Le syndrome de la révolte du pain

Cet article a le mérite de nous rappeler à quelques réalités élémentaires après l’écoeurante comédie que quelques provocateurs professionnels, venus de toute l’Europe, ont montée. Ce cirque a été orchestrés par le stipendié de la CIA Robert Menard, encensé par le système de propagande qui nous tient lieu de presse. Mais  la réalité du monde est ailleurs, elle est dans cette violence de la faim qui monte de partout.  Même dans les  pays émergentsle phénomène  est bien réel, et même chez nous les prix grimpent, pèsent sur les salaires les plus modestes (1).  Mais l’article ne parle pas de la folie des bioénergies dont il y a encore six mois, Fidel nous prévenait qu’ils allaient déboucher sur la famine en particulier dans les tiers-monde.

Il y a non seulement cette imposition des bioénergies par les Etats-Unis, mais un phénomène aux effets encore plus directs:  les Etats-Unis comme l’Europe ont une agriculture hautement subventionnée, elle a réussi à couler les cultures du maïs au Mexique, les zones de riz à Haïti. De surcroît le phénomène d’exode rural sous la pression contre les prix agricole du tiers monde a engendré ce milliard d’êtres humains venus dans les bidonvilles urbains sans emploi, sans eau courante, et aujourd’hui dévorés par la famine. Les guerres civiles provoquées par les interventions étrangères,  pour continuer à piller les matières premières,  ont accru le phénomène, avec des dépalcements massifs de population.

Il faut lire aussi les événéments du Tibet dans ce contexte, je l’ai dit dès le début, il y a eu au Tibet une provocation orchestrée contre la Chine, par les troupes du dalaï Lama financées par le CIA, Robert menard autre stipendié de la CIA était prêt, en France les relais atlantistes étaient prêts, de la droite à l’extrême-gauche. Ce qu’ils n’avaient pas prévu c’est qu’au Tibet face au renchérissement des prix, il y a eu émeute de la faim. C’est de cela dont nous parle cet article. Et du fait que les deux pays ayant un parti communiste à leur tête prennent des mesures, la Chine mais aussi le Viet-Nam.

Je voudrais ajouter autre chose, face à cette situation explosive, il n’y a qu’une solution pour canaliser la violence, pour empêcher ce qui se prépare y compris ici dans nos pays, c’est organiser les populations pour que des mesures soient prises immédiatement pour contrôler les prix des produits de première nécessisté. Il faut arrêter toutes ces comédies, cette manipulation grossière des esprits, ces appels à la haine pour trouver des boucs émissaires, provoquer la haine, et envisager des solutions d’urgence, politiques, empêcher les speculations, planifier,enfiguer la crise qui déferle, créer des réponses collectives.

La havane une fois de plus nous montre le chemin, une réunion importante des mouvements sociaux d’Amérique latine a lieu en ce moment pour organiser une riposte collective à cette vague de faim et de misère qui monte irresistiblement. En France, nous aurions un besoin urgent d’un parti communiste, de syndicats dignes de ce nom, malheureusement nous n’avons que d’infâmes crétins comme les dirigeants du PCF ou de la LCR qui ne savent qu’entrer dans les manoeuvres de la CIA, les appels à la haine, des gens solubles dans les médias. C’est terrible!

Danielle Bleitrach

 
04/04/08

Quoi de commun entre la Chine, ce géant émergent qui s’impose aux plus puissants, au point de semer gêne et zizanie face aux événements du Tibet, les Philippines, le Mexique et… l’Egypte ? Une même colère de la population, confrontée à l’envol du prix de la nourriture de première nécessité. Et une même inquiétude de leurs dirigeants face à des tensions qui risquent à tout moment de tourner à l’explosion. Ce syndrome de la révolte des tortillas au Mexique, du pain en Egypte, du riz en Asie, gagne l’Afrique, la Côte d’Ivoire vient de l’illustrer. Il donne une résonance particulière à l’appel en faveur d’un « new deal » alimentaire lancé par le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick. Il conforte aussi les économistes qui voient poindre un « nouvel état du monde ». Car si chaque pays est confronté à des problèmes spécifiques, le déclencheur est toujours le même : des cours mondiaux qui atteignent des sommets inconnus depuis près de trente ans pour le blé, depuis vingt ans pour le riz, cet aliment de base pour près de la moitié de la population mondiale.

Le cas de la Chine est particulièrement frappant, compte tenu de sa spectaculaire percée à l’exportation et de l’essor d’une classe moyenne. Les épidémies dans les élevages de porc et la vague de froid du nouvel an chinois ont rendu inabordables pour les ménages les plus démunis la viande, les légumes mais aussi l’huile. Alors que les prix minimaux payés aux paysans ne les incitaient guère à accroître la production de riz et de céréales. Pour tenter d’éteindre le feu qui couve dans les villes, mais aussi dans les provinces pauvres et les zones rurales, Pékin est passé à l’action il y a quelques jours : relèvement des prix à la production pour tenter de stimuler les agriculteurs ; ventes massives de – très secrets – stocks de maïs, d’huile, de viande de porc, pour limiter la valse des étiquettes sur les étals ; renforcement des contrôles sur les exportations de produits alimentaires.

Le Vietnam, pourtant l’un des premiers exportateurs de riz au monde, a réduit ses ventes à l’étranger et envisage d’instaurer une taxe à l’export pour protéger l’approvisionnement… des Vietnamiens. L’Inde vient à son tour de suspendre ses exportations de riz. A cette aune, on ne s’étonne plus de voir les Philippines, premier importateur mondial, multiplier les accords pour tenter d’acheter les précieux grains à un prix abordable et freiner les raids de la faim dans les entrepôts. Les dirigeants égyptiens ont pour leur part gelé pour six mois leurs exportations de riz afin d’assurer un minimum de produits de substitution à ceux qui n’ont plus les moyens d’acheter des pâtes… La liste des exemples de ce type s’allonge chaque jour, sous toutes les latitudes.

Ces signaux d’alarme dont l’indignation provoquée en France par la valse des étiquettes sur des produits aussi basiques que les pâtes, le lait et les yaourts, n’est qu’un faible écho, nous ramènent à un constat dont les économistes peinent encore à prendre l’exacte mesure. Nous sommes entrés dans un monde où il faudra compter avec un pétrole et des produits alimentaires durablement coûteux quel que soit, peut-être, le retournement de la conjoncture.

L’essor des grands pays émergents comme la Chine et l’Inde ne pèse pas uniquement sur la demande de pétrole et de matières premières dans le monde. L’enrichissement d’une part de leur population fait apparaître une nouvelle génération de consommateurs bénéficiant d’un pouvoir d’achat accru. Nul ne saurait s’en plaindre. Mais cette avidité de produits alimentaires va longtemps peser sur les grands équilibres mondiaux. En d’autres termes, il ne s’agit pas d’une nouvelle bulle comme celle d’Internet dont l’éclatement a mis fin, en 2001, au rêve d’une « nouvelle économie » émancipée du contenu matériel de ses approvisionnements, un rêve d’autant plus plausible, à l’époque, que les cours de l’or noir et des matières premières n’étaient jamais tombés aussi bas. Il s’agit bel et bien de l’entrée dans un monde dangereux par les incertitudes que comporte toute période de transition.

Avant que de nouveaux équilibres ne s’instaurent, les frictions risquent de s’accroître entre pays producteurs et pays consommateurs, porteurs de menaces protectionnistes. Mais aussi au sein même de chaque pays entre les populations aisées, capables d’absorber l’envol des prix des matières premières, et les plus démunis. Autant dire que ce brutal retour à des réalités très terre à terre, la nourriture et la faim, n’inquiète pas uniquement les organisations multilatérales qui, comme la Banque mondiale, craignent une remontée de la pauvreté et de la malnutrition dans certains pays ou pour certaines catégories de population. Les experts commencent à se pencher sérieusement sur les conséquences géostratégiques d’un phénomène qui joue les amplificateurs de chocs et d’inégalités. Quant aux économistes, ils ne cachent plus leur perplexité face à la crise actuelle.

A priori, celle qui est née des dérives des « subprimes » aux Etats-Unis aurait pu apparaître comme une crise financière de plus. Sérieuse certes, et dont la contagion mondiale par capillarité bancaire continue de surprendre et de défier la capacité de contrôle des banquiers centraux et des gouvernements. Mais dont l’issue aurait pu, comme les précédentes, passer par une moindre croissance, une baisse de l’inflation et des taux. Or, si l’affaiblissement de la croissance mondiale se confirme, mois après mois, dans le sillage d’une récession américaine dont la seule inconnue est désormais l’ampleur et la durée, la sortie de crise paraît difficile à piloter quand tout baisse… sauf le cours des matières premières. Un réel casse-tête pour les banques centrales, dont la politique monétaire mettra du temps à s’adapter à un monde plus inflationniste. Et pour les économistes appelés à revoir leurs classiques à la lumière d’une crise décidément pas comme les autres.

http://www.lesechos.fr/info/france/4710493.htm

Nouvelle politique alimentaire
Les fonds souverains pour sauver l’Afrique de la faim

La contagion a fini par gagner l’économie réelle. Il n’y a plus de doute, la crise financière prend la forme d’un malaise social qui commence à se manifester dans les économies les plus vulnérables de la planète.

Après les mises en garde de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le tour est venu pour la Banque mondiale (BM) de prendre la parole. A la veille des réunions de printemps de la BM et du FMI, son président, Robert Zoellick, plaide pour « une nouvelle politique alimentaire pour faire face à la hausse des prix en Afrique ». Celle-ci fait partie du nouveau deal pour une politique alimentaire mondiale à laquelle l’institution de Bretton Woods veut rallier les ministres des Finances et les membres des délégations de ses 185 pays membres.

 Ce sera ainsi une des problématiques fortes des réunions des 12 et 13 avril prochain. L’objectif de cette nouvelle politique est de « lutter contre la faim dans le monde au moyen d’une combinaison d’aide d’urgence et d’efforts à long terme pour accroître la productivité agricole des pays en développement », soutenait le premier responsable de la BM lors d’un discours prononcé le 2 avril. Pour parer à l’urgence, le président de la Banque mondiale appelle les pays développés à débloquer une aide de 500 millions de dollars US. « Le programme alimentaire mondial des Nations unies a besoin d’au moins 500 millions de dollars de denrées alimentaires supplémentaires pour répondre aux appels d’urgence », a précisé Robert Zoellick en s’adressant, spécifiquement aux Etats-Unis, à l’Union européenne, au Japon et à d’autres pays de l’OCDE. D’après de récentes enquêtes, 33 pays du monde entier sont en proie à des troubles sociaux suite à la flambée des prix des aliments et de l’énergie.

 « Dans ces pays, souligne la Banque mondiale, où l’alimentation représente entre la moitié et les trois quarts de la consommation, il n’y a pas de marge de survie. » A plus long terme, le regard de la BM s’oriente vers les fonds souverains. Le timing n’est pas innocent. A quelques jours des réunions printanières, ces institutions veulent prendre à témoin l’opinion internationale sur le rôle que peut avoir la transformation des pétrodollars. Le plan de M. Zoellick veut amener les fonds souverains à consentir 1% de leurs actifs dans le développement en Afrique. En valeur, cela représente 30 milliards de dollars US sur des actifs s’élevant à 3000 milliards USD. Face au dérèglement de l’économie mondiale, la BM veut explorer la voie du commerce équitable. Ainsi, rémunérer les agriculteurs à la juste valeur de leurs efforts et tenter une redistribution plus conforme à la structure des coûts que subit l’ensemble de la chaîne du commerce mondiale. Aujourd’hui, les effets spéculatifs prennent le dessus. « Les prix des denrées alimentaires se sont envolés parallèlement à l’effondrement des marchés des capitaux », a fait observer Robert Zoellick.

M. Zentar

http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=91483

 (1) Aujourd’hui même on apprend que le gouvernement français a accepté l’augmentation du prix du gaz pour les particuliers de 5,5%

1 Réponse vers “Le syndrome de la révolte du pain”


  1. 1 Pierre M. Boriliens 10 avril 2008 à 1:45

    Une fortune de 20 milliards, placée à 2.5% rapporte à son heureux propriétaire… 500 millions par an !
    Deux fortunes de 10 milliards, placées à 2.5% rapportent à leurs heureux propriétaires… 500 millions par an, au total !

    Nous voyons donc, ayant acquis le socle commun, qu’un petit nombre de milliardaires, en se cotisant, ce qu’ils appellent à juste titre se saigner aux quatre veines, sont en mesure, à eux seuls, de fournir les 500 millions de $ d’aide alimentaire réclamés par les Nations Unies pour soulager de la faim les populations de 33 pays, et sans même entamer leur fortune !

    Je plaide pour la suppression du socle commun, afin que la population ne soit plus en mesure de faire ces petits calculs subversifs et économiquement faux, – tout économiste vous le démontrera, intégrales triples, modèles stochastiques, distributions Lévi-stables et autres belles choses à l’appui -, qui menacent à terme la stabilité et la pérennité de nos belles institutions démocratiques…

    Vive la France


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