Je ne suis pas habilitée à intervenir dans les débats du PCF, ,mais comme j’ai la conviction qu’actuellement il n’y a rien d’autre qui puisse au moins constituer l’amorce d’un parti communiste, je me permets de donner mon avis. Je le fais en tant que citoyenne française, en tant que communiste convaincue qu’il est urgent de construire une véritable alternative au pouvoir du capital. Celui-ci menant depuis des décennies une politique qui fait pression sur les salaires, les revenus, les protections sociales, l’éducation, la recherche et fait porter tous ses efforts sur l’augmentation des profits. Outre l’injustice de cette politique il s’avère qu’elle a des effets de plus en plus destructeurs sur les êtres humains comme sur la planète. Le système se perpétue de crises en crises, toujours plus profondes, plus destructrices et désormais nous sommes confrontés à la survie de l’humanité. Il faut donc impérativement changer de politique en France comme dans le monde.
Le protagoniste d’un tel changement est le peuple, nous reviendrons sur le contenu de ce terme. Tous les partis existant sont plus ou moins, comme aux Etats-Unis les émanations du capital, ou se rangent sur ses intérêts. Il est impératif que se développe une force politique qui soit l’émanation des intérêts des couches populaires, qui soit l’instrument de leur intervention dans la vie politique pour construire une perspective d’issue réelle à cette crise de société.
Donc chacun de nous qu’il soit ou non encarté dans un parti est habilité à donner son opinion me semble-t-il. La question d’un parti de ce type va bien au-delà de ses membres actuels puisque ceux-ci sont sximplement en charge de jeter les bases de cet outil dont nous devrons nous emparer.
Personnellement je donne donc mon avis comme contribution au débat: je ne crois pas que la direction actuelle soit en situation de construire une telle force. Certes, il faut privilégier la démarche politique mais il me semble que cette démarche politique gagnerait en crédibilité si elle était portée clairement par d un candidat au poste de secrétaire, avec une équipe, et pour me convaincee elle devrait traiter de trois préoccupations politiques essentielles:
Les trois axes
1) le maintien du PCF, c’est-à-dire veiller non seulement à avoir un parti communiste et pas un truc arc en ciel ou autre dont on a vu les résultats en Italie, mais un parti qui se donne l’objectif de développer l’initiative populaire, recréant des organisations de proximité, implanté sur les lieux de travail et quartier populaire en priorité, se donnant les moyens d’avoir des cadres en prise avec ces préoccupations populaires, faisant porter le débat interne sur ces questions et les popularisant.
quel est le contenu de ce terme de populaire, dans mon esprit il a une dimension de classe, les contours de cette classe englobent les foyers sonacotra, les chômeurs, les clandestins qui réclament leur papier jusqu’à l’ingénieur, à l’employé des tours de la Défense, celui ou celle de Carrefour, en passant par l’ouvrier de Chez Mittal ou d’ailleurs, et sans oublier l’enseignant qui veut les moyens d’enseigner. C’est-à-dire que cette dimension de classe n’est pas uniquement sociologique, avec une addition de catégories socio-professionnelles, elle correspond à l’évolution de la production et du travail dans la société française mais surtout elle se crée en tant que classe dans une dynamique de lutte. Et le parti est l’expression de cette conscience collective que crée l’histoire.
C’est d’ailleurs pour cela que’ nous avons besoin d’un parti, parce que tout a été fait depuis des décennies pour segmenter, diviser, individualiser. Si nous avions simplement un mouvement nous resterions en l’état de morcellement, ce seraient des fièvres sans lendemain, ce qui in fine ne peut que profiter au capital et à son pouvoir en allant y compris jusqu’au fascisme. Populaire cela veut dire de classe mais en tenant compte du fait que désormais en France il y a plus de 80% de salariés, cela veut dire également que le contexte national est important pour unifier cette classe. Si j’étais membre du PCf, je me proposerais d’appuyer la candidature de André Gérin parce qu’il me paraît avoir cette préoccupation d’être proche des couches populaires, de les mettre en action, alors que l’actuelle direction a liquidé l’organisation et a perdu toute réflexion sur ce sujet, elle nous mène à l’impasse.
2) Etre clair sur les MOYENS de la transformation de la société, en particulier revoir la question des nationalisations des secteurs clés, comme sur la transformation des institutions, recouvrer la souveraineté nationale en particulier sur le plan financier, en tenant le secteur bancaire. Cette exigence est d’autant plus essentielle que le capital traverse une crise telle qu’il est lui-même contraint de faire appel au financement de l’Etat pour éponger ses pertes. La direction actuelle du PCf ne cesse d’avancer des idées technocratiques proches de celles du PS dont on ne peut pas s’emparer et qui ne sont faites que pour brouiller les cartes et endormir les consciences, il faut substituer à cette démarche technocratique de pseudos experts la recherche de l’appui des travailleurs et des usagers des secteurs concernés. Ce qu’il faut faire partager à notre peuple est l’idée que sans ces MOYENS, il n’y aura aucune solution crédible à la question de l’emploi et à celle du pouvoir d’achat.
Je ne croirais qu’en celui qui aura le courage d’affirmer qu’il faut nationaliser les secteurs clés, et pas à la manière du capital, c’est-à-dire en privatisant les profits et nationalisant les pertes. Il faut en finir avec les discours oiseux sur la question à la manière du PS. Par parenthèse il faut éviter le piège de se donner comme objectif de rompre avec le PS, ce que nous tentons d’affirmer c’est la nécessité d’une politique autonome, capable de faire l’unité sur d’autres bases que celles imposées actuellement par le PS. Je ne rompt pas avec le PS pour le plaisir de rompre, j’affirme la différence sur ce que je veux et c’est dans ces deux domaines celui du capital, et celui de la souveraineté nationale que la différence se fera, ce qui nous oppose au PS n’est pas de savoir si demain on rasera gratis mais les MOYENS de changer et s’il est possible de le faire grâce à la mobilisation populaire. Nous ne sommes pas contre l’unité, pour l’isolement pour l’isolement, nous sommes pour donner un autre contenu à l’unité, au rassemblement et c’est d’ailleurs pour cela que nous avons besoin d’un parti avec une autre politique, pour créer union et rassemblement sur des bases non illusoires et despérantes. Gérin m’est apparu clair là-dessus.
3) Avoir une solidarité internationale ACTIVE, n’y a-t-il pas autre chose à dire que des proclamations droits de l’hommistes qui vont toujours du côté atlantistes. Il y a des pays qui bougent, de nouveaux rapports sud-sud, la question du socialisme émerge, et surtout la situation empire, face aux émeutes de la faim, face aux luttes dans tous les pays du monde le parti
doit avoir une tout autre conception de la solidarité internationale. Il ne doit plus se poser en donneur de leçon, ne plus rechercher de modèle pour affirmer sa solidarité, là encore il faut rompre avec une période antérieure où tout se définissait autour de la défense de l’Union Soviétique (ou l’attaque pour les trotskistes ce qui revient au même), il n’y a plus de modèle mais il y a le respect, la connaissance des expériences. Au plan international il y a l’exigence du respect des souverainetés nationales tant économiques que politiques, contribuer à la constitution d’un nouvel ordre international basé sur la justice sociale et le reszpect du droit international, contre les ingérences impérialistes qu’elles soient militaires ou dites “humanitaires”.
Privilégier le débat d’idées sur les questions de personne, mais également savoir poser les responsabilités et dénoncer le “légitimisme” stalinien.
Voilà les trois points sur lesquels je souhaiterais voir se mener le congrès et sur ces trois points la position de Gérin me va. Je sais que la question des personnes est étrangère à la culture des communistes et j’appouve leur volonté de privilégier le débat d’idées, mais il s’avère que cette vertu politique a été aussi historiquement la manière dont le stalinisme a légitimé ses pires errances, forçant à confondre la personne du dirigeant avec une sorte d’infaillibilité complètement manipulatrice. Ne pas savoir poser la question de la responsabilité des dirigeants dans l’échec d’une politique, dans la liquidation du parti c’est avoir une conception quasi religieuse du rôle dirigeant. Au nom de l’unité du parti on le détruit et on personnifie l’organisation d’une manière totalement nuisible au nécessaire débat.
Dois-je ajouter que je partage le primat des idées et des choix politiques sur les questions de personne. c’est justement cela qui m’éloigne du nouveau parti que veut créer Besancenot. Cette initative actuellement n’est qu’une opération autour d’une personne, il ne répond pas et ne peut pas répondre aux trois questions que j’ai posées. la promotion dont il bénéficie est simplement la manière choisie par la droite d’accélérer la liquidation du PCf et avec lui la possibilité de créer une force politique telle que j’ai tenté de la décrire. Il n’a rien derrière lui si ce n’est un mouvement de sympathie largement entretenu par ceux là même qui sauront aisément le détruire en temps utiles.
Donc quand je dis que si j’étais membre du parti, je voterais pour André gérin et l’équipe de direction qui se reconstituerait, je ne choisis pas un personnage pipole, médiatique, je choisis la ligne politique que je viens de décrire : Je pense qu’il est temps de changer de politique et donc de direction politique. Je vois mal comment des gens qui depuis plus de vingt ans incarnent une ligne qui conduit à l’échec pourraient aller vers ce changement politique indispensable. Maintenant il est clair que la tâche essentielle de la nouvelle direction serait de renforcer le PCF, de faire surgir d’autres forces et y compris préparer une organisation et une direction en capacité de rassembler et donc d’affronter les combats qui seront ceux de tout un peuple. Il ne s’agit pas de momifier le parti, il s’agit d’en faire l’instrument de tous ceux qui veulent changer de société.
Danielle bleitrach
Les questions de personne, comme le dit très justement Danielle Bleitrach dans son texte ci-dessus ne font pas partie de la culture communiste. Mais les choses changent.
1) le parti n’a jamais été rendu à 1,9%, un examen sans complaisances des responsabiltés est vital.
2) les français ne comprendraient pas que les communistes n’aient pas le courage de “changer une équipe qui perd”
3) la volonté de garder ou de relancer le parti ne signifie pas qu’il faut tout garder. Changer les habitudes de cooptation et d’autoreproduction dans le choix des dirigeants est indispensable. Les conditions qui les on exigés dans le passé (formation d’une avant garde et d’une direction d’origine ouvrière, agissant dans des conditions de répression souvent extrême) ne sont plus d’actualité.
Dans ces conditions la démarche d’André Gerin qui a posé sa candidature au poste de Secrétaire National longtemps à l’avance met le groupe dirigeant actuel au défi de la démocratie.
Je viens d’écouter le vivement dimanche d’Olivier besancenot, enfin il reste encore l’interview de Sérillon. Michel Drucker vient d’expliquer que la foule des journalistes l’attend en coulisse.
Que m’inspire cette prestation?
Il s’agit d’un homme sympathique mais sur ce lien avec les couches populaires qui me préoccupe c’est raté, est-ce un hasard si le seul ouvrier postier a été incapable de parler, terrorisé, si Olivier besancenot gêné pour lui s’est mis à “meubler”… Ce garçon n’était pas chez lui et l’a dit simplement, il aurait suffit à ce moment là de le détendre en le faisant s’exprimer sur le sujet: “c’est difficile hein de parler devant les caméras?”
Ce qu’il manque c’est justement un parti, un lieu où on acquiert une conviction collective, et où s’oublie. je parle par expérience. Il était difficile pour une femme de ma génération de parler en public, c’est le parti, la conviction qu’il m’apportait qui m’a appris à parler devant des foules. Plus encore que mon métier de prof d’université, il y a certain de mes collègues qui n’ont jamais pu parler devant des amphis de 300 ou 400 personne, moi c’était facile parce que ce n’était pas moi, c’étaient les idées…
Donc ce n’est pas la faute de besancenot, qui a eu des émotions sincères, mais il lui manque un parti et c’est ça qu’il faut recréer collectivement. Les seuls qui sont à l’aise aujourd’hui sont ceux qui se sentent légitimes devant les caméras, c’est du narcissisme.
En outre sur le constat de ce qui ne va pas je pouvais partager mais il y n’y avait rien sur les moyens de changer et c’est là encore la limite de ce qu’offre la télé…
Danielle bleitrach
Danielle pose bien la problématique et les enjeux du prochain congrès du PCF.
Dans ma section (Castres-Labruguière) nous avons essayé de produire un texte à l’occasion de l’assemblée des responsables de section de décembre dernier.
Certains sites ou blogs l’ont mis en ligne il y a quelques mois (Vive le PCF, PCF 15e, réveil communiste, ANR …).
Nous allons travailler à réactualiser certains aspects, notamment à partir de notre expérience locale à Castres (législatives et surtout municipales), sur la stratégie du rassemblement et des alliances. L”essentiel de nos réflexions demeure, à mon sens, d’actualité, notamment sur la nécessité d’un parti et d’un parti COMMUNISTE.
Ce qu’exprime André Gerin correspond bien à ce qu’il faut construire aujourd’hui pour que le PCF retrouve sa raison d’être et son utilité. J’ajoute qu’il faut tout faire pour unifier les communistes qui ont pu se retrouver sur différents textes lors des deux derniers congrès et qui, je crois, sont d’accord aujourd’hui sur l’essentiel. Un des enjeux serait aussi de convaincre les camarades qui pour des raisons diverses, s’en sont éloignés de revenir pour mener cette bataille décisive avec nous.
Je me dois d’ajouter qu’une des “révolutions culturelles” que nous nous devons d’appliquer à l’occasion de ce congrès, c’est bien celle, une fois d’accord sur les idées et les orientations, des directions et des hommes et des femmes qui l’incarnent. Sans en rajouter sur ce sujet, trop longtemps nous nous sommes laissés “endormir” par mépris des questions de personne, par légitimisme (ou par une forme dévoyée de ce que l’on appelait “l’esprit de parti”) par des équipes dirigeantes qui se sont autoreproduites. Ma (modeste) expérience des orgas de jeunesse à la fin des années 80 et dans les années 90 m’amène vraiment à penser que ce n’est pas, loin s’en faut, une question négligeable.
Peut-on espérer avoir enfin un parti qui réponde aux attentes de notre peuple et qui soit porteur d’espoir, relai et prolongement politique des luttes, indépendant de la social-démocratie, si l’on conserve peu ou prou la même équipe de naufrageurs à sa tête ? Poser la question, c’est évidemment y répondre.
Petit bémol au commentaire précédent: il est indispensable pour le PCF d’avoir des dirigeants ouvriers, issus de la classe ouvrière (prise au sens large). Mais sans formation théorique et idéologique, sans une réappropriation du marxisme et de ce qui a constitué une bonne partie du corpus idéologique du PCF, cette démarche n’a plus le même sens. L’enjeu est de former des militants (et donc aussi des dirigeants) qui soient le mieux armés possible idéologiquement, théoriquement et qui vivent ce que vivent le plus grand nombre. Un des problèmes aujourd’hui du PCF (pas le seul, j’en conviens), ce sont les “bobos” qui le dirigent, à Fabien, au CN et, en partie aussi, dans les fédérations. D’où, en partie, la surévaluation des questions sociétales, la sous-évaluation des questions sociales et (parfois) la méconnaissance des questions internationales. On pourrait multiplier les exemples dans les prises de position du groupe dirigeant lors de ces dernières années.
La question centrale demeure donc : comment imposer que la préparation de ce congrès, dans les fédérations (à un degré moindre dans les sections) ne soit pas “verrouillée” par les équipes dirigeantes et que la parole militante bouscule réellement la donne ?
Nous allons tâcher de nous y atteler.
Petit bémol au commentaire précédent: il est indispensable pour le PCF d’avoir des dirigeants ouvriers, issus de la classe ouvrière (prise au sens large). Mais sans formation théorique et idéologique, sans une réappropriation du marxisme et de ce qui a constitué une bonne partie du corpus idéologique du PCF, cette démarche n’a plus le même sens.
Le débat autour de la place et du rôle de la classe ouvrière révèle que contarirement aux assertions des 30 dernières années, é bien, la classe ouvrière existe, le Référendum l’a d’ailleurs rencontré.
Une des problématiques posée es essentielle puisque la fondation même d’une organisation communiste repose sur cette classe alors le rôle dirigeant de la classe ouvrière est-il encore viable, est ce bien à faire preuve de lucidité quand la crise du capitalisme paupérise des pans de plus en plus larges de la société.
Je crois que cela nous renvoie à une question essentielle car souvenons-nous que la classe ouvrière de notre pays fut mise entre parenthèses par les dirigeants du PCF dès lors qu’un des changements survenu au sein de cette classe tenait à sa non appartenance au corps électoral.It est utile de relire les “analyses” de la Direction sur l’immigration,dans les années 80/90, pour mieux saisir à quel point la dérive électoraliste avait commencé à saper l’organisation du parti et encore plus profondément ses capacités à rassembler la classe ouvrière dans ses diversités.
Je suis étonné que dans les débats qui nous occupent, cette question de l’électoralisme soit évacuée au mieux, totalement ignorée au pire.Un parti communiste doit il considérer l’enjeu électoral comme aboutissement ou comme reflet des forces en présence et points d’appuis pour développer l’action politique et syndicale, car un communiste sans syndicat …
Nous voyons bien que le parti s’en sort sur sa capacité à gérer des villes mais qu’en est-il de sa capacité de développer la conscience d’appartenance de classe, de développer les luttes, de favoriser le rassemblement de la classe ouvrière et plus généralement du salariat.
Bon gestionnaires les communistes, de la crise, des intérêts de qui ?
Allons nous laisser les luttes être dévoyées par des découpages en rondelles, les sans papiers, les sans logis, les sans travail, cette stratégie qui peut à court terme donner l’illusion de la réussite mais à long terme expose au”communautarisme” des luttes et aux reculs de la solidarité de classe.
Derrière chaque sans papier, chaque chômeur, chaque jeune il y a un travailleur et l’action entreprise ces dernières semaines par les sans papiers avec la CGT en est une formidable illustration mais ces travailleurs ne votent pas, il n’en ont même pas le droit.Regardons dans le même temps, ceux qui font de ces rondelles de société leur fond de commerce, se rallier à Sarkosy et de fait au Medef pour dénoncer la CGT qui a porté le fer ou cela fait mal et là où il faut, où on peu, où l’on doit gagner, le lieu d’exploitation.
Vola mes mots mais pour en terminer je partage les analyses précédentes sauf sur un point. Je sens bien revenir le vieux démon de la division, du meilleur texte, de la virgule.
Le parti nous appartient et pour une fois, mettons fin à cette avalanche de textes, tous aussi marxistes les uns que les autres, arrêtons de semer le désespoir par nos divisions et rassemblons nous d’abord avant de dire que non.
Le texte “pas d’avenir sans PCF” dont je suis signataire est limité dans son contenu mais il existe et rassemble au delà des signataires, je connais d’autres textes plus complets qui ne rassemblent que les signataires, alors cette fois, et cela est notre dernière chance, rassemblons nous sur nos convergences, quand il y a le feu il faudrait être fou pour se demander si on fait la chaîne avec les seaux ou si on discute d’abord de leurs couleurs, de leurs contenances, si les anses sont bien aérodynamiques, si le CHSCT a donné son accord, si on met du sable ou de l’eau, si cela ne serait pas mieux avec des pelles; si c’est pas un piège des incendiaires etc, etc.
salut et fraternité
je vais essayer de ne pas retomber dans mes travers habituels de grognon envers le PCF.
J’ai beaucoup de mal à immaginer la faisabilité d’un retournement du pcf. L’analyse structurelle de la lutte des classe dans le parti lui même ne peut que nous conduire à la conclusion que le PCF n’est par redressable.
Aussi pourquoi perdre son temps avec lui?
J’ai constaté par contre plusieur choses:
- il y a des membres du PS avec qui je pense qu’agir est possiblr (PRS en particulier)
- il y a des membres du PCF que j’apprecie beaucoup
- il y ades verts que je trouve formidablement proches de nous
- il y a beaucoup de monde non encarté qui nous seraient favorables (les + nombreux)
Alors le pcf c’est le dernier de mes soucis
Il est meme un obstacle je pense mais cela n engage que moi
Dimitri, c’est toujours le même problème, j’ai une analyse qui me conduit à penser que la première nécessité est celle d’un parti, en France mais le problème me paraît plus général, nous en sommes à un stade historique pour dire les choses dans un langage traditionnel où les conditions objectives d’un changement de société sont réunies, mais il manque les conditions subjectives. Partout se pose la question de l’organisation, de la création de collectifs de lutte, moi je suis convaincue de la nécessité d’un parti et il faudra bien un jour ou l’autre que nous ayons un débat là-dessus.
Cela n’a rien à voir avec la sympathie pour un tel ou un tel, encore qu’il est évident qu’il y a des recompositions qui vont s’opérer à terme. Inutile de dire que je n’ai pas une sympathie particulière pour certains dirigeants du PCF, encore que si j’y pense bien je garde un assez bon souvenir des individus à commencer par Marie-Georges Buffet ou francis Wurtz qui sont des gens charmants et très courtois, mais le problème n’est pas là ce que je regrette c’est l’interdiction du débat, la manipulation parce que nous perdons tous beaucoup de temps.
Donc Dimitri je te le répète la question n’est pas celle des individus c’est celle du parti et je crois que l’on a besoin du parti pour changer de société, même si ce parti doit beaucoup se transformer, rassembler largement. Et honnêtement je ne vois rien d’autre que le PCf en tant qu’organisation. J’aimerais qu’il en soit autrement mais ça se saurait, comme le disait Engels la preuve du pudding c’est qu’on le mange. Si un parti avait pu se créer ça se saurait depuis près de 15 ans…
Danielle bleitrach
Il y a la démarche d’André Gerin et la démarche “pas d’avenir sans PCF”, il faut soutenir les deux et les conduire à fusionner.
A la base Besançenot se contente d’apporter son soutien au NPA (il a affirmé qu’il ne voulait pas d’un LCR2), qui justement se voulait un parti d’idée et non de personne; et le problème à mon avis actuel est la diabolisation autour du concept de “Communisme”, qui pour une tranche (je ne saurai pas la définir, ça va du travailleur au cadre, tout dépend de l’éducation …) de la population est assimilé à Stalinisme et autres dérives “affreuses”.
Le NPA joue peut être ainsi la carte d’un renouveau en oubliant ce terme, mais pas ses idées; le problème est la médiatisation incontrôlable autour de ce parti, qui le définira aux yeux d’une population rivé à sa télévision.
En tout cas tout est à faire pendant 4ans autant pour le NPA, le PCF (j’adhère à votre théorie et à Gerin comme porte parole (il serait heureux de dépasser ce système de personne en effet, mais il faudrait supprimer la fonction de “Président” avant-tout !)) et le PS également, le gouvernement Sarkozy ouvrant une faille à exploiter par la gauche !
si ce texte de Danielle Bleitrach pouvait devenir un appel !!!!
je le signe et je le fais circuler tant il ouvre les perspectives et surtout permet de fédérer, si vous voyez où je veux en venir et comme Danielle n’est pas candidate à quoique ce soit, cela évite spéculations, hypothèses fausses et calculs savants.
Franchement, LA QUESTION soit “structurellement” réutilisable à l’avenir ?
pardon fausse manoeuvre
pensez vous reellement que le pcf soit réutilisable ? Ou plutot réorientable ?
Structurellement en tout cas, il ne l’est pas ou alors ce serait une première!
Malheureusement l’organisation même du pcf fait que cela est impossible!
Lors du dernier congrès les délégués des bouches du rhone étaient soit des permanents soit des élus (ou les 2), soit des permanents syndicaux (snes ou cgt).
Là ou ils seront en minorité ils pourront toujours faire voter les “papy” qu’on a plus vu depuis 10 ans en réunion, voire créer des “contres” sections ou cellules. (je l’ai vu faire !)
J’imagine qu’il en est de même partout en france. Crois tu serieusement Danielle en une possiblité de faire basculer cela? Si oui il faut me dire COMMENT ?
Le seul cas au monde que je connaisse de réorientation programmatique d’un pc est celui du portugal ou les reformistes fure renvoyés à leurs cheres etudes (oui mais…leurs positions déjà précaires ont été très tot demasquées et l’appareil du parti ne devait rien au PS portugais !en france nous ne sommes pas dans cette situation)
Auquel cas je pourrai comprendre la demarche.
Moi, à propos d’André Gérin, il y a quand même des choses qui me dérange foncièrement… On peut lire en effet sous sa plume les choses suivantes :
« Dans la “merde” sociale, morale et culturelle s’épanouissent des mafieux, des trafiquants, des intégristes qui profitent du malheur des habitants. […] La gangrène se développe dans le mépris des institutions, de l’autorité, des règles de la République. On l’a vu encore à Villiers-le-Bel : des groupes déterminés attaquent les symboles de la République et instrumentalisent une partie – une partie seulement – de la jeunesse. Or, peu de moyens sont investis pour éradiquer cette gangrène, ces groupes barbares qui terrorisent les quartiers, imposent leur loi et constituent les ferments d’une guerre civile. [...] Je propose de lancer au plus vite un “plan Orsec” pour la formation et l’emploi des jeunes en développant l’alternance et l’apprentissage rémunéré dès l’âge de 14 ans. Je propose également de mobiliser tous les acteurs économiques en réunissant dans chaque département des milliers de chefs d’entreprise et les élus de terrain qui, tous, connaissent les réalités et savent imaginer des solutions réalistes et efficaces. Le développement de l’apprentissage est devenu une nécessité absolue. Il faut que, dès l’âge de 14 ans, les jeunes soient en mesure d’apprendre un métier qui les préserve du chômage et de la délinquance [...] » (pouvait-on lire dans la page « Débats » du journal Le Monde, le 7 décembre 2007).
Mais encore : “Voilà des années que je pose cette question au préfet et au procureur: faites partir ces familles pour le bien de tous, et si elles sont étrangères, n’hésitez pas à les expulser. Je suis en effet pour des méthodes radicales, fortes qui donnent l’exemple” (p. 97 de son livre “Les ghettos de la république”, livre préfacé par Eric Raoult, député-maire UMP, premier maire à instaurer le couvre-feu pour les mineurs dans sa ville du Raincy, partisan du rétablissement de la peine de mort pour les auteurs d’actes terroristes).
“Des pierres qui se trouvent le plus souvent au fond des cartables et qui sont charriées dans ce but-là”: “Ne peut-on pas contrôler les cartables de façon régulière ou inopinée ? On contrôle bien les cahiers” (p. 80).
“Nébuleuses que l’on cerne mal mais qui à l’évidence [sic] sont organisées d’une manière internationale. Beaucoup de choses se tiennent: ici un trafic de choses volées, là un “kebab” douteux, des adultes à l’air louche qui déambulent la nuit”…
et
Ugo,
Sans doute suis-je méfiante à l’extrême mais je me méfie de celui ou celle qui intervient dans le débat avec desuncitations préparées de longue date et que l’on ressort un peu partout sans présenter sa propre position et ses propres choix, ce ne sont pas les conditions d’un débat et j’ai déjà vue ce genre d’intervention assez immondes dans Bellaciao. ici on ne se conduit pas comme cela et on argumente à visage découvert.
Les citations en question mêlent à peu près n’importe quoi des arguments avec lesquels on peut être d’accord, en particulier un plan formation-emploi ou encore assurer la sécurité des habitants avec des choses que je trouve plus contestabloes comme la co-signature avec raoult.Ce dernier point est le seul sur lequel je ne suis pas d’accord, mais il ne me paraît pas loin de là de nature à occulter le nécessaire débat sur le fond de ce que dit André gérin.
personnellement je crois qu’André que par ailleurs personne ne peut accuser du moindre racisme tant dans sa vie familiale que dans sa gestion municipale a là aussi une dimension populaire et ce qu’il dit peut être partagé par la plupart des habitants des cités populaires. Le besoin de securité est fort, ce besoin de sécurité a de multiples dimensions et aucune ne doit être sacrifiée, privilégiée. Sécurité de l’emploi, de la protection des vulnérabilités, enfants, vieillards, malades. La population immigrée ou celle française désormais mais d’origine immigrée que l’on veut perpétuer dans un statut d’immigrée, les jeunes en particulier doivent jouir de leurs droits. En finir avec la délinquance qui empoisonne les cités, les trafics en tous genre fait partie de cela. Et le pCF sera d’autant plus crédible si durant le même temps il sait se montrer intransigeant sur par exemple le droit des sans papiers qui travaillent aujourd’hui dans des conditions d’illégalité à être en conformité avec le droit du travail. A ma connaissance André gérin est d’accord avec tout ça. Mais je crois aussi qu’un secrétaire du PCF n’est pas seulement un élu municipal, il a moins à sa charge la sécurité des cités et plus une politique globale.
Ce n’est pas la seule nuance que j’aimerais discuter: André a par ailleurs un attachement viscéral aux valeurs de la République, là aussi il reflète bien une dimension du parti communiste. Personnellement comme beaucoup d’intellectuels je pense que ces valeurs ont besoin d’être dépoussiérées mais je ne suis pas sûre d’être spontanément comprise par la majorité du peuple français y compris de gauche.
Dernièrement Melenchon s’est opposé avec beaucoup d’efficacité aux pro-tibétains y compris aux bobos de son propre parti, il l’a fait sur des bases laïques et républicaines. Et il est apparu convaiquant, personnellement je n’aurais pas nécessairement pris le problème comme ça, j’ai de la sympathie pour les bouddhistes mais pour moi le Dalaï Lama n’est pas d’abord un bouddhiste c’est un féodal pro-américain. Honnêtement je ne suis pas sûre que ma démonstration aurait été plus convaincante que celle de Mélenchon.
Ceci pour expliquer que je ne suis pas sûre de détenir la vérité sur toutes ces questions et que je me suis toujours bien trouvé de la discussion collective.
Si le parti construit la base sur laquelle pourra être reconstruit le parti tel que je l’ai décrit, en particulier sur le premier aspect le lien aux couches populaires, il est probable que je me retrouverai dans la même situation que celle qui a été la mienne pendant des années: ce parti me convenait sur l’essentiel, mais je passais mon temps à précise”r des nuances et des désaccords formels, j’apportais une approche un peu différente, et d’autres agissaient comme moi. Nous étions d’accord sur le fond et nous discutions de la manière de présenter les problèmes, d’amporter la conviction sur les aspects principaux que j’ai exposés (les trois).
Parce que je le répète ma proposition concernant André gérin est d’abord politique, elle ne porte pas sur un homme mais sur des orientations qui seront celles d’une équipe. Celle-ci aura d’abord à coeur de construire l’avenir donc de se vivre comme transitoire mais en portant tous ses efforts sur le parti et non sur la pipolisation d’un dirigeant.
Le fait qu’il y ait aujourd’hui beaucoup de textes ne me gêne pas, c’est comme des cahiers de doléances, il faut que ça parte de la base et pas d’une entente de sommet, mais il faut dans le même temps à partir de ces expressions multiples construire un texte commun, je sais que cela bouge beaucoup, les communistes ne veulent pas être dépossédés de leur parti, là encore défendre la candidature d’André gérin ne doit pas signifier le blocage de ce processus, personnellement je suis consciente que ce congrès est peut-être la dernière chance pour sauver un parti de ce type en france et c’est ce qui me motive, je ne suis pas la seule à raisonner comme cela.
L’ennemi ce n’est pas seulement la bureaucratie que tu décris Dimitri, de grosses arapèdes accrochés à leur petits privilèges et qui “tiennent” le pcf, mais c’est la manière dont on démobilisé, dépolitisé des générations entières de militants. Donc l’idéal serait bien sûr que la majorité du parti soit d’accord avec cette transformation, mais si l’on arrivait par cette démarche à repolitiser et a transformer une importante fraction du parti ce ne serait pas la lutte finale mais une étape importante de la transformation nécessaire.
Voilà il faut dépasser les questions de personne tout en retrouvant l’idée de responsabilité des directions devant les militants contre le légitimisme stalinien qui nous a fait tant de mal. Ne pas oublier que la démocratie passe par la révocabilité des dirigeants aujourd’hui et surtout demain quand nous construirons le socialisme. Il ne faut pas céder à la manière dont la bourgeoisie nous fabriquera ou tentera de nous fabriquer les dirigeants qui lui conviennent mais il ne faut pas céder non plus sur l’examen des mandats et des responsables, le refus de la notabilité et de l’infaillibilité des directions.
Danielle Bleitrach
mais où vivez vous donc ?
André Gérin soulève des questions sur la vie des cités populaires et hop là, les boucliers se lèvent et les jugements pleuvent.
Dans mon quartier en hhuillet 2007, un jeune du quartier voisin a été battu à mort à coups de clubs de golf et de barres de fer par une dizaine d’autres jeunes qui vont écoper de dizaines d’années de prison.
Habitant devant le collège de ma ville j’ai cru assister à une simple altercation entre un groupe de gamines, bilan: une des filles littéralement scalpée.
Je vois tous les jours des gamins sur des scooters volés, pas assurés, pas casqués, prêts à tout et n’importe quoi pour jouer avec la BAC.
Avec notre section du parti nous nous opposons aux expulsions locatives pour dettes, nous avons en face de nous, flics, huissiers quand à quelques mètres une famille condamnée depuis des années à l’expulsion demeure tranquille, tant mieux pour elle, tant pis pour tous les mômes approvisionnés en came par les 6 garçons, tous détenteurs d’un casier, y compris le plus jeune de 12 ans(vol et violence à l’arraché). Que 16 kilos de came tombe d’une fenêtre, que des policiers soient blessés en intervenant face à cette famille, rien n’y fait.
Je veux bien que les responsabilités soient situées mais je veux également le droit de vivre dan mon quartier, le droit d’y errer à n’importe quelle heure sans devoir décliner mon identité aux dealers, ni devoir rendre compte du pourquoi de ma présence.
Sur 800 logements le nombre de gamins dans ces dérives est infiniment minoritaire et nous agissons pour qu’il en soit ainsi cependant croyez-vous un instant que la population ait envie de dialoguer avec ces jeunes et réciproquement quand un dealer se fait en un mois le “salaire” d’un an d’un salarié lambda.
Si vous avez la solution pour convaincre un jeune qui touche ça pour l’envoyer bosser chez LIDL et trimer comme un fou, je vous écoute ?
Si vous avez une solution pour que ces gamins aillent en cours, autre que de les prendre par la peau du cou, je vous écoute ?
Mais si se pose la bonne question ?
La renaissance des organisations du parti dans les cités populaires, le rétablissement de l’autorité, je dis bien autorité, du parti communiste sur ces mêmes cités, savoir aussi bien chasser les huissiers que les dealers.
Si la présence communiste renoue avec ces solidarités de tous les jours, défiant les individualismes, si le courage politique reprend vie alors oui, sans doute, nous pourrons évoquer d’autres mesures que celles de Gérin mais pour une fois que le choix soit celui du prolétariat des cités pas de son lumpumprolétariat qui, aussi moche que cela soit à penser, restera au service de la classe dominante en s’alimentant de ce qu’elle veut bien lui laisser.
Alors André Gérin dérange bien plus que MGB et son soutien au dieu vivant du Tibet et à sa société esclavagiste, André Gérin gêne bien plus que ces années de servilité au gouvernement avec toute ces désepérances engendrée dans le peuple, chez les militants.
André Gérin doit s”expliquer, se justifier, les dirigeants du parti ont aucun compte à rendre et n’en ont , d’ailleurs, pas l’intention.
Je vois André Gérin élu, réélu quand la Seine Saint Denis, grand pourvoyeur de donneurs de leçons, passe à l’ennemi, quand les villes tombent comme fruits murs, je vois un communiste déterminé qui sait écrire à Fidel tout en sachant bien que cela a du lui cûter plus de voix que lui en pporter mais était ce là le sujet ?
Je crois que nous avons enfin un homme qui ne se pose pas la uestion en un seul terme: combein de voix mais dans sa globalité: quelle influence du PCF dans tous les compartiments de la vie, l’entreprise, le quartier, la ville, le village, le pays et pas seulement dans les assemblées. Cela en soit est déjà une révolution !
Je continue de suivre avec intérêt ce qui s’écrit sur ce site. Mais ua fil du temps je me rends compte d’une ambiguïté : ce site est axé autour du PC, de son avenir et de la place que celui-ci devrait occuper dans le paysage politique de gauche. Rien à redire à ce sujet bien évidemment. Sauf que quand on débarque sur le site, cette place centrale accordée au PC n’apparaît pas clairement aux yeux des citoyens qui comme moi ne sont pas des familiers de ce parti. Il me semble que plus de transparence sur ce point permettrait de gagner en efficacité, chacun sachant précisément à quoi s’en tenir.
Secundo, je ne cache pas que bien que respectant et suivant avec intérêt ce débat sincère et éclairant sur les enjeux au sein du PC, je suis un peu géné et tétanisé à l’idée qu’en dehors du PC, il n’y aurait point de futur et point de salut pour la mise en oeuvre des idées de gauche. Je ressens comme la proclamation d’une conviction sectaire, un sentiment de supériorité qui aboutissent à faire du PC le lieu de passage obligatoire voire le terminus de l’avenir de la gauche de gauche.Là mon horizon s’assombrit alors considérablement car l’approche du PC pour riche qu’elle soit est loin de satisfaire certaines revendications sociétales qui ne sont pourtant pas l’apanage des bobos dont je ne fais pas partie d’ailleurs. Loin s’en faut.
Je vous rejoins quand vous évoquez la nécessité d’une organisation proche du terrain des militants et des citoyens. Mais après qu’on l’appelle parti ou mouvement ou autrement ne me semble pas fondamentale.
Pour conclure, je ne vois pas bien comment en insistant autant sur la dimension indépassable du communisme et du PCF, enfin c’est ainsi que je le comprends, vous pouvez espérer (re)politiser massivement une population que le communisme ne fait plus guère rêver.
Maintenant s’il s’agit de conserver un PC pour préserver le bénéfice d’acquis indéniables et en enrichir une organisation à naître, alors mes craintes s’appaisent … et mon horizon se dégage.
Le problème essentiel du moins en ce qui me concerne est celui du parti politique révolutionnaire, c’est-à-dire l’instrument qui nous permettra de changer de pouvoir et de société pour faire court.
Première question, identifions-nous bien ce qu’il faut abattre ? L’impérialisme, une domination de classe qui va de crise en crise et opprime non seulement les êtres humains mais met en danger la planète.
Doit-on changer ? Aller vers un autre système lequel, je pense que sans parler de communisme il faut retrouver des formes collectives pour oeuvrer ensemble dans la production, dans l’économie, dans la vie sociale, dans la culture et dans la vie politique.
Est-ce qu’on va pouvoir y arriver sans organisation, sans possibilité de travail collectif pour construire ensemble ? Est-ce que la forme mouvement, les rassemblements périodiques, les manifs n’ont pas leur limites, est-ce que les débats dont rien ne sort ou les lieux sans décision avec simplement au meilleur des cas de l’information nous suffisent ?
Autre question comment donner la parole à ceux qui sont les victimes de cette situation ? Comment mettre la justice sociale au coeur de la transformation etc ?
Voilà les questions de fond qui existent pour moi derrière la question du PCF. je ne crois pas que l’on puisse partir de rien, mais j’insiste toujours sur la nécessité de la transformation d’un parti pour qu’il devienne réellement un parti révolutionnaire. par exemple là le débat porte sur la responsabilité des dirigeants maintenant et dans le socialisme, leur révocabilité.
Quant à dire que le communisme ne fait plus rêver c’est à la fois vrai et superficiel, le contraire serait étonnant quand on vu les dirigeants communistes s’employer à détruire cette idée,à n’avoir plus aucune utilité, et pourtant il y a le souvenir historique, l’idée d’un parti qui soit proche des petites gens, qui se batte… Celui qui abandonnera cette mémoire historique sera bien sot parce qu’il est plus facile de partir de cet acquis que de proposer du n’importe quoi en particulier dans les couches populaires, dans le monde du travail.
Quant au fond, il suffit d’en parler et vous même dites combien ce site vous intéresse, parce que vous y découvrez d’autres préoccupations, une autre manière d’aborder le monde, une honneteté foncière, un désintéresement, toutes les qualités qui ont été celles des communistes et qui sont toujours les leurs, les notres. Vous découvrez une analyse disons marxiste mais qui n’a pas besoin de répéter le dogme, une manière respectueuse de se traiter. C’était aussi ça le parti.
Alors est-ce qu’il s’agit de nostalgie? C’est un peu la position de Dimitri, moi je ne suis plus au parti mais j’aimerais bien que mes copains fasse le travail pour moi, alors je leur donne un coup de main à ma manière. Je leur dis: voilà le parti que j’aimerais bien trouver, si vous le créez je reviens à la maison, et je ne serai pas la seule…
Aussi étrange que cela puisse paraître je rêve d’un lieu où nous puissions tous nous retrouver, j’irai jusqu’à melenchon. Pierre gendre qui est trés anti-communiste enfin de ma tendance, a dit l’autre jour par pure provocation que si nous faisions un parti révolutionnaire (chez lui ça devenait qui aurait rompu avec le PS) il pourrait y avoir rencontre des directions entre le nouveau parti de besancenot et celui disons de gérin. Pour moi c’est vraiment aux antipodes de ma vision.
Je ne veux pas une entente de sommet entre courants comme au PS, et l’idée d’une rencontre entre besancenot et Gérin ne me satisfait pas du tout. Surtout sur l’unique base: on refuse toute alliance avec le PS. C’est stupide et comme au deuxième tour on se désiste ça revient au même, sans parler des jeunes qui adhèrent au nom de cette “pureté” et qui terminent à 40 ans au PS, comme dans la chanson de jacques brel… (les bourgeois c’est tous des cochons)…
Additionner des dirigeants je déteste ça et limiter mon programme révolutionnaire à se distinguer du PS c’est l’acceptation de l’hégémonie du PS, on court derrière avec un cierge ou un baton…
Non mon problème c’est ce qu’on fait ici, on cherche ensemble à comprendre le monde, à voir comment agir dessus et on tente de créer les instruments collectifs de notre action.
Voilà me semble-t-il ce dont il est question dans ce blog qui n’est pas celui de l’expression officielle ni d’un parti, ni même d’un courant oppositionnel à l’intérieur de ce parti. Cela dit danielle Bleitrach est communiste et révolutionnaire, fideliste, guévariste…
Danielle bleitrach
Les blog et sites spontanément mis en réseau dont les animateurs communiquent ici, avec d’autres, sont reliés au PCF, ou plus exactement aux groupes et courants marxistes du PCF, ou ex-PCF, qui cherchent à s’unir pour empêcher la liquidation du grand parti des travailleurs français, et lui rendre sa capacité d’action. Qu’il y ait autre chose à gauche, c’est certain. Mais une gauche sans PCF dérivera à droite toute. Que l’appareil soit ultra verrouillé, c’est aussi certain. Mais les permanents et les élus ne sont pas obligatoirement alignés sur les positions du groupe dirigeant, et ils ont aussi leurs contradictions, le GD lui même a ses contradictions. Ce n’est pas un combat manichéien de la “base” toujours pure et innocente, contre le sommet toujours corrompu, c’est la nécessité d’un front pour renvoyer dans l’opposition les dirigeants actuels du PCF et les remplacer par d’autres, où il ya aura aussi des permanents, des élus, etc. Nous faisons le pari du marxisme et de la classe ouvrière. Eux non. Ils ont leurs raisons qu’ils trouvent bonnes, comme presque tout le monde. Mais les nôtres seront les meilleures.
Je ne veux pas cultiver ma différence mais le fait est que je me suis toujours sentie pleinement communiste, et même membre du PCF, et pourtant aussi loin que je me souvienne (j’ai adhéré au PCf à quinze ans)j’avais un mode de raisonnement différent, ce qui me convainct est souvent différent de ce qui convainct l’ensemble des militants. Parfois je suis éblouie par la simplicité et l’efficacité d’une démonstration, parfois je la trouve non démonstrative. Une affirmation peut tenir lieu de démonstration et cela ne me convainct jamais. Ce prologue pour expliquer que je crois que mon petit blog changement de société a une tonalité un peu spéciale dans la constellation que décrit Gilles. Et je le répète sans cultiver la différence, au contraire, je n’ai jamais été aussi épanouie que dans les collectifs, j’aime bien qu’il soit un peu le lieu de l’errance… Comme les rêveries d’une promeneuse solitaire, de nombreux promeneurs solitaires, qui cherchent et je l’ai déjà dit se reconnaissent le droit à l’erreur. Bref, osons le mot c’est un peu comme les instituts de marxisme, les universités nouvelles, les lieux de recherche, un lieu où se rencontrent intellectuels de différents types, un plombier philosophe et une universitaire cuisinière.
C’était aussi ça le parti, et je me suis follement amusée dans mes diverses cellules, plus encore qu’au comité central et pourtant j’ai beaucoup aimé les réunions du Comité central.
Dès que l’on a de fait supprimé les cellules, on a même voulu créer des “réseaux” à la place, j’ai protesté.
Je ne sais pas si nous pourrons recréer la magie de ce “vivre ensemble” dont nous sommes tous nostalgiques… On vous parle beaucoup de mai 68 , on vous dit que le héros en fut Cohn bendit. C’est faux archi-faux.
Dans le monde entier à cette époque là il y eut des mouvements étudiants mais ce qui a fait la spécificité de la france c’est l’entrée dans la lutte de tout un peuple, derrière une classe ouvrière organisée. Un Cohn Bendit c’était déjo une pure création médiatique, il n’y avait pas un ouvrier, pas un employé en grève pour l’écouter.
Si mai 68 ça a été ce moment priviligié où chacun a pu parler c’est parce que les travailleurs en grève nous offraient ce temps exceptionnel où nous pouvions refaire le monde. Je me souviens encore de ce jeune homme qui zozotait, il est arrivé au parti un soir, dans le local d’Aix au bout de l’impasse Granet et il a dit à mon mari: “Voilà tout l’atelier (ils étaient une vingtaine) on s’est mis en grève, le patron a vu que c’était moi le meneur et il m’a dit ‘tu es un communiste’ Alors je suis un communiste et je viens chercher ma carte…”
Mais 68 c’est aussi deux choses dont on ne vous parle jamais, la section syndicale d’entreprise, la possibilité de militer ouvertement au syndicaqt dans la boîte, et c’est tous les salaires qui ont augmenté de 35% d’un coup…
35% d’augmentation, et pouvoir se défendre au grand jour, ça change la vie, ça libère…
Alors moi j’ai besoin de cette liberté là pour penser, pour conceptualiser, pour parler de mon cher Spinoza, pour comprendre vraiment Marx…
Voilà ce qu’est aussi un parti pour moi.
Danielle bleitrach
mon anecdote à moi aussi mais après 68
Le siège du PCF à Roubaix est un café, ben oui, propriété du parti et qui autrefois produisait …du pain,vendu moins cher aux travailleurs de toute la ville, son nom: la prolétarienne.
Un jour à plusieurs JC autour de nos vittel menthe, ben vi, nous voyons se poser une mobylette, en descendre un jeune mec casqué.
Il pousse la porte, pose le casque, demande si c’est là les communistes et nous qui cherchons à évaluer si c’est la provoque, un fou ou les deux.
Oui mon gars t’es bien chez nous
bon je vous explique, je suis allé adhérer au parti socialiste,(le siège étant à l’époque à 100 mètres et s’appelait café de la cloche, comme quoi il y a des enseignes qui causent juste)
le patron ce ch’bistrot il m’a demandé ce que je voulais alors je lui ait dit , le suis ouvrier et je veux me défendre.
Alors mon gars tu dois aller au parti communiste, tu vois là bas, le bistrot c’est le leur.
André est monté sur sa mobylette, est devenu communiste, s’est marié à une communiste et ils ont eu trois petits communistes.
Comme quoi,même pour rigoler et se jeter un tiot demi, vaut toujours mieux aller dans un bon bistrot !
Adhérer à 15ans au moment ou les évènements Bulgares se produisaient et où les fascistes relevaient déjà leurs sales têtes c’est une histoire singulière et qui force le respect. Une histoire longue et riche, bien plus qu’un compagnonage de route, une fusion entre une personne et le peuple communiste, le peuple de France. Mais la médaille a un revers. Une belle machine à broyer.
J’ai adhéré sur le refus de la mutation avec la volonté de m’opposer de toutes mes forces aux liquidateurs. Je n’aurai jamais pensé qu’ils pourraient aller jusqu’à menacer l’intégrité physique du “camarade” (enfin un copain pour eux!) que j’étais et jusqu’à mettre en cause son honêteté. Les divergences ne pouvaient se règler par le confrontation des idées… ils auraient perdus, alors ils ont salis, menacés, usés de comportements inadmissibles, à se demander s’ils auraient pu développer une pareille habilité contre leurs ennemis. Des témoignages comme celui-ci il y en a des milliers hors du parti, des ex-camarades sincères qu’on a insultés, dénigrés, baffoués. Perdus à jamais pour le parti communiste voire habités d’une haine bien comprehensible envers lui et pourtant… toujours le coeur rouge. Combien de vagues de départs, qui pour réformisme, qui par radicalisme, qui pour des raison de personnes, de fonctionnement. Combien de mouvement sociaux brisés depuis 15ans ?
Danielle, nous avons déjà eu cette discussion. La coquille du PCF est devenue une noix creuse et pourrie. Elle est un obstacle au mouvement social, à l’émancipation.
Pour autant on ne peut se passer d’une organisation communiste à la direction saine et remportant l’adhésion massive de la classe ouvrière.
Les crises sont les accoucheuses de l’histoire. 1789 marquà l’irruption et l’invention de la gauche organisée en idéologie dans notre pays (les montagnards par exemple), 1948 c’est la naissance de la classe ouvrière et de ses premiers représentants, 1871 avec la première tentative de renversement de l’ordre social bourgeois, 1905 fut dans l’empire russe la clarification entre la réforme et la révolution, 1917 (et la guerre) montra le voie d’édification volontariste du socialisme, 1945 montra au monde que le socialisme était le système le plus a même de repousser le fascisme et le nazisme, le veritable camp du progres, 1968 abattait les frontières entre le prolétaritat (les ouvriers) et le prolétaritiat en formation (les étudiants) ainsi qu’avec les mouvement émancipateur du tiers monde (le socialisme en libertés?).
Et depuis, la grande glaciation. On n’avance plus. On s’étiole.
Qui fera la grande synthèse que nous attendons?
Je pense que tu as beaucoup évoluée ces temps ci et constate que tu mets plus l’accent sur la nécessité d’une structure-parti que sur la nessaire réapropriation d’un pcf à la dérive définitivement à mon avis.
Et pourquoi pas une ancienne maitre de conférence en sociologie pour la synthése ?
Quid de la cgt
Est elle redressable?
En lisant un peu tout le monde je me dit que s’il n’ y a pas concrètement de rapprochement entre tous ceux qui veulent un parti communiste en France (et qui donc, pour résumer, sont contre la direction – dans les deux sens du terme – du PCF…) c’est que chacun n’arrivent pas à dépasser son propres malheur, que chacun tient plus à ses propres raisons d’avoir “quitter” le PCF qu’à bâtir un projet commun. On tient son petit discours autiste et on semble ne pas entendre ce que les autres ont à dire.
Et mon impression à ce sujet est renforcée par les réaction au message de Danielle sur l’appel des communistes en Italie : là encore on plaque sa petite histoire sans d’abord esayer de comprendre ce qui est dit et écrit et ce qui se passe réellement.
Enfin sur Gérin. Je ne partage pas les déclarations sur la sécurité citées plus haut, ni sur le fond ni sur la forme, même si je peux les comprendre. Mais pour moi Gérin est un communiste et c’est avec lui (entre autre) que j’ai envie de reconstruire une organisation, communiste.
bonjour à tous,
je suis ravie du texte de Danielle, il est clair, va droit au but (comme l’OM ^^) bref je suis 100% d’accord.
Gerin (et non Géééérin ^^) n’est pas un homme providentiel, mais c’est pour l’instant, à mes yeux, le seul légitime pour reconstruire le PCF <pourquoi?
1- contrairement à certains de nos dirigeants, il ne représente pas que lui-même, il est maire et député, ce qui signifie qu’il a été élu par les Vénissians et non copié-collé sur une liste de gôche. Il a donc la légitimité d’avoir été élu par les citoyens.
2- Il ne sort pas de la cuisse de Jupiter, il n’a pas été “placé” à un poste de dirigeant après avoir fait un bac + 4, mais il a travaillé 20 ans chez Berliet, et ça, le fait qu’il est travaillé la moitié de sa vie, c’est pour moi un critère fondamental de légitimité de sa candidature. C’est un homme de terrain qui sait ce que ça veut dire une usine, une grève, un patron. Un rapport de force (concepts que nos drigeants semblent avoir oublié depuis belle lurette).
3- Il veut clairement rompre avec le PS, non pas en terme gauchiste puriste mais en terme de différenciation claire et nette de politique. Ce qu’il propose, c’est une indépendance, une autonomie du parti, dans sa structure et ses idées. Cette démarche me paraît salutaire, car ça fait trop longtemps qu’on se traîne cette casserole qu’est le PS.
4- Il propose d’en finir avec le mode trouble de désignation des directions, en instaurant leur élection par les militants. Donc,en clair, il veut en finir avec la cooptation, le copinage, les commissions autodésignées et les cercles de milieux autorisés comme dirait Coluche , qui s’autorisent à penser.. Revenir à un pouvoir de la base, c’est essentiel.
Maintenant, je suis consciente que seul, Gerin ne sera pas efficace. Autour du secrétaire national, il y a une équipe. Attention de ne pas tomber dans la personnification!
Enfin, il faut clairement changer les mentalités dans ce parti, en premier lieu briser le légitimisme qui consiste à dire amen aux paroles d’un dirigeant parceque le dirigeant sait toujours mieux que la base. Et aussi en finir avec cette peur de la dispute, de la discorde, de l’éclatement,qui sert à éviter tout débat dans le parti (ah,l’ANE!J’en tremble encore!).
J’ai 22 ans (demain!), jeune adhérente, et je ne tiens pas à voir un parti historique de classe sombrer dans les oubliettes de l’histoire cause de quelques incapables qui ne croient même plus en leur parti…
fraternellement,
Astrée
LA SOMME DES PETITES HISTOIRES ADITIONNEES REVELLE DES PROBLEMES GLOBAUX.
CAIUS NE PREND PAS CONSCIENCE QUE CES PROBLEMES IDIVIDUELS SONT INNOMBRABLES ET QUE DE FAIT ILS REFLETENT DES PBM DE CLASSES
Siles voix qui s’expriment ici finissent par être prises en compte, dans leurs diversités, par ceux qui animent les divers groupes d’opposition de gauche alors cela peut faire mal ou plutôt du bien.
Je crois qu’il est aussi utile de s’appuyer sur les travaux de camarades comme Danielle, qui si elle n’est plus membre du PCF, en est la vivante réalité de celui que nous voulons retrouver.
Pour ma part je salue encore la section de Paris 15 dans son choix de continuer le combat à l’intérieur ce qui leur donne une forte légitimité.
N’oublions pas que des sections entières peuvent basculer du bon côté pour peu que l’on rompe nous aussi avec certains comportements.
Il y avait environ 500 000 adéhrents en 1988, il en reste aujourd’hui environ 70 000. Il ne reste rien du PCF. Le travail le plus important doit être exterieur. On continue le débat, on tourne en rond, on se cherche, bientôt quelquechose va naitre j’en suis sur!
si quelque chose avait du naitre à l’extérieur cela se saurait.
Le PCF compte encore près de 140 000 adhérents, un réseau d’élus important et dire qu”il ne reste rien du PCF relève du d’un règlement de comptes qui me semble bien éloigné de réel.
Pour ma part je ne tourne pas en rond, en tout cas ce n’est pas l’avis de mon patron et si la CGT conserve aujourd’hui quelques positions de classe cela vient bien des militants communistes.
Le parti est très affaibli dans ses formes organisées, dans son influence électorale mais il est très présent dans la coscience populaire et il nous est souvent reproché d ne pas être assez influents…Cela est parfois difficile à s&isir.
Le rôle du PCF a été majeur et je dois dire que cela m’y a en partie ramené, dans cette bataille victorieuse pour le NON au référendum. C’est bien la décision, l’action, la dynamique du parti qui a permis en final cette victoire, victoire qui a vu l’irruption du monde du travail.
Le débat est une chose mais celui-ci ne peut et ne doit remplacer l”action politique de communistes pendant que tu te cherches Dimitri, d’autres agissent à droite, à gauche, au centre, au Medef et j’en passe.
Bien sur j’ai connu les violences verbales et physiques de carriéristes du Parti mais je ne m’autorise pas à dire qu’il ne reste rien du PCF quand nous sommes 50 militants face aux flics et aux huissiers, quand nous sommes 200 devant la Poste contre la casse d’un service public, quand nous remplissons des cars pour manifester…
Tu sais aussi bien que nous tous qu’une naissance s’accompagne de toutes les étapes d la vie et que cela prend du temps alors pourquoi tuer ce qui vit encore, contrairement à ce que tu affirmes de manière gratuite, et qui peut assez rapidement reprendre sa place de parti révolutionnaire. Même à terre ce parti c’est des dizaines de milliers de militants et cela gêne y compris la recomposition à gauche et dérange la droite qui s’estimerait bien servie par un parti anticapitaliste mais sans projet socialiste puisque O Besancenot l’affirme encore” le socialisme dans un seul pays, cela ne fonctionne pas ” et donc de renvoyer le changement de société à jamais.
Que le parti retrouve sa raison d’être et c’est toute la recomposition politique qui échoue et le monde du travail qui retrouve son outil.
Libre à toi de passer à côté et de nous raconter par le détail le bilan de ton travail extérieur qui pourra peut_être convaincre.
Fraternellement
tu me fais penser a asterix!
a ce moment la je peux aussi aller au ps et rejoindre les copain de melanchon! cela reviens au même. On peut même a ce moment là retrouver un outil politique encore plus puissant!
Tu te leures.
Une naissance s’accompagne de toutes les étapes en effet et je pense que le PCF vit son age sénile. Il n’est pas mort, il nuit. Je suis d’accord avec toi ceci dit pour le non à la constitution. Mais je peux aussi te dire que le PCF n’a pas été à la hauteur pour le nouveau “mini” traité puis qu’il a simplement appelé à un référendum et non mené la bataille du refus. Il poursuit donc sa descente. Elle est inéluctable. Je peux même te dire ce qui va arriver: bientot un congrès de tour à l’envers avec le PS. Et une aile gauche va se détacher et constituer un noyau de recomposition à la gauche du PS.
Tu parles de l’action politique, ok, tu vas mener des batailles terriblement difficiles, et au bout du compte y a un con du style Robert HUE ou MGB qui va tout gacher avec des prises de positions grotesques et concervatrices.
La victoire du NON c’est la victoire des gauches de transformation sociales et de la réussite (unique à ce jour dans le monde ocidental) de leur synthese. Pourquoi celle-ci a t elle réussi dans la lutte contre le tce : parce qu’il y avait un combat commun et un objectif commun, le rejet du libre échangisme comme référent culturel et structurel. Cette synthése echoue lors des éléction parlementaires parce qu’elle n’affirme pas ouvertement ce qui uni: la construction d’une société solidaire.
Les amis de Mélenchon et lui idées sur la république sociale, le PCF avec son histoire et sa composante ouvrière, la LCR (ils ménervent un peu mais bon), l’aile gauche des verts et leur apport libertaire, le peuple de gauche en attente sont autant de composantes que je rêve de voir réunies et qui ont fait la victoire du non de classe au tce.
Voila, je ne pense pas que le PCF ai vocation ni même la possiblité de regrouper en parti de classe toutes ces composantes de notre peuple, il y prendra sa place(s’il le désire s’il ne rameute pas tous ses retraités pour venir voter et truster la future direction !), le jour venu.
Dimitri,
D’après ce que je peux lire, tu n’as pas vraiment un raisonnement communiste. Tout d’abord, ta structuration politique tourne autour du concept de gauche. Or la gauche n’a aucune signification politique fondamentale. Ce concept est ressorti à l’occasion du programme commun, au début des années 70, et a, entre autres, entraîné la perte du PCF et l’avènement de ce que les communistes avaient toujours redouté, une alternance gauche-droite à l’américaine, sans que rien ne change quant à la construction d’une société socialiste. D’ailleurs, le concept de gauche est le seul sur lequel s’appuie MG Buffet et la direction du PCF. Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire sur ce blog, les véritables avancées réellement sérieuses obtenues contre le Capital, l’ont été sur des bases de classe avec le programme du CNR alors que la “gauche” n’existait pas dans les têtes !
Ce qui caractérise le fait d’être communiste, c’est d’analyser la société en classe avec le fait qu’il existe une contradiction antagonique entre le Capital et le Travail, entre la bourgeoisie capitaliste et les exploités, antagonique voulant dire qu’il ne pourra y avoir de changement si les exploités n’éliminent pas le Capital. Le réformisme est l’illusion que les deux termes de la contradiction peuvent coexister, c’est-à-dire dans une société illusoire où le social pourrait coexister avec l’exploitation capitaliste : ceux qui défendent cette position sont typiquement les gens du PS, mais aussi les antilibéraux, les altermondialistes, la direction du PCF, Bové et Cie, les alternatifs…
A la lumière de l’analyse communiste, le pourquoi du Non au référendum ne tient pas une seconde à ton analyse, tout comme à celle des collectifs antilibéraux, de la direction du PCF, de Bové… Il n’y a jamais eu de “Non” de gauche ! C’est un “non” que les communistes (j’avais beaucoup apprécié l’analyse de Danielle, à l’époque) peuvent interpréter comme étant un “non” de classe, au vu des classes qui ont voté “Non”, mais absolument pas comme un “Non” de gauche. C’est ridicule ! Le paradoxe, c’est que tous ces clowns des collectifs, n’influencent en rien les couches de la société qui ont voté “Non”. En gros, ils tapent dans une petite partie des couches moyennes, notamment les fonctionnaires de l’Education Nationale. Si l’on regarde sur le terrain, qui a voté “Non”, on se rend compte que c’est surtout dans les quartiers populaires, chez ceux qui s’abstiennent habituellement en masse (comme aux dernières élections municipales et cantonales) ; et dans ces quartiers, le PCF peut encore influencer localement même si c’est très dur (je pense à Vénissieux, notamment). En tous cas, c’est dans ces milieux que devra se reconstruire le futur parti communiste, ou cela ne se fera pas. Mais se baser encore sur le concept de gauche (même conjugué à toutes les sauces, “gauche de la gauche”, “100% à gauche”, “la vraie gauche”, “la gauche autrement”…) pour espérer quelque chose de nouveau hors du réformisme, c’est ridicule…
“les véritables avancées réellement sérieuses obtenues contre le Capital, l’ont été sur des bases de classe avec le programme du CNR alors que la “gauche” n’existait pas dans les têtes !”
Oulà!
Avec un raisonnement pareil le purgatoire va être long pour le communisme en France.
1. Je pense que tu t’égares lorsque tu définit “la gauche”. Ton concept nie toute la portée de classe de celle-ci. (relis les texte des montagnards tu verras que le concept à une vraie portée de classe, regarde où se positionnent les communistes au parlement et comprendra mieux l’historique du concept).
2. Les partis politiques représentent forcement les intérets d’une classe.
par ailleur,
“Ce qui caractérise le fait d’être communiste, c’est d’analyser la société en classe avec le fait qu’il existe une contradiction antagonique entre le Capital et le Travail, entre la bourgeoisie capitaliste et les exploités, antagonique voulant dire qu’il ne pourra y avoir de changement si les exploités n’éliminent pas le Capital.” ok jusque là.
” Le réformisme est l’illusion que les deux termes de la contradiction peuvent coexister” tu emploie ici une vision dialectique du mouvement. Cela est très bien. Tu m’explique comment Hugo Chavez et ses amis réussissent à accomplir du boulot aujourd’hui? C’est la révolution au venezuela?
“c’est-à-dire dans une société illusoire où le social pourrait coexister avec l’exploitation capitaliste : ceux qui défendent cette position sont typiquement les gens du PS, mais aussi les antilibéraux, les altermondialistes, la direction du PCF, Bové et Cie, les alternatifs…”
Alors là il faudra me dire l’endroit (citation a l’appuis) ou j’ai avancé de tels arguments ?
Ensuite, la caricature des idées n’a jamais servi la révolution (ou alors les dessins avec humour!). Tu aurais pu aussi dire “autant essayer de rendre le loup végétarien!” pour simplifier encore plus.
J’ai simplement avancé l’idées que des gens de multiples horizons, de différentes classes constituant ce fameux bloc historique, et pas forcement communistes, pouvaient s’unir pour faire avancer l’idée du socialisme dans notre pays.
3. Les contradictions de classe traversent ces mêmes partis.
4. Il y a eu un non de gauche et donc de classe lors du TCE et plusieurs classes en lutte on convergé à ce moment là (relis gramsci et le concept de bloc historique)
5. Tu nies les avancée de la gauche à plusieurs moment de son histoire: 1789-1793, 1848, 1871, 1936 (pas uniquement le PCF), 1968, 1981, et même 1997-2002 (avec des zones noires mais pas uniquement). Tu peux m’explquer comment tu peux limiter la gauche à 1944?
6. Tu peux toujours me dire que je ne raisonne pas en communiste cela ne me choque pas. L’important est de faire aboutir la construction de l’outil dont nous avons tous besoin pour libérer notre peuple de l’exploitation, et sauver la planete de la destruction capitaliste.
7. Je ne pense pas être ridicule merci.
8. Ce n’est pas un concept qui a perdu le PCF ! Ce sont ses orientations réformistes, le concept de gauche est plus large qu’une simple orientation politique.
« Du non au oui : le (nouveau) pari communiste » (André STIL)
Lorsque que j’avait 17ans, je me rendis à la librairie Paul Eluard de Marseille, c’était la librairie du parti communiste. Amoureux et féru d’ouvrages politiques, je parcourais régulièrement les rayons de cette petite librairie où tous les bouquins s’amoncelaient pelle – mêle dans tous les sens. Il y était particulièrement difficile de trouver une quelconque volonté d’organisation structurée des étagères. C’était très bien ainsi. L’âme du chercheur doit parfois pouvoir errer et vagabonder sans contrainte. Les plus beaux trésors sont bien souvent découverts lorsqu’on ne les cherchait pas.
Déambulant entre les pilles de livres et les rayonnages désordonnés au plus haut point, je soulève deux ou trois ouvrages sur le moyen âge, la révolution française et le directoire. Juste au dessous se trouvait un livre blanc cassé. L’auteur, dont j’ignorais tout, était un dénommé André STIL. André STIL ? Qui était donc ce bonhomme qui avait pu intituler son ouvrage : « du non au oui, le pari communiste ». Le mur venait de tomber à l’Est. Il ne faisait pas très bon chanter rouge. Et cet homme venait d’écrire un livre où il était question de se tourner vers les communistes juste au moment où, des peuples eux même tournent la page du communisme. Comment donc peut il faire une chose pareille ? Curieux de connaître cet homme, je feuilletais les pages du livre et regardait la dernière page de couverture. « André STIL est membre de l’académie Goncourt, il a écrit entre autre « le mot « mineur » camardes ! ». Cela devient fort intéressant, il est communiste, membre d’une des plus prestigieuses institutions littéraires de France et il a écrit sur les mineurs. André STIL était issu de la classe ouvrière. Il ne l’a jamais oublié et aura lutté toute sa vie pour son émancipation sans jamais céder aux vents dominants.
J’ai rapidement lu le livre une fois arrivé chez moi. J’avoue en avoir été transformé. Je n’avais jamais vu les communistes ainsi décrits. La vision familiale était bien différente, et, mes antécédents de trois générations de rouges pesant sur mes épaules d’adolescent m’avaient éloignés des camarades. Si l’analyse marxiste me séduisait, j’avais alors la faiblesse de penser que celle-ci n’était pas assez « moderne » pour intégrer la vision environnementale du monde qui s’ouvrait à nous. L’écologie prenait une place grandissante dans nos préoccupations, et j’avais l’ignorance de penser le monde ouvrier gravitait simplement autour de cette question d’écologie.
Avec André STIL c’était un vrai coup de massue que je recevais sur la tête. Non seulement le communisme n’était par ringard, mais il était d’une redoutable modernité. Lorsque j’écris ces mots, je pense à Fidel, à ces lettres récentes sur la jeunesse du communisme. Et je pense à André STIL. Je pouvais désormais dire oui au communisme et, en 1994, pour la première fois, j’avais ma carte au PCF. Il représentait beaucoup a ce moment pour le monde du travail, pour les exploités, le tiers monde, Nelson Mandela avant d’aller à l’Elysée était passé place du colonel fabien et avait pris G. Marchais dans ses bras. C’est à la vue de scènes comme celle-ci que le non devient un oui. Il n’est pas de doute permis ce parti là c’était celui de la justice et de la solidarité. Ce parti venait de rater de peu le rejet du traité européen de Maastricht. De peu, mais il s’était battu et l’honneur était là.
L’honneur était là aussi lors du rejet du TCE. Et puis reviens la catastrophe. Plus rien, à nouveau la glaciation. La peur, le repli sur soit, la dérive.
Il nous manque aujourd’hui ce parti, le parti de la classe ouvrière, moderne et ferme dans ses principes fondateurs et fondamentaux qui restent aujourd’hui encore « la jeunesse du monde ». La gestation se poursuit mais les conditions se remplissent peu a peu pour qu’il renaisse, ne manque plus que la crise fondatrice pour le voir éclore à nouveau.
Alors nous pourrons à nouveau dire OUI au pari communiste !
Je crois qu’il ne sert à rien de formuler des prédictions où des condamnations à l’emporte-pièce, si le PCF a un avenir, ce seront ses membres et sympathisants qui le décideront. Et le moment de cette décision c’est le Congrès, mais bien en amont, toute la phase de préparation, à commencer par les Conférences de Paris, Marseille et Tours,où des délégués triés sur le volet vont débattre sous contrôle.
Il faut être présent, et particulièrement à Tours, où il sera question du parti.
Pour information:
Il est question du coté d’André Gerin, de la section du Quinzième arrondissement de Paris, et d’un groupe de camarades parisiens réunis sur invitation de la cellule La Chapelle-Marx D’Ormoy à Paris le 15 mai d’organiser une forte action symbolique le 14 juin à Tours, au lieu et au moment de la réunion de préparation au congrès prévue par la direction sur le parti et son organisation.
Les camarades de la région parisienne qui voudraient y participer peuvent envoyer un mail à Réveil Communiste (utiliser le lien “contact”)
ce texte de Danielle Bleitrach ne tourne pas autour du pot.
Le retour nécessaire aux sources du Parti Communiste Français y apparait dans toute sa simplicité.
Simplisme, peut-on penser, moi je ne crois pas qu’il s’agisse de cela, ce texte va à l’essentiel, des fondations, des murs, un toit, pour le choix des papiers peints, peintures et autres, voyons cela plus tard.
Un communiste a besoin et cela est légitime de connaitre la faisabilité des choses, si l’action engagée va nuire ou non à ses intérêts de classe, si cela va rendre la lutte plus difficile encore.
Il sait, il a senti, puis analysé, donc il sait qu’il ne peut plus avoir confiance dans les dirigeants de son parti, il est conscient que seule la mobilisation des forces vives du parti a empêché le sabordage en décembre 2007.
Seulement voila mieux vaut un parti communiste avec MBG que plus de parti communiste du tout et l’opération du méchant Gayssot aux bretelles flamboyantes se livrant à la danse du ventre avec la social-démocratie n’a pour but que de pousser les militants au soutien à la direction actuelle, installée au centre, en bon arbitre.
Il est nécessaire également de diaboliser la gauche du parti, la majorité de fait des militants, pas des adhérents peut-être, André Gérin devient le repoussoir lambda, rouge-brun, républicain, provincial, de plus ancien ouvrier quand la mode est au permanent défroqué.
Pourtant les militants savent que le sable s’écoule de manière inexorable et que l’affrontement doit avoir lieu pour éviter la mort par asphyxie, comme le poisson rouge dans un bocal souillé.
Les militants communistes savent, ils cherchent l’issue révolutionnaire, ils ont besoin de s’appuyer sur du concret, du palpable, ils ont ce besoin de certitude calculée que la bataille de la reprise de la direction du parti est jouable ou plutôt plausible.
Alors les militants regardent autour d’eux et voient une opposition forte et fortement divisée, comme toute direction peut en rêver. Une opposition qui ne parvient même pas à une “intersyndicale” à minima ce qui installe et participe à la continuité de la confiscation de l’outil révolutionnaire.
Alors je persiste à penser que le texte de Danielle, tout court, tout imparfait, tout ce que l’on veut, met les points sur les i et devient le texte référent.
Je crois savoir, pour avoir échangé avec Danielle, qu’elle ne souhaite pas devenir la première dame du PCF et cela lui confère une authenticité incontournable.
Je m’interroge également sur la portée que ce texte peut et pourrait connaitre en direction d’anciens membres du parti, demeurés communistes, qui trouveraient là une occasion extraordinaire de se joindre, non pas à la curée, mais à une bataille de chiens comme le parti n’en a pas connu depuis Barbé-Célor. Il est notable au passage que l’opération Besancenot Show est très loin de recevoir un accueil fraternel de l’immense majorité de ces derniers.
Alors MGB ou pas MGB, Gayssot ou pas Gayssot et si la question première se révélait être: la possibilité d’une mobilisation telle des communistes autour des trois axes décrits ici, qu’aucun des dirigeants n’oserait et ne pourrait franchir le pas ce qui à court terme mettrait sur la table la question du changement de directions et de direction.
Alain Girard pour Camarade
Je te remercie de ta confiance Alain, et de tout ce que tu dis sur moi je retiens une idée, si quelqu’un en doutait qu’il soit convaincu que je n’aspire à aucune responsabilité, j’ajouterai que mes capacités si elles existent ne concernent pas une direction quelconque, le pire étant bien sûr de me confier une trésorerie (je me ruine dans les 8 jours de l’entrée en fonction). Mais de surcroit je n’ai aucune capacité d’organisation, je perds tout et je ne sais pas du tout manipuler les individus, le métier de prof étant la plus mauvaise préparation à ce type de pratique… Je plaisante mais à peine, la seule différence entre moi et les amis d’ATTAC c’est que moi je sais mes incapacités politiques…
Cela étant dit, il y a quelque chose de beaucoup plus important dans ce que suggère Alain, c’est l’idée d’un rassemblement des anciens du PCF ou de ceux qui y adhéreraient bien mais qui ont fait une expérience cuisante, ne se sentent pas en accord avec la ligne, etc… Je ne suis pas sûre que ce conglomérat soit par trop hétérogène et que les regrouper soit le contraire de ce qu’il faille faire parce que la seule chose qui pourrait sans doute les convaincre est ce signe fort d’un véritable changement et ça ça dépend des adhérents.
En fait je me demande si le regroupement des anciens adhérents déçus, de ceux qui se méfient ne soit pas aussi illusoire que l’expérience des collectifs, on rassemble autour d’une ligne, de propositions mais pas autour d’individualités qui ont cultivé leurs différences par volonté groupusculaire ou simplement parce que privés d’organisation ils sont un peu en déshérence.
Dans mon texte j’ai essayé de dépasser cela, en me situant moins comme une ancienne adhérante ou même dirigeante, mais comme à la fois une communiste et une française qui a besoin de voir les choses changer et pour cela voudrait une force politique ayant certaines caractéristiques basiques comme le dit Alain.
Est-ce qu’un appel d’anciens communistes ne risquerait pas de tourner trés vite au-delà au piège à gogo de l’appel où l’on trouve Gayssot et quelques autres comme martelli, Clémentine Autain ?
Quand j’ai vu cet appel j’ai eu trois réflexes:
1) c’est un appel autour de gayssot, mais il regroupe un certain nombre d’autres EGOs envahissants et ça va ressembler à des chats dans un sac comme les dirigeants des collectifs pour désigner des candidats à la présidentielle, on aurait dit des chauves se disputant un peigne.
2) Cet appel à court terme est destiné à faire peur aux militants communistes. Un grand nombre de militants réagit par légitimisme mais pas seulement, il y a aussi l’idée du moins pire. Le pire pour eux c’est la période HUE, il y a une certaine reconnaissance à Marie georges buffet qui les en a débarrassés. Donc cet appel de gayssot va les inquiéter au plus haut point et les rabattre vers marie-Georges Buffet. Ceux qui réagissent comme cela ne sont pas seulement des gens qui doivent tout aux élus et à l’union, ce sont des gens qui savent comment fonctionne une organisation. Ils savent que l’isolement dans une cellule, dans une section, la lutte contre la direction est invivable.
3) Cet appel de gayssot est aussi la préparation d’une opération au profit du PS, peut-être delannoe? Ce dernier dans son opposition à Ségolène a refusé les voix de bayrou aux municipales pour bien occuper l’espace de la gauche, avec le PCF et les verts. C’est-à-dire ce qui a déjà été imposé au PCF à l’Assemblée nationale. Comme dans le même temps, lma droite fait monter besancenot pour créer à l’extrême-gauche le même piège que ce que Mitterrand a créé à l’extrême-droite, on voit bien ce qui est tenté ici et c’est le PS qui mène l’affaire en tentant de rassembler les tenants du non en détruisant le PCF si celui-ci survivait aux diverses opérations, depuis les collectifs jusqu’à besancenot.
Donc celui qui voit bien cet échiquier a besoin de beaucoup de tranquilité et de disciplines, pas de coups partis pour effrayer et rabattre mais réfléchir sur le fond à ce qui permet de rassembler.
Je crois que l’idée forte est qu’il faut une pression révolutionnaire, une poussée en ce sens, c’est la meilleure manière de résister à toutes ces tentatives émanant pour la plupart du PS. Personnellement c’est pour cela que j’appuie le rassemblement qui est en train de s’opérer de toute l’opposition autour de la proposition de André gérin.
Donc il faut beaucoup réfléchir, se concerter, se rassembler, dépasser les antagonismes de surface.
Danielle Bleitrach
Si je me retrouve globalement dans les axes de reflexions donnés par Daniel pour le congrés du PCF
Une chose cependant me géne et je la livre c’est :” si je devais voter je voterai pour André Gérin”
Que l’on me comprenne bien je n’ai rien contre Gérin et je me retrouve dans certaine de ses prises de positions ainsi d’ailleurs que ds celles de Nicolas Marchand ou Yves Dimicoli … Meme si aussi l’on retrouve des choses pas inintéressante ds Cap 21 sans pour autant la, partager la finalité de cette plate forme
Mais j’ai une crainte que je sens se confirmer ds ma section a mesure que le congrés approche c’est la trouille la peur de bcp de cdes que le débat se fasse autour de telle ou telle écurie …Et se transforme en bataille de tendance
La question de fond est pour moi quel parti quelle orientations et la encore je confirme que je n’ai pas de déssacord de fond avec ce qu’expose Danielle .
L’enjeu est tel pas simplement pour le PCF mais aussi et surtout pour notre peuple d’avoir enfin l’outil qui permettra des transformations profondes dans ds notre pays et de construire des solidarités de classes sur la planete .
Pas l’outil en soit mais l’outil au service de tous .
L’ enjeu de CE congrés ne peut se scléroser autour de tel ou tel dirigeant mais La rénovation du PCF sont affirmation de classe la définition d’ orientations de classes pour ouvrir une perspective de transformation profonde et de mettre fin au capitalisme doit etre l’objet de la decision et de la reflexion de tous les communistes et l’affaire des directions ne peut venir quand second lieu et bien sur pour moi il est evident que la direction que les communiste choisiront doit etre en capacité et faite uniquement pour porter cette orientations donc des hommes et des femmes en plein accord avec la décision de congrés des communistes.
Je précise qu’il est pour moi impensable que ce perpétue cette pratique de ses derniere années ou chacun parle en son nom et non au nom du collectif des communistes et que chaque dirigeant ce fasse uniquement le porte pa
il me semble donc que de mettre en avant telle ou telle écurie n’est pas ds notre pratique communistes et ne peut que freiner l’expression la participation a ce débat qui se doit de rassembler la gde majorité des communistes… Et je la pense contre productive a tout point de vu.
Considéront toutes les prise de position des uns et des autres comme une contribution aux débat sans plus ..
Debat d’abord donc pour moi d’orientation de but de perspective et de quel parti communiste francais pour quoi faire et avec qui avant tout .
Pour finir il me semble que la phrase de Thorez au moment de l’affaire Barbet seillor est plus que jamais d’actualité pour la préparation de ce congrés
” Que les bouches s’ouvrent pas de manequin dans la parti “
Christian,
je l’ai dit dans mon texte, je partage pleinement la volonté des communistes sur le débat d’idées et pas autour des personnes, mais:
1) je ne suis pour rien dans ll’instauration des tendances, à l’époque je l’avais dit dans une tribune de l’huma, les tendances sont instituées de fait et certains jouent depuis des années avec ça sans état d’âme, je pense aux refondateurs, à la position de Patrick Braouzec d’un parti mouvement. A la position d’un Robert Hue vers de fait la fin du PCF. Et les empoignades au CN sur cette question, avec une secrétaire nationale qui ne prend pas position alors même que certains en sont à la suppression du PCF. Elle n’appuie à aucune moment ceux qui refusent cette liquidation.
2) Alors comme je le décris je vois bien où tout cela nous mène, à se rabattre sur Marie georges Buffet pour éviter l’opération qui est en train de se dessiner de fusion d’après peu près n’importe quoi (sdurtout le fin du PCF) avec la prise de position de Gayssot.
3) ensuite comme je le dis il faut bien un jour tirer la leçon revolutionnaire de ce qui s’est passé en URSS et ailleurs, avec l’infaillibilité des dirigeants, la non révocabilitié, l’absence d’autocritique. On parle souvent de Cuba mais comme je l’exposais aux camarades de Valenton, il y a un profond renouvellement des dirigeants parce que l’élection des “personnes” part de la base, que l’on ose discuter franchement de leurs mérites politiques… En revanche il n’est pas question de faire campagne, c’est même interdit. Donc il faut bien réfléchir à tout cela.
Je suis consciente de ce problème parce que je partage la culture communiste et je n’ai pas envie de ressembler au PS ou aux verts. Je crois qu’il faudrait réfléchir aux procédures avec la volonté de produire une situation originale et un parti apte à porter réellement nos espérances révolutionnaires. Je suis convaincue que l’on y arrivera pas avec l’actuelle direction, tu parles de Thorez face ua groupe barbet célor, il a bien fallu quy’il s’oppose à eux clairement et que les communistes choisissent de la suivre dans ce qui a pu apparaître comme un coup d’Etat mais a sauvé le parti.
Voilà je n’ai pas la solution mais si on ne pose pas les problèmes on y arrivera jamais.
Danielle Bleitrach
Le parti ouvrier social democrat russe a toujours eu des tendances en son sein. Je ne vois pas en quoi cela est un problème.
Il s’agit d’une résurgence de la culture qui a conduit a la destruction des partis communistes de l’urss et de son bloc.
Qu’il y ait au moment du congrès des courants sur des enjeux me paraît trés sain, le vrai problème est que ces courants ne se perpétuent pas dans des combats de chefs, de congtrès en congrès, d’élections en élections comme au PS.
Le parti communiste cubain et dans les institutions cubaines, il y a incontestablement des positions différentes, par exemple sur le parti unique ou le multipartisme. Quant au parti lui-même il n’est pas tout à fait léniniste.Personnellement je crois que les tares dites du stalinisme sont aussi liées à la social démocratie de ce parti qui est né de la social démocratie allemande.
Ca c’est un chantier intéressant, si l’on analyse les thèses proposées par l’actuelle direction, l’affaire est bouclée, non seulement c’est le flou le plus total dans “le projet”, non seulement il s’agit d’un changement de “civilisation” et pas d’en finir avec la classe capitaliste et impérialiste, mais la réalité du parti sera décidée par d’autres que les communistes.
Donc je trouve étonnant que face à un tel péril, les camarades demeurent attachés à ce qui les bloque autour d’une direction qui les liquide sans état d’âme.
Mais cela dit je ne suis pas membre du PCF donc c’est à eux de savoir.
Danielle Bleitrach
Danielle
Pas de probléme avec ce que tu me réponds je tenais juste a dire attention je sents une certaine crispations chez les cocos fasse aux differentes écuries …et la crainte que le débat n’existe pas et soit remplacé par une guérre des chefs …
Et rassures toi je pense aussi qu’il faut changer de direction ….
Je répete que pour moi une direction ne peut etre que conforme et en accord avec les décisions de congrés des communistes sinon je ne vois pas comment elle peut l’impulser et la faire vivre .
Et de ce coté nous payons le prix fort de cette contradiction depuis pas loin de 10 ans …
Et la pantalonade des egos durant la présidentielles doit etre bannie de nos pratiques .
Je suis de ceux qui pênse que le débat doit etre sans concession et mené jusqu’au bout …
tu souléve par aileurs (je ne sais plus ou )une question que je partage La questions du collectif du NOUS
Je partage et je pense que si le JE doit exister et etre respecté ce ne peut etre que pour conforter et renforcer le NOUS de l’intellectuel collectif qu’est le parti….
Le parti ne peut etre une coexistence un empilement de JE mais un apport de chacun pour valoriser enrichir le NOUS le collectif
Et le NOUS dialectiquement enrichi le JE et inversement.
C’est une grande question me semble t il et privilégier le JE est certainement une concession volontaire ou non a l’individualisation promu et priviligier par le K et la bourgeoisie menant a la division la dilution et l’impossiblité de prise de positions claires au pretexte de ménager la chévre et le chou….
Pas question d’effacer le JE mais l’enrichir par le NOUS et de ce coté la ns avont du travail a faire notament sur les questions de démocratie interne …ilk en vat du respect des commun istes de tous les communistes et de leurs décisions collectives
Je reproduit ici une contribution de Claude Mazauric paru sur le site de cap 21 en réponse a une intervention de Blottin .
Intervention de Mazauric avec laquelle on peut ne pas tt partager mais qui me semble poser une problématique non dénué d’interets
J’ai lu avec attention les conclusions de Pierre Blotin suite à la rencontre organisée par le courant qu’il anime : je ne discuterai aucun des divers points de ce texte qui, soit entraînent mon assentiment, soit me paraissent ne rien dire de nouveau que nous ne sachions déjà, et donc ne nécessitent pas que j’allonge mon propos. Je limite mes observations à trois questions :
1- La question des « compromis ». Qu’est-ce qui en politique et dans la vie sociale n’est pas « compromis » dès lors qu’aucune perspective longue ne s’impose absolument à la conscience du très grand nombre des acteurs ? Les « compromis » sont des objets qui s’imposent, s’imposaient, ici, là, partout, dans de multiples circonstances, sans qu’on ait à s’en affliger. Au regard de ce que furent, dans leurs enjeux et leurs développements, la révolution de février et d’octobre 1917 en Russie puis la mise en mouvement de la jeune Russie « soviétique », l’homme de tous les compromis jusqu’à sa mort, fut Vladimir Illitch Lénine, ce qui est systématiquement occulté, une occultation qui m’a toujours intrigué. Pourquoi jeter l’opprobre sur la recherche de compromis ? Dans leur immense variété, il est des compromis de toute sorte qui sont bien utiles. En voici une panoplie : ici, le « compromis bourgeois » ou « notarial » qui sont « négociés », là, le compromis salarial (en situation de rapport de forces), le compromis institutionnel (après « marchandage »), les « compromis de fait », non négociés sinon implicitement, comme, par exemple le compromis établi entre la « paysannerie » et la « bourgeoisie », ces pures abstractions d’historiens, dans les processus révolutionnaires « anti-féodaux », le « compromis verbal (sans suite effective, on en connaît tous les sortilèges !) », le « compromis arbitral », sans parler du fameux « compromis historique » italien des années 1970…Tous les compromis, il faut le rappeler, ne sont pas « compromissions », ces accommodements coupables par lesquels l’une des parties perd son âme, ou sa raison d’être identitaire, ou son avenir propre en se soumettant à l’autre ! Le « juste compromis » est celui qui crée un horizon d’attente, respecte les parties, engage les parties à défendre tant bien que mal le pacte commun, au moins jusqu’à ce qu’une nouvelle situation en rende caduc le contenu. Dans la vie d’un parti politique, même communiste, même révolutionnaire, même en crise, dès lors qu’il se refuse à encourager des affrontements pouvant conduire à la scission ou à l’exclusion de minorités, comment ne pas recourir au « compromis » ? A mes yeux, le principal mérite dont on peut créditer le Pcf au moment où Georges Marchais exerça ses responsabilités (tout comme bien avant lui, quand, dans les années précédant la Seconde Guerre mondiale, Thorez réussit à imposer sa ligne de rassemblement) fut précisément d’avoir peu à peu accepté, autant que faire se pouvait, l’idée d’un « compromis » plus ou moins explicite entre les tentations, bientôt les « tendances » ou les « fractions », que la dialectique du temps a fait naître à chaque moment de la situation politique nationale et internationale des années 1970-1990, dominée, comme chacun sait, par l’effondrement du socialisme réel en Europe et la fin de la confrontation stratégico-militaire entre socialisme et impérialisme… Au bout du compte, beaucoup de mécomptes, certes, et bien des arrangements médiocres, mal négociés, moins bien acceptés qu’il aurait fallu, comme l’esquive rappelée par Blotin à propos de la renonciation à aborder le fond théorique de l’abandon du concept de « dictature du prolétariat », mais, qu’on le veuille ou non, un « parti communiste français » existe toujours –ce qui n’est plus le cas de beaucoup d’autres qui, eux, nous paraissaient, à la différence de nous-mêmes, ne jamais contourner les interrogations théoriques de fond !- Et nous voici rendus à la situation d’aujourd’hui : à la différence de toutes les autres formations politiques françaises, dans le parti communiste français, on ne pratique plus d’exclusions, même en cas d’ « indiscipline » notoire ; les courants, avec plus ou moins de discrétion, s’expriment, et chacun trouve le moyen de donner son avis dans une conjoncture politique où rien n’apparaît de si évident qu’il n’y aurait pour tous qu’à marcher au pas et la fleur au fusil sous la houlette d’une sorte de premier, première, secrétaire. Faut-il s’en plaindre ? Evidemment, au regard de la nostalgie qui vient du souvenir du temps de notre jeunesse, laquelle fuit inexorablement, cette configuration nous apparaît moins glorieuse que celle que nous pourrions rêver de constater et qui nous montrerait opposés au capital, à la droite ou aux concurrents de gauche ou d’extrême gauche, comme si le front unanime de nos (supposées) convictions communes nous réunissait dans le fameux combat homérique auquel nous aspirions … Mais le dispositif modeste qui nous régit, présente bien des mérites : il nous place dans un horizon d’attente qui est plus ouvert sur le possible que les embrigadements ronflants qu’on nous propose, ici ou là, sans savoir exactement où ils nous conduiraient… Ne mésestimons pas l’intérêt des compromis. Mêmes instables et transitoires, il en est qui ne sont pas sans conséquences positives de longue durée. J’énonce cela en constatant, une nouvelle fois, que toutes les grandes révolutions, notamment politiques et sociales, se sont achevées par des compromis, lesquels ont à leur tour promu ou favorisé de nouvelles évolutions, voire l’apparition de nouvelles situations de changements plus ou moins prononcés, quelquefois, révolutionnaires : hors de la considération du temps (long), la plupart du temps, on perd son temps, souvent dans la frénésie du moment qui passe, et, quelquefois, dans la passion des règlements de comptes !
2-Deuxième question : que peut bien être un « parti communiste de l’émancipation humaine » comme le souhaite Blotin ? Ou bien le communisme (cf L’idéologie allemande et autres textes) est émancipation et processus d’émancipation et il faut s’en tenir à cette seule énonciation, ou bien, si on lui ajoute une qualification, c’est qu’on laisse entendre qu’elle pourrait ne pas inclure ce qu’elle implique : dès lors à quoi peut-il servir de s’y référer ? Mieux vaut alors y renoncer. Au surplus, que de banalité oiseuse dans ce choix lexical. Toutes les formations pourraient ajouter à leur intitulé : « de l’émancipation humaine » car cela ne mange pas de pain, et nous aurions : parti modem de l’émancipation humaine, parti démocrate (ci-devant parti socialiste) de l’émancipation humaine, parti uèmepé (comme dit Gaudin) de l’émancipation humaine, etc. Et imagine-t-on, à l’inverse, un parti de droite s’affichant comme parti de l’oppression humaine ? Evidemment, je comprends bien ce que parler veut dire : ce qu’un autre a qualifié de « valises de plomb » nous pèse et nous tire à hue et à dia, apparemment, toujours vers le bas. Je sais bien que dans l’histoire réelle du vingtième siècle, le « communisme » n’a jamais désigné que la qualification donnée à la politique des « partis communistes » ou aux effets de la prise du pouvoir d’Etat par des « partis communistes », « ouvriers » ou « socialistes unifiés », tous destinés à préparer, de manière autoritaire, violente et policière infiniment trop souvent, les conditions « socialistes » d’accès programmé à la parousie communiste. Cela étant reconnu, je constate aussi que jamais nulle part, le « communisme » ne s’est trouvé revendiqué comme institution sociale, ni n’a connu l’esquisse d’un processus de passage de la subsomption formelle de son environnement historique à sa subsomption réelle. Si en 1988-1990, nous avions collectivement éprouvé le désir prioritaire de nous démarquer de l’expérience historique d’un prétendu « communisme » dont l’échec par auto-désagrégation, était spectaculaire, c’était alors qu’il fallait renoncer à l’appellation ! Or, nous ne l’avons pas fait. D’abord parce que nous avons tenu compte que le communisme, venant de plus loin, était tout autre chose que la pratique de ce qui s’était établi en son nom en Russie puis dans une bonne partie de l’Europe après 1945-1947 pour s’en tenir à cette seule zone géo-politique ; ensuite parce que nous nous savions comptables d’un riche passé de luttes et d’engagements historiques qu’on n’éprouvait ni l’intention, ni le besoin, de jeter aux chiens ; enfin parce qu’une grande part de la culture politique et des mentalités populaires ou de ce que l’on résumait autrefois sous l’énoncé de « conscience de classe », ayant été façonné par plusieurs décennies d’histoire du « communisme » en France, il aurait été stupide, inconséquent et même arbitraire, de se priver d’un capital symbolique et discursif si chargé de sens et d’affects. J’ajoute que le communisme en ce pays, en deçà ou au delà de la pensée–Marx, a toujours été plus divers et varié qu’on ne le dit et qu’on faisait semblant de le croire. J’en rappelle quelques acceptions : le communisme blanquiste comme extension de la démocratie populaire, le communisme dit « collectiviste » des années 1900, le communisme comme utopie morale inscrit dans la refondation d’un christianisme tourné vers le partage social, le communisme apolitique de Cabet et de ses adeptes « icariens », le communisme phalanstérien et libertaire, le communautarisme associationniste et exemplariste qui a refleuri après mai 1968, etc. Le communisme que résuma au vingtième siècle le modèle léniniste, d’ailleurs rapidement stalinisé, ou recomposé dans une variante trotskiste pas très différente de ce dernier en ses fondements doctrinaux et pratiques, n’a jamais épuisé le champ du concept socialisé de « communisme ». Nombre de traits pertinents de l’idéologie communiste telle qu’elle s’est développée dans les couches populaires urbaines et manufacturières françaises à la suite de la Révolution française, cela pendant plusieurs décennies avant la Révolution d’Octobre, et même après elle, notamment au moment du Front populaire (cf. la littérature, la chanson, le cinéma…) n’ont jamais disparu de la conscience sociale populaire : ainsi le primat donné à la revendication égalitaire imposée par la loi et la contrainte étatique au détriment de l’extension dans l’organisation sociale, du champ des libertés, dites « bourgeoises », que revendiquaient les « libéraux », ne cesse d’être une donnée active de la conscience politique des masses populaires. Et cela, précisément, ne cesse par voie de conséquence, d’affliger les penseurs du sarkozysme régnant ! Abandonnera-t-on tout cela à la dispersion, à l’enfouissement, à la recherche archéologique ? « Communisme », « français » de surcroît pour bien marquer une filiation très originale dans l’histoire universelle, cela suffit pour nous identifier et nous différencier de la position ou de la posture des confusionnistes de toute obédience : n’y renonçons donc pas. Au demeurant, être communiste n’a jamais empêché de trouver les voies d’un compromis politique et pratique, même avec les plus instables des partenaires ad hoc, mais s’afficher comme tel permet au contraire de situer l’acte potentiel du « compromis » (j’y reviens) dans une perspective qui ne prête ni à confusion, ni à manipulation : connaîtrait-on plus douloureux que de devoir voter dans un second tour électoral -si les choses du « bi-partisme » continuent à évoluer dans le même sens, dans le tour électoral unique que revendiquent certains !- pour un(e) candidat(e) « démocrate » si, par anticipation, cela devait signifier le ralliement sans principe ni référentiel ! « Communisme », à mes yeux, est donc le concept rassembleur, le concept fondamental, pour autant évidemment qu’on demeure animé du souci prioritaire de tenir pour central en politique, le rassemblement dans la lutte des assujettis à l’exploitation de leur force de travail par le capital, et celui de tous les dominés rivés par l’organisation des sociétés de classes, à leur dépendance à l’égard des puissants et des honorés.
3-« Communiste », d’accord ! mais « parti » ? C’est la troisième question. La question de la recomposition et du mode d’existence du « parti » « communiste » ou du « communisme » en France, fait l’objet d’innombrables exposés, souvent répétitifs, pas toujours dénués de sous-entendus, fréquemment allusifs et pas seulement dans les « conclusions » de Pierre Blotin. Je vois bien que divers scénarios sont en cours d’établissement, ici ou là, pour repenser la « forme parti ». J’en perçois quatre ou cinq si l’on retient l’hypothèse de variantes : l’identitaire qui se fonde sur la foi et l’espérance ; le fédératif (ou le « confédératif ») avec ses deux penchants, soit du côté « démocrate », soit du côté « doctrinal », avec en perspective une F.G.C., avec S. ou D. en complément ; enfin une simple recomposition interne, avec deux variantes, réformatrice ou plus radicale. Pour tout dire, à l’exception de la première qui est acte de foi, respectable en lui-même mais hors du temps, je n’arrive pas à m’inscrire dans l’une ou l’autre de ces « options ». Quand le débat se sera éclairci, je me ferai mon opinion que j’exprimerai alors comme chacun(e) dans le espaces destinés à cet usage. Mais qu’est-ce que cela changera au fond ? Ou bien le communisme politique poursuivra sur la lancée inaugurale de 1920 en se transformant, radicalement ou modérément, autant, si possible, que la raison l’impose, ou bien, devenu une simple figure doctrinale et critique d’une « chose » politique, démocratique en apparence, évanescente en perspective et communicationnelle en son attirail, n’ayant au demeurant pour fin que de se mouler dans l’ordre dominant pour tenter d’en infléchir, non la logique mais les effets, et nous aurons, sinon tout perdu (dans l’histoire, rien ne se crée, rien ne se perd, heureusement !), du moins abandonné la plus grande part de ce qui est, fut, sera, notre raison d’être. Cela seul me préoccupe au moment de rédiger cette note et je remercie ses lecteurs d’y avoir prêté attention.
Le site est communiste 21 et non cap 21 …. erreur rectifiée ….
Pas de guerre des chefs! écuries! Ça veut dire quoi? Nous aurons un secrétaire national et un exécutif de 50 désignés en décembre et qui sincèrement peut croire que tous ces camarades futurs ou déjà “chefs” n’y pensent pas tous les jours? En se rasant? Et qui va les choisir, nous, ou ce sont eux même qui vont se coopter? et choisir monarchiquement leurs successeurs? et faut il au nom de la culture communiste l
La théorie n’a pas pour fonction de servir a l’habillage d’ambitions qui se la jouent fausse modestie “au servie du parti” à la Joseph. Il faut soutenir ceux qui sont candidats. pour lemoment c’est Gerin ou Buffet. et biee pour moi c’est Gerin.
Il manque un bout : faut-il au nom de la culture communiste et du refus des “écuries” laisser en place ad eternam l’écurie dont la politique d’effacement du parti a conduit aux désastres de 2002 et 2007?
mon cher Gilles
il faudra que tu me trouves ou je dis qu’il faut laisser l’équipe actuelle de direction en place ….
Je pense mais je peux me tromper que l’orientation l’outil (lePCF) pour l’appliqsuer la faire vivre passe en 1er et qu’ensuite vient l’élection de la direction charger de mettre en oeuvre l’orientation décidée par les communistes et qu’il faut que cette direction soit en accord avec celle ci pour etre a meme de la mettre en oeuvre.
Primat encore une fois du collectif et de l’interet collectif sur l’interet personnel.
Et pour ma part il y a longtemps que je ne crois plus aux hommes ou aux femmes providentiels …
Et dans le débat du congrés je me determinerais sur le fond et non la forme :un outil de classe ,pour quoi faire ,avec qui,quelles orientations ,et quelles perspectives de mettre un terme a la domination capitaliste
1. oui en gros pour faire simple, il faut savoir faire des compromis, mais sans compromission!
2. Qu’est ce que le communisme ? Pour le moment, la question du programme :égalité dans la santé pour tous, égalité dans l’éductation pour tous, égalité dans la justice pour tous, égalité dans l’accès à l’alimentation pour tous, égalité dans l’accès à un environnement saint, est primordiale, pour le passé laisson cela aux oubliettes, pour l’avenir nous le construirons de nos mains.
3. Parti? Pas Parti? Quelle orga? C’est sans doute la question la plus technique à laquelle nous aurons a repondre. Danielle y a bien commencé mais gilles rend tout plus confus.
Oui Gilles, je crois qu’un certain nombre de communistes ne veut pas conserver l’équipe mais ils veulent un argumentaire sur le fond, cela dit ce qui est paradoxal chez Christian s’il tient effectivement au fond il n’en discute pas ou alors par mazauric interposé. C’est un esprit trés bien construit (Mazauric) et j’apprécie ce qu’il dit sur lénine, le compromis et sur le communisme, surtout en réponse à Blottin dont j’imagine les “errances”, je crois qu’il y a intérêt à poursuivre… C’est ce que j’ai tenté de faire en montrant que pour changer de politique il fallait aussi changer d’équipe et que mon choix de gérin était celui d’un homme et d’une équipe prêt à changer de politique dans le sens dit (les trois axes)et de ce point de vue pour brillante que soit l’intervention de Mazauric je la trouve assez creuse sur les MOYENS, sur le parti que nous voulons, autant que sur l’international.Donc j’apprécie comme souvent mais je ne m’en contente pas (de mazauric).
Donc si le congrès portait sur le fond (je parle des fondamentaux des trois axes) ce serait bien et tout naturellement il se traduirait par une poussée dont le futur secrétaire et son équipe devrait impérativement tenir compte.
Danielle
Dimitri
comment peux tu évoquer la notion de parti dans la rubrique technique ?
Quelle est ectte étrange notion d’égalité pour tous qui surgit du plus profond de la nuit ?
Franchement je crois lire une pub, c’est donc cela ton programme tout le monde il est beau car il n’ y a aucun repère de classe dans ce que tu avances, des banalités consternantes et même pas un début de piste pour accéder à ton propre programme hormis de recourir à la technique.
Je te recommande de lire ce qu’a écrit Danielle, de lire te dis-je car enfin tu ne peux être aussi superficiel que cela, rassure-moi !
Danielle
Je pense avoir dit je me cite “que je me retrouvais ds les 3 axes que tu fixais.”
Ceux ci me paraissent effectivement le fond du débat du congrés .
Donc je n’ai pas jugé utile de developper ….
Qd a Mazauric je ne le fais pas parler a ma place je pense que les problématiques qu’il souléve sont intéressantes point c’est tt je n’est pas dit qu’elles réglaient tt et j’ai trouvé interessant de mettre cette reflexion ds ce fil …
Je voulais simplement montrer a quel point tu jargones et tu parles pour parler.
Tu redits ce que dit danielle en essayant d’y ajouter des details technique mais tu n apportes rien!
tout ce que tu racontes s’est deja lu ici.
Cher Dimitri
Je fais avec mes moyens qui je le reconnais sont faibles ….
et combien je regrette de ne pas avoir tes capacités d’analyses et de pouvoir apporter ne serais ce que le 100000 eme de ta géniale contribution a la pensée révolutionnaire du 21 eme siecle…..
Te es la tete je suis les bras …. Mais sans petites mains pas de révolution possible …!!!!
Respectueusement trés cher grand penseur…..
Bon vous arrêtez sur cet intéressant échange aigre-doux…
Danielle bleitrach
0mon sens une question essentielle nous est posée clairement
comment allons-nous, pour ceux qui y souscrivent, populariser ces réflexions et analyses pour qu’elles deviennent le coeur du combat pour notre congrès.
J’ai lu une mise au point de G Questiaux sur Réveil Communiste qui porte également sur cela.
Cessons enfin d’offrir ce spectacle affligeant de militants d’accord sur l’essentiel mais qui se divisent sur des riens.
On s’aperçoit à quel point la mise à mort du centralisme démocratique a détruit la cohésion politique qui, car j’en vois arriver de loin, doit nécessairement être démocratique.
Si nous sommes conscients que ce congrès porte les germes du redressement révolutionnaire du PCF et dans le même temps ceux de sa destruction.
Le débat du congrès est ici enrichi par des non membres du parti et pourquoi pas s’ils tendent à aider à la lutte contre la liquidation.
Par contre les anciens membres du parti qui veulent la disparition du PCF et qui de fait se retrouvent avec Gayssot et les autres, même parés de leurs plus beaux atours de plus rouge que moi tu meurs, me posent problème. Ils ont à leur disposition plusieurs dizaines de groupes, de sectes, de sous-groupes qui leur tendent leurs petits bras, alors puisqu’ils font une croix sur le PCF, le considérant comme moribond pour certains, pour mort pour d’autres, pourquoi cet acharnement plutôt que de veiller au développement de leurs propres projets d’organisation, de mouvement, pourquoi ne pas mettre en avant leurs conquêtes, le bilan de leurs forces organisées, le nombre de municipalités gérées pour servir de point d’appui contre le capital, pourquoi ne pas nous démontrer, là, maintenant, concrètement qu’ils ont raison par les luttes organisées sous leurs étendards.
Je persiste à penser que les liquidateurs de droite sont bien relayés par les liquidateurs de gauche et réciproquement.
Alors merci à celles et ceux qui veulent réellement que notre parti retrouve sa raison d’être sans nécessairement y adhérer ou réadhérer ,et qui le font dans le plus grand respect des militants du PCF, avec le communisme et la fraternité au coeur.
Pourquoi un tel débat qui me semble porté par l’idéalisme ? Car comment des idées peuvent-elles ne surgir de rien, du néant, sans être portées par des femmes et des hommes ? Je trouve personnellement très sain que des personnes comme Gerin disent ouvertement, “la politique du PCF depuis plusieurs années est une politique de liquidation, je me propose d’être le continuateur d’une politique communiste, et donc d’être candidat au prochain congrès”. Car sa démarche, si elle était une démarche d’écurie, franchement, ne correspondrait en rien à ce qu’il a fait. Dans la période 1997-2002, en tant que député, il a voté souvent seul contre des propositions de lois que le groupe PCF votait. Il a essuyé au dernier congrès les foudres de l’autoritarisme de la direction (la moitié de la liste d’opposition sur laquelle il se présentait a été invalidé arbitrairement et ses bulletins n’ont pas été distribués aux membres du congrès). Il est insulté régulièrement par les directions opportunistes et liquidatrices du PCF (rouge-brun…). Il est censuré par l’Huma. De plus, il cherche à rassembler tous les communistes sur un réel contenu révolutionnaire (cf. rencontres de Vénissieux et autres) et, même si l’on peut discuter certaines de ses positions (j’entends par discuter, une manière saine de faire de la politique, c’est-à-dire confronter des idées), il réaffirme toujours, contre le réformisme, la nécessité de remettre en selle la démarche communiste, de remettre au coeur de notre raisonnement et de notre action, la contradiction Capital/Travail.
Par conséquent, tout-à-fait d’accord pour débattre et décider sur le fond, c’est indispensable, mais pas dans un monde irréel où les femmes et les hommes communistes n’existeraient pas. Les communistes sont des gens pour qui l’organisation est une question aussi fondamentale que la théorie et l’action. Et cette question passe forcément par des personnes concrètes et des affrontements tout aussi concrets.
Pascal, un tel débat quand il est mené sérieusement et avec correction me paraît utile, ne serait-ce que parce qu’il te donne l’occasion d’avancer l’argument que tu viens d’avancer et que je partage.
Tu ne peux pas gommer d’un trait une dimensions de l’engagement communiste, le primat du débat d’idées sur les questions de personne, même si celui-ci a été dévoyé vers l’infaillibilité des dirigeants, le légitimisme, comme d’ailleurs la conscience de la nécessisté du parti a été dévoyé vers la caricature du “parti a toujours raison, en fait ses dirigeants”.
Je viens d’écrire un texte sur le respect du militant révfolutionnaire, il est tout entier centré sur l’idée que le militant doit être à lui tout seul en capacité d’initiative et de résistance à l’idéologie dominante même si c’est seulement dans le collectif que cela se réalise. Il faut convaincre et cela passe par des discussions sur le fond.
L’autre jour à Nanterre un militant communiste, disons orthodoxe est venu, il m’a dit les choses suivantes:
“Danielle, je lis ce que tu écris et je te trouve excessive, mais l’autre jour je suis allé à la FNAC j’ai trouvé ton livre sur Cuba, Fidel et le Che. Il s’était passé deux choses la première était que Fidel avait enfin passé la main, la seconde était les résultats italiens. j’étais ébranlé, j’ai lu ton livre et il m’a apporté beaucoup, j’ai mieux compris Cuba, la réflexion originale des Cubains” Après cela j’ai eu droit à des critiques, des réserves. Je lui ai répondu mais je considère que je lui ai mal (correctement mais pas bien centré) répondu, j’aurais du le faire plus sur le fond moins superficiellement. Et bien malgré les aspects réussis de ce débat de Nanterre, ceux si forts de Valenton, je ne cesse de repenser à ce camarade, au fait qu’il aurait été essentiel que nous continuons à affronter nos analyses. Stupidement sur un aspect superficiel je lui ai reproché d’avoir mal lu_ le livre alors que ce n’étais vraiment pas le problème.
Ce qui nous manque le plus c’est ce débat, c’est la confrontation, comme le dit Alain Girard pour aller de l’avant, pour convaincre, pour nous former, pour devenir réellement révolutionnaire, c’est-à-dire pas seulement croire posséder la vérité mais entraîner toujours plus de gens vers la fin de cette société et la construction d’une autre. Le jour où nous retrouvons cette démarche les liquidateurs n’auront plus de force.
Danielle Bleitrach
Tout à fait d’accord avec toi pour dire qu’avec l’engagement communiste, le débat d’idées prime sur la question des personnes. J’espère que mes propos antérieurs ne veulent pas dire le contraire de ce que je pense… Et tout à fait d’accord pour dire que le légitimisme contre lequel il faut lutter, est corrélatif au manque d’autonomie critique de l’adhérent qui se laisse guider par le “savoir absolu” du dirigeant… ce qui est un comble pour un parti qui se dit révolutionnaire…
Mais ce que je voulais dire, c’est que les idées sont portées par des femmes et des hommes, et qu’à un moment donné, pour avancer concrètement, il faut bien se prononcer pour ceux qui portent le plus les idées pour lesquelles on se bat, même s’il sont peu nombreux. Contradictoirement, ce dont j’ai peur, c’est que mettre en avant l’aspect de la personne, soit un alibi, c’est-à-dire peut-être déjà refuser de… débattre sur le fond et donc ne pas remettre en cause l’édifice bringuebalant, dirigiste et antidémocratique qui mène le PCF dans le vide… tout simplement parce que ceux qui défendent ce point de vue sont encore habités quelque part par le légitimisme…
Je ne partage pas ce point de vu Pascal
Si je suis bien d’accord que les idées sont portées par des femmes et des hommes c’est une évidence que je partage
Je pense pour ma part qu’aujourd’hui a 6 mois du congrés faire se cristaliser le débat sur des “lignes” porter par des hommes ou des femmes conduit a la constitution d’écurie en vu de la “prise” de pouvoir ds le parti.
Je redit mais je n ‘ai pas la science infuse que pour les communistes que je fréquentent faire ainsi est la meilleure maniere de ne rien changer et de zapper tout debat de fond et de tous les communistes .
Nous ne sommes ni le PS ni l’UMP et les leaders charismartique il y a longtemps que ns avons rompu avec cette pratique …
L’important a mes yeux aujourd’ui est comment faire pour que la grande majorité participe aux débats et notament sur les 3 pistes de reflexion donnée par Danielle ds ce fil.
Changer reconstruire un parti de classe outil pour une perspective de changement en rupture avec le K pour transformer la vie des hommes et des femmes de notre pays.
Me parait mériter un tt autre débat que de dire je me range derriere telle ou telle banniere.
Faire autrement ne pas ouvrir le débat en grand permettre a tt les communistes de s’exprimer c’est donner a penser aux communistes que certains quel qu’ils soient portent la parole qui “sauvera” le parti et cela me parait aller a l’opposé de la démarche qu’il faut construire en faisant de tt les communistes les auteur compositeur interprete de la partition a construire …
Le débat de fond doit aussi porter sur des principes de fonctionnement et de direction.
L’orientation les perspectives le role le but et les principes de directions du parti décidés par LES COMMUNISTES c’est la a ce moment a eux de choisir les hommes et les femmes les mieux a meme de porter d’impulser de populariser de faire vivre ces décision et pas avant
Démarche difficile j’en conviens mais la plus a meme de faire vivre la démocratie dans le parti et de garantir son efficacité en tant qu’outil au service de notre peuple et de sortir du piége qui nous est tendu d’officialiser un mode de fontionnement en tendance que pour ma part je récuse car pour un parti révolutionnaire cela serait la sclérose et l’inéfficacité garantie.
Lire
…..Faire autrement ne pas ouvrir le débat en grand NE PAS PERMETTRE a tt les communistes de s’exprimer…..
Christian,
comment pose tu cette contradiction autrement qu’en terme de pratiques dirigeantes, relevant donc d’une critique à défaut d’une auto-critique.
Je suis communiste et je ne participerai pas à vos débats. Si je pose ce problème ce n’est pas pour décrire par le menu ce dont j’ai été victime, mais pour souligner un problème beaucoup plus collectif. Il faut le signe fort d’un changement dans ce domaine.
Tu pratiques la politique de l’autruche, les tendances existent bel et bien et ceux qui les ont créées, les entretiennent en allant jusqu’à soutenir aux élections présidentielles un autre candidat que celui des communistes, et aujourd’hui mettant le congrès sous jugement de non communistes, voir d’adjoint vert à la mairie de Paris, nous obligent à avoir un groupe qui se partage avec les mêmes verts (pro-union européenne, leur laisse les débats de politique étrangère, ceux qui pratiquent ainsi ce sont les dirigeants actuels, dont tu ne veux pas parler. Avec toi le groupe Barbet célor aurait eu des beaux jours devant lui et la France n’aurait jamais eu de parti communiste. Tu ne te bats pas sur ce qui est mais sur ton rêve…
Danielle Bleitrach
Danielle
Je ne me bat pas sur un reve mais sur ce que je crois etre nécessaire pour que vive et grandisse le PCF .
Et ce avant tout DANS le PCF…..
Homme formé forgé dans la culture communiste depuis mon adolescence il y a des principes auquel je ne dérogerais pas .
Je ne suis par ailleurs ni naif ni crédule et sais et vois trés bien ce qui ce passe et je me battrai et me bat contre l’officialisation de tendances .
Pour ma part je ne me détermine pas par rapport a telle ou telle écuries car a part chez les liquidateurs et autres refondateurs je trouve des choses intéressantes ds diverses contributions qui rejoignent mes reflexions personnelles …
De plus je rescent le besoin du débat avec mes camarades ….
Et sur ce point je ne pense pas etre loin de la le seul communiste a penser ainsi
seul le collectif ds la situation actuelle peut nous faire avancer. et je travail a cela a ce que ce congrés soit vraiment celui de TOUS les communistes
Utopiste peut etre mais je préfere etre ainsi que bardé de certitudes et sans espoir …
Par ailleurs je trouve assez terrifiant que qd on ne dit pas amen a ce qui ce dit ici on se face taxer de supo de la direction actuelle …Affirmation gratuite qui ne repose sur rien et qui doit en faire rire qq uns qui me connaissent bien et qui passent par ton blog……..
Si l’on commence a traiter les uns et les autres de suppots de tel ou tel on est mal barré et le débat est d’avance clos
L’on peut etre ferme et sans concession sur une ligne de CLASSE sans pour autant rouler pour un ex, present, ou futur grand(e) leader sauveur supréme du PCF qui que ce fusse …..
Personne ne t’a traité de suppot de quoique ce soit, nous sommes d’accord sur beaucoup de choses et tu le sais, donc nous nous focalisons et c’est légitime sur les points de désaccord.
En l’occurence j’ai les mêmes principes que toi mais je considère que ce n’est ni toi, ni moi qui les attaquons et faisons du parti (à commencer par le comité national) une vraie pétaudière. Alors dis-moi, puisque tu ne réponds pas aux questions j’insiste, comment est-ce que tu espères poser la responsabilité des dirigeants et en changer.
Me répondre que tu p^rivilégies le débat collectif est une bonne chose et je suis d’accord si tu me réponds que je n’ai pas à savoir ce que tu comptes faire. Mais si tu ne me réponds pas et que tu te contentes de me répondre que les communistes ne veulent pas parler de cela je suis découragé et je me dis que dans dix ans nous en serons encore là au meilleur des cas, au pire il n’existera plus rien, c’est la logique de ton refus…
Et je te dis cela sans la moindre acrimonie, sans la moindre critique puisque toi tu es au parti et moi j’ai du le quitter comme tant d’autres qui visiblement ne comptent pas pour toi puisque tu ne réponds même pas.
Danielle Bleitrach
Je n’ai pas de réponse toute faite a ta questions Danielle pour moi c’est une évidence que ceux qui on conduit le parti la ou il en est laisser faire les loiquidateur et autre refondateur permis la pantalonnade des présidentiel ou chaque “dirigeant du Parti comptait pour un et non pour le collectif ceux qui ont laisser mener tranquillement camlpa
Fausse manip ….
Ceux qui ont laisser mener tranquillement campagne a certains pour un candidat avant tt anti communistes ceux qui ont détruit les celulles d’entreprise celles des quartiers populaires ceux qui veulent liquider l’outil ceux qui laisse l’huma mener campagne pour la liquidation du parti ect ect et j’en passe
et bien ceux la n’ont pas de place plus leur place a la direction du parti ….
Ca fait du monde …
Comment faire la je répete je n’ai pas de solution toute faite et c’est la pour moi que j’ai besoin du collectif du débat et que je preferes construire la maison par les fondations c’est a dire décider de l’orientation et ensuite débattre de qui est a meme de diriger impulser faire partager populariser cette orientation .
Et surtout besoin de faire le bilan collectif et individuel de la direction pour aider a trouver qui est en capacité de faire .
Je n’ai pas la naiveté et trop d’expérience pour penser que cela ce réglera le jour du congrés un travail en amont est nécessaire et pkoi pas une direction provisoire élues au congréscharger de preparer une AG par exemple charger de definir le role et le travail des direction A G qui elle élira la direction …
Apres je prend ma part oui la direction a une énorme responsabilité mais sans etre maso je pense que ns le sommes tous un peut depuis Hue nous avons laisser faire ou pour le moins pas mené la bataille au niveau nécessaire.
Dans ma ville durant la campagne des municipales ou nous affrontions le PS (Vitry aprés Nanterre et saint denis est la 3eme ville en nb d’habitants gérer par le parti) nous avons sut travailler efficacement
Démontrer que sous nos couleur on pouvait rassembler large sans se renier et mettre le PS 20 points derriere ns Réelire un maire communiste et nos 3 conseillers généraux …
Dans le 94 cela a été a l’identique
Ca c’est fait aussi ailleurs et cela me donne de l’optimisme sur le possible devenir du PCF….
Voila trés rapidement dit ou j’en suis Danielle
Réponse vague tu vas me répondre …
Certe mais si c’était si simple cela se saurait
Je sais ce que je veux et surtout ce que je ne veux plus
Enfin je persiste et signe se déclarer chacun derriere tel(le) ou tel(le) me parait la meilleurs façon de ne rien changer d’aller a un guerre des chefs ce qui me parait suicidaire
Christian
la question des responsabilités ne peut être évacuée sinon la pétaudière continue justement. Pour m’en convaincre j’ai regardé tout à l’heure la vidéo du meeting de Bercy. Rappel: MGB n’est pas la candidate du PCF, les sondages sont de plus en plus désastreux, la direction veut éviter la débâcle pour des raisons identifiables, pouvoir, emplois, carrières et un zeste d’amour propre.
Bercy donc et MGB qui soudain s’exclame en gros” ils prétendent que le parti communiste est mourant et vous” les militants se lèvent vexés, déchaînés, le transfert des responsabilités vient de s’effectuer, le score sera celui du PCF, de ses colleurs d’affiches (Christian), de ses distributeurs de tracts (Alain), de ses animateurs(Gilles).Seulement voila les militants ont parfois confusément qu’ils ont sauvé la baraque
et ils doublent la mise aux législatives.
Une direction qui a senti le vent du boulet et qui de précipite avant que les militants ne s’organisent: conférence des sections. La direction contrôle et puis ça déraille, les plus disciplinés se taisent mais le terrain est mouvant alors la direction abrége, pas de dimanche après-midi. Vieu se fait vieille, Dartigolles est tartignolle, MGB est au centre, posée comme le Boudha, l’encens fume et Gremetz est hilare dans la salle extérieure.
Alors merveille des merveilles les municipales, on va voir ce qu’on va voir et on voit la Seine Saint Denis qui désormais fournit bien plus de mange gamelles que d’élus et de maires se faire dévorer par le parti frère à qui l’on avait déjà cédé le fond de commerce désormais à lui les murs.
Pourtant qui peut dire qu’il a entendu le début du commencement d’analyse de la présidentielle; des législatives, des municipales.
Pourquoi ces silences, n’importe qel entraineur de joueurs de boules doit justifier sa stratégie, n’importe quel militant qui fait une boulette se ramasse l’avoinée de l’élu local et cerise ur le gâteau, le siège du journal est vendu et les diffuseurs n’ont qu’à diffuser…
Chers camarades vous êtes vous interrogé sur le coût de la campagne présidentielle qui n’était pas une campagne du PCF et vous êtes vous posé cette question basique: si ce n’était pas une candidature communiste pourquoi nos cotisations ont elles fondues dans ce désastre, pourquoi plus de tracts nationaux, plus de formations, des affiches au compte goutte ?
Pourquoi aucune riposte d’envergure nationale à la politique de sarkosy, riposte que l’assemblée générale des sections avait voté avec mandat à la direction
Ce n’est plus de l’incompétence c’est de la non assistance à peuple en danger, c’est de la désertion !
Alors refuser de poser la question des responsabilités des dirigeants élus en principe pour diriger et répondre aux choix des militants parait de bon aloi et il n’y aurait pas de gêne si…Si la direction n’avait menti avec ces collectifs anti libéraux, avec ce rassemblement de nombrils, rendez vous compte que si l’on fait le point il y avait au moins _ prétendants à la candidature présidentielle et on se marre en regardant le PS !
Donc et quand même il y a un peuple de France pas plus sot qu’un autre qui contemple des dirigeants u PCF qui par exemple juge Monsieur Sarkosy juste lorsqu’il prétend rendre hommage à notre Guy Môquet, pour se reprendre trop tard et dénoncer la manoeuvre sordide.
Quel salarié peut vouloir de cela comme Président, de ceux là à la tête de ses luttes, il peut s’égarer le travailleur mais il n’est pas fou à ce point !
Oui se pose la question de la crédibilité des dirigeants parce qu’ils sont malhonnêtes en refusant le débat, en fuyant et s’attribuant les moins mauvais résultat qui découlent de l’action municipale de proximité mais certainement pas de l’euphorie populaire devant la solidité idéologique de nos dirigeants, devant l’opposition farouche qu’ils opposent au Medef et à la droite musclée,en passant, samedi rassemblement pour la Palestine, on pouvait chercher les dirigeants communistes ou trotskystes, à la campagne pas électorale les gueux.
Alors où est elle la crédibilité d’un Duclos, d’un Thorez, d’un Marchais? Combien d’entre nous se disent tiens il y a MGB à la télé on va se régaler ? Franchement combien se sentent fiers après les prestations d’un Tartignolle, d’un Cohen Seat ? Combien d’entre nous sont interpelés le lendemain par les potes au boulot qui veulent en savoir plus tant ils se sont sentis proches du dirigeant et inversement ?
Reconquérir notre parti passe également par cette nécessité du bilan des dirigeants comme des organisations du parti cela bien sur ne peut que mettre au centre du débat les 3 axes mis en avant par Danielle et d’autre maintenant.
Quelle organisation, quelle politique, quelle solidarité internationale, les dirigeants choisis et élu seront le reflet de cette bataille, gardons les dirigeants actuels et nous aurons non pas 3 axes mais 3 drames.
Très franchement, je ne suis pas membre du PCF, et voilà 10 ans que j’ai l’impression d’attendre godot.
Depuis 25 ans les vagues de départs se succèdent, et rien ne change.
A chaque fois vient son lot de nouveaux conscient de la catastrophe imminente ou déjà là.
Et on continue, on attends godo.
Et voilà, combien d’autre partis communistes du monde on quasiment disparus ? Le belge, l’autrichien, l’anglais, l’espagnol, plus récemment l’italien. Et rien n’est venu contre carrer cette descente aux enfers. Voilà pourquoi je pense que nous perdons du temps en essayant de remettre a flot le pcf en esperant le remettre sur ses rails idéologiques. La dérive est trop avancée, je pense que cela sera voué à l’echec, et encore une fois un flot de militants s’en ira….jusqu’à la prochaine fois.
Dimitri,
c’est vrai cette impression d’attendre Godot, mais elle est d’autant plus forte que l’on ne milite plus, parce que dès que l’on tente d’agir on est bien obligé de faire avec ce qu’il y a… Et ce qu’il y a c’est le PCf, la CGT et d’autres… Donc c’est un cercle vicieux moins tu agis collectivement plus tu as l’impression d’attendre en vain.
Moi ces derniers temps j’ai surtout milité en faveur de Cuba, et bien ceux que j’ai trouvé ce sont les militants du PCf malgré la direction… Chacun de nous suit ce qu’il connaît, moi je n’ai pas beaucoup de relations avec les associations qui s’occupent de Cuba, je préfère parler de politique avec des militants communistes donc je me réserve pour ce type de débat et je laisse ceux de la solidarité à d’autres. Parce que dans le fond si je défends Cuba c’est aussi pour avancer sur la question du socialisme dans mon pays. C’est à la fête de l’huma que j’ai pu faire signer des milliers de militants avec l’aide de ceux des stands la pétition pour les députés européens, je ne sais combattre que dans le collectif communiste. Donc pour revenir à ce que tu dis, moi je ne crois pas que ce soit le vide. C’est à la fois vrai et parfaitement faux, en matière de capacité militante le PCF est loin devant la ligue ou tout autre et il ne faut pas le négliger. En nous forçant à partir ils nous ont amputé de cette capacité d’action.
Danielle Bleitrach
Je voudrais dire à Ch. Forgeot que ses propos sont plutôt insultants : j’inviterais les communistes à faire partie d’une écurie ! et je les inviterais à regarder les chefs d’écurie s’affronter ?!! Je crois qu’il y a erreur complète. Mes propos sont totalement à l’opposé. Il est bien évident que pour renverser la tendance actuelle, il faut des militants autonomes, capables de juger et décider par eux-mêmes : pour moi, un militant communiste ne peut pas être autrement…
Vu sur le site du pcf, le logo de préparation du 34eme congrès!
Un rectangle coupé en diagonale en 2, une partie rouge en haut, une partie blanche en bas. au centre du rectangle une grosse boule noire, et autour de celle ci une dizaine de boules noires plus petites.
Qu’est ce a dire?
Le rouge est au dessu du blanc mais le blanc est bien la, au centre la boule noire est elle un cancer et ses metastases?
C’est bien confus, en tout cas dans le genre incompréhensible je peux donner une bonne note!