Je ne rompt pas le silence, mais je me dois de faire quelque chose qui relève de l’autocritique nécessaire. Ou du moins du salut d’une évolution quand elle existe. Sur le fond cela ne change pas l’opinion que j’ai sur la création d’un nouveau parti, mais c’est un pas important sur lequel il convient de s’arrêter. J’ai très souvent protesté contre les positions de la LCR contre Cuba : elles étaient aussi lâches et stupides que celles de la direction actuelle du PCF. Donc on doit saluer l’évolution d’Olivier Besancenot et s’en réjouir. Non seulement Olivier Besancenot reconnaît les acquis cubains mais ce qui vaut mieux encore il pose la question d’une solidarité ACTIVE en particulier sur les 5. Cela mérite que je rompt non pas le silence mais que je ne le conserve pas devant cette évolution, ce serait lâcheté de ma part.
Mais le problème est sur le fond, comme d’ailleurs avec la direction du PCF. Il ne suffit pas de réaliser à quel point on s’est trompé en hurlant avec les loups à propos de Cuba, c’est un pas important mais cela ne suffit pas. Il faut comprendre la nature de l’erreur qui peut conduire des communistes à de telles folies qui nuisent y compris à leur propre combat. Une hypothèse mérite d’être fouillée : ce qui pèse aujourd’hui chez les communistes français de toutes obédiences dans la compréhension du monde tel qu’il est c’est la recherche du modèle ou pour les trotskistes le rejet de ce modèle-là avec une illusion idéaliste. Les Cubains n’ont jamais prétendu être un modèle pour personne, il refusent le prêt-à-porter mais proposent que l’on s’enrichisse de l’expérience. En ce qui concerne les autres pays, qu’ils soient progressistes ou simplement menacés par les menées de l’impérialisme la pratique cubaine consiste à ne jamais faire la leçon mais à intervenir seulement au positif, en soutien. Le contraire de l’attitude des communistes français qui ne se résignent jamais à ne pas donner des leçons et ce quel que soit leur propre délabrement. Ce qui est censé justifier peut-être -on en doute- leur inertie sur les questions de la paix et de la solidarité depuis la chute de l’ex-URSS. Quitte à aller jusqu’au bout du ridicule en déléguant leur responsabilité à l’Union européenne comme l’actuelle direction du PCF.
Un communiste français croit que pour reconnaître le droit d’un peuple à la souveraineté, pour être juste et actif dans cette recherche de solidarité et de respect de la souveraineté, il faudrait que les victimes fassent la preuve de leur pureté révolutionnaire. Et résultat dans la campagne contre la Chine on se retrouve derrière Robert Ménard comme la LCR ou l’on fait des ronds de jambe sur la question de savoir si la Chine va vers le socialisme ou le capitalisme, mais qui nous demande cela ? Quel exploit révolutionnaire (le dernier date d’il y a deux cent ans et plus) nous autorise à donner des leçons de droits de l’hommisme ou des leçons des luttes des classes aux peuples qui tentent de sortir du sous développement, qui sont confrontés aux attaques impérialistes. Je dois dire que si j’ai arrêté ce blog c’est que j’étais arrivée à une colère générale devant tous ces donneurs de leçons de la LCR au PRCF, en passant par la direction du PCF, ils ont tous été plus odieux les uns que les autres, plus arrogants en même temps qu’ils étaient de plus en plus faibles, de plus en plus coupés du peuple français. Et il n’est pas question d’évoluer, tout le monde continue sur sa lancée mortifère et nous allons avec la même incapacité à tirer partie de l’expérience vers la situation italienne, tous convaincus de la justesse de notre modèle.
Alors voilà, la LCR est en train sur Cuba de remonter la pente. Sur Cuba, le PRCF s’est toujours bien conduit, comme d’ailleurs l’opposition communiste, il ne reste donc plus que Marie-Georges Buffet et sa fine équipe pour cracher sur Cuba. C’est un immense progrès. Parce que si tous ces gens voulaient écouter ce que Cuba a à leur dire sur l’état réel du monde, s’ils renonçaient à donner des bons et des mauvais points à l’humanité, peut-être qu’ils pourraient apprendre et dépasser le stade du groupuscule. Donc saluons cette étape nécessaire mais insuffisante.
Danielle Bleitrach
Ouvrir les portes du dialogue
Le porte-parole de la LCR, Olivier Besancenot, s’est rendu à Cuba. Il nous fait part de ses rencontres.
• Tu t’es rendu à Cuba, voyage officiel ou vacances ?
Olivier Besancenot – Ni l’un ni l’autre, je suis allé voir des amis. J’ai profité de l’occasion pour faire de nombreuses rencontres militantes. Ce fut l’occasion de connaître quelques-uns des nombreux centres culturels qui, au-delà de leurs activités propres, réfléchissent et débattent beaucoup sur le passé et l’avenir de Cuba. Ils sont autant de lieux vivants qui cristallisent les préoccupations de la société cubaine. Cuba tourne progressivement la page de la « période spéciale », mise en place après la chute du Bloc de l’Est. Après quinze ans de privations et de difficultés économiques, la situation économique et sociale s’améliore. Malgré le blocus économique permanent, imposé par les États-Unis depuis 1962, qui cherche à asphyxier la révolution, la société cubaine a traversé courageusement cette période, en demeurant attachée à ses acquis et en résistant aux assauts répétés de l’économie de marché véhiculée par la mondialisation capitaliste. Et, contrairement aux prédictions de ses ennemis, Cuba ne s’est effondrée ni après la chute de l’URSS, ni après l’annonce du retrait de la présidence de Fidel Castro. Preuve que le peuple cubain continue d’entretenir des rapports étroits avec sa révolution. De ce séjour, je constate que les préjugés sont tenaces dans les sociétés européennes, y compris dans les milieux de gauche : la société cubaine n’est pas un glacis, elle est en perpétuel questionnement sur son avenir et elle cherche les voies d’un perfectionnement de son modèle social et économique. Contrairement aux idées reçues, tant les autorités cubaines que les anonymes que j’ai rencontrés sont en quête de confrontation politique avec les différents courants progressistes, au-delà de leur histoire. Pour peu que ces derniers n’évoquent pas Cuba que lorsqu’il s’agit de la discréditer.
• Qu’est-ce qui t’a le plus marqué de toutes ces rencontres ?
O. Besancenot – Le peuple cubain, d’abord et avant tout. Il est ouvert, fraternel, cultivé et très politisé. L’internationalisme a marqué l’histoire de cette révolution. Même pendant les pires difficultés, Cuba a continué de prendre en charge la formation de milliers de médecins du tiers monde, ainsi que de nombreux instructeurs qui combattent l’analphabétisme aux quatre coins de la planète. Cet internationalisme est consubstantiel à la révolution cubaine : du combat du Che en Bolivie jusqu’aux milliers de soldats partis combattre en Angola pour résister aux assauts de l’apartheid, sans oublier les milliers d’enfants de Tchernobyl, accueillis et soignés au centre médical de Tarara sans discontinuité depuis 1986.
• Olivier Besancenot reçu par le Parti communiste cubain (PCC), c’est un peu Tintin au Pays des soviets ?
O. Besancenot – Non, le climat y est plus tropical. Blague à part, notre courant international a toujours entretenu des relations avec la Révolution cubaine : lors des débats publics sur la planification socialiste à Cuba initiée par le Che, Ernest Mandel avait apporté une contribution importante. À partir de 1968 et l’amorce de la « soviétisation » et la bureaucratisation de la Révolution cubaine, les relations se sont distendues. Notamment à propos du Printemps de Prague, de l’invasion de l’URSS en Afghanistan, ou encore de la condamnation à mort du général Ochoa. Mais, aujourd’hui comme hier, un débat doit avoir lieu. C’est dans cet esprit que j’ai échangé avec le PCC autour de questions stratégiques posées par le mouvement altermondialiste : sujets économiques, appropriation sociale, environnement, la question du pouvoir, la démocratie socialiste, incluant le multipartisme et la liberté de la presse. Dans le monde post-Guerre froide, toutes les divergences n’ont pas disparu. Mais une nouvelle page s’ouvre pour celles et ceux qui veulent réfléchir ensemble à la refondation d’un socialisme pour le XXIe siècle. Il n’existe pas de modèle, ni à Cuba ni ailleurs. Chaque pays a son histoire, ses traditions et son parcours. Il est intéressant, avec un esprit critique, de rencontrer des interlocuteurs partout dans le monde pour échanger dans cette perspective, sur la base de discussions et de confrontations pratiques, à partir des mobilisations sociales. À ce titre, qui pourrait ignorer Cuba et, plus largement, tout ce qui se trame dans l’espace caraïbe et latino-américain : Venezuela, Équateur, Chiapas…
• Quels enseignements centraux tires-tu de ce séjour ?
O. Besancenot – En premier lieu, il nous appartient de faire connaître les réalisations de la Révolution cubaine, qui démontrent que, même avec peu de moyens, on peut commencer à changer le monde, si tant est qu’on le veuille. Dans cet esprit, en regardant notre indépendance, nous avons un devoir de solidarité avec Cuba : contre l’embargo économique, pour la libération des cinq Cubains emprisonnés aux États-Unis1. Ensuite, nous devons expliquer, à Cuba, en France, et dans le reste du monde, que la révolution a besoin, pour exister, d’un mouvement international et internationaliste. Aucun pays ne pourra construire un socialisme démocratique au XXIe siècle en omettant cette grande leçon de l’histoire : le socialisme dans un seul pays est impossible. Enfin, avec les Cubains comme avec le reste des peuples de la planète, il nous appartient de maintenir grandes ouvertes les portes du dialogue qui nous permettra, chacun avec nos réalités propres, de construire le grand mouvement émancipateur que l’humanité réclame.
Propos recueillis par Édouard Diago
Notes
1. Accusés d’espionnage contre les États-Unis, ils ont, en fait, infiltré, à Miami, les organisations d’extrême droite cubaine, qui organisent depuis des décennies des attentats contre la population civile cubaine.
http://orta.dynalias.org/archivesrouge/article-rouge?id=7955
Content de vous relire.
Un petit extrait de Chomsky:” Encore une fois, il faut que les gens s’en souviennent: rien dans le discours traditionnelne vous montrera que vous avez réussi - on vous dira toujours que vous avez échoué. Selon le point de vue officiel, les évènements des années 1960 se résument à une bande de dingues qui couraient partout, mettaient le feu aux universités, etc…- voilà a version officielle, et c’est ce que les gens entendent sans arrêt dans le discours des milieux intellectuels. Il se peut qu’ils sachent d’après leur propre expérience que ce n’est pas ce qui s’est réellement passé, mais ils n’entendent jamais personne le leur dire: ce n’est pas le message que le système vous rabâche par l’intermédiaire de la tv, de la radio, des journaux, des livres, des manuels d’histoire,etc.
On vous rebat les oreilles avec une autre version, celle selon laquelle vous avez écoué et étiez voués à l’échec parce que vous n’étiez qu’une bande de dingues.” N. CHOMSKY - Comprendre le pouvoir.
Pour qui écrivez vous au final, pour ces misérables hommes (ou femmes) politiques ayant oublié les fondements les plus élémentaires des valeurs de la gauche. Pour ces misérables pour qui “classe sociale” et “partage des richesses” sont des gros mots, est ce que ces gens là sont vraiment la cible de vos écrits, je ne le pense pas.
Cordialement.
le socialisme dans un seul pays est impossible
et donc selon la L, Cuba n’est pas socialiste et sa révolution est…Allez savoir sans doute bourgeoise nationaliste, rien de neuf en réel sur Cuba, toujours des leçons, sans doute, moins marquées, pour récupérer un pan du PCF.
Olivier pourrait profiter de ses prestations télévisées pour appeler à la solidarité sur les 5, pas sur que ses amis l’invitent à nouveau.
Alors la L, chiche ?
Le contraire de l’attitude des communistes français qui ne se résignent jamais à ne pas donner des leçons et ce quel que soit leur propre délabrement. Ce qui est censé justifier peut-être -on en doute- leur inertie sur les questions de la paix et de la solidarité depuis la chute de l’ex-URSS. Quitte à aller jusqu’au bout du ridicule en déléguant leur responsabilité à l’Union européenne comme l’actuelle direction du PCF.
Je ne crois que si était élaboré un bilan de qui fait pour Cuba, sans vouloir donner de leçon, on trouverait en tête des militants communistes avant tout.
Ce raccourci qui associe militants et dirigeants , pas tous mutés par ailleurs, me fait mal et doit faire mal à ceux qui dans un total respect de Cuba socialiste animent la solidarité depuis longtemps et notamment ont eu à subir les quolibets des militants de la L sur l’âge du vieux (Fidel bien sur pas Krivine ni Lambert).
C’est un peu facile de dire une chose et son contraire, sans mettre un sou dans la machine messieurs de la L.
Cela me rappelle deux souvenirs
une manif de soutien aux sans pap à l’appel de 30 organisations et 17 manifestants, comme quoi ça peut toujours rapporter de mettre son “logo”et de donner son approbation.
Une rencontre avec l’un des militants d’une ONG à Cuba , se réclamant de la gauche extrême française, me racontant son engagement pour torpiller Cuba de l’intérieur et ce n’était pas un agent de la CIA, enfin je ne pense pas.
Alors les militants communistes doivent ils cesser tout soutien à Cuba Socialiste pour ne plus être taxés de donneurs de leçons ?
Alors OK voyons la L à l’oeuvre.
nouvelles de Bolivie, je n’ai pas le temps de vous traduire, est-ce que vous ne croyez pas que nous communistes devrions en ce moment nous sentir à l’unisson ? Et quand je parle des communistes c’est TOUS les communistes, leur mobilisation ne peut pas être individuelle ou être organisée au niveau d’un blog.
DIARIOS DE URGENCIA*********************************
RESUMEN LATINOAMERICANO
CONSEJO DE DIRECCIÓN: CARLOS AZNÁREZ
WILLY NOCETTI
3 de MAYO de 2008 Nº 1040
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Especial Bolivia especial Bolivia especial Bolivia
EN ESTE 4 DE MAYO, TODOS LOS PUEBLOS DEL MUNDO CON BOLIVIA Y SU UNIDAD
TERRITORIAL, CON EVO MORALES Y EL PUEBLO BOLIVIANO QUE MOVILIZADO SABRÁ
VENCER AL IMPERIALISMO Y SU ALIADA LOCAL, LA OLIGARQUIA FASCISTA Y RACISTA.
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BOLIVIA
A horas del voto, los movimientos sociales se manifiestan en Bolivia
Rechazo campesino al referéndum
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Cerca de cinco mil activistas de los movimientos sociales se reunieron en La
Ramada para planificar una estrategia para el domingo. Piensan cortar las
rutas de acceso a Santa Cruz.
Cuando ingresan a la ciudad para manifestarse, las organizaciones campesinas
e indígenas de Santa Cruz generalmente son emboscadas en alguna avenida por
la Unión Juvenil Cruceñista, que se impone con palos y piedras. Extrañamente
ayer pudieron entrar y gritarle a quien quisiera oírlo: ³El 4 de mayo no
vamos a votar². Quizás ayudó la presencia de 200 periodistas de todo el
mundo inquietos por ver el tan publicitado acto de división de Bolivia
listos para transmitir las agresiones de los citadinos a los queridos
³originarios² presentes en gestos y símbolos de movilizaciones autonomistas.
Quizás ayudó la vanguardia de guerreros con arcos y flechas que les abrieron
camino hasta La Ramada, lugar por excelencia de los movimientos sociales,
donde ofrecieron sus puntos de vista rodeados de vendedores de baratijas y
pobrerío. Hoy decidirán qué medidas toman para repudiar el referéndum del
domingo. Varias organizaciones adelantaron que bloquearán rutas para aislar
a la ciudad. Otras evitarán que los votantes metan sus ³Sí² en las urnas.
Eran cinco mil personas llegadas de San Julián, Cuatro Cañadas, El Torno,
Yapacaní, Montero, Ichilo y otras poblaciones rurales. También había vecinos
de las ciudadelas Plan Tres Mil y 1º de Mayo. Leonilda Zurita, de la
Federación Nacional de Mujeres Campesinas Bartolina Sisa, evidenció que ³hoy
más que nunca la pelea es entre ricos y pobres. Los ricos no quieren soltar
la mamadera. Los pobres hoy nos despertamos para evitarlo. La pelea ahora
empieza².
Los presentes, cubiertos de tierra por el viaje y por sus trabajos, se
sacaron un poco las ganas reprimidas de gritar contra ³los oligarcas que
otra vez quieren matarnos de hambre², como dijo Zurita. Agitaban banderas
bolivianas y wiphalas la bandera de los pueblos indígenas del Occidente
que sólo se ven en Santa Cruz cuando algún autonomista las incendia.
Las organizaciones sociales de Santa Cruz indicaron que hoy evaluarán
medidas contra el referéndum. En muchos casos ya están decididas, pero
callan para evitar que crezca el conflicto.
Isaac Avalos, de la Confederación Sindical Unica de Trabajadores Campesinos
de Bolivia (CSUTCB), sostuvo que ³no estamos de acuerdo con los estatutos
hechos por unos cuántos. Queremos autonomía verdadera, constitucional. No
esa autonomía racista e ilegal que nos quieren imponer².
La nueva Constitución, aprobada en la ciudad de Oruro en diciembre de 2007,
debe ser viabilizada por referéndum para empezar a regir. Pero esta votación
todavía no tiene día porque los partidos de derecha en el Congreso ponen
obstáculos y la tildan de ³indigenista². Ese texto prevé cuatro tipos de
autonomía (regional, municipal, departamental e indígena). La autonomía
según el Comité Pro Santa Cruz y la Prefectura no está contemplada en la
Constitución vigente. Por ello las organizaciones sociales, el gobierno
nacional, la Organización de Naciones Unidas (ONU) y la Organización de
Estados Americanos (OEA) la consideran ³ilegal². En este sentido, Avalos
vislumbró una solución al conflicto: ³Tenemos que aprobar el nuevo texto
constitucional. Así nos hacemos autónomos en nuestros territorios y dejamos
a los oligarcas de lado. Eso les va a doler, que les toquemos el lado
económico², consideró. ³Vamos a hacer nuestros estatutos cuando se apruebe
la nueva Constitución. Antes no va a votar nadie.²
Los campesinos y los indígenas coreaban ³Evo, Evo, Evo². El presidente
boliviano había dicho que iba a estar, pero por ³problemas de agenda² se
ausentó a último momento.
Segundino Lima, de la Federación de Colonizadores de Yapacaní, denunció que
los unionistas rompieron los parabrisas de varios camiones en los que
vinieron. ³No podemos permitir más abusos: se acabó la paciencia. Queremos
vivir como buenos bolivianos en todos los departamentos. No vamos a vender
nuestra conciencia para que los Costas y los Marinkovich se llenen los
bolsillos.² Los manifestantes, entre el olor de la coca que mascaban y el
humo de sus fuegos artificiales, dedicaron mueras al presidente cívico y al
prefecto.
Fidel Surco, de la Federación de Colonizadores de Bolivia, adelantó que
³después del 4 de mayo van a anular las personerías jurídicas de nuestras
organizaciones es una de las atribuciones del prefecto según su estatuto y
van a crear instancias que les obedezcan, con dirigentes vendidos².
Fuente: Pagina 12
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BOLIVIA
Comunidad Guaraní no permitirá el ingreso
a las urnas en elección ilegal de Santa Cruz
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Santa Cruz, 02 May. ABN.- El dirigente guaraní Moisés Segundo, en
declaraciones a la cadena Telesur, anunció que en las comunidades de esa
etnia no permitirán este domingo el ingreso de las ánforas (urnas
electorales) para la realización de la ilegal consulta que pretende aprobar
un estatuto autonómico que contradice la Constitución Política de Bolivia.
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BOLIVIA
Plataforma Internacional contra el Terrorismo Mediático
apoya la lucha del pueblo boliviano
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Avanza en estos momentos en Bolivia una estrategia, articulada por sectores
oligárquicos e imperiales, destinada a atentar contra los esfuerzos de
liberación del pueblo boliviano.
Ya en ocasión del Primer Encuentro Latinoamericano contra el Terrorismo
Mediático, celebrado el pasado mes de marzo, periodistas latinoamericanos e
investigadores de la comunicación denunciamos que en este momento histórico
único para Bolivia y el continente, los poderes mundiales atacan los
procesos de cambio haciendo uso de toda su artillería financiera, política y
mediática.
La ultraderecha latinoamericana y el núcleo más duro de la administración de
George W. Bush, aliados con sectores cipayos bolivianos, han puesto en
marcha un plan contra Bolivia, pero más allá, contra todos los países
suramericanos que buscan construir su destino, a partir de su
autodeterminación política y social.
Apoyamos la lucha del pueblo boliviano contra esa ofensiva que, a través del
³Estatuto Autonómico² que pretenden aprobar este 4 de mayo, intenta dividir
el territorio de Bolivia con el propósito de defender los intereses de las
oligarquías de Santa Cruz y de otros departamentos. Esta ofensiva, de nuevo,
utiliza a los medios de comunicación como punta de lanza.
A través de grandes medios de comunicación, especialmente aquellos que se
encuentran bajo el control de los latifundistas como la red de televisión
Unitel-, se ejerce una brutal presión para favorecer el separatismo apoyado
por el imperio, como se hizo en Kosovo y se intenta hacer en Tibet.
Estas prácticas de terrorismo mediático impuestas contra el pueblo
boliviano, han venido funcionando incluso antes del inicio del gobierno del
indígena Evo Morales y han continuado a través del silencio cómplice sobre
los avances y logros de la actual gestión, entre los cuales destacamos la
nacionalización de los hidrocarburos, la Renta Dignidad, que es un salario
de 32 dólares que cada mes se entrega a todos los mayores de 60 años; la
cercana erradicación del analfabetismo, gracias al Plan Nacional de
Alfabetización; la decisión de redistribuir la tierra a los campesinos y la
Asamblea Constituyente.
Sin embargo, ahora la política de desinformación y propaganda se ha vuelto
aún más condenable, cuando observamos la difusión de mensajes racistas,
discriminatorios, cuyos resultados pueden resultar catastróficos. Con
preocupación hemos escuchado hablar incluso de ³limpieza étnica², en el
paroxismo de un lenguaje insultante y de promoción de la violencia contra
las instituciones bolivianas.
Por tanto, expresamos nuestra más enérgica condena contra la violencia,
tanto simbólica como real, que intenta acabar con la lucha del pueblo
boliviano y nos declaramos nosotros también en lucha, para continuar
denunciando y combatiendo el terrorismo mediático en nuestro continente y en
cualquier parte del mundo donde los pueblos se pongan de pie.
Hacemos igualmente un llamado a todos los periodistas, sindicatos de
periodistas, medios públicos, alternativos, comunitarios y universitarios de
todos los países a denunciar esta acción ilegal de la oligarquía boliviana
en alianza con los poderes imperiales.
1. Carlos Alberto Almeida (Brasil)
2. Carlos Fazio (México)
3. Ernesto Vera (Cuba)
4. Felipe Yapur (Argentina)
5. Freddy Fernández (Venezuela)
6. Grover Cardozo (Bolivia)
7. Heriberto Rodríguez (México)
8. Hernán Uribe (Chile)
9. Jean-Guy Allard (Canadá)
10. José Dos Santos (Cuba)
11. José Steinsleger (México)
12. Martín Almada (Paraguay)
13. Nelson del Castillo (Puerto Rico)
14. Raymundo Reynoso (México- EEUU)
15. Roger Ricardo Luis (Cuba)
16. Tubal Páez (Cuba)
17. Vicente Romano (España)
18. Yuri Pimentel (Venezuela)
19. María Augusta Calle (Ecuador)
20. Carlos Aznárez (Argentina)
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BOLIVIA
Chávez ratifica que Bolivia sabrá derrotar plan imperialista
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Caracas, 03 May. ABN.- ³Así como el pueblo venezolano fue capaz, unido junto
a sus soldados, con dignidad y valor de vencer aquel golpe fascista de 2002
y todo el plan desestabilizador lanzado por el imperio, Bolivia sabrá
derrotar también el plan imperialista y el plan de la oligarquía boliviana².
Así lo sentenció este sábado el presidente de la República Bolivariana de
Venezuela, Hugo Chávez, quien además manifestó su solidaridad con el pueblo
de Bolivia y su presidente, Evo Morales, ante la consulta ilegal e
inconstitucional que se realizará este domingo en Santa Cruz.
³En este momento hay un pueblo patriota que está acosado, amenazado desde
fuera por el imperio y desde dentro por los lacayos, y al frente de ese
pueblo está un gran patriota, un indio patriota, el presidente Evo Morales²,
aseguró el Mandatario Nacional.
En este sentido, indicó que Bolivia está enfrentando horas dramáticas y está
siendo estremecida por el plan, el mismo plan que en Venezuela se puso en
marcha en los años 2001, 2002 y 2003, donde además participaron medios de
comunicación, algunos sectores empresariales, viejos partidos políticos y
sindicatos, así como sectores reaccionarios de la Fuerza Armada .
³Por más fuerza del imperio y la oligarquía cipaya de Bolivia, estoy seguro
que el pueblo boliviano, acompañado de nuestro amor, derrotará los planes
imperialistas. ¡Que viva Bolivia!², sostuvo el Jefe de Estado.
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BOLIVIA
Autonomismo separatista made a la USA
Por Padre Luis Barrios
New York,
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Este 4 de mayo nuestra hermana República de Bolivia en general y el gobierno
del presidente Evo Morales en particular serán sometidos a uno de esos
experimentos socio-políticos del gobierno de Washington que se ocultan
dentro de la doctrina del manifiesto divino, muy en particular en este
momento que confronta una crisis energética.
Se estará celebrando en Bolivia una consulta ³autonomista² tipo referéndum
en Santa Cruz y este referéndum de autonomía-separatist a solo persigue
dividir a Bolivia tal y como se hizo con Colombia para que surgiera Panamá y
satisfacer a Washington en su empeño con la construcción del Canal. De aquí
el que este proyecto separatista sea considerado por la Corte Electoral de
Bolivia como ilegal. Ahora bien, ¿Qué es lo persigue este referéndum? Buscan
a través de una acción política y económica separar a las regiones más ricas
de Bolivia.
Curiosamente por un lado la OEA, quien no ha demostrado objetividad en estos
asuntos, también juzgó en ese mismo sentido que la Corte Electoral de
Bolivia y por otro lado súmele también las decisiones de unos catorce países
de la región quienes a través de sus Cortes Supremas han ratificado que el
referéndum separatista es ilegal. En otras palabras, el referéndum es una
violación a la constitución de Bolivia.
Por un lado, es importante resaltar que el gobierno de Estados Unidos,
quienes están sumamente interesados en esta separación, es parte de una
obstrucción al gobierno democrático del presidente Evo Morales. Por un lado
ilegal e inmoralmente han refinanciado a través de la National Endowment for
Democracy entidad que trabaja paralelamente con la agenda terrorista de la
Agencia Central de Inteligencia (CIA)- unos 120 millones de dólares para que
el referéndum pueda ser realizado.
Por otra parte, el gobierno de Evo Morales ha realizado un tremendo trabajo
evitando la confrontación física que la oposición a su gobierno necesita. Se
ha extendido una invitación continua al diálogo pero quienes están detrás de
este referéndum separatista entre estos están la oligarquía bolivariana y
el gobierno de Washington- han dejado muy claro que no dialogaran con el
gobierno de Evo Morales antes del 4 mayo. Me imagino que tampoco después
del 4 de mayo.
Otra curiosidad que despierta la hermenéutica de la sospecha la podemos ver
con la persona que es el actual embajador de Estados Unidos en Bolivia. Este
señor, Philip Goldberg, fue el mismo que orquestó y dirigió el proyecto de
separación de Kosovo en Yugoslavia el cual se concretizó este año a través
de unas elecciones colonialistas.
Ahora con la realidad de un Kosovo dizque independiente, el gobierno de
Washington, quien fue uno de los que mas promovió y celebró esta seudo
independencia, puede tener acceso al control de los energéticos provenientes
del mar negro, como por ejemplo el etanol. Y por supuesto, esta presencia
militar de Estados Unidos en este lugar, tiene también como intención el
desestabilizar los gobiernos de la región que no se sometan a sus
necesidades.
Ahora bien, ¿serán estas políticas de sumisión y control que se realizan en
Kosovo las que se quiere hacer con Bolivia para echar abajo el gobierno de
Bolivia en particular y los gobiernos de Venezuela, Ecuador, Cuba, Paraguay,
entre otros, en general? Yo diría que si. Que no se nos olvide, esto no es
un Macondo en donde con realismo mágico como las cosas no suceden nos la
inventamos. Esta es una guerra anunciada y declarada.
Véalo de esta manera. Por un lado Estados Unidos refleja una estadística muy
interesante en aspecto de capitalismo corporativo, o sea, terrorismo
económico: Son el 7% de la población mundial, pero sin embargo consumen más
del 50% de la energía mundial. De aquí sus políticas a través de los mal
llamado tratados de libre comercio y sus protectores ejemplo de esto el
Banco Mundial y el Fondo Monetario Internacional, por solo mencionar dos de
los ejes del terrorismo- en donde se promueve con una dizque aperturas
comerciales, entre otras diabluras, el recortar la producción destinada a
los alimentos, a través de subir los precios produciendo una escasez
artificial de estos con el propósito de lograr subordinaciones nacionales
que es lo mismo que decir colonizar. Y por supuesto, el pueblo que se muera
de hambre.
Todo esto es un pecado capital el cual al Papa Benedicto XVI se le olvidó, o
no le dio la gana, señalarle al Presidente Bush en su visita unas semanas
atrás. Vea los ejemplos de subordinaciones nacionales en El Salvador, Haití
y República Dominicana, por solo mencionar tres de nuestros países y la
hambruna que han producido.
Es por esto que por un lado estoy en contra de este referéndum separatista
que se ha inventado Washington y la oligarquía de Bolivia. Esta es otra
artimaña para poder resolver la crisis capitalista de controlar lo que
Bolivia representa: etanol. Pero por otro lado, estoy en favor del gobierno
del presidente Evo Morales. Por esto hacemos un llamado a no dejar a Bolivia
sola porque esta nación está construyendo la paz con justicia.
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BOLIVIA
Patrones autonomistas solos contra el mundo
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Representantes de la comunidad internacional, diplomáticos de países
vecinos, organismos como la CAN, UNASUR, ALBA, UE, el Grupo de Río, países
no Alineados y personalidades del mundo entero llamaron a la moderación a
los dirigentes políticos y empresariales de Santa Cruz que impulsan un
referéndum ilegal. En las últimas horas se sumaron a este amplio grupo
humano preocupado por la estabilidad democrática en Bolivia el Consejo de
Expertos Electorales de Latinoamérica (CEELA), una alianza de diputados de
la Cámara de Comunes de Inglaterra, la Cumbre Parlamentaria de América
Latina-Unión Europea (AL-UE), el presidente de la Corte Suprema de Justicia
de Bolivia Eddy Fernández, el secretario General Permanente del Consejo
Supremo de Defensa Nacional (Cosdena) general Mario Ayala Ferrufino, y el
secretario general de la Conferencia Episcopal Boliviana (CEB) monseñor
Jesús Juárez.
Voces de toda Bolivia y del mundo entero, de diferentes tendencias políticas
y credos religiosos expresaron su preocupación por la inconstitucional e
ilegal consulta promovida por elites cruceñas para el 4 de mayo que pone en
peligro la democracia y la estabilidad de Bolivia y de la región entera.
Las últimas personalidades que se pronunciaron en contra del referéndum
cruceño de los estatutos autonómicos fueron el presidente de la Corte
Suprema de Justicia Eddy Fernández y el secretario general de la CEB
monseñor Jesús Juárez, quienes enfatizaron que los estatutos autonómicos
departamentales deben sujetarse a la Constitución Política del Estado
(CPE).
El referéndum para aprobar los estatutos cruceños está al margen de la ley y
vulnera la institucionalidad democrática, confirmaron la Corte Nacional
Electoral, el Congreso, órganos del Poder Judicial, e infinidad de
constitucionalistas de Bolivia y del extranjero.
³”Lo importante es que (los estatutos) no atenten contra lo que es la
Constitución y todas sus instituciones, deben observar precisamente los
principios que establece la Carta Magna², declaró Fernández y observó la
importancia de analizar jurídicamente el texto cruceño que será sometido a
consulta popular.
Monseñor Juárez declaró que ³una cosa son las autonomías y otra el
referéndum autonómico, que debe tener su base en una Constitución Política
aprobada por todos². Reiteró que es necesario crear una cultura de la
legalidad y ³hacer que las leyes se cumplan y que se vaya por el camino
establecido².
El Cosdena aseguró este viernes que el estatuto carece de legalidad porque
no está contemplado en la Carta Maga, viola la Ley Nro. 2769 del Referéndum
de 2004, Ley Nro. 1984 Código Electoral y no tiene el aval del Tribunal
Constitucional.
Esta semana en Quito, el Consejo de Expertos Electorales de Latinoamérica
deploró las ³decisiones unilaterales adoptadas por algunas Cortes
Departamentales Electorales, desconociendo la autoridad de la entidad
electoral del país², en referencia a la Corte cruceña que lleva adelante la
consulta ilegal. Los expertos electorales hicieron ³un vehemente llamado a
las autoridades de las instituciones electorales departamentales, para que
adecuando sus actos a las normas legales vigentes, respeten y cumplan las
decisiones de la CNE².
Una moción que critica el referéndum en Santa Cruz ha sido presentada ante
la Cámara de Comunes del Parlamento ingles el 28 abril por el parlamentario
Colin Burgon del partido Laborista, recibiendo el respaldo de parlamentarios
de diversos partidos.
³Este parlamento nota con preocupación que fuerzas derechistas en el
departamento de Santa Cruz de Bolivia están insistiendo en llevar acabo un
referéndum de autonomía regional el 4 de mayo; considera que dicho
referéndum viola la constitución boliviana y nota que la Corte Nacional
Electoral no lo avalará; además nota que la Organización de Estados
Americanos y la Unión Europea han declarado que no mandarán observadores
internacionales para legitimar el referéndum; muestra preocupación que
grupos derechistas extremistas, tales como la Unión Juvenil Cruceñista,
puedan realizar actos de intimidación en contra de los votantes; y cree que
la intención del referéndum es socavar el gobierno elegido democráticamente
del Presidente Evo Morales, el primer presidente indígena de Bolivia, cuya
meta es crear una sociedad justa e inclusiva para todos los Bolivianos
incluyendo la mayoría indígena, la cual ha sido históricamente marginada en
ese país², indica la moción parlamentaria.
Por otro lado, la Cumbre Parlamentaria de América Latina-Unión Europea
(AL-UE), reunida en la II sesión plenaria en Lima, declaró que ³la consulta
sobre estatuto autonómico del departamento de Santa Cruz constituye un
factor de confrontación social y desestabilización del ordenamiento jurídico
constitucional de la República de Bolivia, ya que no ha considerado a los
pueblos originarios e indígenas².
Los parlamentarios exhortaron a la reflexión de la oposición política en
vista de que la consulta irregular ³contribuye a la profundización del
peligroso aumento de la intolerancia racial, discriminación y el ejercicio
de la violencia ante una pretendida autonomía, la misma que no responde a la
realidad de conformación de los estamentos sociales de Bolivia y sus
respectivos territorios sobre la base de la justicia y equidad social².
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BOLIVIA
El Canciller Choquehuanca pide apoyo franco a la institucionalidad y al
gobierno democrático
Evo: Creímos, creemos y queremos seguir creyendo en la OEA
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El canciller David Choquehuanca pidió al Consejo Permanente de la
Organización de Estados Americanos (OEA) que respalde sin vacilaciones al
gobierno constitucional del Presidente Evo Morales y a la institucionalidad
democrática, y que censure la consulta del 4 de mayo en Santa Cruz, un hecho
incompatible con la Carta Democrática Interamericana que puede provocar la
ruptura del orden constitucional y de la integridad territorial del Bolivia.
En una sesión extraordinaria del Consejo Permanente que se celebra el
Washington, Choquehuanca transmitió un mensaje del Presidente Evo Morales a
los delegados de los países: “Hemos creído, creemos y queremos seguir
creyendo en la OEA”.
El canciller boliviano solicitó respaldo al gobierno constitucional y a la
institucionalidad democrática del país y pidió un pronunciamiento en defensa
de la integridad territorial de Bolivia.
Choquehuenca declaró que el gobierno de Morales tenía la esperanza de
encontrar una salida pacífica a la crisis política y creía que las gestiones
de la OEA, en un tercer intento, podría abrir las puertas del diálogo antes
de la consulta del 4 de mayo impulsada por la Prefectura y el Comité Cívico
de Santa Cruz.
El gobierno también creía que la palabra de la Iglesia Católica sería
escuchada; que las gestiones de países amigos de la región y los
pronunciamientos de la comunidad internacional, las voces CAN, UNASUR, UE,
Grupo del Río, Países no Alineados y llamados de personalidades del mundo
ayudarían a iniciar diálogo.
“Todos expresaron su preocupación por la inconstitucionalidad e ilegalidad
de la consulta promovida por la Prefectura y Comité Cívico, sobre el peligro
de aprobar de un estatuto que viola la constitución y que pone en riesgo la
democracia y la estabilidad de Bolivia y de la región”; pero la
intransigencia de los sectores opositores bloqueó el acercamiento, enfatizó
Choquehuanca.
Reiteró que el gobierno de Morales estará siempre dispuesto a respetar la
vida, la democracia y sus instituciones, y recurrir al diálogo como único
camino para resolver los problemas. Pero en Bolivia está ocurriendo un
fenómeno político nuevo y peligroso, pues se intenta utilizar una consulta
popular para lograr un objetivo antidemocrático y anticonstitucional cuyo
resultado niega todos los principios de la institucionalidad democrática con
funestas consecuencias para la democracia.
El secretario general de OEA José Miguel Insulza reconoció que el acto del
domingo en Santa Cruz puede conducir a consecuencias no deseadas.
A él y a otros representantes de la región le preocupan tres graves
peligros: que el conflicto pueda conducir a una división en el país; que el
conflicto pueda generar una ruptura de la democracia, base de nuestros
principios de la Carta Democrática Interamericana; y que este proceso pueda
conducir a un período violento prolongado.
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diariodeurgencia mailing list
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http://listas.nodo50.org/cgi-bin/mailman/listinfo/diariodeurgencia
Oui l’union doit être un mot d’ordre primordial aujourd’hui (le probleme etant de savoir qui l’est et qui ne l’est pas ou plus!)
Ces multiples appels à dénoncer ce référendum de Santa Cruz et des autres provinces de Bolivie sécessionnistes comme illégal, ne sont malheureusement pas repris ni soutenus par des organismes, partis ou intellectuels FRANCAIS.
Ils sont à peine évoqués dans nos médias. Il y a urgence de “faire quelque chose”. France Culture du 5 mai en parle comme d’une opposition entre riches et pauvres. Mieux que rien. Mais c’est oublier soigneusement le rôle fondamental de “l’empire”, des agissements en sous-main de la NED, officine de la CIA pour financer ce référendum avec 120 MS. Point d’explication sur la richesse du sous-sol riche en gaz, point de rappel sur les latifundiums dominant les plaines de ces régions, et point de rappel sur la concentration des “indigènes” Quechua et Amàras des hauts plateaux andins.
Un scénario sécessionniste à la “kosovare”, dénoncée ci-dessus, est cité à juste titre, (rappelant que l’ambassadeur états-unien actuel de Bolivie est celui qui sévissait il y a peu encore au Kosovo) montrant une analyse politique très actuelle et la citation littéraire de Macondo tiré de “100 ans de solitude” de G.G. Marquez fera plaisir à ceux qui connaissent. Aujourd’hui hélas il n’y a pas besoin de recourir au réalisme magique : Esta es una guerra anunciada y declarada. “C’est une guerre annoncée et déclarée pour mettre bas les gouvernements de Bolivie d’EVO MORALES et des pays comme Venezuela, Cuba, Equateur, Paraguay et d’autres.”
Comment agir en France, Danielle? (La question qui fâche toujours.)
voici deux réactions sur le site de Rouge suite à la visite de monsieur Besancenot à Cuba.Ces commentaires ont le mérite de la clarté.Merci à Rouge de vendre la mêche.
Mustafa, Slovenija, 03/05/2008 22:54 : Olivier Besancenot aurait du posé la quetsion suivante : pourquoi le PCC n’autorise-t-il pas d’autres partis et des élections libres ? LA réponse est évidente : le rôle de la bureaucratie est incompatible avec la démocratie. La blocus américain n’explique rien du tout : il est possible de se procurer aujourd’hui à Cuba des produits américains, y compris du Coca-Cola ! Les bureaucrates, qui font de la contrebande vers Cuba, réalisent des profits énormes avec le marché noir. Pourquoi les bureaucrates du PCC restaureraient-ils la démocratie à Cuba ? C’est justement l’absence de démocratie qui garantit leurs profits ! Les Cubains ordinaires n’étaient pas autorisés, jusqu’à il y a quelques semaines à avoir un téléphone portable ou un PC ! IIls n’étaient pas autorisés aussi, jusqu à très récemment, à résider dans des hôtels de tourisme. Comment le blocus peut-il expliquer cela ? Ou le fait que tous les types de nourriture et d’autres produits sont disponibles dans les hôtels de tourisme alors que les Cubains ordinaires ne sont pas autorisés à acheter des produits alimentaires de base ? Réponse : le PCC dirige une dictature bureaucratique qui se transforme en capitalisme.
Toto, Villecresnes, 04/05/2008 13:03 : Sympathisant de gauche, je suis un peu gêné par cet article. J’ai entendu Olivier sur BMF TV, le 1er mai déclarer qu’il n’avait pas de modèle socio économique tout en assumant de reconnaître le caractère criminogène des états socialistes qui ont vu le jour au XXe siècle… j’ai toujours partagé cette idée que pour bâtir un véritable modèle social, une nouvelle société basée sur le partage des richesses, il fallait rejeter sans mesure les catastrophes socialistes (dites socialistes). Comment Olivier peut-il alors faire l’éloge du système cubain dirigé par un autocrate mégalomane, un despote qui laisse pourrir dans ses cages, des opposants politiques ? Pour espérer être crédible et honnête dans notre volonté de bâtir une véritable société communiste, il faut rejeter toutes ces expériences indéfendables et criminelles qui ont détruit la vie de millions de personnes.
Encore des cretins qui s’irrigent en donneur de leçon à l’humanité alors qu’il ne sont jamais sortis de leur jardin de peur d’y faire de mauvaises rencontres…
J’ai vu le même style sur le site du pc ou d el’huma concernant le tibet et la chine!
OB vient de faire preuve de courrage politique et il faut savoir l’en remercier.
Dimitri,
tu me désespères et tu me donnes envie de rire. Comment peux-tu aussi systématiquement évacuer l’aspect essentiel de ce sur quoi tu interviens: le fait important est de comprendre ce que besancenot est allé faire à Cuba. Y a-t-il une activité des trotskistes et laquelle ? Pourquoi a-t-il jugé important d’opérer un virage à 90°?
Cela dit j’ai tendance à trop faire de la politique et il est clair que de ce point de vue je n’ai pas encore compris pourquoi marie georges buffet est allée à Cuba et au venezuela, ce qu’elle en a retiré et à quoi a servi son activité qu’il faut bien qualifier de touristique.Visiblement Besancenot lui a des perspectives politiques et il a des relais cubains. Que faut-il en penser?
Danielle Bleitrach
Si Mélanchon décide de se mouiller contre le boycott des JO et si OB décide de se mouiller (un tout petit peu) pour Cuba, c’est bon signe, cela signifie que le courant communiste, et particulièrement au PCF, obtient un écho croissant sous diverses formes, et ces prises de positions d’hommes politiques dont la réussite des stratégies implique la disparition du PCF signifie qu’ils commencent à s’inquiéter la-haut dans les miradors devant la possibilité d’union des oppositions.
C’est en effet peut être un “effet Gérin”.
Je ne connais pas les motivations secrètes d’ olivier besancenot ou de jean luc melenchon sur la disparition du Pc (qui s’ est déjà tout seul mis dans dans un état critique en se vendant au PS) mais je ne peux que me réjouir de voir la combativité de Melenchon sur l’ amérique latine y compris Cuba et “le semblant de prise de conscience” de Besencenot après des déclarations souvent idiotes et alignées sur la presse bien pensante capitaliste.Je ne suis pas un spécialiste de Cuba ni de politique mais simple citoyen du monde défendant l’ idée d’ une société socialiste plus juste et solidaire.Je suis allé trois fois à Cuba et j’ ai constaté le fossé qui existe entre ce qui est dit ici en france et la réalité.Cuba est un pays souverain digne et solidaire….oppressé depuis des decennies et qui a su mettre en place son système avec ses réussites et ses échecs mais il mérite notre soutient sans ambiguités car nous devons pas nous tromper d’ ennemis. (erreur des partis de gauche français qui surfent sur le politiquement correct et qui sont vendus au système capitaliste)Cuba,la Bolivie,le Venezuela,la Palestine….autant de lieu de luttes que je soutiens à mon petit niveau en veillant à pas me faire manipuler par la désinformation…et pour ça merci à Danielle Bleitrach et autres animateurs des sites commme le grand soir….Si besencenot ou Melenchon mettent du plomb dans le tete tant mieux pour eux et leurs sympatisants et restons vigilants….
salutations révolutionnaires
Il ne s’agit pas de “motivations secrètes” mais de politique, c’est-à-dire de rapports de forces. je me souviens de cette anecdote rapportée par lénine: il raconte qu’un ouvrier lui a dit “ils ont peur de nous en ce moment, le pain est blanc”.Alors ce que je pense est qu’effectivement “ils” sentent que la crise de leur système atteint un niveau insupportable, “ils” ne savent plus comment gérer cette crise. “ils” veulent utiliser de vieilles recettes politiciennes: diviser, isoler, partout sur tous les continents. Mais la pression est forte y compris chez nous. Alors la droite a décidé d’inventer le même piège que Mitterrand avait inventé pour la droite en créant de toute pièce Le pen.Au passage, il faut détruire l’expression populaire, la diviser, retourner les sans papiers contre la CGT, pipoliser, isoler. Le PCf tel qu’il est se prête au niveau de sa direction à cette liquidition, ils vont jouer sur le légitimisme, les divisions internes pour en finir avec le PCf.
Bref comme en Bolivie, il y a le paroxysme de la lutte des classes, la tentative de dynamiter le processus qui secoue l’Amérique latine, ici nous avons des phénomènes comparables qu’il faut comprendre et tenter de ne répondre en rien à leurs voeux. EN RIEN… Cuba est orfèvre en la matière, ils ont su créer à chaque moment l’unité d’un peuple face à l’ennemi. Unité idéologique, morale mais aussi matérielle.
Il faut beaucoup réfléchir et s’interroger non sur “les motivations secrètes” mais sur ce que veut l’ennemi et ce que l’on veut nous, quelles sont nos faiblesses et nos forces …
Danielle bleitrach
Je précise que je n’ai rien contre OB ou JLM, et que je ne leur fait pas de procès d’intention; c’est un fait objectif que ni le Linx partei français ni le NPA ne peuvent prospérer si le PCF subsiste.
« C’est un fait objectif que ni le Linx partei français ni le NPA ne peuvent prospérer si le PCF subsiste » ? Un fait ? Quel fait ? Un PCF allié au PS dans les institutions de l’Etat bourgeois, qui vote les budgets socio-libéraux de vingt Régions, des deux tiers des grandes municipalités du pays, de 60 % des conseils généraux, qui n’aspire qu’à une chose, s’embarquer de nouveau en 2012 dans un gouvernement de gauche sous la houlette d’un Hollande, DSK ou d’une Royal, ne peut en rien concurrencer l’aspiration populaire à la création d’un nouveau parti anticapitaliste (NPA). Il en est, au contraire, l’illustration vivante de sa nécessité. Voilà le fait, incontournable !
Toutefois, si les oppositions lutte de classe du PCF parviennent à s’unir et à gagner la majorité au prochain congrès du PCF, à le « ramener », comme elles le disent, « au communisme », alors les partisans du NPA sauront en tenir compte et proposeront évidemment une fusion des deux organisations.
Donc, bon courage dans ce que vous entreprenez. Je vous souhaite de réussir, là où, pour ma part, j’ai échoué il y a quarante ans.
Merci de transmettre à Emmanuel Dan Trang dont les inquiétudes sur un NPA machine de guerre « contre » le « redressement » du PCF n’ont aucun fondement. Il devrait penser contre lui-même, et, au contraire, se féliciter d’un éventuel progrès significatif du NPA dans les mois qui viennent, un argument d’évidence pour les « reconstructeurs » du PCF contre sa direction actuelle que sont disponibles des milliers de militantes et de militants pour pousser leurs organisations syndicales et politiques à l’affrontement contre l’adversaire de classe. En cas d’échec du processus constituant du NPA, c’est Marie-George Buffet (comme Mélenchon d’ailleurs, qui n’a pas attendu cela pour voter, sauf la partie Europe, la déclaration de principes du PS d’abandon définitif du marxisme) qui en tirera argument pour maintenir le PCF dans l’impasse du « rassemblement à gauche » dominé par le PS.
Et pour ce qui est de l’« évolution » de Besancenot sur Cuba, tout est affaire de point de vue. Un peu comme dans la théorie de la relativité, de point de vue… de l’observateur. Si l’observateur, ici l’hôtesse de ce blog, Danielle Bleitrach, s’arrête aux cinq phrases caviardées par Le Figaro d’un résumé, lui-même tronqué, de l’AFP de l’interview d’Olivier à Canal +, qu’à l’époque, elle s’est empressée, sans chercher plus loin, à poster, rageuse, sur « Changement de société » pour incendier le « paltoquet » et « morveux » Besancenot qui n’y pouvait mais, évidemment il y a « évolution ». Mais si l’observateur fait enfin l’effort de lire ce qu’il avait réellement dit, en solidarité avec Cuba et contre l’impérialisme états-unien (c’est ici, « Précisions à propos de Cuba » : http://www.lcr-rouge.org/spip.php?article1112), il verra qu’il n’y a pas « évolution ».
Je ne pensais pas que la lutte de classe passait chez Drucker mais bon.
Effectivement le site de Rouge est très intéressant pour les propose tenus que j’ai posté précédemment. Bien sur m’objectera t’on ceci n’est pas la position de du Nul Part Ailleurs, chose facile mais il n’en demeure pas moins que tout contradicteur de Besancenot devient un lecteur assidu et victime du Figaro. Un peu le coup de la citadelle assiégée et plat plus que réchauffé, on croirait du MGB.
Quand à savoir si les militants du PCF abandonneront le C pour suivre l’exemple de la L gageons que la résistance sera forte et peut être victorieuse alors que la chose est jouée à la L.
La volonté populaire évoquée plus haut me rappelle ces phrases toutes faites, cette façon de parler à la place de, pourtant la volonté populaire à Vitry par exemple a été claire et nette aux municipales, alors se rallier à la volonté populaire passe dans cette ville par l’adhésion au PCF…Ou alors il y aurait une bonne et une mauvaise volonté populaire, étrange…
Ce que j’ai vu à Valenton c’est une L qui a refusé de soutenir la liste du PCF qui faisait face à l’UMP et au PS qui envisageaient une fusion si second tour, ce silence de la L !
Et à Villeneuve St Georges, là s’affrontaient également trois listes et là également silence radio de la L…
Pourquoi opposer aux militants communistes leur alliance avec le PS et refuser de les soutenir quand ils s’y opposent, poser la question c’est y répondre.
D’ailleurs Emannuel Dan Trang démontre bien que , là où les communistes ont gardé leurs couleurs , la L fait un mauvais score d’où nécessité d’en finir avec le PCF pour tenter d’émerger.
Puisqu’il est de bon ton de revenir sur Mai68 ce Nul Part Ailleurs pourrait reprendre le flambeau du PSU dont nous savons quarante ans après ce qu’il en est advenu par contre l’anticommunisme viscéral d’extrême gauche lui a survécu.
Quand les médias dominants de la classe dominante invitent à un tel rythme Besancenot (sur le site de la L voir les invitations c’est surprenant)il est utile de s’interroger à savoir si nous avons la bourgeoisie la plus bête du monde ou une des plus retors.
Mon fils m’a dit:” j’ai voté Besancenot parce qu’il ne veut pas tout casser mais je peux pas voter pour les communistes vous êtes trop extrêmistes”, incroyable non, mon fils qui fait son expérience de gagneur a saisi cela.
Je ne philosophe donc pas, je me contente de rapporter ici du vécu, du quotidien.Point.
Je conseille au camarade partisan du Nouveau Parti Antichinois de lire l’analyse de Greg Oxley du projet de Besancennot, dans La Riposte. Oxley et ses copains trotskystes ayant quant à eux préféré adhérer au vieux parti anticapitaliste qui a participé à tous les combats glorieux et douteux de la lutte des classes. Aujourd’hui un mien collègue au PT ironisait sur l’Albanie d’Enver Hodja. Mais le jour ou le NPA gouvernera un canton quelque part dans le monde il fera chaud.
je ne peux m’empêcher de glisser mon grain de sel. C’edst étrange mais malgré les provocation un peu stupides de Pierre Gendre (habituel dans le rôle), je n’arrive pas à penser en terme d’antipathie spontanée.
D’abord je n’arrive pas à entrer dans la vision à courte vue relevant du réflexe conditionné : le PCF serait coupable d’union avec le PS. Si le refus de l’union de la LCr revient à la catastrophe marseillaise où les listes Marseille attaque qui avaient le soutien de Besancenot et de Bové ont reporté leurs voix au second tour sans condition sur cette paillasse de Guerini allié à un mec du SAC, et qui s’était illustré en tant que président du conseil gténéral en restreignant le RMI, honnêtement je trouve que ce n’est pas la peine de brâmer contre la trahison du PCF qui y est également allé en donnant sans condition sa mairie d’arrondissement. LCR et PCF sont à mettre dans le même panier d’oeufs pourris.
Et je crains bien que le parti de besancenot qui étrangement se pose les mêmes questions qu’une partie de la direction du PCF (abandon du communisme, de fait stratégie dont on a vu les “heureux” effets en Italie) soit de fait un marche-pied pour le PS. Il l’est déjà et la jeunesse bourgeoise fait un petit tour à la LCR pour rejoindre ses aînés au PS quand elle a envie de faire carrière.
Alors que les opérations politiciennes de la droite aujourd’hui assurent une promotion à l’opération en espérant qu’à la fois elle les débarrassera du PCF et elle créera une situation comparable à gauche, à celle créée par Mitterrand avec le front national pour la droite. C’est dans ce contexte que l’on va assister chez Drucker et ailleurs à la promotion pipolisation (la ridicule affaire de l’espionnage) de Besancenot.
Soit la direction de la LCR (et Pierre gendre par la même occasion) sont totalement débiles s’ils ne voient pas l’opération, soit ils s’y prêtent en pensant au meilleur des cas la dépasser. C’est là que s’impose la réflexion. ils n’en ont pas les moyens et ils savent bien qu’ils sont en échec sur un projet crédible lié aux couches populaires.
Cela tient au creux de leur projet : d’abord l’utilisation systématique du mécontentement des adhérents et électeurs communistes dont on peut capter les reflexes primaires, mais cela ne fait pas une politique. Comme le montre l’exemple marseillais, l’antisocialisme primaire ne mène pas à grand chose et surtout pas à la sortie du “vote utile” et au bipartisme que l’on tente de développer en Europe.
De même sur le plan international, l’avancée vers Cuba doit être saluée et je l’ai fait, mais je crains qu’il s’agisse d’un simple gadget, d’une incapacité là encore à situer son action. j’en veux pour preuve la non compréhension récente de ce qui se passait en Chine (et là les gens de la Riposte étaient aussi nuls que ceux de la LCR, le vieux réflexe anti-soviétique, le dogmatisme est toujours vivace, cela dit le PRCF n’a pas été mal non plus, toujours le problème du modèle, l’incapacité à se situer au niveau de Fidel, sans parler de la direction du PCF).
Donc nous sommes vraiment tous trés loin d’une issue et se provoquer mutuellement ne mène pas à grand chose sinon à enclancher la machine à perdre, celle qui donne de la force aux Berlusconi, Sarkozy et mac Cain.
C’est à cela que j’ai besoin de réfléchir, j’attends beaucoup de mes rencontres avec vous à Nanterre, puis à valenton, c’est pour cela que je tais sur le fond, j’ai besoin de votre avis.
Voilà où j’en suis et vous ?
danielle bleitrach
Le NPA ne mérite ni excès d’honneur ni d’indignité.
Je trouve qu’on résonne ici trop de manière abstraite en semblant penser que le succès d’un parti se fait avant tout sur une posture idéologique. Ce n’est pas mon avis. Il n’ y a pas une masse de consommateur citoyens qui attendrait le bon parti qui lui offrira l’offre idéologique qui lui conviendrait et qu’il aurait définit a priori.
Au passage je remarque que cette analyse nie l’importance du parti dans la construction d’une conscience de classe et la construction d’une hégémonie politique pour ne le considèrer que comme une machine électorale.
Evidemment le PCF n’était pas ça (je ne suis pas sur que ses dirigeant en soient aujourd’hui conscient malheureusement) pas plus que la LCR (et je pense que ses dirigeants eux le savent)
C’est pourquoi je pense que les votes LCR et PCF se cristallisent de manière différente, qu’on survalorise le nombre de gens qui hésitent entre les deux courants et que le succès de l’un ne se fait pas sur les défaites de l’autre. L’électorat d’extrême gauche n’est pas plus un électorat potentiel pour le PCF que pour le PS ou les verts…
Le remarque d’Alain Girard sur son fils est éclairante et effectivement la bourgeoisie ne valorise pas Besancenot par hasard (comme elle le faisait avec Laguiller naguère). Je me demande si cela n’est pas avant tout une armes anti PS pluôt qu’anti PC… et je pense que le succès (très hypothétique, du moins la manière dont on le pose) du fameux NPA, ne pose pas réellement de problème pour le reconstruction d’un parti communiste en France…
Quant à la position sur Cuba : certes la position de Besancenot reprend une ligne plutôt traditionnelle dans la ligue et le courant de la IV auquel elle se réfère. Néanmoins il faut lire certain forum LCR pour voir la haine de certains de leur militants envers la révolution cubaine et envers Fidel.