« Finir avec le capitalisme pour sauver la planète, l’humanité et la vie »
Evo Morales à l’ONU.
New York. Le lundi 21 avril 2008
Le président bolivien Evo Morales a proposé lundi à l’ONU la suppression du système capitaliste parmi une dizaine de mesures « pour sauver la planète, l’humanité et la vie ».
« Si nous voulons vraiment sauver la planète, il faut en finir avec le système capitaliste », a déclaré M. Morales à l’ouverture de la 7e session du Forum permanent de l’ONU sur les questions autochtones, devant des centaines de représentants de communautés indigènes, venus du monde entier.
Le président bolivien fait partie lui-même de l’ethnie Aymara. Les populations autochtones comptent 370 millions de personnes dans le monde.
Selon M. Morales, le système capitaliste est responsable du réchauffement de la planète et « ne permet d’accumuler que des ordures ». Comme alternative, il a recommandé « un socialisme communautaire qui soit en harmonie avec notre Terre nourricière ».
Les autres mesures présentées incluent la renonciation aux guerres « car ce ne sont pas les peuples qui les gagnent mais les empires » et un monde débarrassé du colonialisme.
M. Morales s’est aussi prononcé pour les énergies « propres » mais a affirmé que promouvoir les biocarburants était « une erreur » car cela ne sert « qu’aux voitures de luxe et pas à la vie humaine » et cela fait grimper le prix de la nourriture.
Il a préconisé le respect de la planète, la garantie d’un accès pour tous aux services de base, notamment à l’eau, et « la fin du consumérisme, du gaspillage et du luxe ».
« Notre mère la Terre n’est pas une marchandise. Ce n’est pas une chose qu’on achète ou qu’on vend », a-t-il dit. Il a proposé une convention internationale « pour protéger les ressources en eau et empêcher leur privatisation par quelques-uns. »
Devenu en décembre 2005 le premier président bolivien issu de la population autochtone, M. Morales s’est mis à dos les régions de basse altitude du pays, les plus riches, dont la population est à majorité d’origine européenne et métissée, en présentant un projet de réforme constitutionnelle visant à redistribuer la richesse du pays [non exploités] aussi parmi les indigènes pauvres des zones montagneuses.
Le président bolivien a également estimé que le système de l’ONU, notamment le Conseil de Sécurité[Monopolisé par des puissances impériales], devrait être « démocratisé ».
Dans un message aux participants à ce forum de deux semaines, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, actuellement en visite en Afrique, s’est félicité de leur choix du réchauffement climatique comme thème de la réunion.
« En tant que gardiens des terres, ils (les peuples autochtones) ont acquis un savoir essentiel sur l’impact de la dégradation de l’environnement, notamment du réchauffement climatique. Ils en connaissent les conséquences économiques et sociales et ils devraient jouer un rôle dans la réponse globale », a-t-il ajouté.
Agence France-Presse
Hello,
Merci pour cet article et pour y compléter mon adhésion, voici ma petite réflexion:
Si l’eau alimente la production agricole alimentaire, elle alimente aussi la production des agrocarburants, production qui n’est pas prête à s’arrêter.
Les enjeux des investissements réalisés et ceux en cours, sont bien trop importants, voire même démesurés pour les remettre en cause.
Aux Etats-Unis, la production d’éthanol réclame 81 millions de tonne de grains et est subventionnée par 600 millions de $ US. Si 80 % des 62 distilleries maintenant en construction sont achevés d’ici à la fin 2008, la part du grain pour produire le carburant pour des voitures, se montera à 114 millions de tonnes, ou 28 % de 2008 prévu pour la moisson de grains des États-Unis.
Mais les pays émergents sont eux aussi tentés par la manne des biocarburants.
Madagascar par exemple, l’un des pays les plus pauvres de la planète et ne possédant pas de ressources fossiles, vient de signer un contrat pour la construction de distilleries avec une holding Américaine, pour 19 millions de $ US, (ce qui est énorme sachant que le salaire minimum est de 40 € par mois pour un fonctionnaire, et que le reste de la population vit avec 1€ par jour, en valeur marchande).
On sait que l’eau à Madagascar est une énergie rare & précieuse.
Idem pour l’Australie:
Afin de pallier à la sècheresse qui sévit depuis 6 années consécutives, des usines de désalinisation d’eau de mer se développent.
Je ne suis absolument pas d’accords avec ceux qui soutiennent que la crise alimentaire n’est pas due à la mondialisation.
Elle est malheureusement la conséquence directe du:
1)- Pic pétrolier et la montée du prix du baril de pétrole pour une énergie alternative.
2) – Du transfert de la masse de liquidités gigantesques qui ont déserté les places boursières liées aux subprimes et à la crise de l’immobilier, vers la spéculation des matières agricoles.
3) – De la politique du FMI et de l’OMC contraignant les pays en voie de développement, à la monoculture des produits d’exportation, au détriment des cultures vivrières, empêchant ceux-ci à leurs autosuffisances alimentaires !
Enfin, les bouleversements qui remettent en cause le modèle de l’hégémonie Américaine, de l’unipolarité qu’elle à imposée au monde - la globalisation que l’on nous vantait il n’y a pas si longtemps que ça -, change la donne et nous mettent face à un cruel constat, celui qui va nous conduire vers un monde « psychopolitique » et un monde non polaire où, chacune des nations voudra tirer à elle sa vision et ses intérêts.
Seule la diplomatie en étant concentrée, créatrice et collective, empêchera un monde non-polaire de devenir plus désordonnée et … dangereuse.
Alors il appartient désormais individuellement et collectivement, à ne pas se laisser endormir par des discours qui croient que l’effet négatif de la crise actuelle, n’est qu’un effet passager et que le système saura bien s’autoréguler, comme il a su le faire dans les précédentes crises qu’on a connu.
D’autres bulles liées aux subprimes et aux crédits hypothécaires vont venir, notamment celle des fonds de pensions du baby boomer arrivant à termes cet été et qui vont réclamer une levée de liquidités autrement plus importante, que ce que les 1000 milliards ( ?) de $ US ont coûtés à la déroute des banques Américaines.
La désinformation sera de mise afin de masquer le délire que représente désormais, le rêve du capitalisme arrivé à son apogée. Il possède en lui sa propre destruction et c’est ce que nous sommes en train de vivre actuellement.
Alors l’œil ouvert, malgré le cloisonnement soigneux de l’information, peu à peu, l’évidence se fera jour et un monde nouveau devra être inventé.
Pour plus d’informations : http://diablogtime.free.fr
Cordiales salutations
Sam’s
Developed countries are connstantly blamed for their industrialization and contamination to the world. This is right but also let’st take a look at what developing countries do to take care of their own environment and natural reserves. For example, Bolivia that is supposed to be for Evo Morales, the President the lungs of the world.
This is not true anymore, and i will try to explain why in the following points:
- Bolivia is an unindustrialised country so you would imagine that we really have all our nature visible which is true except that every year our landscapes are changing due to the uncontrollable urban growth.
- The government (local, central) is not willing to control the excesive migration of people from the country side that come to the main cities in Bolivia in order to have a better hope for life since the country never had any opportunities and it did not change even with the government of Evo Morales.
- Cochabamba (one of the biggest cities in Bolivia) had a lot of productive areas around the city that are not disappearing because nobody want to be a peasant anymmore. Many people in the country side migrated also to Spain and
Italy and from there we receive in the informal entities (that are formated with the illegal/legal migrants to get euros from Europe) around 40.000 euros twice a week/ per office in average (there are many of those offices).
People that receive the remittances build up very big ‘vilas’ in the country side with that money that does not motivate industry or the economy but the ego of the peasants.
- Food security is endangered since there are not many peasants who want to produce and the few ones that do were affected terribly with frost, floodings the beginning of this year and now we have high inflation rates(+-10%) despite the government denies it.
- The government is also going to invest from October around 500 million dollars for the research and exploitation of petrol and gas in Chapare, a city that belongs to the Amazon area of Bolivia.
- Chapare is losing in less than 7 years the trees and natural forest due to the coca leaf producers that are motivated by this government to continue producing with the excuse ‘is their original culture’. And with this
permission, peasants can produce to the maximum productivity of the land (4 times per year) since they have no penalty and it gives easy good money (coca leaf is not cultivated, just grows as any herb, does not need
plaguicides, fertilizers, anything….). Thus, after 3 years the piece of land is erosioned and they move to other piece of land (since they do not have any titles of property of the land).
- How peasants move? they burn all forest (trees and all included) to have a faster empty land. They do not spent any time in even cutting trees. With this, winds of high speed that never were seen before in the amazon are now
there and easily the burning of especific pieces of land go out of control.
- Chapare had real aborigins that had their own way of life: Yukis; but now are almost disappeared by the called ‘colonos’ (other word of coloniser)
that are the coca leaf producers that push them behind by fighting them for the economical interest of the land.
- Rivers in Cochabamba are bid by bit disappearing since the new urbanisations that have no provision of water because Cochabamba has bearily any potable water (since we don’t have much water sources enough for the population) deviate the waters for their own consumption.
- Some other rivers were deviated to a lost path (not any measure of keeping it) due to the discovery of minerals. Since our government is eager to find more money sources to spend around the people so they don’t get unhappy
because of the incapacity of the government to promote the creation of private companies. e.g. river of Chocaya and the river of Bella Vista (north-west side of the city) were completely dried to extract gold/other minerals.
Until what measure the government has the right to exploit our natural reserves (water, forest) so the government can get money source that does not even reach all the people?
Can the world do something about this?. What is the right to say that the world contaminates at higher rates when Bolivia is destroying the nature and we will have high consequences of food security, water provision and natural
forest for our future?
Until what level the population has to handle all the abuse of governments that will do everything to hide that is going on to our nature?
Is it fare for our next generations and the young generations of today to suffer the uncapacity of governance of our government in order to get ‘development by just increasing the ciphers in the GDP’ today?
pendant que les uns et les autres repliés sur leur nombril, confrontent leur ego, ont comme seul horizon notre hexagone ou pire l’Europe du Fric des peuples entiers sont frappés de famines de maladies que nous croyons disparues : tuberculose, peste….
C’est le triomphe du père UBU !
l’Espèce Humaine est menacée par nos déjections, qu’importe le Capitalisme Financier nous revendra sa merde en prenant son pourcentage, jusqu’à la dernière heure le Cacarente et le vatefaireniquer coteront encore….
« Encore une fois, je veux m’enrichir, je ne lâcherai pas un sou »
(Ubu roi, acte II, scène 7)
Et pendant ce temps-là quelques énergumènes de la mairie de Paris baptisent le Dalaï-Lama … pendant que dans un autre quartier s’expose les photos bonhommes d’un photographe nazi…
Bruits de bottes feutrées…
-Le Pam lance un appel d’urgence en se référant au « tsunami » et le MRAP ou militent quelques dizaines d’individus s’efforce d’alerter l’attention.
Heureusement l’Amérique Latine est là pour nous rappeler à un peu de dignité ! les mêmes qui ergotent sur Cuba laissent les Haïtiens se « nourrir » de boue,…le “bob-ménard” est ailleurs…
Nous ne sommes que mardi, un jour d’avril comme un autre, demain il fera beau, je n’ai plus mal aux dents, alors….la vie est belle !
Le Capitalisme financier se frotte les mains : UBU c’est lui ! et nous ne le savons pas encore.
Références :
Etat d’urgence dans le monde face aux «émeutes de la faim »
http://www.mrap.fr/communiques/faim
http://www.interet-general.info/article.php3?id_article=10751
http://blog.mondediplo.net/2008-04-22-La-nouvelle-pompe-a-phynance
euh, …l’article en anglais est peut être intéressant, un résumé dans notre dialecte, bin de cheu nous, me ferait un grand plaisir !
merci d’avance
C’est un argumentaire Anti-Morales pseudo-écolo, qui n’est pas écrit par un auteur anglophone, qui accuse son gouvernement de léser les générations futures, de promouvoir la coca, d’être incapable de promouvoir la libre entreprise, de causer des inondations et des tornades, et qui doit venir tout droit d’une agence de pub locale.