Je ne sais pas si la Chine est telle que je la vois ou si j’ai besoin qu’elle soit comme je la vois, mais en ce moment je raisonne un peu comme Bertholt brecht qui disait “quand j’aime quelqu’un je fais son portrait et j’essaie qu’il soit ressemblant” Qui le portrait doit ressembler à l’ami ? Non l’inverse! expliquait-il.
J’ai le sentiment d’un peuple tout entier qui fait une fois de plus front, des dirigeants qui sont sur le terrain, tout le monde est calme mais avec une émotion, une souffrance à fleur de peau. Je vois cette mère qui supplie qu’on la laisse chercher son enfant dans les décombres du lycée et je pense au sacrifice exigé d’un peuple de l’enfant unique. Je ressens cette pluie qui ne cesse de tomber et ces gens glacés de dormir la nuit hors des maisons de peur d’une réplique. Je vois ces soldats qui font avec des secouristes 70 km à pied pour franchir le chaos.
Et il y a quelque chose qui me touche et au milieu de tant de douleur me fait sourire c’est l’obstination à s’occuper des pandas, la joie quand on s’aperçoit que dans deux réserves les pandas sont bien vivants.
Ce qui me fait sourire c’est que j’ai cru comprendre qu’il y avait dans la zone pas mal de touristes et les Chinois ne donnent des nouvelles que des pandas et des employés qui s’en occupent.
Honnêtement je comprends les Chinois, je trouve que les occidentaux nous les avons “gonflé” ces derniers temps alors quand le malheur frappe, que toutes les énergies sont mobilisées parce que chaque minute compte nous sommes moins importants qu’un panda. Cela me fait sourire mais même ma vision est injuste parce que les Chinois dans le malheur ont besoin d’être ensemble et le panda c’est aussi un peu eux. Mon portrait des chinois, celui auquel je les fais ressembler c’est ce courage, cette obstination, cette manière d’attaquer la montagne… Et ce que je connais de l’histoire de la Chine entourée de voisins belliqueux et qui invente le paysan soldat, qui crée des concours de recrutment sur le mérite, me fait avoir confiance en eux. Je crois que c’est Fidel qui a trouvé les mots exacts, en gros il a dit “je suis pour que le dalaï lama et ses disciples croient en ce qu’ils veulent. Je ne crois pas au dieu vivant Dalaï lama, mais je crois au peuple chinois en sa capacité à affronter les problèmes.
Voilà aujourd’hui je pars à Paris, le 15 rendez-vous à Nanterre, le 16 à Valenton, je ne sais pas si je pourrais vous écrire jusqu’à dimanche lors de mon retour, mais je penserai à vous et à mon portrait de la Chine.
Un mot encore, des amis se demandent pourquoi je tiens tant à ce mot communiste, sans doute pour deux raisons essentielles, parce qu’il porte des valeurs une histoire qui privilégie le collectif sur l’individuel, dit que la richesse d’un individu ce sont ses relations sociales, ce qu’il partage. La deuxième idée est que cela doit partir des plus pauvres, des plus démunis, qu’il faut placer la justice au coeur de toutes les exigences.
Danielle Bleitrach
|
|
Bon voyage, Danielle… Merci pour ce portrait “au panda”.
Hélas ! je ne pourrai te voir ni jeudi ni vendredi… Un jour, je retrournerai à Marseille, et je te ferai signe…
en 1991 j ai discuté de la chute du communisme avec mon responsable michel qui était un militant comuniste et cgt de nanterre a qui j ai expliqué que le communisme c est mort. il m a répondu tant qu il existera une lutte entre salire prix et profit il y aura necessité d un mouvement ou d une organisation politique du salariat dont l objectif devra étre son émancipation. toi tu es communiste donc le mot compte pour toi mais dans le fond q importe le flacon du moment que le parfum est émancipateur. beaoucoup de gens associe communisme et stalinisme et ça danielle tu dois en tenir compte
Non, je ne crois plus que le communisme « c’est mort ».
La Chine, plongée dans l’affliction et le malheur, nous donne en ce moment une leçon de courage, de fraternité, de tendresse, une leçon qui déchire nos cœurs desséchés par l’individualisme et l’égoïsme. On ne peut s’empêcher de se sentir « Chinois », c’est-à-dire tout simplement humain à la vue de cette vertigineuse mobilisation collective, de ces soldats, ouvriers, paysans, secouristes, femmes et hommes mêlés recherchant dans des ruines épouvantables un souffle de vie à sauver. Comment ne pas être bouleversé à la vue de ce jeune soldat qui éclate en pleurs devant une journaliste puis s’effondre de désespoir ? Comment ne pas être en communion avec les cris de joie de ces sauveteurs qui viennent de sortir une petite fille vivante des décombres ? Ici, c’est un bébé dont les parents ont disparu et qui a trouvé la chaleur d’une « ayi » improvisée, là une vieille dame blessée évacuée sur les épaules d’un soldat, ailleurs et partout des foules immenses tantôt courant vers des vallées lointaines, tantôt chargeant à la main des monceaux de colis, tantôt faissant des queues serptentines pour donner un peu de leur sang. Et partout cette dignité, ce respect, cette simplicité…
Oui, il y a là pour nous tous un exemple à méditer, oui c’est nous Occidentaux donneurs de leçons qui nous trouvons maintenant au pied du mur.
Merci la Chine, courage chers amis Chinois, sachez qu’il y a aussi des Occidentaux qui pleurent avec vous et s’indignent des attaques abjectes dont vous faites l’objet dans certains médias.
A voir les attaques contre la Chine de ceux qui ont les médias à leur botte ,on peut étre sur que ce pays immense va dans la bonne direction.De plus en voyant par où est passée la Russie avant son redressement avec poutine les dirigeants chinois savent ce qu’il ne faut pas faire pour s’en sortir.Et la Chine s’en sortira pour le bien de tous les damnés de la terre.
Je ne connais pas le nom du Français qui a écrit ce texte adressant aux Chinois, mais je voudrais le remercier :
——————————————————–
L’ Occident est mal placé pour donner des leçons !
Mes Amis Chinois
J’ai honte.
Depuis des semaines, dans mon pays, en France, votre peuple, votre pays, vos institutions, votre gouvernement, votre Histoire sont traînés dans la boue, dans une hystérie collective entretenue par nos médias. Médias qui se prétendent “libres”… Les manifestations antichinoises qui ont eu lieu à Paris, lors du passage de la flamme olympique, sont indignes de mon pays, des valeurs qu’il prétend défendre, et des lois élémentaires de l’hospitalité.
Dans l’arrogance et l’ignorance, l’imbécillité en résumé, des journalistes, présentateurs de radio et de télévision, politiciens, et autres ballots en quête de publicité gratuite, se disputent l’opportunité de se mettre en valeur, en vous donnant des leçons de morale, de liberté et de “droits de l’homme”.
Mais, vous le savez. En Occident, et chez ses vassaux, des manifestations, soigneusement organisées depuis longtemps, ont la volonté de perturber vos Jeux Olympiques, fanatisant les populations et les opinions publiques contre vous. Nos castes au pouvoir ne supportent pas votre succès. Vous sortez d’une longue histoire, douloureuse, héroïque, magnifique. Elles ne supportent pas votre indépendance.
Vous parlez d’égal à égal, avec ceux qui se sont comportés en maîtres du monde, pendant des siècles. Aveugles, ils ne se rendent même pas compte, qu’ils ne le sont plus. Dans votre réussite, ils y voient le basculement prochain du rapport de forces. Ils le redoutent, car cela remet en cause leur règne sans partage dans la domination, et le sentiment de supériorité, à l’égard du reste de la planète.
Ils ne souhaitent, en conséquence, qu’une chose : entraver votre développement, en vous isolant, vous divisant. Comme ils le font dans d’autres pays, ou sur d’autres continents. Comme ils l’ont fait dans votre pays. Mais tout cela, vous le savez…
Au nom de beaucoup de français, à qui nos médias soi-disant “libres” ne donnent pas la parole, je voudrais vous présenter nos excuses, et mes excuses personnelles.
Oui, “Excuses”. Mais, auparavant, je voudrais vous demander “Pardon”…
Pardon, au nom du Passé, pour avoir envahi votre pays, nous être livrés à des atrocités et participé à son pillage, pendant un siècle
Vous, vous n’avez jamais envahi l’Europe. Ni aucun autre continent, d’ailleurs. Votre Grande Muraille, est là pour en témoigner. Vous avez toujours voulu vous défendre des agressions extérieures, et vous concentrer sur votre unité. Ce qui ne fut pas une entreprise facile, dans votre immense pays, au cours des siècles de votre histoire. Une des plus longues de l’humanité.
Nous, nous avons envahi votre pays. Nous avons contribué à son pillage, pendant un siècle. Il est si grand, que nous nous sommes réunis à plusieurs pour le faire.
Quand vos autorités ont interdit l’usage et l’importation de l’opium en 1839, nous n’avons pas apprécié. Ce trafic était géré par nos amis britanniques, à partir de leurs possessions en Inde, de la province du Bengale plus précisément. Faire rentrer la drogue à partir du port de Canton (Guangzhou), était une véritable mine d’or pour beaucoup en Occident. Civils, militaires, politiciens…
Les promoteurs de ce trafic, à l’origine d’immenses fortunes personnelles, ainsi que de celle des politiciens européens qu’ils soudoyaient, méritaient d’être pendus. Ils ont été anoblis par la Couronne britannique… Une bonne partie de la Chambre des Lords actuelle est constituée, ainsi, des héritiers de ces trafiquants, de ces dealers. Nous, dans notre République, il n’y a plus de titres de noblesse, on donne des promotions, des décorations ou, mieux, des rentes de situation.
Les puissances occidentales ont considéré votre refus d’importer la drogue, produite et transportée par les occidentaux, comme une atteinte grave au “Libéralisme Economique”. On n’a pas le droit d’interdire, dans le commerce international. C’est un blasphème. Du moins, quand l’Occident le décide…
Alors, on vous a fait la guerre, sachant que vous n’aviez pas les moyens de la soutenir. On vous savait en difficulté, à l’époque. C’était l’occasion idéale. Ce fut officiellement la “Première Guerre de l’Opium”, de 1839 à 1842. L’essentiel, de l’effort militaire était assuré, initialement, par les britanniques. Etaient réunis dans cette coalition (l’OTAN n’existait pas encore), la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, les Etats-Unis et le Japon.
Les britanniques, par le traité de Nankin de 1842, vous ont donc obligé à importer la drogue, vous arrachant Hong-Kong par la même occasion. Tout le monde s’y est mis. Les Etats-Unis vous ont imposé le traité de Wanghia (ou Wangxia), en 1844. Nous, français, en avons profité pour vous imposer le traité de Whampoa (ou Huangpu), la même année.
Elle fut complétée par une “Deuxième Guerre de l’Opium”, de 1856 à 1860. Pour confirmer la légalisation du commerce de l’opium sur le territoire chinois, arracher d’autres ports, concessions et sommes d’argent, par des traités spécifiques Tianjin et Aigun (1858) et, surtout, Convention de Pékin, du 8 octobre 1860. Finalité : déchiqueter votre pays, le rendre exsangue.
Nous vous avons même livré une guerre particulière, dite franco-chinoise, de 1883 à 1885. Pour vous arracher la province de l’Annam et du Tonkin, et les incorporer à notre colonie de l’Indochine (1). Pour cela, nous sommes allés jusqu’à débarquer à Taiwan ! Nous nous sommes calmés, les autres puissances commençaient à ne pas apprécier notre expansion. Le “gâteau chinois” devait être partagé en parts égales…
Les japonais ont pris le relais, de 1894 à 1895. Cela n’en finissait plus, vous sortiez d’une guerre pour rentrer dans une autre. D’un traité à l’autre. De concession en concession. De “réparation” en “réparation”. De dédommagement en dédommagement. L’épuisement… Tous ces traités vous dépossédaient de votre commerce extérieur et intérieur, arrachant des concessions territoriales, dépeçant progressivement votre pays, épuisant votre Trésor Public.
Sans armes, sans ressources financières, uniquement entouré de nations hostiles. Pratiquement désarmé, votre pays a résisté. Les révoltes n’ont jamais cessé. Votre résistance a été courageuse, héroïque. Schéma classique : vos résistants ont été considérés, par les puissances occupantes, comme des terroristes, des sauvages, des barbares, des fanatiques. Dans la propagande et dans les répressions horribles qui s’ensuivaient. Et, même dans nos livres d’histoire actuels, lorsqu’ils en parlent …
Une des révoltes les plus connues est celle dite des “Boxers”. Caricaturée, par la propagande en Occident. Même soixante ans plus tard, dans un film sous le titre : “Les 55 jours de Pékin” (2). Elle a duré de novembre 1899 à septembre 1901. Suivie d’une répression par les puissances occidentales, auxquelles s’étaient ajoutées l’Italie et l’Autriche-Hongrie, dont les atrocités résonnent encore dans vos mémoires : pillages, massacres, tortures, viols, de masse.
Suivie d’un traité aux conditions encore plus dures, le “Boxer Protocol”, signé le 7 septembre 1901, avec d’énormes compensations financières pompant la majorité des droits de douane et des taxes au profit des nations occidentales. Appauvrissant davantage le Trésor du pays. La Chine a dû s’acquitter de ce véritable racket jusqu’en 1939.
En fait, jusqu’à ce que les japonais chassent les européens de Chine, pour prendre leur place. Avant qu’ils ne soient, à leur tour, chassés de votre pays, en 1945. Mais, les occidentaux n’ont pas lâché prise et ont tout fait pour maintenir la guerre civile sur votre territoire, en créant, finançant le maximum de dissensions. Il a fallu attendre 1949, pour que vous soyez enfin libérés et réalisiez votre unité. Retrouvant votre identité. Malgré un embargo international, et les menaces permanentes de l’Occident.
Oui. Vous, Chinois, n’êtes jamais venus sur notre continent, dans notre pays, bardés d’armes supérieures aux nôtres, pour nous imposer la consommation d’opium ou d’héroïne. Saisir notre commerce extérieur et intérieur. Prendre nos ports et nos provinces. Infliger des dommages et réparations colossales, à payer sur plusieurs générations. Semant désolations, pillages, divisions, guerres civiles.
Nous, si. Durant un siècle…
Alors, Pardon, encore.
Mille excuses pour les imbéciles qui prétendent que le Tibet n’est pas la Chine
Certains prétendent que le Tibet ne fait pas partie intégrante de la Chine. Ne leur en voulez pas. Ils sont ignares. Leurs livres d’histoire sont vides, et les programmes d’information à la radio ou à la télévision sont composés, majoritairement, de gens payés pour assurer la propagande antichinoise.
Je sais : un ignare qui n’effectue aucun effort pour sortir de son ignorance, et exercer son esprit critique, devient un fanatique. Il faut se rendre à l’évidence : nous ne sommes plus un Pays des Lumières, mais un pays de fanatiques. Du moins, dans l’oligarchie qui le dirige.
Le Tibet est une des provinces de votre pays depuis des siècles. Officiellement, au moins, depuis le 13° siècle (3). Alors, ils formulent des arguties : ce serait “trop récent”, pas “probant”. Oubliant, ou dissimulant, que nous, pays occidentaux, la France en particulier, avons annexé de nouveaux territoires, tout récemment. Que voulez-vous, imbu de sa force, l’Occident s’estime tout permis…
Je ne vais pas vous parler de nos voisins européens qui prétendent la même chose. Exemples ?… Le Danemark, assure que le Groenland est danois après avoir tué la culture des peuples eskimos et leur identité. Ou encore, la Grande-Bretagne qui estime que les îles Malouines dans l’Atlantique sud, qui appartiennent en fait à l’Argentine, sont aussi britanniques que la Tour de Londres. D’autres encore… Les exemples seraient trop nombreux de toutes ces possessions, considérées comme naturellement intégrées dans une nation occidentale, alors qu’elles ont été envahies militairement. En un mot, volées à leurs peuples véritables.
Que dire, aussi, de ces pays formés aux 19° et 20° siècle, les Etats-Unis d’Amérique, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, à partir de l’extermination de leurs populations d’origine : Amérindiens ou Peaux Rouges, Aborigènes, Maoris, Polynésiens ?…
Non, je veux vous dire un mot sur mon pays, la France. En donnant quelques exemples récents de notre histoire.
La Corse, qui était un pays indépendant, a été envahie militairement et rattachée à la France en 1769, à la fin du 18° siècle (4). Le premier geste de la France a été de supprimer l’Université corse, dans la ville de Corte. C’est toujours le premier acte d’un “génocide culturel” : supprimer la langue d’un peuple. Depuis, la résistance, à ce rattachement, ne semble pas faiblir…
Nous avons acquis d’autres département français, encore plus tard : la Savoie et le Comté de Nice. Annexés à la France par le Traité de Turin, à la fin du 19° siècle, en 1860 (5). Qui forment actuellement trois départements : Savoie, Haute-Savoie et Alpes Maritimes. Il semble qu’en Savoie, ou à Nice, de nos jours, certains n’apprécient toujours pas cette annexion…
Pourtant, la France ne mettrait jamais en doute la francité de ces départements, liés à ses frontières immédiates. Mais, c’est d’autres territoires dont je voudrais vous parler, qui sont à des milliers de kilomètres de mon pays. Les plus importants, dans l’hémisphère sud. Et, qu’on prétend français.
Tahiti, capitale de la Polynésie “française”, dans l’Océan Pacifique, que nous occupons depuis que nous nous en sommes emparés en 1842, et officiellement considéré comme une colonie en 1880. C’est dans l’hémisphère sud, à 17.100 km de la France. Douze heures de décalage horaire. Plus d’une centaine d’îles, sur une superficie comparable à celle de l’Europe : 2.500.000 km2. Cela n’a rien à voir avec la France, ni par son histoire millénaire, ni par sa culture, mais nos milieux coloniaux prétendent que si. Nous opprimons son peuple qui souhaite vivre libre. Les Polynésiens ont, d’ailleurs, un mouvement qui réclame l’indépendance. Mais nous nous arrangeons pour étouffer cette aspiration et sa formulation politique.
La Nouvelle-Calédonie, avec pour capitale Nouméa, dont la France s’est emparée, comme colonie, officiellement en 1853. A 18.000 km de la France. Neuf heures de décalage horaire, en été. C’est un archipel avec une grande île et d’autres plus petites. Le peuple d’origine est Mélanésien, les Kanaks. Ils appellent leur pays Kanaky, et non pas Nouvelle-Calédonie. Ils ont toujours résisté, héroïquement. Ils veulent un pays libre, indépendant.
Mais leur pays contient du nickel. Beaucoup de nickel. C’est un des trois premiers producteurs mondiaux. La France ne veut pas entendre parler de leur indépendance. La colonisation a été très dure : génocide culturel, massacres, humiliations. En 1931, lors de l’exposition coloniale, la France a amené de force des Kanaks pour les exposer, comme des animaux, dans un enclos avec des cases (au lieu de cages)…
Il y a aussi d’autres îles, avec de forts mouvements d’indépendance. Comme l’île de la Réunion, dans l’océan Indien, à l’est de l’Afrique, à 9.000 km de la France. Dans la mer des Caraïbes, du côté de Cuba, la Martinique à 6.800 km, la Guadeloupe à 6.700 km. Sur le continent sud-américain, frontalier du Brésil, la Guyane, à 7.000 km. D’autres encore, Mayotte, à 8.000 km, dans l’archipel des Comores, au nord-ouest de Madagascar. D’autres encore… Je m’arrête…
Les imbéciles qui disent que le Tibet n’est pas la Chine, vous jureront la main sur le coeur que toutes ces lointaines possessions, issues d’autres civilisations, sur d’autres continents, dans d’autres hémisphères, envahies militairement et arbitrairement annexées : c’est la France !…
Preuve que la bêtise ne connaît ni frontières, ni hémisphères, ni kilométrages. Quant à connaître l’Histoire, ce serait trop lui demander …
Mille excuses pour les cyniques qui prétendent vous donner des leçons de “Droits de l’Homme”
Je n’insisterai pas sur ce point. Tellement il est ridicule. Les cyniques ont pour particularité de n’avoir ni valeurs, ni conscience. Comment prendre au sérieux leurs déclarations de “belles âmes” sur les droits de l’homme, la dignité humaine et tutti quanti ?…
Eux, qui ne disent rien pour les détenus dans les prisons françaises. Des hommes que l’ont fait vivre dans des cloaques, dans des locaux parmi les plus insalubres du monde. Où folie et suicide sont, souvent, les seules portes de sortie…
Eux, qui ne disent rien sur l’indignité avec laquelle sont traités les immigrés, qu’on expulse parce qu’ils sont “sans papiers”. Immigrés, issus de pays que nous avons colonisés et pillés pendant des siècles. Nous n’avons même pas la reconnaissance du ventre…
Eux, qui ne disent rien devant le soutien indéfectible de notre pays aux pires dictatures africaines, se succédant de décennie en décennie, dans des élections truquées, le pillage et l’oppression de leurs peuples…
Eux, qui ne disent rien quand le gouvernement des USA légalise la torture, dite du waterboarding. Supplice popularisé par l’Inquisition et plus tard par la Gestapo, pendant l’occupation allemande lors de la deuxième guerre mondiale, sous le nom de “supplice de la baignoire”…
Eux, qui ne disent rien sur Abu Ghaïb et Guantanamo, les plus grands centres de tortures du monde. Rien sur les milliers d’Irakiens internés, sans procès, sans que leurs familles sachent s’ils sont vivants ou morts…
Eux, qui ne disent rien devant la destruction de l’Irak, fondée sur des mensonges, avec un million de morts et des souffrances innommables…
Eux qui ne disent rien contre l’envoi de troupes en Afghanistan, fondé, comme pour l’invasion de l’Irak, sur des mensonges. Avec des morts civils, dont de nombreux enfants, tous les mois…
Eux, qui ne disent rien sur les crimes contre l’humanité commis au quotidien en Palestine, dans la bande de Gaza, avec des massacres de civils et d’enfants. Rien sur les 11.000 prisonniers Palestiniens, sans procès, dont un tiers sont des enfants et des adolescents…
Eux, qui s’étouffent sur notre passé colonial, imbibé d’horreurs sans nom.
Le cynisme de l’Occident, de ses castes au pouvoir, est permanent. C’est le socle de sa philosophie politique…
Respecter les droits de l’homme ?… Si vous, Chinois, avez des progrès à accomplir, nous, occidentaux et français, en avons tout autant. C’est la main dans la main, dans l’humilité et l’estime réciproque, que nous devons y travailler.
Et, non pas en vous crachant dessus, pour nous donner bonne conscience. Comme on a craché sur les sportifs tenant la flamme olympique, dans les rues de Paris…
Mille excuses pour nos médias dont l’arrogance n’a d’égale que la malhonnêteté
Médias “libres” ?… N’y prêtez pas attention. J’ai vu un présentateur de TV apostropher une de vos compatriotes, travaillant dans une de vos agences de presse à Paris : “Comprenez-vous la colère des français ?…”. Le culot : parler au nom de tous les français !
Nous avons l’habitude de leurs campagnes de dénigrement, de diffamation : quand ce n’est pas contre les Arabes, c’est contre Poutine et les Russes, quand ce n’est pas contre Chavez et Cuba, c’est contre l’Islam et les Musulmans … Tout est bon pour exciter la colère et le mépris contre des “boucs émissaires”. C’est la seule politique de développement et de croissance, ici. Entretenir la peur et le mépris, à l’égard de “l’Autre”…
A quelques rares exceptions près, ils ne sont pas “libres”. Ils appartiennent à des groupes financiers et industriels, et ne produisent, dès qu’il s’agit de politique étrangère, que de la propagande. Alors, ces médias ne font que véhiculer, vous l’avez compris, une campagne de propagande antichinoise.
Propagande dictée par des lobbies, en coulisse. Assenée dans l’arrogance. Arrogance, qui n’est que l’insolence du “vendu”. Ils n’informent pas, ils désinforment. C’est tout ce qu’ils savent faire. Nous sommes de nombreux français à le dire, le déplorer. Ici, c’est ce que nous appelons le régime de “la pensée unique”…
S’ils étaient honnêtes, avant n’importe quel débat, tout ce que j’ai cité sur le plan historique, il l’aurait rappelé dans leurs émissions, leurs “documentaires”, ou leurs articles. Ils auraient alors traité le sujet avec sérieux, sachant qu’avant de regarder la paille dans l’œil du voisin, il convient de regarder la poutre dans le sien.
Et, puis s’ils étaient honnêtes, ils auraient traité votre pays, votre peuple et votre gouvernement avec respect. Mais, savent-ils que le respect de l’Autre est le fondement du dialogue ?
En fait, “le dialogue” : ils n’en ont rien à faire. Ne sont-ils pas payés, avant tout, pour désinformer et endoctriner ?…
Tous mes vœux de succès pour les jeux Olympiques de Pékin
Notre Président de la République veut discuter avec vos dirigeants de la “situation” au Tibet, et du “comportement” de votre gouvernement. Ce seront, probablement, des échanges fructueux.
Il vous parlera, certainement, de la séparation du religieux et du politique en France : la laïcité. La France est un pays rigoureux sur le plan de la laïcité. Il présentera le modèle français, dont nous sommes fiers. Ce modèle pourrait vous aider, pour ramener à la raison certains membres du clergé bouddhiste.
Nous avons une loi, qui date de 1905, qui nous a permis de signifier à nos clergés et instances religieuses, qu’un religieux n’avait pas à interférer dans la conduite politique de notre nation, encore moins à dicter de ligne politique. Le clergé féodal bouddhiste devrait signer un accord de ce genre, se consacrant au salut des âmes et aux prières, au lieu de se préoccuper de son patrimoine et de son rôle politique. Et, agir pour le compte de puissances étrangères…
Cette laïcité a été récemment renforcée par une loi complémentaire sur “l’interdiction des signes religieux à l’école”. Si vous vous en inspirez, les jeunes moines voulant étudier, aussi, dans les écoles publiques du pays, devront abandonner leurs toges et venir en jeans avec un blouson.
Nous sommes, aussi, très stricts quant à la coiffe sur la tête : pas de turban, de kippa ou de voile. Chez vous, le signe ostentatoire religieux est “le crâne rasé”. Pour éviter cela, il conviendra d’exiger le port d’un chapeau ou d’une casquette dans les locaux des écoles, y compris en classe… Mais, notre Président vous en expliquera les détails : il en est un des concepteurs, avec ses partenaires politiques.
En contrepartie, nous espérons, que votre gouvernement profitera de cet échange de vue pour poser, en priorité, les problèmes de tous ces territoires qui sont à des milliers de kilomètres de la France et qui souhaitent leur indépendance. Territoires, pays et nations, qui sont, actuellement, d’authentiques colonies, malgré les appellations, souhaitant le respect de leur culture et de l’identité de leurs peuples authentiques. Maoris, Polynésiens, Mélanésiens, Kanaks, en particulier…
Oui, il conviendrait de mettre un terme au génocide culturel et à l’exploitation économique de ces peuples.
Merci.
C’est avec joie que je vous retrouverai à Pékin, pour les Jeux Olympiques.
Avec tous mes vœux de succès et…… mes Amitiés.
A WENCIUS ton intervention est magistrale cela m’a fait trés plaisir tant elle est compléte.Moi je suis Algerien et Français;Communiste et Gaulliste c’est pour ces raisons que j’aime la Chine( elle a beaucoup aidé l’Algérie en lutte).
trés beau texte effectivement nous serions beaucoup à pouvoir le signer…
Je continue à travailler sur la Chine, tous les jours je collecte des nouvelles, je croise les données… Ainsi aujourd’hui j’ai trouvé deux ou trois textes qui me permettent de voir ce qui se transforme, de comprendre un peu mieux et je dois dire que mon amitié pour les Chinois va grandissant à cette lecture… (Entre parenthèse je suis toujours les aventures des Pandas)…
Voici aujourd’hui: lisez attentivement, c’est bourré d’informations passionnantes… Sur la politique écologique décidée au dernier congrès, sur la capacité de reconversion, mais aussi incidement on découvre qu’il y a bien une loi améliorant les salaires…
Français>>Economie
Mise à jour 18.06.2008 13h57
L’ « adieu aux sacs en plastique » oblige les entreprises concernées à se réorganiser
La Société à responsabilité limitée de produits en plastique adhésif « Huaqiang » du District de Suiping, de la Province du Henan, L’une des plus grandes et plus importantes entreprises de fabrication de sacs en plastiques du pays, s’est réorganisée dernièrement et s’est rouverte après avoir changé furtivement son nom en « Huiqiang ».
Cette entreprise qui occupe quelques 20.000 employés et travailleurs, se consacrait auparavant à la fabrication de produits en matière plastique destinés principalement à l’emballage, au conditionnement et à l’enveloppement. Sa production annuelle était de 250.000 tonnes pour une valeur annuelle de 2,2 milliards de yuans et ses produits accaparaient alors presque la moitié des marchés nationaux. Elle était à la tête du pays dans son secteur durant onze années consécutives quant à l’ampleur de sa production.
Au début de cette année, « Huaqiang » a annoncé tout-à-coup sa dissolution le 1er février 2008. Des analystes ont indiqué alors que la décision prise par cette entreprise de fermer ses portes et de mettre fin à sa production est due principalement aux restrictions imposées par le gouvernement central en ce qui concerne l’utilisation des sacs en plastiques dans le commerce.
D’autre part, l’élévation du coût de la main-d’œuvre en raison de l’entrée en vigueur de la « Loi sur les contrats de travail » ajoutée à la hausse continuelle des prix des matières premières font que le coût de revient de la production de l’entreprise augmente dans de fortes proportions, ce qui empêche la croissance de ses profits et de ses bénéfices.
En avril dernier, la Société à responsabilité limitée « Huiqiang » de l’industrie plastique du District de Suiping a ouvert discrètement ses portes. Après sa réorganisation et sa réouverture, « Huiqiang » axe sa production sur des produits internationaux. Le fonctionnement de cette entreprise se rétabli graduellement et est en voie de devenir normal. Il produit maintenant des sacs destinés à l’achat d’articles dans les hypermarchés et dans les marchés de produits agricoles, ainsi que les sacs destinés à contenir séparément des ordures ménagères. Mais pour le moment sa production et sa vente ne représentent respectivement que le dixième, voire même le vingtième de celles d’antan.
Des spécialistes insistent sur le fait que le changement du « Huaqiang » en « Huiqiang » n’est pas le seul exemple de son genre dans le secteur de l’industrie de fabrication de produits en matière plastique de la Chine, et que c’est tout le secteur qui doit faire face à la situation en procédant à la réorganisation de la production et à la montée en génération des produits.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne
je vous signale également le dernier numéro de la revue Afrique Asie, avec un dossier sur la Chine, en voici un extrait :
ChinAfrique. Mythes et réalités
« Partenaires ou conquérants ? », nous demandions-nous dans notre édition de février 2006, à propos de l’intérêt grandissant de la Chine (et de l’Inde) pour le continent africain. Si les différents cas de figure examinés dans ce dossier ne permettent pas d’apporter une réponse définitive, tant les situations sont différentes, il reste qu’on est face à un tournant majeur pour l’Afrique. D’abord pour le niveau très élevé des investissements annuels de la Chine, jamais atteint par un seul bailleur de fonds, voire par l’ensemble des pays donateurs. Deuxièmement, par les taux préférentiels des prêts accordés par les institutions officielles chinoises destinés notamment à financer les infrastructures dont le continent est demandeur. Car la Chine est en train de réaliser ce pourquoi le Nepad a vu le jour, sans grand succès pour le moment : doter l’Afrique des infrastructures indispensables à son développement économique et social. La fulgurante pénétration chinoise en Afrique se décline de plusieurs manières. Outre les entreprises publiques ou privées dont les projets sont financés par des prêts de l’État chinois, un nombre grandissant d’entreprises, notamment de construction, gagne haut la main les appels d’offres des pays africains, grâce à leur compétitivité. Très actifs aussi, des investisseurs privés chinois, sans liens institutionnels avec la Chine. Il y a enfin une puissante vague de commerçants chinois dont le succès réside dans les prix imbattables des marchandises Made in China qu’ils importent – tout autant que les commerçants locaux d’ailleurs –, ce qui met parfois à mal les industries locales, telles le textile ou l’artisanat.
La Chine ne fait pas mystère de son intérêt pour les matières premières africaines, notamment le pétrole, mais force est de reconnaître que Beijing coopère tout autant avec de nombreux pays dépourvus de ressources stratégiques. Certes, elle crée ainsi des marchés pour ses produits technologiques et développe son propre savoir-faire, indispensables à son statut de puissance mondiale en devenir. À l’Afrique de profiter de cette conjoncture historique et d’imposer à ce partenaire hors classe une équation gagnant-gagnant.
http://www.chine-informations.com/actualite/tibet-excuses-dun-francais-au-peuple-chinois_9190.html
Dans ce monde de brute, je continue à suivre les nouvelles chinoises et en priorité ce qu’il advient des Pandas, voici me quotidien du peuple du 25 juin 2008.
Le soutien psychologique aux pandas après le séisme du Sichuan
ici une photo, une grosse peluche reçoit du bambou doucement d’une jolie petite chinoise avec comme sous-titre “Une employée affourage un panda avec amusement.” je me demande où le traducteur est allé trouver ce verbe affourager… Mais le faire avec amusement change tout…
Le quotidien du peuple reprend :
Pour mieux consoler les pandas géants après le séisme, les employés de la Base de recherches sur la Reproduction du panda géant à Chengdu ont multiplié les communications avec les pandas au moyen de touchers doux et d’affouragements amusants, afin de rétablir leur faculté d’adaptation à l’environnement, adoucir leur fébrilité et de promouvoir leurs communications avec des hommes.
Nouvelle photo avec la légende suivante : Un employé et des pandas jouent avec de l’eau.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne
Il s’agit de la base de recherches sur la Reproduction du Panda géant, ces chercheurs se font beaucoup de soucis parce que le Panda est trop paresseux, il a une libido peu enthousiaste, alors les inventeurs actuels de “l’affourage amusant” ont déjà inventé de passer à la télévision des films érotiques (entre pandas) à leurs protégés, le panda est dubitatif mais intéressé…
Le panda est un angoissé, un tendre vulnérable… Bref j’aime de plus en plus les pandas et les chinois qui les aiment tant…
Je voudrais recommander quatre blogs très interessants sur la Chine :
1°) Blog en Chine d’Olivier Ruelle : http://blogenchine.com/
Olivier Ruelle vit depuis 15 ans en Chine, parle chinois, et traduit régulièrement depuis trois ans ce que les Chinois écrivent sur internet.
2°) Chine perspective : http://www.chine-perspective.com/
Textes chinois traduits en français
3°) Ni Hao de Jordan Pouille : http://www.mediapart.fr/club/edition/nihao-la-chine
4°) Frank en Lieve in China de Frank Willems : http://www.frankenlieve.cn/
C’est du néerlandais, mais on peut demander à google de traduire les textes http://www.google.fr/language_tools
Bonne lecture