dans le quotidien Libération aujourd’hui un article de Laurent Dispot sur Le dalaï-lama et l’honneur nazi qui met les pieds dans le plat sur le héros prôné par Hollywood et Bertrand delanoe à savoir le dalaï Lama et les liens avec le nazisme, le vrai, pas celui des fentasmes habituels de monsieur Bernard henry Levy. Oui mais voilà laurent Dispot est également rédacteur à la règle du jeu, la revue de Bernard henry levy, qui a lui même les liens que l’on sait avec robertg menard. Ici même j’avais renoncé à faire état des liens entre les moines tibétains, la société de Tulé, matrice idéologique des Rosenberg et autre Himmler, parce que je trouvais que tout cela faisait par trop songer aux aventuriers de l’Arche perdue. Mais voici que tout ce beau monde qui voit des Hitler partout, chaque fois qu’un peuple se rebelle contre l’”ordre étasunien, est en train de prôner le spiritualisme de gens plus que suspects… A force de crier à l’antisémite quand un honnête homme ou une honnête femme dénonce la politique d’israël, et à force dans le même temps de flirter avec des évangélistes cinglés, des gens d’extrême-droite, on termine avec de vrais réacs…
Danielle Bleitrach
laurent dispot rédacteur à la Règle du jeu.
QUOTIDIEN : vendredi 25 avril 2008
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En juillet 1938 (anniversaire en 2008), un SS champion d’alpinisme est vainqueur de la face nord de l’Eiger, en Suisse : une «première». Il s’appelle Heinrich Harrer. Le récit de son exploit, et sa photo avec Hitler, sont aussitôt diffusés massivement en Europe et dans le monde par la machine de propagande de Goebbels.
Il s’est inscrit à la SA en 1933, à la prise de pouvoir par Hitler (trois quarts de siècle en 2008). Passé à la SS, il est un favori du Reichsführer Heinrich Himmler.
Quelques mois après, autre «première» : ses camarades SS et lui-même sont vainqueurs des synagogues brûlées et des familles juives terrorisées, sur tout le territoire de l’Allemagne, lors de ce qu’ils nomment par dérision «la nuit de Cristal», le 9 novembre 1938.
Pendant que les Juifs passent à la nuit et au brouillard, Harrer est investi d’une mission par Hitler et Himmler en personnes : s’infiltrer au Tibet, en accord avec les ministres régents du dalaï-lama enfant, pour devenir précepteur de celui-ci. En pleine guerre d’agression contre la Chine japonaise, il s’agit de conquérir Lhassa comme nœud stratégique sur l’axe Berlin-Tokyo.
2008 est l’anniversaire de la «reconnaissance» par Hitler en 1938 de la stratégie de morcellement de la Chine menée par le Japon. Autrement dit la Mandchourie occupée par l’envahisseur fasciste.
Heinrich Harrer a accompli sa mission de confiance hitlérienne, malgré la défaite militaire de1945, en la transformant en un logiciel pseudo «spirituel» installé dans des têtes affamées de servitude.
Son rapport de mission, Sept ans au Tibet, était bourré de mensonges grossiers et de fascination pour le «Führerprinzip» impitoyable du théocratisme lamaïque. Il a été transformé en film de propagande mondiale, en 1997, par le cinéaste français Jean-Jacques Annaud. Sept ans au Tibet, produit à Hollywood n’était qu’un «Bienvenue au nazi chez les Tibétains» avec dans le rôle du «gentil SS» un Brad Pitt aux cheveux très blonds, aux yeux très bleus, assorti de tout plein de beaux drapeaux à croix gammée.
A la mort de Harrer en 2006, et encore ces jours-ci, le dalaï-lama a diffusé de ce SS une apologie sans réserves : c’est-à-dire sans les mots «nuit de Cristal», «Himmler», «Hitler», «Juifs». Où qu’un SS ait été en mission, il était à Auschwitz. Il n’y a pas de «voie médiane» entre les Juifs martyrs dès 1938 et le champion nazi de 1938 encensé par le dalaï-lama en 2008.
L’«Océan de Sagesse» ne doit pas servir à noyer le poisson de la mémoire et de l’histoire : à relancer en contrebande le «Hitler connais pas» et «la Shoah détail de la Seconde Guerre mondiale». Le négationnisme n’est pas soluble dans les neiges éternelles. Le maître (spirituel) a eu ce maître (d’école). Il lui reste fidèle. Il y met son honneur. Sur le ceinturon des SS figurait la devise : «notre honneur est notre fidélité». Le dalaï-lama met, depuis soixante ans, son point d’honneur à ne pas parler de la mission au Tibet confiée en 1938 à son précepteur par Hitler et Himmler, ni des motifs mystiques, racistes et stratégiques de cette mission.
Il pourrait invoquer son enfance, regretter d’avoir été manipulé par un plan des nazis et de leurs alliés japonais : ceux qui violaient Paris, Oradour, Tulle ; ceux qui violaient Nankin. Au lieu de cela, il traite la destruction des Juifs d’Europe de rétribution, forcément juste, de fautes antérieures : il jette la Shoah à la poubelle du «karma». Et il ne cesse de ressasser son remerciement à un SS d’avoir été son «initiateur à l’Occident et la modernité» .
En acceptant ce discours, des Occidentaux et des modernes se font citoyens du déshonneur.
Pente savonneuse que celle de l’Histoire, et celle du nazisme plus que toute autre !
A mon avis, les sympathies manifestes et très officielles du dalaï lama pour GW et ses actes, devraient être amplement suffisantes pour le discréditer.
bien sûr que je suis réticente sur l’utilisation du nazisme mais ce qui “m’amuse” dans cette histoire c’est d’imaginer Bernard henry levy, Delanoe et quelques étoiles hollywoodiennes en train de se dépétrer dans ces contradictions, cela ne me concerne pas, c’est LEUR problème… Pour moi il suffit du Dalaï Lama sympathisant de Bush et Pinochet.
Danielle bleitrach