[ 31/03/08 - 11H28
Le taux d’inflation a atteint 3,5% en rythme annuel en mars, selon des données provisoires. L’indice de confiance économique, qui mesure le moral des entreprises et des ménages, a baissé dans des proportions plus importantes que prévue. Un dilemme pour la Banque centrale européenne, écartelée entre la poussée inflationniste et les signes de ralentissement économique
Deux indicateurs confirment les difficultés auxquelles sont confrontées les autorités monétaires européennes. Le premier indice, provisoire, confirme la poussée de l’inflation dans la zone euro. A 3,5% en mars en rythme annuel, après 3,3% en février, celle-ci a atteint son record depuis le lancement de l’euro. Comme les mois précédents, elle est le fruit de la flambée des prix du pétrole, des produits de base et de l’alimentation. Ce nouveau record de l’inflation dépasse légèrement les attentes des économistes qui, en moyenne, anticipaient un taux à 3,4%.
Il est surtout nettement au-dessus de l’objectif que la Banque centrale européenne est censée tenir, à savoir 2%. Logiquement, l’institut francfortois, aurait donc toutes les raisons de resserrer sa politique monétaire. Mais il est tiraillé par les signes de ralentissement économique. Signes confirmés aujourd’hui avec la publication d’un autre indicateur, qui montre une nouvelle dégradation du moral des entreprises et des ménages. L’indice de confiance économique dans la zone euro a baissé en mars de 0,6 point, pour s’établir à 99,6 points, au plus bas depuis novembre2005. Les économistes tablaient sur un indice à 99,9 points en moyenne.
Jusqu’ici, le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, semble davantage préoccupé par la lutte contre l’inflation que par le ralentissement de l’économie européenne. La BCE s’attend à une inflation élevée sur une période plus longue qu’il y a quelques mois. Au centre de sa préoccupation : une indexation des salaires sur les prix. Résultat, l’institut d’émission garde ses taux inchangés contrairement à son homologue américaine, la Fed, qui au contraire a adopté ces dernières semaines une stratégie offensive de baisse massive de ses taux d’intérêt. Il faut dire que les experts s’accordent pour estimer probable une entrée en récession des Etats-Unis au premier semestre alors que l’économie de la zone euro devrait ralentir, mais résister à la crise financière.
FRG
De toute façon la zone euro est condamné à l’explosion de par sa conception absurde. Une seule monnaie pour autant de situation divergente cela ne pouvait que mal se terminer.
voir à ce sujet le texte de Jean Luc Gréau ancien économiste au MEDEF et auteur du trés bon livre “L’avenir du capitalisme” écrit en 2005 et qui avait trés bien vue l’enchainement de la crise économique aux USA, je voue le recommande chaudement si vous ne l’avez pas encore lu:
http://fondation-res-publica.org/Peut-on-sortir-de-l-euro-_a285.html
Mais l’euro est une bonne occasion de se poser des questions sur le lien entre la monnaie et le développement économique. Ainsi si l’euro est à ce point inefficace c’est pour des raisons de manque de solidarité diront certain, mais ce qui se passe aujourd’hui en Europe à cause de l’euro (inégalité croissante entre les pays, déficit des uns excédents records pour d’autre) ne s’est il pas passé lors de l’unification monétaire de nos nations. Certains économistes pensent même qu’il faudrait multiplier les monnaie, ainsi pourrait-on imaginer une France avec une monnaie national et plusieurs monnaies régionales dont la valeur varierait en en fonction de la situation économique locale. Car ce n’est pas un hasard si la richesse national Française s’est concentré en région parisienne, c’est l’effet d’une unification monétaire trop rapide et mal organisé contrairement à celle de l’Allemagne de Bismark.