Après le sommet de Rome, la planète en est plus inquiétante, elle me fait souvenir de cette tombée de la nuit où je suis arrivée à Haïti: Dans l’obscurité, quand le petit car s’est arrêté, il a été entouré d’une masse de gens qui faméliques s’appuyaient contre les vitres, pour fouiller du regard, voir s’il n’y avait pas quelqu’un à qui soutirer une piecette, moi en l’occurence… parce que j’étais une étasunienne ou ils le croyaient… J’ai eu l’impression que les parois de verre allaient céder sous le poids de cette demande muette. Voulez-vous que l’humanité ressemble à cette tragédie haïtienne, où des gens en sont réduits à manger de la terre ?
Il est évident –et cela était malheureusement prévisible- que le sommet de Rome marqué par de profondes divergences entre pays du nord et ceux du sud n’a abouti qu’à une déclaration minimale sans moyens concrets de faire face à la plus terrible des menaces. La seule nouveauté positive c’est qu’il y a eu affrontement d’idées, le sud fait entendre sa voix, sur la politique de subventions, sur le protectionnisme du nord, sur les changements climatiques, sur les bioénergies, sur cette injustice qui détruit la vie et l’environnement pour le consumérisme d’une minorité. Les pays du nord,au premier rang des quels les Etats-Unis, leurs multi-nationales, leurs gouvernements ont choisi de ne rien changer au système, de préserver les profits, cette fois clairement au pris de la vie humaine. Et une fois de plus, ils ont pesé de tout leur poids sur les organisations internationales, alors que la FAO avait manifesté un certain courage dans cette affaire. Voici un bref compte-rendu.
L’horizon 2015, et l’aggravation de la “libéralisation”
La déclaration finale n’a pas satisfait les principaux intéressés, les pays du sud, ceux sur qui déferlent déjà les aspects les plus dramtiques de la crise alimentaire, même si tous les pays y compris les Etats-Unis et l’Europe connaissent une hausse des prix alimentaires comme des matières énérgétiques. La déclaration n’est pas à la hauteur de la menace. C’est ce qu’ont relevé en particulier les pays d’Amérique latine, au premier rang desquels Cuba, le Venezuela et l’Argentine suivis par l’Equateur, le Nicaragua, la Bolivie. L’Argentine a même refusé de signer le document. Peut-être est-ce tout dire de l’indigence des mesures concrètes que de signaler que l’horizon que se donnait le sommet pour en finir avec la faim dans le monde, pour la moitié des 850 millions de mal nourris actuels était 2015. Dans les faits ont été réaffirmés les conclusions de 1996 et 2002 de « arriver à la sécurité alimentaire » et de réduire à la moitié au maximum pour 2015, le nombre de personnes sous alimentée ». Jacques Diouf avait alerté mardi 4 juin l’assemblée en lui indiquant qu’ « avec les tendances actuelles, cet objectif serait atteint en 2150 au lieu de 2015 »
Sur le fond, sommet a suivi les exigences des Etats-Unis sur “le nécessaire maintien des efforts en matière de libéralisation des marchés internationaux”, le démantèlement des obstacles au commerce et les politiques qui sont cause de distorsion dans les marchés. Le texte encourage notamment “la communauté internationale à poursuivre ses efforts en matière de libéralisation des échanges agricoles en réduisant les obstacles au commerce, et les politiques qui sont à l’origine des distorsions de marché“. Qu’est –ce que ce la veut dire dans ce cadre libéral concrètement de se prononcer pour : « donner aux agriculteurs, surtout dans les pays en voie de développement, de nouvelles possibilités de vendre leurs produits dans les marchés mondiaux et appuyer leurs efforts pour augmenter la productivité et la production »?
Faut-il s’étonner qu’aucune définition d’arrêt ne soit intervenue sur les bioénergies. Pas plus que sur l’élmentaire nécessité de soustraire comme l’ont proposé les Indiens pour eux mêmes, les aliments des bourses et des jeux spéculatifs. C’est exactement le contraire qui est choisi. Les Etats-Unis, le bras armé des multinationales, sont bien décidés à poursuivre sur leur voie initiale et à utiliser cet appel à la « liberté du commerce » sans entrave pour eux-mêmes, quitte à aboutir à augmenter la faim dans le monde et à détruire toujours plus la production alimentaire dans les pays sous développés.
Nous avons d’un côté des vœux pieux, de l’autre des mécanismes spéculatifs, protectionnistes, subventionnés et des orientations de la production bien réelles appuyées par le poids des grandes puissances dans les institution internationales, voir leur capacité d’intervention militaire autant que politique. Mieux ou pire, malgré la résolution, le chantage alimentaire risque d’être plus que jamais le moyen de ces grandes puissances et de leurs institutions internationales, voire de leurs ONG pour organiser la soumission de la planète. Et ce n’est sans doute pas un hasard si jusqu’à la fin des travaux, il y a eu des discusssions trés dures autour de l’amendement qu’à réussi à imposer la délégation cubaine dans le document final «les aliments ne devraient pas être utilisés comme moyen de pression politique».
La petite production locale et la souveraineté alimentaire des nations
Au même moment à Rome étaient réunis 900 organisations indigènes qui ont dénoncé les résultats de ce sommet : « les demandes des mouvements sociaux d’avoir plus de protection et appui aux producteurs en petite échelle, de réforme agraire et de moyens concrets contre la spéculation financière sont totalement ignorées par les gouvernements »ils ont réclamé un « changement radical de politique » qui donne aux peuples leur “souveraineté alimentaire », « le droit à l’alimentation et le contrôle local des aliments, autant dans la production, que dans la distribution »
Notons qu’alors que les multinationales de l’agroalimentaires étaient invitées au sommet de Rome, ces organisations représentants les groupements “indigènes”, pas plus que les représentants de la petite paysannerie n’étaient invités au sommet.
On perçoit mieux que s’opposent deux logiques, l’une qui voit dans l’ouverture « à la concurrence » la possibilité de la baisse des prix alimentaires. Ce qui repose sur la fiction d’une concurrence libre et parfaite, sans que jamais les pays du sud aient les moyens ou puisse se les donner d’en finir avec le protectionnisme du nord pour ses propres productions, les subventions accordées à ses producteurs sous diverses formes, l’imposition au monde de cultures pour SON marché, indépendamment des besoins élémentaires à la survie des peuples, le cas des bioénergies étant caricatural, mais non le seul, puisque c’est toute la planète qui a été orienté vers le consumérisme d’une minorité.
Face à cela il y a une autre logique, celle de la souveraineté des petits producteurs du sud qui réclament un contrôle de la production et de la distribution local en fonction des besoins. Mais peut-on donner une réponse satisfaisante à cette demande sans une possibilité accrue de souveraineté nationale ? Cette maîtrise, cette souveraineté nationale n’est pas la condition suffisante mais elle est indispensable. Ce n’est pas la condition suffisante parce que les gouvernements nationaux sont souvent pris entre les exigences des institutions financières et des multinationales et, même si ils en ont la volonté, ils ont des difficultés à répondre à la demande des petits producteurs. Il suffit de comprendre comment la dette, honorer son service contraint les gouvernements à emprunter aux organismes internationaux et à choisir une agriculture extensive correspondant aux demandes d’exportations qui fournissent les moyens d’honorer seulement les intérêts de la dette. Mais il s’agit pourtant de la condition indispensavle parce que sans cette souveraineté nationale, il n’y a pas de résistance possible aux multinationales.
La déclaration de Rome, disons-le clairement est mauvaise malgré la satisfaction de la FAO qui se félicitait de la “sensibilisation” parce que non seulement elle n’établit aucun moyens concrets permettant de répondre à ce qui menace des millions d’êtres humains, mais elle va même avec ses exigences de libéralisation a contrario de ce qu’il faudrait entreprendre, elle continue à se situer dans les exigences non seulement des gouvernments du nors, mais surtout celles des multinationales de l’agroalimentaires et contre les intérêts des peuples et des producteurs du sud susceptibles d’assurer la consommation quotidienne au plus près des besoins.
Faire des vœux pieux sur 2050, proposer comme remède toujours plus de marché assorti de temps en temps de distributions charitables moyens de chantage autant que poursuite de l’asphyxie des solutions locales est une insulte aux drames vécus par des millions d’être humains aujourd’hui. On se demande d’ailleurs en pensant aux haïtiens qui aujourd’hui mangent des galettes de terre combien a coûté le barnum de Rome.
Et pendant ce temps là… L’armement
En reprenant la phrase de Marx on pourrait dire, que tandis qu’à Rome on cherchait la pierre philosophale de la défense de l’humanité, aux Etats-Unis les trusts de l’armement battent la monnaie réelle des profits.
Mais il y a plus je voudrais sans le moindre commentaire clôturer ce bref résumé du sommet de Rome par cette information :
. Le Pentagone investira au cours des cinq prochaines années 900 milliards de dollars dans la mise au point et l’achat de nouveaux systèmes d’armement, lit-on dans un rapport du Congrès américain publié mardi.
“Les investissements dans des programmes d’achat d’armement se trouvent actuellement à leur plus haut niveau depuis 20 ans”, signale le document de 20 pages, qui indique que 335 milliards de dollars seraient investis dans les principaux programmes d’armement.
Le rapport insiste pour que le Pentagone améliore les procédures de financement et les mécanismes administratifs liés aux programmes, afin d’optimiser le processus et d’accélérer l’entrée en dotation des armements.
“Le processus d’achat d’armements prend en général de 10 à 15 ans entre le lancement du programme et sa mise en oeuvre”, indique le document, qui souhaite réduire ces délais à 5-6 ans.
Sans commentaire vous dis-je, sinon que nous français nous sommes au combien dans le coup : non seulement à cause de nos politiques de subvention mais plus gravement à cause de nos dépenses militaires, nucléaires en particulier. Ce ne sont pas les marchands d’armes qui détiennent nos médias qui nous éclaireront sur les enjeux, sur le fait que l’on condamne à la mort, à la malnutrition des centaines de millions d’individus sur la planète.
La Déclaration universelle des droits de l’homme (1948) proclamait que “Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation”. Le seul pays qui ne reconnaît pas ce droit à l’alimentation comme droit de l’homme ce sont les Etats-Unis.
Danielle bleitrach
Je suis un Grand Patron et je vous emmerde !
Quoi, il faudrait que je m’intéresse à 3 milliards de non-consommateurs à qui je laisse 2 $ par jour ?…et la planète, vous y avez pensé ? déjà trop peuplée : il faut SE-LEC-TIONNER…les bons d’un côté (le moins nombreux possible) et les mauvais…qu’ils mangent de l’herbe et de la terre comme à Haïti.
Vous refusez de comprendre que nous oeuvrons pour sauvegarder la capitainerie de notre bateau qui risque d’être englouti, les équipages…quelqu’uns le plus fidèles et les plus “serviables” le reste à la cale…
Soyez réaliste ! dans la situation ou nous sommes le radeau de la Méduse c’est du pipi de chat.
Que je ne vous y reprenne plus, sinon … dans les soutes avec ces pseudo-humains qui ne cessent de tendre leurs sébiles à tout propos.
Un du “cacarente”
je vous salue…mais 10 % comme dab
Jean Ziegler est l’ancien rapporteur de l’ONU sur le droit à l’alimentation. Il est aujourd’hui membre du comité consultatif du conseil des droits de l’homme des Nations unies et auteur du livre L’Empire de la honte (édition Le Livre de poche).
Le sommet de la FAO, à Rome, sur la crise alimentaire mondiale s’est clôturé, jeudi 5 juin. Que faut-il retenir de ce congrès ?
Jean Ziegler : C’est un échec total, c’est extraordinairement décevant, et très inquiétant pour l’avenir des Nations unies. Le sommet est assez unique dans l’histoire de cette organisation : plus de 50 chefs d’Etat et de gouvernement se sont réunis pour discuter de solutions concrètes à apporter à l’effroyable massacre quotidien de la faim, qui s’aggrave encore avec l’explosion des prix mondiaux des matières premières agricoles depuis cinq ou six mois. Mais le résultat de cette conférence est totalement scandaleux : l’intérêt privé s’est imposé, au lieu de l’intérêt collectif. Les décisions prises à Rome risquent d’aggraver la faim dans le monde, au lieu de la combattre.
Quels engagements des membres de la FAO auriez-vous souhaité ?
Je souhaitais trois décisions. Tout d’abord, l’interdiction totale de brûler de la nourriture pour en faire des biocarburants. Ensuite, retirer de la Bourse la fixation des prix des aliments de base, et instaurer un système où le pays producteur négocie directement avec le pays consommateur pour exclure le gain spéculatif. Troisièmement, que les institutions de Bretton Woods, notamment le Fonds monétaire international, donnent la priorité absolue dans les pays les plus pauvres aux investissements dans l’agriculture vivrière, familiale et de subsistance.
La déclaration finale du sommet, difficilement adoptée jeudi soir, engage les pays membres de la FAO à réduire de moitié le nombre de personnes qui ont faim d’ici à 2015. Est-ce un objectif crédible ?
Non, c’est de l’hypocrisie la plus totale. D’ailleurs, ce but est celui du millénaire. C’est en septembre 2000, au seuil du nouveau millénaire, que Kofi Annan, secrétaire général des Nations Unies à l’époque, avait réuni les pays membres des Nations unies à New York et avait fixé neufs buts du millénaire pour éradiquer la misère, la faim, etc. Le premier, qui a été adopté, était déjà de réduire de moitié les affamés d’ici à 2015. Mais entre 2000 et 2008, la faim n’a pas reculé, elle a massivement augmenté.
Selon la FAO, il y avait l’année dernière 854 millions de personnes gravement et en permanence sous-alimentées. Sans compter les 6 millions d’enfants morts de faim. Et il pourrait y avoir 100 millions de personnes de plus à tomber dans la sous-alimentation grave et permanente à partir de maintenant à cause de l’explosion des prix.
Qui sont, selon vous, les responsables de cet “échec” du sommet de Rome ?
Il y en a trois principaux. D’une part, les Etats-Unis et leurs alliés canadiens et australiens qui ont saboté le sommet en faisant pratiquement la politique de la chaise vide. D’autre part, les grandes sociétés multinationales. Dix sociétes multinationales contrôlent actuellement 80 % du commerce mondial des aliments de base mais elles ne sont pas la Croix-Rouge et ne sont pas en charge de l’intérêt collectif. Troisième responsable, et je le dis avec beaucoup d’inquiétude, c’est le secrétaire général des Nations unies, qui est chargé de faire des propositions. Or, il ne le fait que d’une façon très insuffisante.
Propos recueillis par Laura Marzouk
une question..
je partage l’analyse sur le rôle des multinationales et du dogme du libre-échange contre la souveraineté des peuples, mais je suis interrogatif sur la “petite production locale”
Elle existe et elle représente des millions de paysans que le capitalisme bouscule en imposant des cultures d’exportation. Ces millions de paysans jouaient un rôle essentiel dans l’alimentation de leur peuple. Mais faut-il considérer que la solution serait le retour a une petite production locale traditionnelle ?
Cette production locale a-t-elle dans l’histoire protégé les peuples des famines ? dans ma connaissance bien imparfaite, il me semble que non… et elle le pourra d’autant moins dans un monde de 10Milliards d’être humains…
Si les résistances des petits paysans aux multinationales sont une force nécessaire et même essentielle dans beaucoup de pays du sud, il faut savoir de quelle société leurs luttes peuvent être porteuses… et celà suppose une clarification sur les objectifs…
Souveraineté des peuples contre l’impérialisme… mais souveraineté pour décider des modes de développement, y compris des conditions d’introduction d’éléments techniques collectifs dans la production agricole … ou souveraineté “conservatrice” pour préserver un équilibre idéalisé d’une société traditionnelle..
Ce point me parait important quand je lis notamment Bové dénoncer la Chine car elle favoriserait l’urbanisation rapide éliminant à terme des centaines de millions de petits paysans…
Je serai intéressé pour connaitre, dans les mouvements du Sud, qui porte cette préoccupation d’un développement réel, libéré du capitalisme, mais porteur d’un progrès pour les peuples… y compris en libérant le paysan des servitudes traditionnelles…
Pam, tu auras remarqué que mon article est divisé en deux partie,d’un côté la domination des multinationales et du nord protectionniste, de l’autre cette réunion à Rome de la paysannerie.
Il faut d’abord bien mesurer ce que ne dis pas mon article c’est la manière dont on a cessé d’imposer des agricultures de plantation, extensives dont la canne à sucre est le prototype… Avec tous les phénomènes de semi-esclavage, de grandes propiétés avec des terres non cultivées. C’est un des problèmes de la Bolivie, partout se pose la question de la réforme agraire (les sans terre brésiliens)avec des propriétaires dangereux avec des paramilitaires, etc… En parallèle comme je le dis rapidement il y a le poids de la dette, le fait que pour rembourser, pour obéir aux consignes du FMI, il faut cette culture extensive qui vole de la nourriture, des terres aux gens… C’est tout le problème du Brésil. Les bioénérgies sont la caricature de cette situation.
Donc nourrir c’est aussi un retour à la petite exploitation qui nourrit localement mais comme je l’explique cela s’articule avec la souveraineté nationale face à la dette, face aux multinationales…
Ziegler dont l’interview est sorti dans le monde après que j’ai écrit mon texte, pose les questions d’une manière encore plus directes.
Danielle Bleitrach
D’après les chiffres de la FAO cités par Jean ZIEGLER dans l’émission “la-bas si j’y suis” du 18 avril 2008 (voir le lien ci dessous)http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1424&var_recherche=ziegler
Toutes les cinq secondes un enfant de moins de dix ans meurt de la faim
Cent mille personnes par jour meurt de la faim ou d’une conséquence de problème lié à la faim. J’ai réécouté deux fois pour être sûr davoir bien compris.
17 280 enfants par jour, 6 300 000 par an
100 000 personnes par jour, 1 million tous les dix jours, 36 millions par an.
Pour mémoire la seconde guerre mondiale a fait 62 millions de victimes (militaires, civiles, holocauste).
Il s’agit clairement ici d’un crime contre l’humanité, perpétré en toute impunité au nom du dieu profit.
le sens de cette terrible aventure fait frémir toutes les personnes concernées.
la solution est dans la prise de conscience de plus en plus de couches de la population pour pallier à l’insuffisance des gouvernements;
sortir de l’indifférence.
Encore faudrait-il qu’il y ait des organisations, la prise conscience individuelle et surtout leur possibilité d’action est à ce prix
Danielle bleitrach
C’est sur ce blog que j’ai appris à connaitre l’économiste Joseph Stiglitz. Il a donné un interview dans libération : http://www.liberation.fr/transversales/weekend/330332.FR.php
Et pour lui, la guerre en Irak est la seule cause de la hausse des prix. Un extrait :
“Ces crises sont liées entre elles, mais elles ont leur propre dimension. La crise pétrolière est liée à la situation de la guerre en Irak. Celle des subprimes, une conséquence de la guerre et de la hausse du baril. La crise alimentaire, via l’essor des bio carburants, résulte de la crise pétrolière. L’Inde a eu raison d’être très énervée lorsque George Bush avait montré du doigt les grandes économies émergentes comme responsables de la crise alimentaire mondiale. Or en matière d’agriculture, il n’y a eu aucune surprise : les Chinois ne se sont pas décidés à manger plus de céréales et de porc du jour au lendemain. La vraie surprise, l’événement totalement inattendu, c’est la guerre en Irak. Et comme le prix du pétrole a grimpé de façon soudaine et violente, les Etats-Unis ont augmenté les subventions à la production d’éthanol, entraînant la hausse des céréales…”
Mais où sont les défenseurs des droits de l’Hommes les BHL conhn bendit robert menard &consort?Le Premier des droits de l’homme c’est celui de vivre et donc se nourir!l’Urss ayant disparue tout les morts sont au C”redit” du capitalisme,j’espére que stphane courtois en tient la comptabilité . c’est l’horreur tous les jours.