Danielle Bleitrach: l’impérialisme soft ou les coups de pied au cul qui se perdent

Une nouvelle est tombée hier, elle a provoqué cet article: Ayrault le maire de nantes, président du groupe socialiste a mis le drapeau tibétain sur le fronton de sa mairie et il se prononce pour le boycott des jeux olympiques. C’est à se demander ce que ces gens qui prétendent gérer le pays savent de la planète? Sont-ils stupides ou parfaitement colonialistes, donneurs de leçons, atlantistes ? L’un n’est pas exclusif de l’autre… Etre stupide, rapace et arrogant forme même un tout.

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Il existe un livre incontournable pour qui a envie de se laisser tenter par une position « charitable », donneuse de leçons démocratiques  à l’égard de la « misère du monde », c’est celui de Mike Davis, le sociologue nord américain qui non seulement nous confronte « au pire des mondes possibles »(1), celui des grandes zones de bidonvilles qui sont devenus le mode d’urbanisation majoritaire de la planète mais nous montre comment l’idéologie de la fin de l’Etat, du socialisme, de la pseudo corruption des dirigeants du Tiers Monde a permis aux grandes institutions financières, le FMI, la banque Mondiale de proliférer à travers un système d’ONG et de développer ce pire des mondes, celui de la misère, de la violence, des petits boulots, d’une enfance droguée et martyrisée. Pour avoir été confrontée à cette misère, cette violence urbaine, entretenue comme un des moyens de régner de l’impérialisme j’ai peu à peu ressenti une colère, une indignation qui ne m’a jamais quitté face à la connerie d’une certaine gauche nantie et volontiers philanthrope, entrant dans toutes les campagnes manipulatrices de l’occident, accompagnant de ses états d’âme démocratiques, de ses proclamations vertueuses le cortège de l’abomination impérialiste. Fort heureusement aujourd’hui une lame de fond est en train de soulever contre l’occident ses armées, sa charité et ses leçons, tous les peuples du Tiers Monde : « hypocrites crétins, arrogants pilleurs » tels sont les mots qui nous désignent. Je voudrais encore expliquer pourquoi cette rencontre avec la misère du tiers Monde, avec les politiques charitables, l’impérialisme « soft » a fait de moi un partisan plus convaincue que jamais du socialisme et même de l’Etatisme, de la planification. En quoi cette rencontre a renforcé mon mépris le mot est faible pour une certaine gôche  française qui donne des leçons et entre dans tous les attrape-nigaud de la planète parce que dans le fond ses états d’âme ne sont que le moyen d’entretenir ses petits privilèges de grosse tique sur le reste de l’humanité.

 

La description du pire des mondes possibles

Mike Davis nous décrit quelques unes de ces vastes zones de bidonvilles qui s’étendent sur la planète. Aujourd’hui pour la première fois de son histoire l’humanité est devenue plus urbaine que rurale et ce à travers de gigantesque mégapoles de plus de 8 millions d’habitants qui s’étendent dans les pays dits « en voie de développement », elles-mêmes reliées entre elles par des couloirs, des sortes de poulpes. Si l’on excepte la Chine chez qui cette urbanisation est liée à l’industrialisation et à une planification (2), dans la plupart des pays cet afflux ne correspond à aucun essor de l’activité humaine. A ceux qui voient dans cette urbanisation sans croissance une des lois irréversible de la modernité, Mike Davis objecte qu’il s’agit de l’héritage d’une conjoncture  politique mondiale : la crise de la dette mondiale des années 1970 et la restructuration subséquente des économies du Tiers monde selon les directives du FMI. Ces politiques ont continué à entraîner un exode rural vers les bidonvilles urbains, alors mêmes que les villes cessaient de fonctionner comme des machines à créer de l’emploi. Ces politiques se sont traduites y compris par l’intensification des guerres civiles et la multiplication de PID (personnes intérieurement déplacées) qui viennent s’entasser dans des habitats de fortune, ce sont des squatteurs qui boivent une eau contaminée (3). J’ai vu et j’en ai pleuré des enfants qui mangeaient des ordures de l’armée nord-américaine à Haïti, j’ai vu des paysans mexicains chassés de leur terre qui s’étaient cousu la bouche pour protester, vous n’avez pas idée de ce qu’est cette misère humaine qui ne cesse de s’étendre et qui monte par vague en nous réclamant son dû.
Voici comment Mike Davis décrit celui de  Bogota où les interminables guerres civiles ont ajouté plus de 400.000 PID aux gigantesques ceintures de bidonvilles. Aujourd’hui 653.800 jeunes de moins de 29 ans n’ayant aucun accès à l’éducation sont sans emploi, « ce sont des recrues idéales pour les gangs et les milices paramilitaires. Les hommes d’affaires locaux dont les entreprises ont été vandalisées par ces jeunes délinquants montent à leur tour des grupos de limpieza liés aux escadrons de la mort d’extrême droite, qui se débarrassent de leurs cadavres d’enfants assassinés à la périphérie de la ville »(p.52)

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Aujourd’hui 1 milliards d’habitants de la planète vivent dans de telles conditions.
Voilà  ce que je ne peux m’empêcher de voir quand il est question des FARC, de la Colombie, quand j’entends vanter Uribe ou faire état de sondages soutenant sa politique, qui parle, qui donne son avis ?
 
Chaque fois que l’on me parle d’un pays c’est souvent pour faire état des opinions de la mince frange occidentalisée occupée à se protéger de la montée de ces vagues de misère. Je ne peux même pas m’inventer un prolétariat sauveur de l’humanité, je me souviens de ma peur à Haïti dans le bidonville du soleil et dans d’autres lieux comme des gares routières africaines ou d’Amérique centrale. Cette peur éprouvée dès que la nuit tombe à Caracas, ces silhouettes sombres qui se couchent dans des cartons, le matin les rues qui sentent l’urine parce qu’ils n’ont pas d’autres lieux, ces couronnes de bidonvilles qui surplombent la ville.  Je suis prise alors de crise de rage quand j’entends dénoncer le « populisme » de dirigeants qui veulent vaincre cette misère, créer emploi, éducation, santé et qui pour se faire veulent se réapproprier les richesses nationales. Ce qui déchaîne contre eux les grandes orgues de la propagande occidentale et le crétinisme des belles âmes de gôche » dans mon pays. C’est si difficile parce que le dirigeant qui a choisi de se battre à contre lui non seulement l’impérialisme mais l’oligarchie dans son pays, il a de surcroît un entourage qui peut être corrompu, des clientélismes multiples, des parasites et le peuple qui ne voit pas sa situation évoluer, qui est confronté tous les jours à de multiples injustices peut se détourner de lui, tandis que l’impérialisme multiplie les tentatives de déstabilisation.

Et là-dessus il y a les grands cons de mon pays , la gôche, l’extrême gôche qui vient donner des leçons de démocratie et de révolution. A vomir.

Le clientélisme, les ONG ou l’impérialisme soft
Ce qu’il faut bien comprendre c’est comment à travers la dette, à travers les politiques imposées au Tiers-Monde en particulier le retrait de l’Etat, les institutions financières, le FMI dans le rôle du flic méchant et la banque Mondiale dans le rôle du flic gentil ont été asphyxiées les économies du tiers monde pour mieux piller leurs ressources nationales en les livrant à la privatisation, aux multinationales.
Aux réformes structurelles étatiques des dirigeants nationalistes et révolutionnaires des années 1950, on substitua un Etat fournisseur de moyens pour les pauvres, pris en sandwich entre les donateurs internationaux et les ONG. Le développement ne passait plus par l’Etat endetté, corrompu, dirigiste, etc… (la nouvelle doxa néo-libérale largement soutenue par une extrême-gauche qui cherchait le salut dans la pauvreté) mais par « la révolution des ONG ». Il en existe aujourd’hui des dizaines de milliers dans les villes du Tiers monde. Les grands prêteurs, les fondations occidentales de magnats, les institutions internationales « travaillent » avec de grandes ONG qui, à son tour, fournit une expertise payante à une ONG locale, c’est un chaîne de prédateurs qui prolifère sur la misère.
« En dépit de la rutilante réthorique sur la démocratisation, l’autonomie, le capital social et le renforcement de la société civile, les véritables relations de pouvoir au sein de ce nouvel univers des ONG ressemblent à s’y méprendre au bon vieux clientélisme. De plus, tout comme les associations locales parrainées par la guerre contre la pauvreté dans les années 1960, les ONG tiers-mondistes  se sont révélées très efficaces dans leur stratégie de mainmise sur le pouvoir local et sur l’espace social traditionnellement occupé par la gauche. Même s’il existe de belles exceptions – incarnées par exemple par le travail des ONG à l’origine des forums sociaux mondiaux-, l’impact général de la « révolution de la société civile » et des ONG comme le reconnaissent même certains chercheurs de la banque mondiale, aura été la bureaucratisation et la déradicalisation des mouvements sociaux urbains (…) Lea jellinek, une historienne du social, décrit à son tour comment, après avoir ‘vu le jour sous la forme d’un petit projet ancré dans la réalité locale et animé par les besoins et les capacités des femmes locales’, une célèbre ONG, spécialisée dans les micro-crédits, s’est transformée, façon frankestein, en ‘une grande et complexe bureaucratie technocratique où les décisions sont prises en haut et appliquées en bas(…) moins responsable devant sa base pauvre que par ailleurs elle aide moins ». p.81

Les ONG, note l’écrivain et militante Arundhati Roy « finissent par fonctionner comme des soupapes de cocotte-minute. Elles détournent et subliment la colère politique et font tout pour que celle-ci n’explose pas ». Il ne s’agit pas d’un effet pervers mais bien d’une volonté affirmeé par James Wolfensohn, le financier philanthrope président de la banque Mondiale durant dix ans à partir de 1995 : il a exigé des gouvernements du Tiers Monde d’impliquer les ONG et les associations dans la préparation du Document de stratégie de réduction de la pauvreté (DRSP) que la banque exigeait désormais comme preuve que l’aide atteindrait effectivement les groupes visés. « dans la veine de la cooptation que pratiquait Mc Namara, Wolfensohn s’efforça également d’intégrer les niveaux supérieurs de l’univers des ONG aux réseaux fonctionnels de la banque mondiale- et malgré l’émergence des mouvements anti-mondialisation, il a largement réussi, comme le souligne Mallaby son biographe, à «transformer les ennemis du sommet de Madrid (de 1994) en compagnon de dîner ». P.80

Si l’on ajoute à cela  les liens avec d’autres ONG comme Reporters sans frontières ou celles créées pour des opérations ad hic comme la propagande sur le Darfour, le fric qui atterrit là par le biais de la NED (la CIA) ou par celui de l’Union européenne, par des fondations comme celles de Soros, nous aons toute l’architecture du pillage et de la manipulation des sentiments « généreux » du crétinisme occidental.

Ce livre est absolument essentiel, encore que je m’interroge vu le nombre de gens aujourd’hui incapables de lire un article, à quoi servent ces rapports qui dénoncent le rôle que les belles âmes jouent réellement. Les faits sont désormais aussi connus que la pratique de la torture à Guantanamo et pourtant il se trouve toujours des cons comme Ayrault le maire de Nantes qui fera monter le drapeau tibétain sur le fronton de sa mairie en croyant défendre les peuples opprimés alors qu’il contribue simplement aux belles œuvres de l’impérialisme. Mais il est vrai qu’il appartient au même parti que DSK et qu’il en est fier. Il y a une logique entre les critiques adressées au gouvernement français : « remboursez le bouclier fiscal », alors qu’il faudrait parler de nationalisations, de planification, de nouvelles coopérations internationales, d’un nouvel ordre mondial, de lutte contre la guerre, du retrait des troupes étasuniennes. Non le maire de Nantes préfère se faire une vertu sur le dos de la Chine pour être toujours mieux le toutou atlantiste, le sioniste enthousiaste alors que gaza est écrasé… C’est dans la logique de l’impérialisme soft, celui qui ignore « le pire des mondes possibles », l’entretient et donne encore des leçons.

Il y a des coups de pieds au cul qui se perdent…

Et vous voulez que je vote pour ces gens-là qui sont aussi socialistes que moi je suis archevêque.

Danielle Bleitrach

(1)Mike Davis Le pire des mondes possibles, de l’explosion urbaine au bidonville global, la découverte. Poche, 2007
(2) Mike Davis parle de planification agressive, il explique que c’est 200 millions de Chinois qui sont passés ainsi du rural à l’urbain. ” De fait la Chine – et elle en cela unique parmi les pays en voie de développement planifie de façon agressive son développement urbain à un niveau suprarégional, en prenant pour exemple l’axe Tokyo-Yokohama et la côte est des Etats-Unis. Fondée en 1883, la Zone économique de Shanghai est la plus vaste entitée de planification internationale du monde : elle englobe la métropole et cinq provinces limitrophes, et abrite une population totale presque aussi importante que celle des Etats-Unis »(p.11) Mike Davis qui n’a aucune complaisance pour la Chine souligne également que c’est seulement la Chine qui a construit des logements pour l’afflux rural et qui a lutté contre l’extension des bidonvilles y compris dans l’habitat ancien. Alors oui je l’affirme que les belles âmes qui aujourd’hui n’ont pas de mots assez durs contre la Chine au point de soutenir des moines obscurantistes financés par la CIA, des bandes visiblement criminelles qu’ils n’accepteraient pas dans leurs villes, la Chine tente de sortir du sous développement, de nourrir un milliards d’êtres humains en tentant de juguler ce qui désormais s’étend sur tous les continents la lèpre du bidonville, de la maladie, l’analphabétisme…

(3) au moment même où notre gouvernement français s’apprête à renforcer la troupe en Afghanistan qui parle d’un des principaux résultats de la guerre occidentale dans ce pays, cette zone de bidonville de Kaboul dont les enfants souffrent de manque d’eau et où l’espérance de vie est très faible. Ce qui est l’occasion de monstrueux enrichissements parce que les bidonvilles rapportent d’immenses fortunes à ceux qui en taxent les locataires ou utilisent pour des trafics illicites cette main d’œuvre prête à tout.
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5 Réponses vers “Danielle Bleitrach: l’impérialisme soft ou les coups de pied au cul qui se perdent”


  1. 1 oncle ho 29 mars 2008 à 4:10

    En ce qui concerne le choix d’Ayrault (l’engagement auprès de la théocratie tibétaine), nous reconnaissons là le tropisme bien connu du PS français en matière de politique extérieure : un atlantisme invétéré doublé d’une propension à promouvoir les « valeurs » qui font si bien dans les médias et qui ne coutent pas cher quand on est dans l’opposition. Au lieu d’impérialisme soft, je parlerais plutôt de postures faciles, alliant un droit-l’hommisme aux « valeurs » sacrées, perçues facilement comme apparemment justes, car on est dans le droit de la victime. On ignore l’histoire, les spécificités d’une situation et hop on est déjà dans le camps de Glucksman & co.
    Le respect de l’intangibilité des frontières historiques comme principe général de conduite pour un état démocratique et non-colonialiste, et l’indépendance des nations, il ne les connaît pas depuis qu’un de ses ministres (de santé à la botte des EEUU) a promu le « devoir » d’ingérence. Le même défend aujourd’hui des positions plus nuancées. Certainement, étant au pouvoir, il sait bien qu’on ne menace pas un aussi grand pays que la Chine. La Serbie, c’était plus facile et cela avait même rapporté un poste onusien très convoité comme satrape du Kosovo.
    Le PS s’étouffe dans ce rôle depuis longtemps. Les programmes sociaux nécessaires aux français, la défense des services publics, celle de l’état de providence, construit et initié par le CNR (conseil national de la résistance) ont été trahis (On a mis un certain temps à s’en apercevoir avec Mitterand). Son adhésion à l’EU (antidémocratique, libéralisatrice du capital financier, et torpillant les services publics) lors de Maastricht et plus encore lors du référendum, contre la majorité des français, a signé définitivement sa descente aux enfers. Et ce n’est pas ses victoires électorales locales des dernières années, qui le sauveront. On n’est pas dans la mouise !
    En tout cas Danielle, merci pour la référence de ce livre de Mike Davis.

  2. 2 sam 29 mars 2008 à 5:51

    à lire la déclaration de buffet sur la question, il serait bon de surveiller les toits de la place du colonel fabien

    à lille, ville jumelée avec naplouse, flotte également le drapeau chic du moment, sur le toit de l’hôtel de ville

    à aucun moment nous n’y vîmes flotter le drapeau palestinien

    le plus pitoyable c’est que le pc espère sans doute tirer profit de cet alignement en politique étrangère, alors même qu’une position courageuse “anti-médiatique”, emporterait davantage d’adhésion

    non pas que la population soit dans son ensemble informée de ce qui se déroule vraiment en certains coins de la planète où la CIA travaille dur, mais le simple fait qu’existerait un autre son de cloche que celui amplifié par la clique bhl finkielkraut val umps et mediamensonges réunis, serait déjà un signal qui pourrait être entendu – et concourrait à éclairer les lanternes

    ils ne veulent pas croire en notre peuple, ils ne veulent pas voir les autres peuples

  3. 3 Ryckelynck Yannick 29 mars 2008 à 6:14

    Je me sens très proche de l’analyse développée dans cet article, à quelques nuances près (peut-être fais-je parti de ces gens <>, expression dont je veux croire qu’elle n’est pas une manifestation de mépris à l’égard de notre peuple). Il est surprenant de parler de <> comme d’une entité pensante et agissante. A ma connaissance, il existe dans ce pays différents groupes sociaux et même des classes sociales, placés sous l’autorité d’un pouvoir qui effectue nécessairement des choix de classe. les dirigeants du parti forment un groupe qui a ses propres întérêts à défendre. Quand on apprend que nombre des nouveaux riches chinois sont des cadres ou des enfants de cadre du parti, et qu’une nouvelle classe capitaliste est en cours de formation dans ce pays, on est en droit de se poser des questions sur les choix de classe du parti. Ne soyons pas naïfs : il ne suffit pas de se donner le nom de communiste pour l’être réellement, et encore moins pour le rester après plusieurs décennies de pouvoir sans partage.
    Je suis de ceux qui pensent que les communistes occidentaux doivent avant tous affirmer leur solidarité avec les paysans et les ouvriers chinois en lutte pour la défense de leurs intérêts légitimes. C’est dans ce contexte de luttes de classe que la question de la liberté (et notamment du droit pour les travailleurs de s’organiser librement sur les plans politique et syndical) doit être replacée. La liberté et les droits de l’Homme ne peuvent pas être une bonne chose pour les travailleurs français et une mauvaise pour les travailleurs chinois ou tibétains. Comme ailleurs dans le monde, l’émancipation des hommes passe par une véritable démocratie économique et sociale, anti-capitaliste et dont le caractère internationaliste renverra les revandications nationalistes au musée des souvenirs préhistoriques.

  4. 4 socio13 29 mars 2008 à 6:19

    Oui j’ai lu la pathétique déclaration de MGB. Pathétique parce que quand cette dirigeante n’a plus comme boussole la volonté de se faire accepter à n’importe quel prix et son ego (le seul accent un peu moins bête qu’elle trouve c’est son “glorieux” passé de ministre de la jeunesse et des sports elle défend le maintien des JO). Pathétique tant elle doit se conformer à ce qu’elle imagine que le peuple français veut, c’est -à-dire ce que les bobos socialistes croient que le peuple veut…

    Donc les socialistes sont ce qu’ils sont des paillasses, la direction du PCf est pathétique, quant à la LCR ils croient pouvoir enfin recommencer le match contre l’URSS, ça leur donne un coup de jeune de taper sur la Chine… Les verts n’en parlons pas… Imaginez ce falstaff de Cohn bendit… Et vous avez BHL, et robert mesnard… Alors la droite…Elle nous expédie en Afghanistan. Plus le moindre gaulliste à l’horizon. Bref je me sens un peu seule… Moi et quelques centaines de millions de Chinois.

    Après avoir lu sa déclaration une vague de provocation anarchiste m’a saisie, et j’ai fini par éclater: j’étais avec un copain et j’ai crié à haute voix “j’emmerde le Dalaï Lama!”, nous étions dans “une maison de thé”, un endroit exquis pour prof d’université en année sabbatique, une boutique qui s’ouvrait sur un jardin avec des bambous et une tortue errant entre des végétaux fossilisés. Même la tortue m’a contemplé avec réprobation :” ce saint homme de Dalaï Lama mais vous n’y pensez pas! J’étais comme ce revenant dans un salon dont Gombrowitcz disait :”Nous avons fait semblant de ne pas le voir, quelle mauvaise éducation, un mort dans un salon!Ca ne se fait pas!”

    Quand on en arrive à de telles extremités on se sent aussi seul qu’un communiste aux Etats-Unis, parfaitement marginal… Voilà au moins les choses sont claires: comme le disait Tristan Bernard à son épouse quand on l’a emmené sur une civière dans un camp de concentration: “ne pleure pas nous avons vécu jusqu’ici dans la crainte, maintenant nous allons vivre dans l’espoir!”

    Et pour m’achever Yannick R pas décourage pour deux ronds remet ça sur ce blog, toujours le même type d’intervention : je suis en parfait accord avec cet article commence-t-il et aussitôt il poursuit en racontant n’importe quoi le contraire de ce que je dis et que visiblement il n’a pas lu…
    Danielle Bleitrach

  5. 5 gilbert 29 mars 2008 à 11:24

    Personnellement cela ne m’étonne pas de la part du Parti Socialiste et ça ne peut surprendre que les naïfs ou ignorants de l’histoire du 20 éme siècle.

    Ce n’est pas en effet une découverte que de dire que le Parti Socialiste a toujours été colonialiste, en ce sens d’abord qu’il a défendu la colonisation considérée longtemps par lui comme facteur de progrès, puis plus tard qu’il a menée les guerres coloniales contre les peuples vietnamien et algérien en lutte pour leur indépendance nationale.

    Il s’est toujours aligné sur la politique de l’impérialisme américain et a toujours été antisoviétique , anticommuniste

    J’enrage quand je vois ou quand j’entends des chefs du Parti Socialiste jouer les belles âmes anticolonialistes quand on sait ce qu’ont fait Guy Mollet, Lacoste, Moch et bien d’autres dirigeants du PS.

    Que les Français et particulièrement que les Français qui se disent de gauche ou communistes aient la mémoire courte sur ce sujet est grave.

    Mais il est vrai que l’Histoire n’est pas leur fort ou plutôt qu’on s’efforce de la leur cacher.

    J’enrage quand je repense que certaines organisations communistes pourtant clairement anti-impérialistes aient pu appeler à voter pour la candidate du parti socialiste au 2éme tour de l’élection présidentielle, au prétexte notamment de s’opposer à l’orientation atlantiste de Sarkozy alors que le PS est tout aussi soumis à l’impérialisme américain ( évidemment il aurait préféré être soumis à Kerry qui est plus présentable qu’à Bush)

    Je n’ai pas encore lu la déclaration de M.G BUFFET dans la mesure où j’en sais d’avance le contenu de soumission à l’idéologie dominante.

    Cordialement


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