 19 juin 2008 à 12:14

    Le gauchisme petit bourgeois a toujours servi la droite réactionnaire.Rapelons nous son role au Portugal du genéral Victor Alvez.Je souhaite de tout coeur succés à l’Amérique Latine progressiste.


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