Jean Luc Melenchon : Un projet théocratique, autoritaire, ethniciste, dangereux pour la paix

Ajouter un commentaireVoici une note de plus sur le sujet du Tibet et de la Chine. Bien d’autres sujets me sollicitent et on me fait le reproche de donner à celui-ci une importance exclusive finalement excessive. Il est temps pour moi de rappeler que ce blog n’est pas le journal officiel de Jean-Luc Mélenchon destiné à donner prétentieusement mon avis sur tous les sujets qui sont dans l’actualité ni même sur ceux qui m’impliquent par ailleurs. Un bon débat est commencé ici sur un sujet qui n’est pas second. Il s’agit de l’ordre du monde, des progrès de la politique du choc des civilisations et de la manipulation des opinions publiques pour les entrainer dans des logiques d’agression contre les pays dont la puissance même pacifique pose problème a l’empire des Etats-Unis d’Amérique. Tel est le cas du Tibet qui a vocation à devenir le Kosovo des chinois dans l’esprit des stratèges néo conservateurs. Ce débat est un bon exemple. Un bon cas. Justement parce qu’il n’est pas simple et que l’on ne trouve pas de feuille toute blanche et de feuille toute noire. Il faut réfléchir et chercher son chemin dans un fouillis de faits et maintenant sous une pluie d’injures.

Il est fascinant de voir comment dès qu’une opposition laïque se présente qui met en lumière le caractère ridicule de l’enthousiasme pour un religieux elle est immédiatement démolie sur un registre personnel. Ainsi si l’adjoint à la culture de la mairie de Paris se prononce contre les simagrées pour le Dalaï Lama ce ne serait pas parce qu’il a une opinion et qu’il n’aime pas les chefs religieux obscurantistes mais parce qu’il travaille chez LVMH et que cette entreprise commerce beaucoup en Chine. Bien sûr ce genre de mise en cause personnelle est radicalement à sens unique. Par exemple personne ne demande à Monsieur Ribbes qui m’insulte ici régulièrement et sur les plateaux de télévision comment il est passé de ses certitudes d’ancien membre du PCMLF (parti communiste marxiste léniniste de France), c’est à dire du culte délirant des maoïstes français des années soixante huit pour la personne de Mao à son culte actuel pour le Dalaï Lama. Et personne ne lui demande si son engagement à quelque chose à voir avec ses fonctions à l’université tibétaine européenne que subventionne l’Union européenne… Et ainsi de suite.
Après l’émission d’hier soir sur France trois, des amis m’ont demandé de publier mes arguments sur deux points : ce que je dis à propos de la confusion du religieux et du politique dans la cause du Dalaï Lama et ce que j’affirme sur le caractère dangereux et destructeur de sa revendication indépendantiste. 
LE PROJET POLITIQUE DU DALAI LAMA EST THEOCRATIQUE ET AUTORITAIRE
A de nombreuses reprises dans les débats auxquels j’ai participé mes protagonistes ont pris argument de l’existence d’une « Constitution Tibétaine » dont la lecture suffirait à démonter la vocation démocratique du projet du Dalaï Lama. Le Dalaï Lama lui-même l’affirme dans son discours fondateur devant le congrès des Etats-Unis en 1987 : «… les tibétains en exil exercent pleinement leurs droits démocratiques grâce a une Constitution promulguée par moi-même en 1963… » Il y a eu bien davantage de dit à ce sujet. Cette Constitution serait même « laïque ». C’est ce qu’a déclaré en face de moi le représentant du bureau du Tibet à Paris sur le plateau de Paul Amar ainsi que chacun peut le vérifier en allant sur le site de l’émission « Revue et corrigée ».
Cette Constitution, dite « Charte des tibétains en exil »,  est consultable sur le site officiel du « gouvernement tibétain en exil ». Cette lecture est indispensable. Elle permet de se faire une idée assez précise de ce que valent les déclarations, la main sur le cœur, de ceux qui débitent sur les plateaux de télévision que le Dalaï Lama est un parfait démocrate, laïque et ainsi de suite. Elle permet de vérifier si mon rejet du caractère théocratique des objectifs des indépendantistes tibétains est un pur a priori sans fondement de ma part, faussé par mes propres présupposés philosophiques et politiques. Et chacun pourra se demander s’il n’est préférable compte tenu des leçons de l’histoire en la matière depuis l’Afghanistan et l’Iran de refuser toujours et quelle que soit la religion, la confusion de la politique et de la religion. A tout le moins la lecture de ce document permet de vérifier que ceux qui parlent de Constitution « démocratique » et même « laïque » mentent sciemment pour manipuler les auditeurs dont ils espèrent qu’ils les croiront sur parole sans aller vérifier ce qu’ils disent. Par contre j’espère fermement que chacun puisse aller vérifier si les citations que je fais sont exactes ou non.
Article 3. Nature de la politique tibétaine : « L’avenir politique tibétain doit respecter le principe de la non-violence et s’efforcent d’être un libre État de la protection sociale avec sa politique guidée par le Dharma »
Ceux qui protestent contre l’introduction de la Charria, loi religieuse dans les constitutions islamistes deviennent-ils muets quand il s’agit du Dharma ? Ou bien l’opposition à l’introduction d’une loi religieuse - quelle qu’elle soit- dans une Constitution doit-elle être une règle universelle ?
Cette vision religieuse du pouvoir n’est pas une référence isolée dans ce texte « constitutionnel ». Il prévoit notamment que  le serment prêté par les Ministres  est fait « au nom des Trois Joyaux (Bouddha, Dharma et Sangha) ».
Enfin, la Charte se termine par une « Résolution spéciale », votée en 1991, dont voici un extrait qui en dit long sur le manifeste de veulerie féodale que le Dalaï Lama a sollicité de ses ouailles: « Sa Sainteté le Dalaï Lama, le chef suprême du peuple tibétain, a offert les idéaux de la démocratie au peuple tibétain, même s’il n’a pas ressenti le besoin de ces idéaux. Tous les Tibétains, dans le Tibet et en exil, sont et restent profondément reconnaissants à Sa Sainteté le Dalaï Lama, et s’engagent à nouveau à établir notre foi et notre allégeance à la direction de Sa Sainteté le Dalaï Lama, et à prier avec ferveur pour qu’il puisse rester avec nous à jamais comme notre chef suprême spirituel et temporel. »
Voila donc ce qu’il en est du caractère « laïque » de la Constitution tibétaine affirmé par le représentant du bureau du Tibet à Paris. Voyons à présent ce qu’il en est de la « démocratie » tibétaine organisée par cette Constitution.
Article 36. Pouvoir législatif. « Tout pouvoir législatif et autorité réside dans l’Assemblée tibétaine. Les décisions de celles-ci requièrent l’approbation de Sa Sainteté le Dalaï Lama pour devenir des lois »
Vous avez bien lu. Après une formule péremptoire « tout le pouvoir au parlement » vient cette suite, dans un enchainement d’un cynisme absolu : pour qu’une « décision »   du parlement tibétain devienne une loi, il faut que sa sainteté soit d’accord. Est-ce là l’idéal démocratique et les valeurs universelles que nous sommes censés défendre en défendant le Dalaï Lama et le Tibet des moines ?
Et après cela il reste à se demander  si l’idéal démocratique dont on se réclame pour protester contre l’actuel statut du pouvoir dans la province autonome du Tibet reçoit une alternative avec la concentration monarchique du pouvoir prévue par cette Constitution.
Article 19. Pouvoir exécutif  « Le pouvoir exécutif de l’administration tibétaine sont dévolus à Sa Sainteté le Dalaï Lama, et doit être exercé par lui, soit directement ou par l’intermédiaire d’officiers qui lui sont subordonnés, conformément aux dispositions de la présente Charte. En particulier, Sa Sainteté le Dalaï Lama est habilité à exécuter les pouvoirs ci-en tant que chef de la direction du peuple tibétain :
(a) approuver et promulguer les projets de loi et des règlements prescrits par l’Assemblée tibétain;
(b) promulguer des lois et ordonnances qui ont force de loi.
(c) conférer les honneurs et les brevets de mérite;
(d) convoquer, ajourner, reporter et prolonger l’Assemblée tibétaine;
(e) envoyer des messages et adresses à l’Assemblée tibétaine chaque fois que nécessaire;
(f) suspendre ou dissoudre l’Assemblée tibétaine;
(g) dissoudre le Kashag (gouvernement) ou destituer un Kalon (ministre).
(h) décréter l’urgence et convoquer des réunions spéciales de grande importance.
j) autoriser les référendums dans les cas impliquant des grandes questions en suspens conformément à la présente charte.»
 
LE VOCABULAIRE DU DALAÏ LAMA N’EST PAS ACCEPTABLE
Pour fixer la sympathie des opinions occidentales, le Dalaï Lama utilise un vocabulaire qui tente un parallèle inacceptable avec la Shoa. Qui lui dira qu’en Europe nous considérons que la Shoa est un évènement radicalement singulier en tant que crime contre l’humanité. Nous n’acceptons pas d’en dissoudre le sens par des usages verbaux qui finiraient par en diluer la signification car cela reviendrait à le minimiser et à relativiser la responsabilité de leurs auteurs et des idéologies qui l’ont rendu possible. La référence permanente aux « six millions de tibétains » chiffre opportunément largement arrondi pour suggérer des parallèles, la référence nauséabonde  à une décision des autorités chinoises « d’imposer une « solution définitive » » (les guillemets autour de cette expression  sont dans le texte initial du discours devant le congrès américain), l’usage inacceptable du concept de « génocide culturel », à rapprocher de celui de « l’holocauste dont a souffert notre peuple durant les décennies passées » tout cela forme un tout qui ne peut être fait par hasard. Je m’en suis ému en voyant ces mots placés comme ils le sont dans les textes des discours. Mon émotion a grandi en lisant les notices biographiques consacrées à la personnalité de son mentor dans sa jeunesse,  monsieur Harrer, puis de l’amitié qu’il lui a conservé jusqu’à sa mort.

LE PROJET DU DALAÏ LAMA C’EST L’INDEPENDANCE ETHNICISTE.
Un autre « must » des débats est d’affirmer avec les yeux brulants de compassion pour la misérable ignorance de son interlocuteur : « mais le Dalaï Lama, ne veut pas l’indépendance, pas du tout, il veut juste l’autonomie ». Pour preuve nous sommes renvoyés à sa déclaration à ce sujet devant le parlement de Strasbourg en 1998. De cette façon il ne nous reste plus qu’a dire que c’était exactement le discours des « résistants kosovars » du type du déjà « bon et pacifiste » Ibrahim Rugovar que l’on promenait en son temps sur les plateaux de télé avec son air pitoyable de chien battu, son écharpe attendrissante autour du cou même en plein été, et que l’on sait comment cela s’est fini. On nous réplique alors que nous faisons des procès d’intentions. Il faut donc se référer aux textes des discours du Dalaï Lama. Non seulement à la lettre de ce qui est dit mais à l’esprit de la démonstration. Le texte auquel je renvoie est sur le site : www.Tibet-info.net. Il date de 1987. Mais le site officiel des tibétains donne d’intéressantes précisions pour sa présentation. « Traduite pour la première fois en français, l’allocution du Dalaï Lama au Congrès des Etats-Unis à Washington le 21 septembre 1987 reste toujours d’actualité, comme nous le montrent les essais nucléaires en Inde et les récentes inondations en Chine. L’allocution marque plus encore que la proposition de Strasbourg du 15 juin 1988 la volonté de dialogue et la position du chef spirituel et temporel des Tibétains. » Donc ce texte de 1987 est “toujours d’actualité”. Il l’est même “plus encore que la déclaration de Strasbourg” de 1996. Nous voici donc prévenus. Lisons.« Alors que se poursuit l’occupation militaire du Tibet par la Chine, le monde doit garder présent à l’esprit que, bien que les Tibétains aient perdu leur liberté, du point de vue du droit international, le Tibet reste aujourd’hui un état indépendant soumis à une occupation illégale ». « Libéré de l’occupation chinoise, le Tibet continuerait à remplir aujourd’hui son rôle naturel d’Etat-tampon, préservant et favorisant la paix en Asie. » Cette analyse est au-delà d’une simple allusion. L’idée centrale est que le Tibet reste du point de vue légal un Etat indépendant quelle que soit sa situation actuelle.
Il est significatif que dans ce document comme dans tous les autres, le Tibet dont il est question est  celui qu’il nomme « le Tibet historique » qui, au total représente le quart de l’actuel territoire de la Chine !  « Mon désir le plus cher, à moi ainsi qu’au peuple tibétain, est de rendre au Tibet ce rôle précieux, en transformant à nouveau le pays tout entier, c’est-à-dire l’ensemble des trois provinces d’U-Tsang, du Kham et de l’Amdo, en une zone où régneraient stabilité, paix et harmonie. » L’énormité de cette revendication territoriale, son incroyable agressivité n’est jamais prise en compte dans aucun commentaire. Au delà de son caractère absolument explosif sur le plan géo politique, elle l’est tout autant sur le plan humain. Et c’est le Dalaï Lama qui la pose lui-même quand il dénonce la composition ethnique actuelle des régions concernées.
« Dans les régions orientales de notre pays, les Chinois dépassent à présent très largement les Tibétains par le nombre. Par exemple, dans la province d’Amdo où je suis né, on compte d’après les statistiques chinoises 25 millions de Chinois pour seulement 750 000 Tibétains. Même dans la soi-disant Région autonome du Tibet, c’est-à-dire au Tibet central et occidental, les sources gouvernementales chinoises confirment que les Chinois sont à présent plus nombreux que les Tibétains. (…) Aujourd’hui, sur l’ensemble du territoire tibétain, 7,5 millions de colons chinois ont déjà été expédiés, dépassant une population tibétaine de 6 millions. Au Tibet central et occidental, désigné à présent sous l’appellation « Région autonome du Tibet » par les Chinois, les sources chinoises reconnaissent que les 1,9 millions de Tibétains constituent à présent une minorité au sein de la population.
De plus, ces chiffres ne tiennent pas compte de l’occupation militaire estimée entre 300 000 et 500 000, dont 250 000 dans la soi-disant Région autonome du Tibet.
Pour que les Tibétains puissent survivre en tant que peuple, il est impératif que cessent les transferts de population et que les colons chinois rentrent en Chine. »  Je pense que cette dernière ligne doit être lue avec soin. Ce n’est ni plus ni moins que la purification ethnique. Cette conception de la définition des peuples non par leur droits égaux mais par leur ethnie est le propre de tous les ethnicismes et la racine de tous les racismes. Mais le Dalaï Lama ne réserve pas cette définition au seul cas du Tibet. Il se présente comme un fauteur de guerre en Chine en incluant dans sa revendication ethniciste d’autres provinces chinoises et d’autres minorités nationales dans le même discours. « La politique chinoise de transfert de population n’est pas nouvelle. Elle a déjà été systématiquement appliquée dans d’autres régions. Au début de ce siècle, les Manchou formaient une race distincte, avec une culture et des traditions propres. Aujourd’hui, il ne reste plus que 2 ou 3 millions de Manchou en Manchourie, contre 75 millions de Chinois qui sont venus s’y installer. Au Turkestan oriental, rebaptisé Sinkiang par les Chinois, la population chinoise est passée de 200 000 en 1949 à 7 millions, soit plus de la moitié d’une population totale de 13 millions. A la suite de la colonisation chinoise de la Mongolie intérieure, on dénombre 8,5 millions de Chinois dans cette région pour 2,5 millions de Mongols. » En application du même raisonnement, le Dalaï Lama demande-t-il à 91 millions de « colons chinois » et à la Chine de rentrer chez eux, c’est-à-dire d’évacuer la Mandchourie, le Sinkiang et la Mongolie ? C’est ce que demandent les porteurs de drapeaux tibétains dans les rues de Paris ? C’est ce que réclament Bertrand Delanoë et les autres zélés de l’enthousiasme de commande pour cet incroyable ethniciste religieux ? Non bien sûr. Ils ne savent même pas ce qui est dans les textes. Ils ne lisent pas, ils ne se renseignent pas. Pour eux, puisque par définition les chinois ont tort, tous ceux qui s’opposent à eux ont raison. Au nom des droits de l’homme on se retrouve occupé à défendre la théocratie, le pouvoir absolu et le nettoyage ethnique. Et le pire c’est que c’est sans le savoir.  Aucune leçon du passé afghan, iranien et autres n’a été retenue.
Après cela, et pour en finir avec la référence au discours du Dalaï lama au parlement de Strasbourg (http://www.tibet-info.net/www/Discours-de-Sa-Saintete-le-Dalai.htmlou) où il aurait renoncé à l’indépendance, je vais me contenter de citer le passage de ce discours qui est conscré a cet aspect de la question posée. Je lis qu’il reprend tout simplement l’affirmation du point de droit selon lequel le Tibet est un état indépendant en toute hypothèse. Le Dalaï Lama rappelle que c’est la revendication “irrestible” du peuple tibétain. Puis il déclare qu’il accepte de discuter sur une base qui met cette revendication. Ce qui n’est certes pas y renoncer. Voyons le texte.  D’abord il rappelé la dimension centrale du fait ethnique c’est-à-dire de ce fait que le problème des droits de l’homme n’est pas une question rapportée aux individus mais au peuple en tant qu’entité : «  Pour qu’il y ait progrès quant à la question des droits de l’homme au Tibet, il faut que la question du Tibet soit traitée comme un problème en soi. » Après cela, qui, de bonne foi peut dire que les phrases qui suivent sont une renonciation au caractère ethniciste et indépendantiste de la position du Dalaï Lama ? Lisez. « Historiquement et aux termes du droit international, le Tibet est un état indépendant soumis à l’occupation illégale chinoise. Cependant, au cours des dix-sept dernières années, depuis que nous avons établi un contact direct avec les autorités de Beijing en 1979, j’ai adopté une approche modérée de réconciliation et de compromis. Bien que retrouver l’indépendance nationale soit le désir irrésistible des tibétains, j’ai déclaré publiquement à maintes reprises que j’acceptais d’entrer en pourparlers sur des bases qui excluaient l’indépendance. L’occupation prolongée du Tibet présente une menace toujours plus grande pour l’existence même de l’identité distincte tibétaine, nationale et culturelle. Par conséquent, je considère que ma toute première responsabilité est de prendre toute mesure susceptible de sauver de la destruction totale mon peuple et son patrimoine culturel unique. »
Dans la mesure où j’argumente il me semble que les personnes qui continueront à s’intéresser à ce débat pourront argumenter à leur tour pour motiver leurs opinions. Il va de soi que je suis très heureux quand j’apprends que mes textes sortent des frontières ou que mes lecteurs les font connaitre sur leurs propres listes. Comment, sinon, faire vivre un point de vue différent? Le matraquage médiatique et l’homogénéité en béton armé de la bonne conscience formatée ne nous laisse pas d’autres moyens d’agir. Mais nous avons ce moyen.

 

11 Réponses vers “Jean Luc Melenchon : Un projet théocratique, autoritaire, ethniciste, dangereux pour la paix”


  1. 1 Pierre 26 avril 2008 à 11:09

    Bonjour,
    Je suis entièrement d’accord avec votre argumentation. Cependant, je crois qu’il eut été bon de faire une analyse qui tiendrait compte des éléments extèrieurs intrevenant dans cette question, à savoir les contradictions qui s’exacerbent de plus en plus entre ce qu’il faut bien appeler l’impérialisme US et la Chine qui est vue comme un concurrent à éliminer.
    Je suis content, car vous faites un bon travail, inconciliable avec celui de vos amis du PS.
    Pierre

  2. 2 Wencius 26 avril 2008 à 11:33

    Je cite cette phrase de l’article : “Monsieur Ribbes… comment il est passé de ses certitudes d’ancien membre du PCMLF, c’est à dire du culte délirant des maoïstes français des années soixante huit pour la personne de Mao à son culte actuel pour le Dalaï Lama”.

    Cette phrase de M.Melenchon trouve une réponse dans le livre de Stéphanie Balme : http://www.lecavalierbleu.com/idees_recues/chine.html . Elle dit que les anciens maoïstes français sont déçus par l’issue “libéral” (ce mot est à utiliser par précaution) de la révolution chinoise. Depuis les maoïstes se sont reconvertis dans la démocratie, et ils tiennent maintenant les mêmes propos que les faucons américains, dans une position tout aussi idéologue.

  3. 3 socio13 26 avril 2008 à 11:48

    je crois qu’il serait faux de faire un paquet cadeau des anciens maoïstes… Comment mettre dans le même sac Ribbes, Glucksman et losurdo et Badiou.
    je le dis d’autant mieux que je n’étais pas à l’époque une fanatique du petit livre rouge ou de la révolution culturelle bien qu’ayant toujours eu un grand intérêt pour la Chine, pour cette immense civilisation humiliée qui avait choisi le communisme comme une manière de poursuivre sa “voie”.
    Je crois que ce qui distingue les “anciens” maoïstes, comme les anciens communistes du PCF aujourd’hui c’est leur choix de se retrouver aux côtés des victimes, du Tiers-Monde comme des exploités ici. C’est ça qui fait la différence, de quel côté sommes-nous retombés, de quel côté de la lutte des classes.
    Il y a pour certains une place au soleil, un anticommunisme de toujours qui leur fait chercher une nouvelle URSS à combattre et pour nous exactement le contraire.
    Peut-être pour être plus positif faut-il y voir une tentation idéaliste, trés petit bourgeois rêvant de la “pensée” du chef menant les masses vers l’idéal…

    Alors que ce qui nous fait défendre la Chine aujourd’hui ce n’est pas son toutnant libéral c’est sa lutte pour sortir du sous développement, ce courage fantastique et son goût de la paix…

    Autre différence, nous respectons la souveraineté des peuples opprimés, notre choix nous a écarté de la médiacratie, on ne fait pas appel à nous, nous sommes des besogneux mais pour rien au monde je n’échangerai ma place avec la leur.

    Danielle bleitrach

  4. 4 gilles questiaux 26 avril 2008 à 2:14

    Jean Luc nous fait les yeux doux, et réussit à se créer un capital de sympathie au sein du PCF, le mécontentement interne étant grand après les déclarations de Marie George Buffet sur les JO en Chine, à tel point que Pierre Laurent lui même a pondu un article pour recentrer l’Huma sur la question. Mais il ne faudrait pas oublier que JLM et ses amis de PRS sont les pions du projet qui tient à cœur à grande une partie du groupe dirigeant du PCF, qui est de le dissoudre dans un “links partei” français. Alors Jean Luc, tu es notre socialiste préféré, et si tu penses que ton parti est définitivement pourri, viens chez nous! Mais ne te laisse pas instrumentaliser par ceux qui veulent détruire notre parti. Qu’il ne faut pas sous-estimer, comme je l’ai déjà fait remarquer sur ce blog. A cette heure ce sont eux qui ont réussi à garder le contrôle de l’appareil.

  5. 5 gilles questiaux 26 avril 2008 à 2:20

    Un exemple du mécontentement interne au PCF (Mélanchon a des relais dans le XXème):

    La cellule André Durand, PCF XXème, en désaccord avec la position officielle du Parti sur le Tibet

    Cellule André Durand, rédacteur : Serge Senez

    Réunie le Vendredi 12 Avril 2008, la cellule André Durand de la Section de Paris XXème exprime, après une assez longue discussion, son désaccord avec la position officielle exprimée par le Parti dans ses communiqués et dans son organe de presse à propos des événements du Tibet et des manifestations qui se sont déroulées depuis. Cette position est jugée trop unilatérale et alignée sur une campagne de presse hostile à la RP de Chine. Nous sommes attachés aux droits des peuples à disposer d’eux-mêmes, à exprimer leurs valeurs culturelles, économiques et politiques dans un cadre déterminé, en l’occurence ici l’État chinois. Le Tibet n’a jamais été un État indépendant, tout au plus un protectorat enjeux des rivalités des puissances impérialistes pour se partager la Chine. Les Droits de l’Homme pour les peuples tant tibétain que chinois et pour les autres minorités en Chine ne passent pas par le dépeçage de la Chine. Le demembrement de l’ex-Yougoslavie montre à l’envi que les Droits de l’Homme arborés par les États-Unis et autres occidentaux n’ont été qu’un prétexte. Nos nécessaires critiques de la Chine et de son Parti communiste doivent se faire sur nos valeurs (cf interview de Elisabeth Martens, ou encore celle de JL Mélanchon) et non sur la participation à un chorus antichinois et anticommuniste.

  6. 6 socio13 26 avril 2008 à 2:44

    Mon cher Gilles,

    voici des années que j’attends que les communistes qui ne sont pas d’accord avec la liquidation du parti s’unissent, prennent des intiatives, rien ne vient. toutes les occasions pour se diviser, pour se tirer dans les pattes sont bonnes.
    Je dois dire que les balles perdues ne manquent pas, j’ai essuyé toutes les avanaies possibles et immaginables, non seulement de la direction du parti, mais de ceux qui sont censés être dans l’opposition. j’ai tout accepté d’être méprisée, censurée, j’ai continué inlassablement à apporter et la seule réponse de tous a été de me cracher dans la figure et ça continue parce que chacun a sa chapelle, multiplie les haines et les coups bas.

    Ce que je décris là c’est l’écoeurement de bien des communistes qui attendent autre chose que ça, qui rêvent au temps de combats désintéressés, tous unis pour un engagement, là ce sont des groupuscules où chacun défend sa chapelle..;

    Alors n’accuse pas Mélenchon, lui au moins est clair, combien de groupscules ai-je vu prendre position contre la politique pro-tibétaine et pro-ménard de la direction, mais émettre des réserves sur le socialisme chinois, donner des leçons du haut de la grande réussite politique qui est la leur… ce que ne fait pas mélenchon.

    Alors puisque vous pensez pouvoir mener ce combat pour la survie d’un pscf qui meurt non seulement de sa direction ,mais des luttes internes, des coups bas qui fleurissent dans “l’opposition”, personnellement je vous observe jusqu’au prochain congrès.

    c’est votre dernière chance ou vous changez réellement et vous construisez autre chose qu’un quartgeron de petits chefs s’excluant et excluant les autres, vous virez cette direction et vous créez un collectif digne de ce nom ou alors le mieux que l’on puisse atrendre sera un link parti à l’allemande. Vous ce que vous préparez c’est un truc à l’italienne, la mort définitve… parce que l’allemagne unit des forces implantées, des syndicats, noue des alliances internationales. Vous tous ce que collectivement vous laissez faire c’est un truc gauchiste, marginalisé à l’intérieur et sans alliance internationale, ce que construit la LCR.

    Vous laissez le champ libre à cette mort annoncé par vos divisions, vos attitudes de petits chefs excluant qui n”obéit pas au petit chef… Je vous le dis avec franchise parce que vous me désespérez.

    Ce n’est pas la faute à mélenchon c’est la votre.

    Danielle Bleitrach

  7. 7 gilles questiaux 26 avril 2008 à 3:42

    Je n’accuse pas Mélanchon! C’est bien dommage qu’il ne soit pas un dirgeant du PCF. Sur l’unité des antiliquidateurs, voici ce que Olivier Imbert a publié sur Réveil Communiste:

    Pour constuire une base commune alternative, tous les marxistes du parti communiste ensemble pour éviter “l’indiscipline” du gauchiste.
    A la suite des entretiens de Emmanuel Dang Trang et d’André Gérin, de ma fréquentation régulière de J.J. Karman et F. Combes, de la lecture toujours agréable de Gastaud et d’Henri Alleg j’aimerais rappeler que nous avons déjà six ans et deux congrès d’expérience de contestation interne du texte et de la ligne issus du groupe dirigeant, or à chaque fois au vote des militants nous atteignons autour de 30%, malgré le travail de sape fait en nous utilisant les uns contre les autres et surtout nos rigidités. Ainsi, Gremetz avait à deux reprises été près de ramener sur son nom près de 10.000 bulletins d’adhérents du parti (je suis toujours de mémoire vive) et nos trois textes avaient recueillis plus de 10.000 votes malgré notre absence dans l’appareil et notre sens de la discipline et volonté de conserver le parti. Le groupe dirigeant lui même était fractionné en trois au moins mais l’idéologie liquidatrice et refondatrice faisait corps de manière très forte avec l’idée qu’il faut tenir compte de l’idéologie dominante et être comme les autres, ceux du peuple, c’est à dire dans le courant, l’esprit de résistance étant devenu l’esprit de valeur commémorative et chauvine voir xéno-communistesphobes, le refrain 22° congrès et révolution française servant de cache misère… et de clin d’oeil interne pour les expérimentés… encore les mêmes face aux mêmes…

    Je crois que le mouvement mondial actuel nous permet cette fois d’aller plus loin y compris en Europe dans le PGE et sur la question du léninisme ou du soviétisme ou de la mondialisation communiste dont le spectre a été et est massif et large, divers aussi comme on dit aujourd’hui. Je crois qu’une base alternative courte et claire d’opposition qui parle aussi unité pour les élections à venir Europe et Région et désignation du candidat aux présidentielles dans trois ans puisque nous avons en principe un congrès tous les trois ans, et cela lié avec la réimposition d’un point de vue communiste en France et en Europe décomplexé et désinhibé sur son histoire. Je crois que la démarche de la pétition sur trois fondamentaux est bonne, je crois que la confrontation sur certains éléments entre nous est dynamique d’intelligence politique, mais il faut aussi des prises de responsabilité dirigeantes médiatiques et donc des candidatures présidentielles ou de maires ou de candidats locaux car sinon l’effacement se fera peu à peu; je pense qu’il importe que le secteur éco-po du CN et le travail avec le monde du travail maintenu par le courant ANR-Marchand-Bocarra soit mis devant ses responsabilités sans fausse susceptibilité sur la valeur personnelle des propositions et de leur triomphe, ni mépris des réserves faites par les réalistes syndicaux qui existent aussi dans l’histoire de notre parti, j’entends les objections de gens comme Leguen, ou Maniadas, Obadia; le fait qu’ils soient comme Vieu ou Pierre Laurent, souvent droitiers et réformistes n’enlève rien à la valeur des critiques faites au niveau utopie syndicale concrète, il y a là me semble-t-il trop de lutte des places et de défense narcissique du pré carré.

    Moi je peux voter pour tous les textes alternatifs présentés au 32 et 33 ièmes congrès, je pense que je ne suis pas seul.

    Il me semble que l’essentiel apparaît clairement et que les forces sont là aujourd’hui, donc pensons à tranquillement ne pas scier les branches qui poussent sur lesquelles les communistes marxistes sont assis.

    Olivier Imbert, 24 avril 2008

    On peut aussi regarder sur Réveil Communiste sur la question du front de l’opposition au prochain congrès les entretiens video avec Gerin et Dang Tran.

    Cela dit on fait ce qu’on peut.

  8. 8 Jean-Michel 26 avril 2008 à 7:27

    Bon, avec Gilles (ça y est, tu es en vacances ?) et d’autres on va essayer effectivement de se fédérer et de ne pas aller désunis à ce congrès.
    Sur le fond, liquidateurs contre anti-liquidateurs… Je ne sais pas si je suis dans une logique positive mais je me refuse désormais à juger les personnes, y compris pour des camarades qui ont des vues et des agissements auxquels je n’adhère pas, voire pas du tout.

    Le problème n°1 de cette pétaudière, c’est le projet global, communiste, révolutionnaire (tranchant) et cohérent à proposer au peuple.
    Pour moi la racine du mal et de l’incompréhension dans le parti provient tout simplement de l’absence de ce projet communiste du XXIème siècle, alors on se retrouve en gros avec des camarades qui doivent tous avoir un idéal (qui a souffert au 20ème siècle) quelque part mais condamnés au combat marginal et partiel, forcément insuffisant, immanquablement non-fédérateur, producteur en interne de dissensions formelles parasitaires qui occupent tout l’espace.

    Je pense comme Olivier, comme d’autres, qu’il faut absolument renouer avec un marxisme plus actuel que jamais dont le parti et l’Huma ont renoncé à en jeter à la face du monde actuel l’immense force de caractérisation mais hélas insuffisante pour dessiner l’autre voie, notamment au niveau d’une politique économique communiste. Mais enfin la matrice est là et il serait définitivement suicidaire pour le parti de l’abandonner ou de la mettre sous vitrine.

    Sur ce, je vais demander à Olivier de préciser un point sur le blog du réveil parce qu’il y a un truc que je n’ai pas compris (des fois j’ai du mal avec Olivier, j’assume ;o))))

  9. 9 socio13 26 avril 2008 à 7:45

    avez-vous conscience du caractère hétéroclite de ce blog ? En ce moment il ya deux discours parallèle apparemment très éloigné l’un de l’autre: il y a d’un côté les communistes anti-liquidateur (enfin Jean Michel dans un accès d’angélisme propose que l’on ne caractérise personne, ne comptez pas sur moi pour aller jusquelà!) et de l’autre les bouddhistes engagés qui sont bien décidés à refuser toute identification avec le dalaÏ Lama. Il y a également un troisième courant qui apparait surtout la nuit, ce sont les latinos…
    J’ai bien réfléchi la seule chose qui fédère tout le monde c’est le refus de Robert ménard et de la mnipulation médiatique. Un jour j’ai écrit un texte, c’était en 1991, il faut que je le retrouve, j’imaginais des longues files de vaincus avançant sur des collines vers de nouveaux combats… Si je le retrouve je l’écris, c’est assez l’atmosphère de ce blog… Parfois j’ai envie de le laisser tomber, surtout parce que je n’arrive plus à l’illustrer et que personne ne m’aide et puis il y a des moments de grâce, par exemple la marche des boucddhistes engagés et des communistes qui ne le sont pas moins, plus les latinos qui nous parlent de leur continent. Alors je reste…
    Danielle bleitrach

  10. 10 Jean-Michel 27 avril 2008 à 8:19

    Et tu fais bien de rester !

    Sinon pas d’angélisme en ce qui me concerne mais le souci de répondre à la racine du mal-être communiste qui ne se trouve pas selon moi dans les personnes (bien sûr que certains sont plus que des passagers clandestins du bateau !) mais dans l’absence de perspective.
    Et puis au niveau de l’orga, le débat porté sur les idées et non sur les personnes me parait le seul moyen pour rallier les camarades dont le critère premier est la préservation du parti, ce qui conduit quasi-naturellement à voter pour la ligne “officielle” de congrès en congrès.
    Pour que cela change au prochain, cela ne peut être que débarrassé des pollutions affectives.
    Si les communistes, fiers de l’être, marxistes, voulant mettre un terme enfin à l’union de la gauche, remettre le parti sur les rails de la lutte des classes etc. s’unissent et veulent gagner la direction de ce parti (et d’un parti qui ne doit pas connaître un abominable schisme avec des rancoeurs portées à vif) alors voilà ce que je propose : il faut bannir toute référence à des personnes et se concentrer sur ce que nous voulons, point.

    Continuer à stigmatiser, pointer du doigt, injurier tel ou tel est contre-productif. Il faut dépasser cela.

  11. 11 ALAIN GIRARD 27 avril 2008 à 10:21

    les pollutions affectives sont une chose mais ne dEmeurent pas moins ue désormais le pari est traversé par des courants très disparates sans évoque ceux qui ne sont plus adhérents.
    Pour s’unir, là et ailleurs il importe avant tout de se retrouver sur une clarté idéologique et je pointe déjà que si beaucoup se proclament marxiste, beaucoup également n’osent même plus évoque le léninisme ce qui en soi est déjà un abandon majeur, preuve de l’errance idéologique qui fait ravage.
    Prnons la question des alliances, de purs de chez dur nous martèlent que nous devons rouler avec la L? le C et R étant out. Pourtant en y regardant de près, la L se prétend encore un peu marxiste amis conserve son fond de commerce fait d’un anti communisme à tout crin. On peut penser que cela est surmontable mais dans quel but ?
    Avant de se poser la question des alliances externes il me semble que la question essentielle ets de définir ce à quoi nous nous rattachons idéologiquement.
    Le constat fréquent est justement celui-là: des militants communistes se rallient à cet anti soviétisme de bon aloi sous le fallacieux prétexte que si le PCF en est arrivé là c’est bien la fautes aux soviets.Facilité et même lâcheté qui, de fait, les ramènent dans le camp de R Hue et autres liquidateurs. Si il existe bien un pot commun au “hueistes, trotskystes et une partie de la gauche du PCF c’est bien cela.
    Dans bien des réunions je suis tombé à la renverse, pas pour de vrai, quand un camarade témoignait de son opposition de gauche par des analyses, arguments issus en direct du Nouvel Observateur.
    Je ne crois pas que chacun ait son petit marxisme à soi, un peu comme chacun pourrait voir son dieu, à chacun ses prières et ses visions…
    Je suis convaincu que le dénominateur commun se trouve dans le contenu idéologique partagé, dans un marxisme accepté et dans un retour urgent à l’analyse politique, sans doute cela repose la question essentielle du centralisme démocratique et de son application car il et quand même essentiel de se rappeler que nous sommes en guerre contre le Capital et que lui est organisé, sur tous les plans. Changer de société c’est proposer une société, doit elle être socialiste mais bon sang poser la question c’est y répondre, il n’y a même pas d’alternative, vivre ou mourir, ce n’est guère plus compliqué que cela.
    Encore l’URSS, oui mais le socialisme …Hé bien justement l’URSS en manquait de socialisme depuis qu’elle s’était lancée à la poursuite de la société de consommation avec des dirigeants qui ne comptaient plus qu’en téléviseurs couleurs par nombre d’habitants plutôt que de développer une autre société, socialiste celle-là.
    Les militants opposés à la mise à mort du PCF en tant que parti de la classe ouvrière doivent et peuvent se rassembler mais je vais paraître sans doute cinglé, cela ne peut gagner qu’au prix d’une discipline communiste de fer, discipline acceptée parce que constamment enrichie par le débat communiste des communistes, oui nous devons mettre de côté les égos et rassembler sur un socle commun, sur un contenu de classe en rejetant toute forme d’intrusion extérieure, le parti communiste est LE parti des communistes et d’eux seuls.
    Danielle a produit ici un texte très important à mes yeux sur les questions internationales et cela constitue un retour important sur nos fondations. Pourquoi sommes nous ou nous mettons nous dans l’impossibilité de produire une réflexion marxiste sur tout le reste !
    je vois là les dégâts de multiples organisations en “construction” qui se dressent toutes en héritières de feu le PCF e de son glorieux passé. Là par contre les clivages sont beaucoup moins marqués mais la maudite lutte des places et remplacée par l’exécrable lutte de “j’étais là avant toi”.

    Pourtant tout cela rassemblé cela fait, sans aucun doute, un majorité.
    ALORS QUE FAIRE