Le sénat mexicain accuse les États-Unis de génocide.

Le sénat mexicain a accusé jeudi les États-Unis de perpétrer un « génocide » et un « massacre » contre le peuple irakien alors qu’il approuvait unanimement une motion condamnant le jugement d’un militaire américain d’origine mexicaine, accusé de désertion après son refus de combattre en Irak.

Agence France-Presse
Mexico. Le jeudi 22 février 2007.

Le sénat a exprimé sa « plus énergique condamnation (…) du jugement militaire en cours contre le sergent Agustin Aguayo, accusé d’avoir déserté l’armée des États-Unis, après s’être déclaré objecteur de conscience et avoir refusé de participer au génocide que ce pays commet contre le peuple irakien ».

M. Aguayo, infirmier de 35 ans né au Mexique mais détenteur de la nationalité américaine depuis 2000, est actuellement en détention dans une prison de la base militaire américaine de Mannheim en Allemagne et dans l’attente d’être jugé par une cour martiale pour désertion, les 6 et 7 mars.

Agustin Aguayo est « un prisonnier de conscience et une victime des ardeurs élitistes du président américain George W. Bush » et pourrait être condamné à sept ans de prison « pour avoir refusé de collaborer au massacre de civils et d’innocents dans la guerre des États-Unis contre le peuple irakien », a encore estimé le sénat mexicain.

Les sénateurs ont également unanimement demandé au président Felipe Calderon une représentation légale de l’ambassade mexicaine au Mexique pour le militaire et un action soutenue de Mexico pour « une libération immédiate d’Aguston Aguayo ».

Après une mission d’un an en Irak, en 2004, où il refusait de charger son arme de service, l’infirmier revient dans sa base en Allemagne et refuse sa seconde affectation en Irak. Après avoir essayé de se faire déclarer objecteur de conscience et alors que son unité s’apprête à s’envoler pour l’Irak, il s’enfuit au Mexique, avant de se constituer prisonnier à Los Angeles.

L’étudiante mexicaine blessée

dans le massacre du campement de Reyes en Équateur

ne peut pas retourner au Mexique.

Morett accuse Uribe de terroriste et narcotrafiquant et l’étudiante mexicaine blessée dans un campement du FARC nie appartenir à ce groupe armé et assure qu’elle était dans ce lieu parce qu’elle était intéressée par l’échange des otages.

Par la Redacción El Universal
México, le 17 Avril 2008

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Lucia en Equateur - 8.3 ko
Lucia en Equateur

Lucia Andrea Morett, la mexicaine blessée dans le bombardement de l’Armée colombienne du campement des FARC en Équateur, a accusé le président la Colombie, Álvaro Uribe, de narcotrafiquant et terroriste. ( Lire le récit de Lucia )

Elle a déclaré que tant qu’elle ne savait pas avec exactitude quelle est sa situation légale, tant au Mexique qu’au Nicaragua, elle ne pourra pas retourner dans son pays.

Elle a aussi nié être la personne qui apparaît dans une vidéo avec le numéro deux des FARC décédé, « Raul Reyes ».

« Ce Monsieur (Uribe), ce narcotrafiquant, parce qu’on le connaît dans son pays comme narcotrafiquant, comme paramilitaire… son gouvernement est signalé comme paramilitaire, collaborateur des paramilitaires. Lui on le connaît comme terroriste, ce Monsieur, est en effet un terroriste « a t-elle déclaré dans une entrevue au journal du soir de Televisa.

« ET ce dernier a dit, qu’il reconnaît, qu’il est responsable de ce qui a arrivé. Il a envahi un pays, il a lancé des bombes contre des civils, il a fait tuer des gens dans le dos. J’ai vu comment on avait tiré dans le dos des gens “.

Bien que le journaliste Joaquin López Dóriga ait annoncé que l’interviewée était en Équateur, Morett a répondu depuis le Nicaragua aux questions.

Lucia. Le président Uribe a dit de toi que tu es une délinquante…
Délinquante ? Non, absolument non.

Guérillera ?
Non plus.

Terroriste ?
Hors de question.

Narco-trafiquant ?
Ni dans mes rêves les pires.

Raviseuse ?
Évidemment que non.

Interrogée par le journaliste sur les accusations de son appartenance au FARC, Morett a exposé qu’il lui paraissait incroyable que le président colombien soit allé faire au Mexique de tels signalements.

« il me paraît incroyable que ce Monsieur Álvaro Uribe Velez se croit, soutenu par le gouvernement des Etats-Unis, le droit d’aller dans mon pays et de m’accuser d’une série de choses qui n’ont pas fondement.

« il me paraît impossible que je ne puisse pas retourner dans mon pays, parce qu’on porte contre moi une série d’accusations préjudiciables, sans fondement, et que ce Monsieur puisse aller et nous accuser librement, dans mon pays, et nous accuser d’une série de choses, non moi, mais aussi quatre personnes qui sont mortes », a t-elle déclaré.

López Dóriga lui a alors demandé qui lui avait dit qu’elle ne pouvait pas retourner au Mexique.

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Lucia Andrea Morett

Morett a répondu qu’il y avait une plainte contre elle chez le Procureur Général de la République

Elle a dit en outre qu’elle a reçu de l’appui, tant en Équateur, qu’au Nicaragua.

« Mais dans mon pays je ne vais pas pouvoir retourner tant que la PGR ne dit pas qu’il y a aucune charge contre moi », affirme t-elle.

Toutefois, le journaliste lui a rappelé que le procureur n’a jamais dit qu’il y une charge contre elle.

« Tant que je n’aie pas l’explication de la PGR, de ce qui arrive avec cela, nous lui avons demandé des explications, tant que je n’aie pas cette certitude, que ce que je peux être en vie et libre dans mon pays, je ne vais pas pouvoir y retourner.

López Dóriga a demandé à Morett comment elle est arrivée au campement bombardé.

L’étudiante a dit que cela l’intéressait d’en savoir plus sur le processus de paix et l’échange des otages par la guérilla.

« Nous faisions en outre des recherches universitaires ».

Il n’est pas facile de s’approcher, même avec une démarche universitaire de celui qui était le nombre deux du FARC (Raúl Reyes), le connaissais-tu déjà, y avait-il un certain contact avant ?

« Je ne le connaissais pas… je ne peux réellement pas malheureusement dire comment on a fait le contact, parce que celui qui a établi le contact est maintenant mort par des balles assassines, par des bombes assassines, des tonnes, d’un président terroriste “.

Elle a expliqué qu’elle est arrivée à un campement de paix, en Équateur, qui était très sûr.

Morett a déclaré que quand elle en saura un peu plus sur sa situation légale et sur sa situation au Nicaragua, elle accordera une autre entrevue pour donner davantage d’information.

Traduction de l’espagnol pour El Correo de : Estelle et Carlos Debiasi

 

 

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El Correo

de la Diaspora Latinoamericaine

 

 

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