On n’arrête pas le progrès: Un ex-premier ministre et tsar bulgare pourrait devenir le premier président de l’UE

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  BRUXELLES, 25 mars - L’ex-premier ministre et ancien tsar de Bulgarie Siméon de Saxe-Cobourg Gotha a été pour la première fois mentionné comme candidat éventuel au poste de premier président de l’Union européenne (UE), a fait savoir mardi l’agence Bgnes.

Selon l’agence, les leaders de l’Union européenne ont examiné “de façon informelle” la candidature de l’ex-premier ministre et ancien tsar de Bulgarie au poste de président de l’UE. Bgnes se réfère à une affirmation de la ministre bulgare aux Affaires européennes, Mme Guergana Grantcharova.

La ministre bulgare aux Affaires européennes, Mme Guergana Grantcharova a été députée du « Mouvement national » dirigé par Siméon II, l’ancien tsar des Bulgares — qui se considère d’ailleurs comme tel puisqu’il n’a jamais abdiqué. Siméon II, né en 1937, est monté sur le trône bulgare en 1943 (lorsque son père, le tsar Boris III est mort), et qu’il en a été chassé en 1946, suite à un référendum abrogeant la monarchie.

Or si la monarchie bulgare a été abolie, c’est certes que l’Union soviétique était derrière les nouvelles autorités bulgares, mais c’est aussi parce que le roi Boris III, le père de Siméon II, avait été un allié d’Hitler depuis février 1940 et cela jusqu’à sa mystérieuse mort de 1943. Boris III et son gouvernement avaient d’ailleurs pris des lois antisémites dès le mois de décembre 1940.

 La nouvelle Commissaire bulgare a donc été accueillie à bras ouverts à Bruxelles alors qu’il est avéré qu’elle a été députée d’un parti visant au rétablissement d’une monarchie disqualifiée par son alliance hitlérienne qui aussitôt a proposé son candidat pour présider l’Union Européenne. Ce qu’on noté les observateurs c’est que la nouvelle commissaire bulgare est également la 4e diplomée de Georgetown University à la Commission dite « européenne », le garrot américain (et probablement de la CIA) se resserre encore un peu plus sur Bruxelles et nous apporte en prime la candidature d’un ancien tzar lui-même trés bien en cours aux Etats-Unis. En effet si le jeune tzar bulgare s’était réfugié chez Franco, il a fait ses études universitaires aux Etats-Unis. Il serait intéressant de faire le compte des diplômés des universités nord-américaines en Europe ainsi que des participants de la fondation d’Aznar, qui regroupe universitaires et têtes couronnées avec la fine fleur de la réaction, et est financée par les multinationales. Georgetown university fait partie de ce réseau d’universités “aidées” par la fondation d’Aznar.(Cf. sur ce blog analyse de la fondation Aznar) qui traque le moindre vestige de communisme ou de progressisme mais promeut d’anciens nazis ou franquistes.

 L’institution du poste de président de l’Union européenne qui sera élu par les leaders européens pour un délai de deux ans et demi pour représenter l’UE dans l’arène internationale est prévue par le Traité de Lisbonne. Ce document de base qui définit les principes du fonctionnement de l’UE s’est substitué à la “Constitution européenne” dont la ratification a été abandonnée après l’échec des référendums constitutionnels en France et aux Pays-Bas.

Si tout se passe comme prévu, le Traité de Lisbonne sera ratifié par les parlements dans tous les pays-membres de l’Union européenne, à l’exception de l’Irlande, et il entrera en vigueur dès le début 2009.

Les médias citent, parmi les candidats au poste de premier président de l’UE, l’ex-premier ministre britannique Tony Blair, l’ex-président polonais Aleksander Kwasnievski, le premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen, l’ancien chancelier autrichien Wolfgang Schüssel et le premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, ainsi que ses homologues irlandais et belge Bertie Ahern et Guy Verhofstadt.

C’est le moment ou jamais de répondre à cette invitation:

 Présentation du livre: “l’Idéologie Européenne”
Les Communistes de l’ENS vous invitent à débattre sur le thème de «l’idéologie européenne » autour de la sortie d’un livre militant consacré à la question en présence des auteurs Benjamin Landais, Aymeric Monville et Pierre Yaghlekdjian:
RDV lundi 31 mars à 19h30 à l’amphi Rataud
au 45, rue d’Ulm (Paris 5e)
Rapidement mentionnée puis vite passée sous silence par les médias dominants, la ratification du « Traité de Lisbonne » par le parlement au début du mois de février 2008 semble définitivement oublié après la période des élections municipales. A la poubelle la victoire du «Non» à la constitution européenne ? Pourtant, le 4 février 2008 marquera sans doute dans l’Histoire de France le premier coup d’Etat politique du XXIe siècle.

Avec la bienveillance du Parti Socialiste, la nouvelle gouvernance à l’américaine aura montré que la volonté souveraine exprimée par plus de 15 millions de Français en mai 2005 peut être violée par 560 parlementaires moins de trois ans plus tard. Qu’importe puisque « L’Europe est sortie de l’impasse ! ».

Il était donc urgent de reprendre l’offensive dans les luttes comme dans l’analyse de ce que sous-tend réellement la « construction » européenne. Car force est de constater que même la « Gauche du NON », qui prétend «réorienter » l’UE et lui donner un contenu « social », a déserté ce terrain.

http://www.atheles.org/aden/lideologieeuropeenne

par Vive le Parti Communiste Français publié dans : Tribunes/ textes extérieurs
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Parution : 18/04/2008
ISBN : 978-2-9304-0251-2
450 pages
12 x 20 cm
25.00 euros

À paraître le 18/04/2008
 Benjamin Landais - Aymeric Monville - Pierre Yaghlekdjian

L’idéologie européenne

A la poubelle la victoire du «Non» à la constitution européenne ? Le 4 février 2008 marquera sans doute dans l’Histoire de France le premier coup d’Etat politique du XXIe siècle. Avec la bienveillance du Parti Socialiste, la nouvelle gouvernance à l’américaine aura montré que la volonté souveraine exprimée par plus de 15 millions de Français en mai 2005 peut être violée par 560 parlementaires moins de trois ans plus tard. Qu’importe ! «L’Europe est sortie de l’impasse ! ». Sic !
Il était donc urgent de reprendre l’offensive dans les luttes comme dans l’analyse de ce que sous-tend réellement la «construction » européenne. Car force est de constater que même la «Gauche du NON», qui prétend « réorienter » l’UE et lui donner un contenu « social », a déserté ce terrain.

La rédaction collective de ce livre a donc été guidée par ces idées directrices :
• Identifier les conséquences réelles de la « construction » européenne. Où l’on verra qu’en fait de « construction », il s’agit essentiellement d’un démantèlement de la capacité de résistance des peuples face à la domination du capitalisme mondialisé.
• Retracer la généalogie de l’Europe en tant que mythe politique et culturel. Où l’on constatera le parallélisme entre les défaites du mouvement ouvrier et l’hégémonie croissante de l’Europe
• Face aux impasses théoriques de l’altermondialisme, tenter de comprendre dans quelle logique impérialiste l’Europe s’inscrit.

• Benjamin Landais est agrégé d’histoire, ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure
• Aymeric Monville est l’auteur de _Misère du nietzschéisme de gauche_ aux Editions Aden et directeur de collection des Editions Delga.
• Pierre Yaghlekdjian est militant politique. C’est son premier livre.

Sommaire

Chapitre 1 : SUR QUELQUES ASPECTS DE L’IDÉOLOGIE EUROPÉENNE AU XXE SIÈCLE
Chapitre 2 : L’EUROPE ANTIDÉMOCRATIQUE
Chapitre 3 : LES POLITIQUES EUROPÉENNES AU SERVICE DU CAPITAL
Chapitre 4 : L’IMPÉRIALISME EUROPÉEN
Chapitre 5 : LA QUESTION NATIONALE DANS LE COMBAT INTERNATIONALISTE
Chapitre 6 : LE MYTHE DE L’EUROPE SOCIALE ET LES AVATARS DE LA «GAUCHE» EUROPÉENNE
Chapitre 7 : DE L’IDEOLOGIE A LA PROPAGANDE
Annexe : EUROPE, L’ETENDUE DU DESASTRE
 

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